Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

LEFASO.NET | Tiga Cheick SAWADOGO • vendredi 13 juillet 2018 à 23h59min

L’homme a la démarche sure, fière. Il vous souviendra que lors du procès de l’attaque de Yimdi, un inculpé avait avoué être invulnérable aux balles. Deux chargeurs de kalachnikovs (30 balles au total), quinze balles d’un pistolet automatique déchargés sur lui lors de son arrestation ; sans effet. Cette fois encore, à l’occasion du procès du coup d’État de septembre 2015, le commando, qui se dit analphabète, était à la barre ce 13 juillet. « L’armée m’a appris français de l’armée, c’est ce français-là que je vais parler », a-t-il prévenu. Il a simplement tout nié, sauf le fait que Dieu lui a fait grâce de certains pouvoirs.

Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

Aux environs de Léo, il disait avoir été poursuivi par des gendarmes en civil qui ont tenté de l’appréhender. Ils auraient vidé deux chargeurs de kalachnikov (30 balles au total) sur lui. Puis, les gendarmes auraient utilisé un pistolet automatique de 15 balles. Mais rien n’y fit. « J’avais, dans mon sac, un tapis de prière et mon chapelet. Je ne les ai même pas regardés. C’est parce que je suis béni », avait expliqué le soldat de 1re classe Boureima Zouré, le 29 mars 2017, lors du procès de l’attaque de Yimdi. Il avait écopé de dix ans d’emprisonnement ferme.

Cette fois, ce sont quatre chefs d’accusation qui pèsent sur lui. Entre autres, attentats à la sûreté de l’État, meurtres, coup et blessures volontaires. Après l’énumération des charges, le soldat a plaidé non-coupable.

L’homme qui avoue n’avoir pas fait l’école a choisi sa ligne de défense : la négation totale des faits qui lui sont reprochés. Pourtant, son discours était tout autre devant le juge d’instruction, a noté le parquet qui ajoute qu’il a même signé le procès-verbal. « C’est l’armée ! Même si ton chef te dit de signer ta mort, tu vas signer », s’est-il défendu.
Il a simplement expliqué que c’est le 16 septembre 2015 qu’il a reçu l’ordre de se rendre à la présidence, alors qu’il avait quitté son poste de Ziniaré où il assurait la sécurité du domicile de François Compaoré, pour venir à Ouagadougou voir son fils malade. Une fois au camp, il dit d’avoir rien remarqué.

Et le 17 septembre ? Le commando dit n’être pas sorti, sauf de temps en temps pour aller se rassurer de la santé de son enfant. Et le 18 septembre ? Là, le soldat Zouré avoue être sorti pour aller à Zorgho avec le sergent-chef Ali Sanou et deux autres personnes, à bord d’un véhicule V8.
Un autre véhicule était de l’expédition et conduit par le sergent-chef Mohamed Zerbo. En quoi consistait la mission de Zorgho ? « Comme moi je suis soldat, on ne m’a rien dit », répond-t-il, avant d’ajouter qu’une fois arrivé dans une cours, lui, est resté sur place et n’a pas su où est allé son chef Ali Sanou. En rappel, la radio Laafi de Zorgho a été incendiée pendant le coup d’État.

Pour tout le reste, la réponse du soldat de première classe fut « Négatif », « Non », « Rien », « Mon niveau est trop bas, je ne peux pas savoir ». L’accusé a aussi expliqué n’être pas allé au studio Abazon ni fait de patrouille en ville, parce que son fils était malade.
Et pourtant, relativise le parquet, le véhicule à bord duquel il était a été aperçu dans certains endroits de la ville où des morts et des blessés ont été enregistrés. Aux encablures de l’ENAREF par exemple, un jeune les a aidés à lever les barricades. Pour toute récompense, il a reçu une balle dans la tête, révèle le commissaire du gouvernement, Alioune Zanré, qui ajoute que des témoins viendront expliquer.

