Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

LEFASO.NET | Par David Demaison Nébié • lundi 13 février 2017 à 23h30min

Les notables coutumiers de Solenzo, au nom de toutes les populations éprises de paix, ont notifié leur position par rapport à l’avènement des groupes d’auto défense dénommés Koglwéogo dans la province des Banwa. Depuis plus d’un mois, des rumeurs ont circulé parlant de recrutement de jeunes pour constituer des Koglwéogo. Mais ces rumeurs se sont avérées lorsque le 21 Janvier 2017, deux jeunes se sont présentés au chef de terre Coulibaly K. Nicolas et à ses notables coutumiers pour demander le soutien de ces autorités coutumières afin d’asseoir un bureau des Koglwéogo à Solenzo. Il s’agit précisément de Samuel Konkobo du village de Daboura quartier Bounkuy et Amadé Ouédraogo de Solenzo secteur n°2.

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Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

Selon le chef de terre et ses coutumiers, ces deux messieurs sont bien connus d’eux, à travers les actes néfastes qu’ils ont eu à poser. En conséquence, deux assemblées générales ont été tenues les 06 et 09 février 2017. De ces deux réunions il est ressorti que les Koglwéogo sont une organisation à caractère ethnique, selon les responsables coutumiers. Les Koglwéogo dans les Banwa, représentent pour eux, la face visible de l’iceberg. Toujours selon les responsables coutumiers, derrière cette organisation, se cache ce que tous les autochtones savent, le communautarisme de certaines personnes. C’est pourquoi ils désapprouvent ouvertement l’installation des Kolwéogo. Ils ne veulent plus entendre parler de Koglwéogo dans les Banwa car leur présence engendrerait des troubles sociaux non maitrisables.

Malgré le désaccord des autorités coutumières, la non autorisation du maire de la ville, ils ont tenté d’installer un bureau des Koglwéogo à Solenzo le Dimanche 12 février 2017. Dès le samedi 11 février, ils ont fait diffuser un communiqué pour informer la population de leur assemblée et de leur installation. A la suite de leur communiqué est venu celui du maire de Solenzo, interdisant la diffusion dudit communiqué parce que non autorisé. Pour la population, le message était passé. A la grande surprise le dimanche, plus de 60 Koglwéogo sont venus de Ouagadougou à bord d’un car.

On pouvait constater les patrouilles de la gendarmerie et de la police, pour éviter un affrontement, protéger les personnes et les biens. Ce fut une journée très chaude pour les hommes de tenue. C’est au Haut-Commissariat que tout a pris fin. Pour le représentant de la délégation des Koglwéogo venus de Ouagadougou : « Celui qui nous a invité n’a pas été clair avec nous. On nous a fait savoir que le chef de terre et la population réclamaient les Koglwéogo ici. A notre surprise ce n’est pas le cas. Nous ne pouvons pas venir dans un lieu nous installer sans l’accord des responsables coutumiers et leurs bénédictions. Nous regrettons l’acte. Nous demandons la bénédiction de ces derniers pour reprendre le car pour regagner Ouagadougou ».

Après le Haut-Commissariat ils ont été reçus par le Secrétaire Général du Haut-Commissariat Sié Bruno, ils se sont rendus chez le chef de canton pour présenter leurs excuses, avant de se mettre à bord de leur car en compagnie de la police de Solenzo.
A propos de cet évènement, nous avons rencontré le chef de terre et ses notables le lundi 13 février 2017. Nous vous livrons ce qu’ils ont dit :

« Le 06 février 2017 à partir de 10 heures, s’est ténue une assemblée générale des autorités coutumières du département de Solenzo dans la salle de réunion de l’Union Départementale des Producteurs de Coton. L’ordre du jour était le suivant :
. Comment faire face à l’installation des Koglwéogo dans la province ?
. Quelles stratégies faut-ils envisager pour obtenir du gouvernement burkinabé le moindre regard favorable sur nos routes en piteux état ?
. Situation de la charte foncière locale inter villageoise

Prenant la parole, le représentant du chef coutumier de Solenzo a souhaité la bienvenue aux participants et abordé aussitôt l’ordre du jour. Au premier point, il expliqua comment le problème des Koglwéogo est arrivé à Solenzo. C’est dit-il, le Samedi 21 Janvier 2017 à 09 heures que deux jeunes ont demandé à rencontrer les notables coutumiers de Solenzo chez le chef de village. Ils se sont fait introduire par un responsable des organisations de la société civile de Solenzo et se sont présentés : l’un s’appelait KONKOBO Samuel du village de Daboura quartier Bounkuy et l’autre, OUEDRAOGO Amadé du secteur n°2 de Solenzo.

