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Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • mardi 5 février 2019 à 00h57min
Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

Le ballet des témoins continue au tribunal militaire dans le cadre du coup d’Etat de septembre 2015. Ce 4 février 2019, le médecin-colonel Saïdou Yonaba, les députés Kibsa Charles Niodgo, Michel Ouédraogo et enfin Mohamed Rachid Ilboudo sont venus expliquer ce qu’ils savent des événements. Le fait marquant du jour a été la comparution du député et ancien délégué général du FESPACO.

Le parquet relevant des contradictions entre ses dépositions devant le juge d’instruction et celles à la barre, a requis son inculpation pour « fausses déclarations » et la levée de son immunité parlementaire. La position du ministère public a été soutenue par les avocats de la partie civile. Ce sont les avocats de la défense qui ont volé au secours du journaliste, précisant que l’infraction n’est pas caractérisée. Le président du tribunal a, quant à lui, indiqué qu’il sursoit à statuer sur la question.

Le député Michel Ouédraogo a comparu dans un état physique pas du tout reluisant. L’homme marchait difficilement, avait du mal à gravir les marches, le bras gauche visiblement pas au top. L’homme a reconnu être rentré du Maroc dans la nuit du 15 septembre 2015 et s’est rendu dans la soirée au siège du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) pour déposer sa candidature pour les élections législatives. Et c’est là qu’il a appris que les autorités de la Transition ont été arrêtées.

Dans son procès-verbal de première comparution devant le juge d’instruction, le témoin a expliqué avoir pris part à une rencontre dans la soirée du 16 septembre 2015 au siège du CDP. Dans la deuxième audition, toujours devant le juge d’instruction, il a dit avoir des doutes sur l’heure de ladite rencontre. Mais à la barre, ce 4 février, l’homme doute de la tenue de la réunion, parce que, selon lui, des rencontres, il y en avait à la pelle en cette période de veille de campagne électorale.
Le président demandera au greffier de noter les variations dans les déclarations du député à la barre.

Par la suite, c’est le parquet qui fait carrément une réquisition allant dans le sens de l’arrestation du témoin conformément à l’article 120 du code de justice militaire. En plus, le parquet requiert que la procédure de sa levée de son immunité parlementaire soit engagée.

Le président du tribunal donne alors la parole aux avocats de la partie civile pour épiloguer sur les réquisitions du ministère public. Un temps de concertation est demandé. A la reprise, Me Pierre Yanogo ne tourne pas. Le faux témoignage, surtout sous serment, est puni dans un procès pénal. Selon lui, c’est après avoir juré de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, qu’il a fait sa déposition devant le juge d’instruction pendant les enquêtes.

Et une fois à la barre, et après avoir encore juré, l’accusé dit autre chose que ce qu’il avait auparavant déclaré. L’ancien délégué général du FESPACO est pris en flagrant délit de faux témoignages, selon Me Yanogo qui estime ainsi que l’infraction ayant été constatée à la barre, nul besoin encore de lever l’immunité du témoin. Il faut seulement donner la suite procédurale qui convient, c’est-à-dire procéder à son arrestation.

La défense vole au secours d’un témoin

Me Olivier Yelkouni se lance et fait savoir qu’il n’a pas la même lecture de la situation que le parquet et la partie civile qui, précise-t-il, n’ont pas caractérisé l’infraction de faux témoignage. Pour lui, les témoignages de l’ancien directeur général des Editions Sidwaya ont juste varié et ce n’est d’ailleurs pas la première fois depuis la comparution des témoins que ceux-ci varient dans leurs déclarations. « Alors pourquoi c’est Michel Ouédraogo qui devrait être poursuivi ? », se demande l’auxiliaire de justice.

A sa suite, Me Latif Dabo, également de la défense, note que la réquisition du parquet ne saurait prospérer. Certains témoins n’ont même pas reconnu le contenu de leurs procès-verbaux, mais ils sont repartis libres. Alors que Michel Ouédraogo, lui, émet seulement des doutes. « N’est-il pas permis à un témoin de douter ? », questionne pour sa part Me Badini, pour qui, en tant qu’humain, le témoin peut avoir des trous de mémoire et ne pas se souvenir exactement de certains faits.