Mais le soldat a-t-il appris que durant cette période, des blessés et des morts ont été enregistrés ? « Du 16 au 20 septembre, je n’ai rien pas appris [sic] », répond l’homme de 42 ans.
Une défense de rupture

Cette négation des faits a provoqué le courroux des avocats de la partie civile qui ont essayé de le « cuisiner » dans tous les sens. Mais l’accusé est resté sur sa position. Son excuse, son manque d’instruction : « Je n’ai pas fait l’école ». Le parquet lui propose un interpréte mooréphone. « Je ne suis pas mossi, l’armée m’a appris français de l’armée, c’est ce français-là que je vais parler », répond le soldat.

« Zouré est en train de tout nier. Le commando est celui aussi qui assume ses responsabilités », a précisé le parquet. « Ne nous faites pas croire que quand on ne comprend pas français, on ne comprend rien », enfonce les avocats de la partie civile.

Le soldat de première classe ne se reproche rien alors ? Se demandent les avocats des victimes. « Rien », répond l’intéressé.
Mais pourquoi il a fui en Côte d’ivoire, malgré tous les pouvoirs dont il dispose ? Interroge le parquet. « Je n’ai pas fui, j’ai préféré quitter, pour ne pas faire du mal à quelqu’un, c’est mon plein droit de quitter le pays ».

Cette défense de rupture a quelque peu désarmé le parquet, le président du tribunal, la partie civile et même l’avocat de l’accusé. Difficile de tirer quoi que ce soit du soldat Boureima Zouré qui estime que « dans l’armée, on ne parle pas beaucoup ».

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 14 juillet à 03:44, par Poukou En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    Un vrai commando du RSP. La nation a besoin de lui pour aller broyer les djiadistes incultes au sahel.

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    • Le 14 juillet à 08:40, par ali En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

      ce zouré là merite la pendaison. son analphabétisme n’est pas une excuse. n’a-ton pas dit qu’un soldat non instruit est un criminel potentiel ? même si un caporal lui dit de tirer sur un général il va le faire. Donc l’armée n’a pas besoin de ces genres de vaut rien qui ne cherchent pas à s’instruire. il ya des soldats qui ont été recrutés sur un niveau zero, mais grâce à leur determination à s’instruire, ils se sont inscrits au cours du soir au CP1 et ont continué jusqu’à avoir leur CEP. Donc ce monsieur n’est pas un bon soldat. il faut l’écarter tout simplement des rangs des FDS.

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  • Le 14 juillet à 05:43, par Mogo En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    C’est dommage que la peine de mort soit abolie au Faso. Sinon ce bandit mérite la pendaison. S’il est invulnérable aux balles pourquoi il fuit ? Il raconte des clous en disant qu’il ne voulait pas faire mal à quelqu’un. Il a déjà fait mal en tuant des innocents. S’il se dit analphabète, il se soucie de l’état de santé de son fils non ? Celui là est un mauvais soldat. L’armée burkinabé n’a pas besoin de ces saletés dans ses rangs. C’est le prototype d’abruti qui est imbu de sa personne. Il mérite la perpétuité ce malfrat

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  • Le 14 juillet à 07:43, par Un bon bissa En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    Ah voilà un qui apporte un peu d’équilibre entre gourounsi et bissa dans la bêtise. Les bissa vont moins rire des gourounsi. Encore faut-il s’assurer que les gourounsi du procès soient des originau qui acceptent d’assumer leurs actes.

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  • Le 14 juillet à 08:48, par Dire En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    Avec ce type criminel il ne faut pas faire dans la précipitation avec lui. Donner lui tout le temps qu’il voudra, mais ne le lâchez pas. Il va craquer et finira par tomber dans son propre piège. C’est le profile des vrais assassins du RSP. Ce sont des tueurs et c’est pour cela qu’ils parlent en général très peu ; et cela c’est pour ne pas se faire trahir par sa langue. Le RSP qui était là pour les sales besognes de quelques individus était bien équipé avec des soldats bien payés. Alors que le reste de l’armée manquait de tout.