C’est KONKOBO Samuel qui s’exprima le premier. Nous sommes venus dit-il, pour solliciter l’appui des coutumiers a un projet d’installation de Koglwéogo à Solenzo. Il y eut un silence d’abord et les gens commencèrent à lui demander des explications :
A la question de savoir que veut dire le mot ‘’Koglwéogo’’, c’est Amadé qui répondit que c’est une organisation communautaire qui consiste à protéger la brousse et les biens des personnes. Samuel ajouta que les Koglwéogo peuvent intervenir en cas de feux de brousse et peuvent sécuriser le bétail des éleveurs.

Et à la question de savoir s’ils étaient munis de papiers officiels les autorisant à installer des Koglwéogo à Solenzo, Samuel répondit que non et ajouta qu’ils ont reçu des ordres de plus haut. Il a voulu même présenter des photos d’actions menées par des Koglwéogo mais les gens l’en empêchèrent.

Malgré leurs efforts à présenter le bien fondé des Koglwéogo, leurs propos ne rencontrèrent pas l’assentiment des coutumiers qui les ont traités de vrais délinquants et leur intimèrent l’ordre d’arrêter leur projet.

En réalité, Samuel et Amadé avaient déjà recruté plus de 60 jeunes comme Koglwéogo à Solenzo. Ils avaient aussi demandé à des commerçants de cotiser de l’argent pour acheter des armes à feu.

C’est compte tenu du caractère ethnique et guerrier de l’installation des Koglwéogo dans les Banwa que les autorités coutumières de Solenzo ont demandé à rencontrer celles des autres villages afin qu’ensemble, on trouve une solution pour faire face au problème.

Les autorités coutumières des villages présentes ont pris la parole les unes après les autres. On s’est aperçu alors que dans la plupart des villages, des jeunes en majorité des allogènes, avaient déjà recruté d’autres jeunes et installé des Koglwéogo.
A cette remarque, un sentiment de révolte générale se dégagea dans la salle. Mais la sagesse a prévalu et unanimement l’assemblée a décidé de former un panel pour réfléchir davantage sur le problème et rencontrer ensuite les autorités administratives et politiques pour leur exprimer les vœux des populations des Banwa.

Le jeudi 09 février 2017, le conseil coutumier de Solenzo s’est réuni encore en assemblée générale chez le chef de village à partir de 09 heures. En plus du conseil coutumier, ont pris part à cette réunion : deux (02) représentants des OSC, les membres du bureau de l’association des commerçants de Solenzo et Monsieur SALOGO Ousmane doyen des mossi de Solenzo. L’ordre du jour était le suivant : Problème des Koglwéogo à résoudre.

Prenant la parole, le chef de village de Solenzo a tout d’abord salué l’assistance. Puis en se référant aux décisions prises en assemblée générale le 06 février 2017, il a fait ressortir le sentiment de désapprobation que les populations autochtones éprouvent à l’égard des Koglwéogo. Après lui, un des commerçants a pris la parole pour fustiger l’action des Koglwéogo et exprimer son opposition à leur installation à Solenzo. Les représentants des OSC en firent autant.

Le doyen des mossi lui, après avoir explicité le rôle des Koglwéogo, a prouvé que cette organisation n’a pas le droit d’exister dans les Banwa. Il a ensuite exhorté toutes les personnes éprises de paix à s’unir pour l’endiguer.

Avant de lever la séance, le chef de village a constitué un panel de notables coutumiers pour exprimer à toutes les autorités administratives et politiques l’opposition des populations des Banwa à l’installation des Koglwéogo dans la province. A cet effet, le conseil coutumier a été désigné.

De toutes façons les policiers et les autres forces de l’ordre qui existent déjà n’ont pas si échoué que cela. Que les moyens soient mis à leur disposition et l’on verra jusqu’où va leur efficacité.