Pour Me Timothée Zongo, le parquet procède par intimidation et menaces des témoins pour qu’ils disent ce qu’il veut entendre. Foi de l’avocat, cette attitude menace la sérénité du procès pénal.
Me Sombié, lui, se veut plus humain. La condition physique du témoin inspire la pitié, il est venu à la barre en claudicant. « Est-ce que son incarcération ne va pas empirer son cas ? », s’est interrogé le doyen des avocats à ce procès.

Pour clore le débat, le président du tribunal, Seïdou Ouédraogo, informera les différentes parties que sa juridiction sursoit à statuer sur le sujet. La décision du tribunal sera connue à la fin de la phase des auditions des témoins et de leur confrontation.

Encore de la tension

Après l’audition du journaliste Michel Ouédraogo, c’est Mohamed Rachid Ilboudo dit « Le Baron » qui a été appelé à la barre. Sa déposition a nécessité la ré-comparution de Faycal Nanéma et d’Abdoul Karim dit Lota. Tous les trois sont militants de l’ancien parti au pouvoir, le CDP.

Mais dans la matinée, c’est l’audition du médecin-colonel Saïdou Yonaba, débutée le vendredi dernier, qui s’est poursuivie. Il a maintenu avoir vu Adama Ouédraogo dit Damiss, Me Mamadou Traoré, Abdoul Karim Traoré de Perfectum Afrique dans un bureau du Poste de commandement (PC) dans la nuit du 16 septembre 2015. Me Guy Hervé Kam appellera alors les accusés Damiss, le bâtonnier Me Mamadou Traoré et le colonel Abdoul Karim Traoré à la barre pour des précisions.

Nouvelle tension entre le journaliste Damiss et l’avocat de la partie civile. « Je n’étais pas dans un bureau, mais au PC ! A l’allure où vont les choses, il va me poser des questions, on va se rentrer dedans », a prévenu l’accusé qui, après les appels à la tempérance du président, note qu’il n’entendait plus répondre aux questions de Me Guy Hervé Kam.

Cette attitude n’a pas été du goût de Me Séraphin Somé qui estime que l’accusé doit faire preuve d’humilité, au regard des lourdes charges qui pèsent sur lui. « Non content de répondre aux questions, il agresse les avocats », déplore l’auxiliaire de justice. « On va se rentrer dedans, qui vous en empêche ? », lance l’avocat.

Damiss qui, entre-temps, a la parole, rappelle qu’être au camp Naba-Koom ne veut pas dire qu’il était en train d’exécuter un coup d’Etat. Et il prévient Me Séraphin Somé : « Je ne suis pas encore rentré dans ses 18, alors qu’il ne rentre pas dans mes 18 [sic] ». Le parquet a, lui, prévenu que chaque partie est dans son rôle.

La séance de ce 4 février a aussi vu la comparution du député Niodgo Charles Kibsa. Et pour la 7e fois, la demande de liberté provisoire du caporal Sami Dah a été rejetée parce que mal fondée.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 5 février à 06:42, par Mogdrekindé En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Cher Monsieur Michel ! Que vous est-il arrivé ? Eu égard à votre état, vous auriez dû, dans une étape préliminaire, dire au Tribunal l’état d’amnésisme dans lequel vous vous trouvez pour demander le report de cette interrogation qui au finish s’apparente pour vous à des "dénis" ; chose qu somme toutes, ne vient et ne viendra pas à votre avantage. Et si oui que vous êtes au courant de quelques choses, ou encore, si vous y aviez été do-acteurs de la situation qui a prévalu, lâchez-nous le "OUI" afin qu’on en finisse. Autrement, c’est cuit pour vous.