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  • Le 14 juillet à 10:01, par Nomou En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    Presque tous des irresponsables et des lâches. Et ca se dit "troupe d’élite" !!! On prend l’argent du contribuable (Peuple) pour vous former, l’argent du Peuple pour vous équiper, l’argent du Peuple pour vous nourrir, etc. Non seulement vous ne travaillez pas pour la protection du Peuple (mais pour un clan criminel - les frères Compaorés et acolites), pire, vous tuer les enfants du Peuple pour ces criminels. Et maintenant chacun vient raconter qu’il n’a rien fait "negatif", "Non", "c’était des ordres"... bla bla bla. Tous ces jeunes geans tuer par balles dans la ville, toutes ces motos, domiciles et studios d’information du Peuple brulés, est-ce par des extra-terrestres avec vous comme "observateurs" ? (puisque vous reconnaissez au moins avoir été sur les lieux) ? Que l’enfer (sur terre) vous ouvre ses portes, ainsi qu’á vos commandidaires (les frères Compaoré (les lâches fuyars), Djendéré, Alizata Gando, Djibrile Bassolé, Zida (le "Général" fuyar de "Maiis"), Guime Soro (le bout d’homme), etc. etc.).

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  • Le 14 juillet à 11:04, par El_monstro En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    Avec ce que l’on voit beaucoup soutenaient que ce corps était l’élite de notre armée. C’était sans doute une supère milice qui échappait parfois même à ses géniteurs. Que pouvait on aboutir de bon avec un monstre sans tête connue ou du moins assez nuageuse ? Requiem pour les assassinés inutiles.

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  • Le 14 juillet à 12:48, par Promo de Zouré Boureima de la Classe 97 ( la 97) surnommé ’Commando Zouré’ En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    Courage à toi ’Commando Zouré’. Pour la première fois je te vois sans Ali Sanou, ton binôme depuis la FCB. Bonne chance.

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  • Le 14 juillet à 13:57, par MOREBALLA En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    Garçon quand j’aime, ZOURE. Je ne savais pas qu’il existe toujours au sein de nos forces armées des hommes à la hauteur et à la dignité des grâces de nos ancêtres. Ce militaire mérite mérite d’être relaxé pour servir au Nord face à des djihadistes bradés de pouvoir mystiques.

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  • Le 14 juillet à 14:20, par changeons En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    Pourquoi le qualifier d’analphabète ? Ce monsieur s’exprime bien dans sa langue et sais l’écrire. Posez lui les questions dans sa langue et il vous le prouvera. Sans apprécier son acte, je n’apprécie pas aussi le qualificatif qui lui est collé. Catégoriser tous ceux qui ne s’expriment pas bien dans la langue de Molière est suicidaire et sans lendemain. Pourquoi le tribunal ne peut-il pas s’exprimer dans la langue de l’accusé ?

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  • Le 14 juillet à 19:05, par Dedegueba Sanon En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    A 42 ans, s’il n’est pas " déréglé ", le soldat Zouré est intelligent. Il est même très intelligent. C’est qu’il a bien compris que tout ce qu’il dira sera retenu contre lui. C’est toujours plus facile de juger quelqu’un qui avoue que juger quelqu’un qui n’avoue pas. Il est coriace et va donner du fil à retordre aux juges.

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    • Le 14 juillet à 22:29, par ZOURE En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

      Du courage mon frère ZOURE.C’est Dieu qui fera votre palabre.

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    • Le 15 juillet à 08:31, par Ka En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

      Dedegueba Sanon Je confirme : Le soldat Zouré est très intelligent en jouant l’illettré pour berner le monde. Dans un état normalement constitué, le fait, pour un militaire, de s’emparer d’une arme pour se livrer à une activité autre que celle qui lui a été assignée par la hiérarchie est un acte d’insoumission caractérisée et passible des plus hautes sanctions : Et les éléments de l’ex-RSP ont désobéi la hiérarchie de notre armée. Depuis quand les militaires ont-ils le droit d’enlever un chef d’état et le tenir en otage, surtout en se permettant du vandalisme, et même tuer des innocents ? Tout ce monde devant les juges militaires doivent être condamnés, dégradés, et les radier purement et simplement de notre armée.

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    • Le 15 juillet à 11:50, par Ka En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

      Dedegueba Sanon Je confirme : Le soldat Zouré est très intelligent en jouant l’illettré pour berner le monde. Dans un état normalement constitué, le fait, pour un militaire, de s’emparer d’une arme pour se livrer à une activité autre que celle qui lui a été assignée par la hiérarchie est un acte d’insoumission caractérisée et passible des plus hautes sanctions : Et les éléments de l’ex-RSP ont désobéi la hiérarchie de notre armée. Depuis quand les militaires ont-ils le droit d’enlever un chef d’état et le tenir en otage, surtout en se permettant du vandalisme, et même tuer des innocents ? Tout ce monde devant les juges militaires doivent être condamnés, dégradés, et les radier purement et simplement de notre armée.