David Demaison Nébié
Correspondant dans la Boucle du Mouhoun

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Vos commentaires

  • Le 13 février à 23:34, par Ka
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    La culture est la seule valeur pour identifier tout un peuple. Et ceux qui sont les porteurs de ses valeurs culturels sont nos chefs coutumiers, dont leurs continuités des coutumes de l’ancêtre au grand-père, allant au père en fils, restent une référence de notre jeune démocratie qui cherche son vrai chemin. Je félicite à ces chefs coutumiers pour leur sagesse de voir les choses. Et comme je l’ai toujours dit, des Kolgwèogo oui ! Mais comme les Dozos et ceux de Mané, qui sont formés de père en fils et surprennent les bandits par surprise, et les confits aux chefs coutumiers qui les remettent ensuite aux autorités compétentes depuis la nuit des temps dans notre pays. Je partage les décisions de ces chefs coutumiers très prévenants, et qui refusent que des cas sociaux, ou délinquants deviennent des Kolgwéogo arnaqueurs, et criminels en puissance. Oui, que les autorités équipent mieux la police et les gendarmes formés pour la sécurité du territoire, c’est leur travail, comme l’a précisé les chefs coutumiers. Et si besoin, les chefs coutumiers peuvent choisir des personnes sérieuses et de bonne foi pour les accompagner en tant que des kolgwéogo reconnue par leur autorité, et l’agreement de nos autorités .

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  • Le 14 février à 00:25, par Descendant d’un allogène des Banwa
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Pourquoi la réunion s’est achevée sur le seul point alors qu’ils y’en avaient trois inscrits à l’ordre du jour ? L’interdiction d’installer les koglweogo dans les Banwa est-elle plus préoccupante que la stratégie pour amener le gouvernement à arranger les routes en piteux état et la situation de la charte foncière locale ? Nous gagnerons à nous pencher sur les VRAIS problèmes de ce pays au lieu de nous constituer en groupes d’allogènes et d’autochtones.

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    • Le 14 février à 14:04, par Nimrod le vaillant
      En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

      Cette question des koglwéogo est un VRAI problème, cher monsieur ; plus vrai que la question de route que vous évoquez. La route pourra se construire dès que les moyens auront été mobilisés, sans d’autres dommages que ceux qu’on connait déjà. Mais pour ce qui est de la question des koglweogo, au vu de la façon dont certains Burkinabè usent, on peut affirmer qu’elle mettra à mal la cohésion sociale. A la longue, c’est un risque de déstructuration de la société dans son ensemble ; l’existence de milices indécrottables qu’il faut craindre. Nous ne sommes pas encore une nation et il est bon de ne pas prendre ces types de questions avec légèreté..

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    • Le 14 février à 15:03, par Rocky 1er
      En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

      Allogène, il n’y aura pas de koglwéoga dans l’Ouest du Burkina. Installez vos koglwéogo dans le plateau central, dans le nord, dans le centre, dans le centre-nord, dans l’Est, nous on s’en fout. Essayez voir

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    • Le 14 février à 15:18, par ID
      En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

      A relire l’article on voit bien que les deux parties, la première parlant des trois point à l’ordre du jour et la deuxième ne sont pas liées puisse qu’elles ne se passe pas au même moment.
      je pense que l’affaire des kolgweogos est sérieux mieux vaut voir venir la chose de loin et la prévenir que de la laisser pourrir.
      c’est bien vu de la part des autorités coutumières connaissant l’ouest et sa population, c’est bien prévenu.

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  • Le 14 février à 00:26, par polpol
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Décidément si on y prend garde, les valeurs de coexistence entre nos diversités culturelles risquent de s’effriter et bonjour à la chasse aux sorcières. Le Burkina n’a rien à gagner sur ce front avec cette menace terroriste qui pèse sur nous. Sachons raison gardée perpétuer ces valeurs de cohabitation pacifique entre nos différents groupes ethniques et surtout la primauté des coutumiers dans les zones où ces derniers ont été les premiers occupants au risque de transformer notre patrie en un champ de bataille sous régional ; ne nous amusons pas à faire le bonheur des apatrides.