    Rappelez-vous cher Michel du jour où, vous sentant fort protégé dans un certain milieu alors que vous n’étiez encore qu’à la tête de Sidwaya, vous aviez dit dans un certain milieu, je vous cite : "Le pays est à nous et celui qui ne s’accorde pas à notre désir, nous le fouettons et il n’y aura rien. Le pays est à nous", fin de citation. Ce jour-là rappelez-vous, nous avons eu l’humilité de vous inviter à tempérer plus votre ardeur et surtout de ne pas oublier que "d’autres sont passés avant vous et s’en sont allés. Que vous aussi, vous vous en irez un jour". Etonné de ce que nous vous avons dit ce jour-là, vous aviez insisté pour savoir qui nous étions. Et lorsque cela vous fut fait, vous aviez dit, nous vous citons à nouveau : "Oh ! grand frère c’est vous ? Je me rappelle quand nous avions fini nos Etudes et sommes rentrés, vous étiez des meilleurs de par vos comportements, votre habillement et surtout votre intérêt pour les jeunes. Notre envie était de vous ressembler". et vous aviez poursuivi en "nous demandant de comprendre votre réaction qui ta tenu des comportements par vous reconnus indisciplinés et irrespectueux des gens dans ce pays, chose qui devrait cesser." Vous aviez bon souvenir, nous le savons, pour vous rappeler de cet entracte de Cinéma.

    N’est-ce pas ce qui vous est arrivé dans le cadre de cette Affaire. L’absence de modestie vous a amené dans la merde et ce sera pour vous, très difficile de vous en sortir.Avoir atteint le niveau d’un Député de l’Hémicycle n’est pas suffisant pour se croire déjà à la tête de quelque chose d’important pour manquer de réalisme.

    Et vous voilà "koglogo". On fait quoi maintenant ?

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  • Le 5 février à 08:16, par Desperado En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Ce Damiss là même se prend pour qui ? quelle attitude ! on voit un homme carrément au pole nord qui n’a aucune intention de dire la vérité et qui a gros sur le coeur.

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  • Le 5 février à 08:34, par Sid Naaba En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Ce sont les mêmes éléments qui bénéficient de libérations conditionnelles sous la houlette de leurs mentors qui font dérouler leur plan. Celui de conduire les multiples attaques pour fragiliser, divertir et disperser les FDS. Ils sont à surveiller de près au besoin les incarcérer et on verra si le nombre d’attaques va toujours croître ou diminuer. Aussi la plus part des chefs militaires et policiers qui ont pactisé avec le régime de Blaise contribue pour beaucoup à l’echec des opérations sur le terrain. Il y a lieu de les retirer de toutes fonctions opérationnelles et je vous garantie vous verrez le résultat. Enfin, mettre fin à la présence de l’armee Française à Kamboinse et du Burkina. Le peuple doit se mobiliser pour cela. Il alimente, entraîne et fournissent les moyens aux terroristes. C’est le rôle de l’Assemblee nationale de statuer pour mettre fin à cette présence. C’est une décision courageuse à prendre. En aucun cas ils ne vont assurer la sécurité de notre pays si ce n’est la poursuite de leurs intérêts. Ce machin du G-5 est le retour de l’armée coloniale. Ils veulent coûte que préserver leurs intérêts. Merci et excellente journée

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  • Le 5 février à 08:41, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    - En tout cas ce procès à tout point de vue a fait baisser la tête à Me KAM qui se prenait pour un super avocat. Sans modestie, il s’adressait aux prévenus comme à des gamins. Les gens pensent que quand ils sont avocats ils peuvent s’adresser comme ils veulent aux prévenus. Non ! Un prévenu peut aller en prison et va ressortir un jour.