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  • Le 14 juillet à 20:06, par Fall En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    Mogo ! Être Intruit ne veut pas dire qu’on est intelligent , du coup tu insultes tes grands parents ! le caporal Zouré est très intelligent il dit qu’il n’a pas fuit qu’il sait déplacé.

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  • Le 14 juillet à 20:49, par sira En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    CE QUE CE SOLDAT RACONTE C EST LA RÉALITÉ DANS L ARMÉE POUR LES MOINS GRADES MAIS C EST DIFFICILE POUR CERTAINS DE COMPRENDRE ET DE LE SUPPORTER. POURTANT C EST TOUT A FAIT VRAI.

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  • Le 15 juillet à 07:52, par Paul KERE En réponse à : Soldat Boureima Zouré : L’interrogatoire du commando analphabète

    Chers Internautes,
    Chacun peut donner son point de vue comme il le souhaite. C’est l’article 8 de la Constitution qui prescrit ce droit. Je m’exprime donc dans ce forum en vertu de ce droit n’en déplaise à ceux à qui cette intervention ne plaira pas. On est pas obligé d’être d’accord sur tout.
    Cependant, il y a une ligne rouge à ne pas franchir : C’est celle de "décider" ou de "prévoir" de "proposer" au Tribunal Militaire de Ouagadougou la sanction qu’un tel ou tel inculpé "mérite" avant la fin des débats et avant le délibéré même du Tribunal au nom, simplement, du respect du principe de la présomption d’innocence.
    C’est à l’issue d’un débat contradictoire devant la juridiction de céans qu’une éventuelle sanction peut être prise par le Tribunal Militaire de première instance, décision qui pourrait, le cas échéant, faire l’objet d’un appel devant le Tribunal Militaire de deuxième instance, après, devant la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation et, enfin, devant la Cour d’Abuja. Le procès actuel n’est donc que le début du commencement de la première manche.
    Peut-être que les jeunes internautes ne se souviennent pas ou n’ont pas connu cette période mouvementée de notre histoire, mais en 1987, un Juge civil qui a présidé la Cour martiale a décidé, en une nuit de débats lapidaires, la peine de mort qui s’est exécute par fusillade (c’est ce qui était prévu par le Code Pénal du Burkina Faso) du Commandant Boukari Lingani et du Capitaine Zongo Henri et autres....
    La suite, même les jeunes de maintenant le connaissent : Ce juge civil qui a présidé la Cour Martiale a été sauvagement assassiné et sa mort a suscité un émoi et un tollé général qui ont même contribué à galvaniser l’insurrection populaire. Il paraît aussi que son assassin a fait un grave accident et est mort dans des conditions atroces alors que le passager de la voiture a survécu. Celui qui a écrit que les "bissas" ont "rejoint" les "gourounsi" dans la "bêtise" doit savoir que lors de l’enterrement de ce juge, d’ethnie gourounsi, un plat de tô a été glissé dans le cercueil avec la promesse que celui qui l’a tué le rejoindra avec la sauce. Ce bourreau a rejoint le gourounsi avec la sauce même s’il n’était ni "bissa", ni "gourounsi".
    Donc en terme de bêtise, je ne sais pas qu’est-ce qui a pu traverser la tête de cet internaute forcené pour qu’il écrive cette phrase. Je le laisse simplement cogiter ces événements et surtout l’invite à la réserve. C’est pourquoi, je dis toujours que la roue tourne et elle tourne d’ailleurs beaucoup plus vite que certains "forcenés" ne le croient. Chacun qui détient une minuscule parcelle de pouvoir doit faire beaucoup attention à ce pouvoir éphémère du moment car ceux qui jugent actuellement les autres pourraient eux-même être jugés certainement demain. Faisons en sorte qu’à l’heure du bilan, chacun soit "clean" probe et digne comme de vrais burkinabè. Paul KERE, Avocat de certains inculpés.

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