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  • Le 14 février à 07:33, par Le juste
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Qui veut tuer son chien l’accuse de rage. En effet, on reste sur sa faim en lisant ce compte rendu. Le chef coutumier a dit que ces jeunes intrépides sont des délinquants sans apporter la moindre preuve. Or c’est quand même une bonne chose que ces affirmations soient étayées. Est-ce parce qu’ils veulent installer les kogweogo qu’ils sont devenus délinquants ? Et d’ailleurs le ver est déjà dans le fruit, tous les villages entourant Solenzo ayant leurs Kogwéogo. Bonne chance au Banwa !

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  • Le 14 février à 08:20, par vérité
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    est-ce à dire que les kolkwéogo sont devenu une imposition dans les villages ? que le coté Est et le plateau mossi face beaucoup attention à l’ouest car beaucoup de sacrifice ont été d’abord fait pour l’intégration des peuples.dominer le monde ou le Burkina n’est pas forcement par la force ni le nombre mais la bénédiction divine.Pourquoi les pauvres ? Parce que c’est toi et moi nous n’avons des yeux pour voir sinon ceux que nous croyons pauvres ne le sont pas. Dieu nous garde de l’éclatement de cette guerre dormante. Dieu bénisse le Burkina et donne la sagesse à ces esprits de dominations.

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  • Le 14 février à 08:24, par yat
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Ces deux individus sont surement des récidivistes. Ils veulent des armes à feu pour couper des routes. Les Mossi sont installés à SOLENZO il ya plus de 60 ans sans comité d’auto défense. Pourquoi profiter du pouvoir MPP pour semer le désordre ?

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  • Le 14 février à 08:29, par NAKANSA
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    FELICITATIONS A TOUS CEUX QUI ONT CONTRIBUER A L’ISSUE FAVORABLE DE CETTE HISTOIRE D’ENTETEMENT DE CES JEUNES. VRAIMENT DES BANDITS QUI VEULENT PRENDRE DE NOUVELLES FACES POUR MIEUX ARNAQUER LES PAUVRES POPULATIONS. C’EST DESOLANT !!!
    IL FAUT QUE NOS FORCES DE L’ORDRE SOIENT MIEUX EQUIPES POUR BIEN PROTEGER LES POPULATIONS SANS POUR AUTANT METTRE LEUR PROPRE VIE EN DANGER.
    COURAGE A NOS FORCES DE L’ORDRE.

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  • Le 14 février à 08:32, par l’oeil de faucon
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Mr Ka tu t’entend parlé ? j’ai l’impression que tu es du genre a accompagné a allé enterré et raccompagné ensuite pour allé déterré le même corps. comme tu y connait on va te demandé exceptionnellement dallé aidé a les installé tes kolwéogos sérieux pour qu’ils accompagnes les chefs coutumiers comme tu le dit avec esprit babiole.

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    • Le 14 février à 10:40, par Ka
      En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

      Toutes critiques stériles sans proposition de solution meilleure de doivent pas être écoutées. Si tu es une personne entre ces deux délinquants qui ne savent aucune règle des Kolgwéogo dont les anciens t’ont posé la question, et tu réponds que d’éteindre des incendies de forêt, souffre sur ton sort, on n’arnaque pas les anciens qui connaissent les règles des Kolgwéogo depuis la nuit des temps. Ma critique est fondée sur les faits, et aussi sur les explications de ceux qui tiennent le secret des vrais Kolgweogo.

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  • Le 14 février à 08:42, par tout kia kia
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    En realite histoire de kolweogo c’est de la poudre aux yeux c’est le systeme guerriers d’une majorite ethnique pour pouvoir s’imposer dans un pays enfin de le gerer a son bon vouloir.mais les gens oublient que les mentalites ont changes car beaucoup de jeunes sont alles a l’ecole.alors les initiateurs de ce projet peuvent mettre fin a leur idees machiavelique et promouvoir le savoir vivre ensemble pour un burkina uni et prospere.