    Par Kôrô Yamyélé

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    • Le 5 février à 12:04, par Aemed En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

      Pour moi depuis belle lurette, Me Kam n’a pas sa place dans ce tribunal en n’agissant pas comme un avocat de la parti civil mais plutôt comme membre de Balai Citoyen et protecteur de son premier ministre Zida. A chaque fois qu’on cite ce nom il ne fait que tourner les choses autrement surtout quand on parle de sommes d’argent que les OSC ont reçu de ce Monsieur. Pourquoi ne l’appellerons pas pour qu’il témoigne ?
      Merci

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    • Le 5 février à 12:46, par Le vigilent En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

      Vous avez une lecture plus que bizarre de la situation. Visiblement vous avez des atomes crochus avec les generaux de pacotille et avec le mercenaire de la plume qui, confondus par les questions pertinentes de Me Kam se refugient derriere le droit au silence. Koro Yamyele, dites nous en quoi les questions de Me Kam a vos amis ne sont pas professionnels ? Peut-etre c’est trop vous demander puisque ces faux generaux et ce mercenaire de la plume semblent etre, pour vous, des "miroirs de la verite" !
      N’insultez pas l’intelligence des Burkinabe !!!

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    • Le 5 février à 12:50, par sidwaya Gomis En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

      Cher internaute, jusque là aucun des internautes, qui comme vous critiquent les prestations de M. KAM à ce procès ne l’a fait de façon objective. Qu’est ce qu’il fait de critiquable cet avocat ? Dans vos critiques, basez vous sur les dires de l’avocat et non sur autre chose que vous seul savez et ne peut dire.

      En attendant c’est un cours de "droit facile" que les avocats de la partie civile, M. KAM y compris, sont entrain de dispenser au cours de ce procès.

      Ce n’est pas le fameux général en "calomnies et intrigues" qui dira le contraire, lui qui n’a vu venir ni la fuite de BC en plein midi de vendredi avant la prière de 13 h ni l’échec du coup d’état le plus idiot du monde. J’ose croire aussi que l’autre général "demi-dieu" qui évalue à 10 millions de CFA la vie d’un burkinabè qui ne parle pas français, serait de mon avis.

      Quant au DAMISS, je dirais que c’est déplorable de la part d’une personne qui se dit journaliste et directeur d’un organe de presse. Au tribunal on ne se défend pas en se "rentrant dedans" comme on le ferait peut être au camp Naaba Koom ; Au tribunal on se défend en parlant et c’est justement cela la spécialité des journalistes, savoir parler ! Dommage encore pour ce DAMISS.

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  • Le 5 février à 09:05, par Ka En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Si nos députés qui votent nos lois et qui sont ses garants pour une justice équitable, se mettent à mentir devant la justice, surtout ne savent plus ce qu’ils disent, comment pourrons nous construire une vraie justice pour un monde meilleur sans l’injustice ni l’impunité ? Comment faire avancer un pays assoiffé d’une justice équitable ? Que Dieu tout puissant nous vienne en aide contre ces prédateurs manipulateurs qui ont englouti notre pays dans la boue durant 30 ans.

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  • Le 5 février à 09:48, par Kado En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Mr Koro Yamyele, avec tout le respect que j’ai pour vous, je vous trouve inutilement rempli de haine pour certains responsables des OSC. Il faut vous decharger de cette futilite qui ne vous fait pas du bien surtout avec votre age.
    respectieusement !

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  • Le 5 février à 10:18, par armel En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    koro yamyelle,au contraire ce procès a révélé la grandeur de maitre kam.je sais pas ce qui vous arrive mais ici vous avez tiré a côté. c est l avocat que les accusés craignent le plus.c est un très grant avocat qui fait honneur a tous les burkinabè de bonne volonté

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  • Le 5 février à 12:17, par zas En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Les gens croient que prêter serment en justice, c’est la même chose que prêter serment en politique ; En politique tu prêtes serment ,tu ne respectes pas et puis y’a rien. En justice si tu prêtes serment et que tu ne respectes pas, tu te retrouve au cachot.

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  • Le 5 février à 12:26, par Ka En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Tirez sur tout le monde sans un réel motif sinon qu’avec une furie et de la haine envers une groupe communautaire qui lutte pour la justice équitable, est d’être vraiment un ingrat. Je m’adresse ici à mon ami et promo Kôrô Yamyélé allias le Gueulard que je commence à douter de ses capacités intellectuels : Lui qui se dit un grand enseignant technique aéronautique des ateliers de Toulouse. Un avocat pour les opprimés, un agriculteur fermier averti, un idéologue aguerri, un internaute de bonne foi de la première heure de nos réseaux sociaux, semble aujourd’hui montrer sa vraie face cachée.