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  • Le 14 février à 08:51, par Maxime
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Ceux qui continuent de dire qu’il faut des militaires aux ministères de la Défense et de la Sécurité, sont des partisans d’un clan politique qui cherche à avoir une main-mise sur tous les postes stratégiques et juteux du pays. Il y a eu un changement de chef d’Etat major général des armées, un militaire de surcroit présenté comme originaire de Djibo mais cela n’a pas réussi à mettre fin aux attaques terroristes dans cette zone, bien au contraire, les menaces y persistent. Donc, le succès dans la lutte anti-terroriste repose sur des renseignements et la collaboration des citoyens avec les forces de défense et de sécurité pour parvenir à déjouer les attaques. Une certaine dame du nom de Mme Tiemtoré fait du zèle dans les émissions interactives d’une radio en demandant au ministre de la sécurité de céder sa place à un militaire. Paradoxalement, elle dit que le ministre de la sécurité est dynamique et compétent. Tout le monde reconnait ce mérite du dynamisme et d’homme d’action qui produit des résultats appréciables au ministre de la sécurité Simon Compaoré. Par conséquent, Mme Tiemtoré et son clan sectaire qui mènent une cabale injuste contre le ministre de la sécurité doivent savoir que l’opinion publique est au courant de leur malhonnêteté intellectuelle et de leur complot. Des gens mettent à ébullition le front social par des grèves intempestives quasi simultanées pour chercher à rendre le pays ingouvernable afin de fabriquer des alibis pour dire que le Président Kaboré a échoué en espérant que cela leur permettra de parvenir au pouvoir. Cette stratégie est vouée à l’échec et c’est une illusion de ce clan machiavélique très impopulaire au Burkina. Il le sait bien et la politique de l’autruche se retournera contre lui.

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    • Le 14 février à 11:44, par Kôrô Yamyélé
      En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

      - Maxime, formidable ton intervention ! J’écoute chaque fois cette Mariame TIEMTORÉ sur Horizon FM et qui n’arrête pas de recommander qu’il faut mettre un homme de tenue comme ministre de la sécurité. Je profite ici pour dire à cette dame qu’un poste de ministre est politique et non technique. C’est pourquoi le DG de la Police est forcément un policier de haut rang et que le Chef d’État Major de l’Armée ou de la Gendarmenrie sont des hommes de tenue. On ne nommera jamais un civil ordinaire à ces postes. Je rappelle aussi à cette Dame que :

      - Yéro BOLY fut Ministre de la Défense ici. Il n’est pas militaire mais Administrateur Civil,
      - Naboho KANIDOA fut aussi Ministre de la Défense ici. Il n’est pas militaire mais Médecin,
      - Nicolas SAKOZY fut ministre de l’intérieur en France. Il n’a jamais été un homme de tenue.
      - Michel-Aliot MARIE fut ministre de la Défence en France. Elle n’a jamais été militaire.
      - Etc. Il y a plein d’exemples qu’on peut citer pour calmer cette Dame qui semble ne pas comprendre grand-chose dans ce domaine.

      Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 14 février à 10:26, par Aleeno
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Les Kolgweogo, c’est une appellation des mossè. C’est une réalité du pays mossi. Ce que je ne comprends, c’est l’entêtement de certaines personnes à vouloir installer les kolgweogo dans toutes les régions du Burkina, ce qui, à mon sens, n’est pas normal. Restons Burkinabè et gardons l’identité et culture de chaque région du Burkina.

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    • Le 15 février à 15:28, par Kôrô Yamyélé
      En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

      - Justement Aleeno, le mot ’’Koglweogo’’ même veut dire ’’Gardiens de la brousse’’. Mais est-ce que les gens de Solenzo ou des Banwas ont demandé aux mossis de venir garder leur brousse pour eux ? Ils feraient mieux de repartir pour réhabiliter leurs brousses au lieu de chercher à être des gardiens de celles d’autrui.

      Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 14 février à 10:51, par pataamleukré
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Après ces concertations est-ce que quelqu’un a tenté encore quelque chose ?Si cela n’est pas le cas je penses que les gens se sont compris.
    On ne peut pas faire le bonheur de quelqu’un malgré lui.
    Ailleurs (cas de la Région de l’est) ce sont les populations elles même qui ont réclamé l’installation des Koglwéogo.
    Je peux également comprendre la méfiance des chefs coutumiers qui n’ont pas confiance aux initiateurs du projet.
    Parler de problème ethnique de Koglwéogo là je n’ai pas bien compris.

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  • Le 14 février à 11:07, par temps de l’action
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    bien sûr que vous n’êtes pas d’accord. s’il s’agissait d’une installation de radicalistes djihadistes, là vous seriez d’accord puisque eux ils sont en conformité avec les coutumes de la presumée region de l’ouest. on le voit déjà dans le Sourou

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  • Le 14 février à 11:15, par temps de l’action
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Qu’on ne se trompe pas ; dans ce qui apparait comme un plan de depeçage du Burkina, les Macinaïstes vont travailler main dans la main avec les M.A.Oïstes pour que chacun trouve son compte

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  • Le 14 février à 11:47, par M.S.
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Point important qui doit commander plus de prudence à l’avenir : Selon le représentant de la délégation des Koglwéogo venus de Ouagadougou, « Celui qui nous a invité n’a pas été clair avec nous. On nous a fait savoir que le chef de terre et la population réclamaient les Koglwéogo ici. A notre surprise ce n’est pas le cas. Nous ne pouvons pas venir dans un lieu nous installer sans l’accord des responsables coutumiers et leurs bénédictions. Nous regrettons l’acte. Nous demandons la bénédiction de ces derniers pour reprendre le car pour regagner Ouagadougou ». Déclaration et décision empreintes de franchise et de sagesse. A l’avenir, on n’a pas besoin du déplacement de toute une délégation d’un groupe d’autodéfense dans pareille situation. On peut envoyer tout simplement un émissaire auprès des responsables coutumiers et même administratifs (puisque c’est l’administration qui donne les autorisations), pour vérifier ’la véracité’ de l’information reçue, avant toute autre initiative d’importance. Cela nous évitera d’autres désagréments à l’image de ce qu’on a failli nous faire vivre à Bobo il n’y a pas si longtemps, et à Solenzo tout récemment. Dans aucun pays au monde il ne peut avoir une paix durable sans des règles de conduite qui s’imposent à tous, sans exclusion. Si, au mépris des structures étatiques et de leurs démembrements, chaque communauté se croit le devoir d’exporter les valeurs en lesquelles elle croit et vouloir les imposer aux autres, il est fort à craindre que l’effort et le sentiment d’unité, d’unicité et de cohésion entretenus jusqu’ici ne soient mis à rude épreuve.

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  • Le 14 février à 11:57, par M.S.
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Point important qui doit commander plus de prudence à l’avenir : Selon le représentant de la délégation des Koglwéogo venus de Ouagadougou, « Celui qui nous a invité n’a pas été clair avec nous. On nous a fait savoir que le chef de terre et la population réclamaient les Koglwéogo ici. A notre surprise ce n’est pas le cas. Nous ne pouvons pas venir dans un lieu nous installer sans l’accord des responsables coutumiers et leurs bénédictions. Nous regrettons l’acte. Nous demandons la bénédiction de ces derniers pour reprendre le car pour regagner Ouagadougou ». Déclaration et décision empreintes de franchise et de sagesse. A l’avenir, on n’a pas besoin du déplacement de toute une délégation d’un groupe d’autodéfense dans pareille situation. On peut envoyer tout simplement un émissaire auprès des responsables coutumiers et même administratifs (puisque c’est l’administration qui donne les autorisations), pour vérifier ’la véracité’ de l’information reçue, avant toute autre initiative d’importance. Cela nous évitera d’autres désagréments à l’image de ce qu’on a failli nous faire vivre à Bobo il n’y a pas si longtemps, et à Solenzo tout récemment. Dans aucun pays au monde il ne peut avoir une paix durable sans des règles de conduite qui s’imposent à tous, sans exclusion. Si, au mépris des structures étatiques et de leurs démembrements, chaque communauté se croit le devoir d’exporter les valeurs en lesquelles elle croit et vouloir les imposer aux autres, il est fort à craindre que l’effort et le sentiment d’unité, d’unicité et de cohésion entretenus jusqu’ici ne soient mis à rude épreuve.