    Mon ami, descend sur terre, même si on n’a pu faire quoi que ça soit pour ses amis dans les tourmentes qui sont à la MACA, Abid-jan, et a ailleurs. Quand on n’à militer durant toute sa vie pour un idéal, ce n’est pas par la suite le transformer en haine. Depuis que le procès des acteurs de fiction qui sont les généraux en carton à commencer à la salle des banquets, dont des avocats venus des planètes des ovnis n’ont pas pu corrompre les juges militaires qui veulent montrer au peuple Burkinabé leur crédibilité pour une justice équitable au pays des hommes intègres, toi Kôrô Yamyélé mon ami, tu as pris un virage à 190 degré pour tirer ta haine sur tout ce qui bouge, dont je ne te reconnais plus après ton retour au pays des mangeurs d’ escargots et des agoutis.

    Il est temps que tu ne portes plus ton masque pour tirer à bout portant ta haine sur tous les sujets dont le peuple Burkinabé compte sur les internautes de bonne foi pour mieux s’orienter et faire avancer le pays que nous aimons tous. Quelquefois les amis passent, mais le pays reste. Diendéré Gilbert, Blaise Compaoré, Djibril Bassolé, et tant d’autres, comme ce fut Maurice Yaméogo, Lamizana, restent un passé pour un Burkina qui veut avancer avec la nouvelle génération. Bientôt, Roch Kaboré et son équipe sera un passé comme les autres, et le Burkina continuera avec nos enfants, nos petits-enfants, tel est ma philosophie avec mes critiques fondées sur mon vécu, mon présent, pour accompagner toutes et tous les internautes de bonne foi qui veulent un Burkina de paix, solidaire et émergent dans la transparence.

    Mon ami et promo Kôrô Yamyélé, si je ne te dis pas ce que je pense réellement de tes critiques débiles dans ces derniers temps, je ne ne suis pas ton ami : Et si tu ne le dis pas si je déraille tu n’es pas mon ami. Depuis plus de dix ans sur les réseaux sociaux d’informations, à commencer par ‘’Le pays, B24, l’Evénement, Faso Act., et même de l’autre côté de la Lagune ‘’Lebanco.net,’’ nous avons milité farouchement pour nos idées et notre idéal de rendre le monde meilleurs. Aujourd’hui nous ne devons pas, surtout pas toi qui va bardé ton idéal pour des amis qui seront un jour du passé pour le pays que nous aimons tous.

    Comme j’ai l’habitude de le dire, le web est un défouloir pour des bleus qui se cachent derrière leurs pseudos pour des insultes, des dénigrements, ou des appels à la violence, mais que ces personnes comme Kôrô Yamyélé qui commence à le faire, sache que l’anonymat (tout à fait relatif) dont ils pensent jouir sur le Web ne les protège absolument pas et ne les autorise pas à toute forme de dérive. Porte toi bien avec ta famille mon ami.

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  • Le 5 février à 13:08, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    - Armel et son semblable Kado, je vous dis que ce procès a été rapétissant pour Me Kam. Vous n’y avez pas compris grand chose et on ne se valorise pas en déstabilisant coûte que coûte les autres, et en attendant votre Me Kam a été déstabilisé par les accusés. Attendons et l’avenir va trancher entre nous. Presque tous les prévenus, à commencer par le Général Diendéré ont boycotté ses questions et ont refusé de répondre. Le dernier à réagir contre lui est le Médecin-Colonel Yonaba qui soignait M’Bâ Michel. A la question désobligeante de Me Kam, il lui a demandé s’il confondait être devant une juridiction et être devant une OSC. Cette remarque a bien choqué Me Kam. Très découragé et honni, il a demandé des excuses au grand Colonel Yonaba. Il a fallu que le président du tribunal lui demande de s’excuser pour qu’il le fasse non sans ajouter : ’’C’est pour dire à Me Kam qu’il ne connait pas plus que les autres avocats’’. Pourtant un très grand avocat y était mais est resté humble et courtois envers les accusés. J’ai nommé Me Farama !!