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  • Le 14 février à 15:25, par Hector
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    . Le ministre de la sécurité avait bel et bien fait savoir dès le départ, que le gouvernement n’impose nulle part des Koglwéogo.Il a précisé qu’il s’agit de structures locales non étatiques qui choisissent délibérément d’assurer la sécurité de proximité pour les citoyens. Le rôle du gouvernement se limite à un encadrement de ces structures pour qu’elles n’agissent pas en dehors de la loi et des principes républicains des droits humains .C’est ainsi que beaucoup de Koglwéogo ont abandonné les sévices corporels contre les présumés voleurs et bandits qu’ils appréhendaient. Force est de reconnaître, que la polémique et les tensions relatives aux Koglwéogo à l’Ouest du pays, relèvent d’intrigues politiciennes fomentées par des clans pour tenter de saper le succès des actions du ministre de la sécurité Simon Compaoré. Mais leurs intrigues sont connues du grand public .Si la région ouest ne veut pas de Koglwéogo et préfère sa tradition de dozos, alors que des individus et politiciens sinistres cessent de fomenter des troubles pour chercher à jeter la responsabilité sur le ministre de la sécurité dont la position est claire sur ces initiatives locales de sécurité. Alors que les intrigants reculent dans leurs actions de troubles à la paix sociale. Le ministre de la sécurité par cette dernière mise au point, devrait pouvoir agir contre tous ceux qui tentent sournoisement d’imposer des Koglwéogo à l’Ouest et ailleurs où les populations locales n’en veulent pas.

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  • Le 14 février à 15:58, par Samuel Kiendrebeogo
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    Pas de milices au Burkina. On finira dans une guerre civile. Les Koglweogo ne sauront etre un substitut pour la police nationale. Si le pays a mal pour sa securite interieure, la solution est claire : l’augmentation des effectifs de la police. La SECURITE a un prix ! Il n’existe pas de raccourci ou de demi-mesure.

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  • Le 14 février à 17:54, par Bobotiè
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    On ne veut pas de ce machin à l’ouest ce que ses gens ne savent pas le nom "kogolwégo""sonne déjà très mal dans l’Ouest et ce projet ne verra JAMAIS le jour.on est dans quel siècle ????

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  • Le 14 février à 20:27, par G
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    comme le disait un vieux, que ceux qui veulent les koglweogo les accepte, sinon qu’ils les refuse. Mais qu’il sachent que les délinquants migreront vers les zones sans track

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  • Le 15 février à 08:24, par "LE VIEUX"
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    LORS D’UNE INTERVIEW, SALIFOU DIALLO DISAIT A LA FACE DU MONDE QUE SI LE MPP N’AVAIT PAS EU LE POUVOIR, IL Y’AURAIT GUERRE CIVILE !!! C’EST VOUS DIRE QUE LE KOGLWEOGO A ETÉ MONTÉ EN PRELUDE A LA MISE EN OEUVRE DE CE PLAN MACABRE. MAIS DIEU FAISANT BIEN LES CHOSES, CES MEMES KOGLWEOGO SON ENTRAIN DE RETOURNER CONTRE LEURS GENITEURS (MPP) EN DEFIANT L’AUTORITÉ EN PLACE.

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  • Le 15 février à 15:24, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    - Chers messieurs les mossis, moi je ne vous comprend pas du tout ! Le terme ’’Koglweogo’’ veut dire ’’Gardiens de la brousse’’. Mais je vous pose quelques questions :

    1/- Est-ce que vous avez une brousse à Solenzo ou dans les Banwas pour la garder ??
    2/- Est-ce que les gens des Banwas vous ont demandé de garder leur brousse pour eux ??
    3/- Pourquoi ne commenceriez-vous pas à aller réhabiliter votre brousse que vous avez détruit au lieu d’aller chercher à garder celle d’autrui ?

    CONCLUSION : Il y a anguille sous roche mais ça ne passera pas !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 20 février à 14:40, par KAMIYADA
    En réponse à : Solenzo : L’installation des Koglwéogo ne fait pas l’unanimité

    En les uns et les autres j’ai l’impression que des gens ont une dent contre les mossi, mais qu’a preve de contraire is des mossi qui sont pro koglowéogo. Donc l’amour de dieu épargner les mossi dans cette car la paix du pays repose sur le respect de toutes les ethnies.

    Répondre à ce message

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