    Enfin, dites à votre Me Kam que les accusés étaient devant des juges dans un tribunal et non dans une boucherie devant des bouchers munis de couetlas !!

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 5 février à 13:13, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    - Mon ami KA, ce que tu dis-lá ne te ressemble pas. J’ai l’impression que quelqu’un veut nous mettre en conflit sinon ce langage à mon égard n’est pas de toi. Alors j’attend ta confirmation ou non. S c’est bien toi je te demande de t’excuser étant dit que tu me connais et tu sais de quoi je suis capable. Mon ami KA, attention à ne pas devenir petit-à-petit un flibustier du web ou un guerillero du net !!

    Par Kôrô Yamyélé (Qui croit toujours être ton ami).

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    • Le 5 février à 14:37, par Ka En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

      Non mon ami et promo Kôrô Yamyélé, je ne m’excuserai en aucun cas. Relis tes critiques de ces derniers temps par rapport à celles de 2012. 13. 14. Des critiques pour un peuple opprimé par un régime sanguinaire. Pour moi comme tout internaute de bonne foi, tu étais un internaute qui dégageait beaucoup d’ondes positives et de bonnes vibrations. Respect et admiration, tu étais l’internaute qui qualifiait ceux qui se livraient à la récupération politique pour détruire notre pays. Si tu veux le respect de tes lecteurs et ceux qui croient à tes critiques constructives pour un Burkina qui veut avancer, reste dans la même ligne de départ ou tu as commencé. Bien a toi. Ton ami et promo, Ka et sa moitié.

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  • Le 5 février à 13:37, par kado En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Bien dit frere Ka. Koro Yamyele a traité de bandits le RSP et de bandit-chef le general gilbert le 24 Septembre (jour de tabsaki) sur ce meme site et j’en ai ri avec ma famille. Le meme Koro Yamyele souhaitait qu’on les execute tous sur la place publique. Aujourd’hui, qu’a-t-il recu pour tomber si bas ?
    c’est vraiment domage pour un internaut que beaucoup respectaient avant sur la toile de finir de la sorte !!

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  • Le 5 février à 13:37, par Pifo En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Terribles mensonges des messieurs du CDP ! Michel dit rentrer du Maroc le 15 septembre 2015 et aller au siège du CDP pour deposer sa candidature ? ??? La campagne s’ouvrait le 19 septembre 2015.

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    • Le 5 février à 17:05, par propre En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

      bien vu mon frère ; la liste définitive des candidats était affichée le 12 août 2015. le 16 septembre soit 5 jours avant le début de la campagne la ceni ne reçoit aucune candidature encore mois de caution pour une candidature. donc leur fameuse réunion du 16 septembre avec distribution d’argent c’est du pipeau

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  • Le 5 février à 14:10, par OUEDRAOGO Abdoulaye En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Bravo à maître KAM. Respect et courage. Le peuple épris de justice sociale te soutient.

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  • Le 5 février à 16:21, par Ranaldigno le dribleur driblé En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    C’est vraiment dommage pour un Député de sa trempe, il se retrouve face à son destin. Car tout le temps il à chercher à dribler et faire le plus malin. Campagne CDP Assami Kouanda donne de l’argent à la cellule communication du CDP un million. Il prend l’argent et dit aux que ici c’est le volontariat. Personne ne verra un copek. Le porte parole du front républicain vous etes devant l’histoire répondez.

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  • Le 5 février à 19:58, par Armel En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Koro yamyelle,je crois que si j ai quelque chose a comprendre,ou a apprendre,vous ne serez certainement pas la personne vers qui j irai.

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  • Le 5 février à 22:30, par Vérité En réponse à : Procès du coup d’Etat : Michel Ouédraogo, de témoin à accusé ?

    Attention, je pense que le pseudonime de Koro Yamyélé a été usurpé.
    Quelqu’un se fait passé par lui.

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