« La relève oui, la jeunesse oui. Mais, nous voulons une jeunesse capable », Dr Pargui Emile Paré, Secrétaire à la formation politique et civique du MPP

lundi 12 septembre 2016 à 20h30min

« Le Chat noir du Nayala », comme on l’appelle affectueusement ! Dr Pargui Emile Paré est le premier responsable chargé à la formation politique et civique du Mouvement du Peuple pour le progrès (MPP, parti au pouvoir). Il est également le directeur général du Centre international de formation politique Kwamé N’Krumah qui se veut pour son parti, un incubateur politique. Présent à Toma (chef-lieu de la province du Nayala), ce dimanche 4 septembre 2016, pour prendre part à l’installation officielle du bourgmestre de cette commune urbaine, Dr Pargui Emile Paré, l’un des ‘’fervents opposants’’ au régime Compaoré, donne (sur notre demande) le sens de sa présence à ladite cérémonie, jette un regard sur l’avenir de la localité et dévoile quelques projets dont il est porteur pour la jeunesse militante de son parti , notamment celle de son « Nayala natal ».

« La relève oui, la jeunesse oui. Mais, nous voulons une jeunesse capable », Dr Pargui Emile Paré, Secrétaire à la formation politique et civique du MPP

Lefaso.net : Comment le ‘’ Chat noir du Nayala ’’ a-t-il vécu la cérémonie d’installation du maire de la commune urbaine de Toma, une cérémonie au cours de laquelle les maîtres-mots ont été l’« unité » et la « cohésion » ?

Dr Pargui Emile Paré : La cérémonie qui a consacré l’installation du maire de la commune urbaine en la personne de Malick Garané est particulière. Comme vous l’avez constaté, la cérémonie a mobilisé surtout la jeunesse, venue de toutes les contrées du Nayala, les femmes et également de grands cadres politiques, cadres techniques, de divers horizons pour accompagner cet acte solennel. Je dois aussi dire que, personnellement, depuis que je suis engagé dans la lutte politique (vous savez très bien que je suis à l’opposition depuis le début du processus démocratique et c’est la première fois que j’accède au pouvoir dans le cadre du MPP), c’est la première fois que j’assiste à l’installation officielle d’un maire dans la commune de Toma. C’est pour dire l’importance, pour moi, que nous devons accompagner le maire parce que d’abord, il incarne la jeunesse. Le maire est accompagné d’un député, qui est également un jeune, Noël (Goakun Rossan Noël Toé). Nous, anciens hommes politiques (si je peux m’exprimer ainsi), on a pris l’engagement de laisser la jeunesse prendre le-devant, l’avant-garde de la lutte politique dans notre pays et dans notre Nayala natal. C’est ce qui se vérifie avec ce jeune maire qui vient d’être installé. Je dois ensuite dire qu’aujourd’hui, pour la commune de Toma, la question du développement est un point majeur. Quand j’étais à l’opposition, j’ai toujours dit : tant que nous ne voyons pas des signaux forts, qui aillent dans le sens du développement du Nayala, et partant, dans le sens du développement du Burkina, moi, Emile Paré, je n’accompagnerai jamais le parti au pouvoir. Et je dois dire qu’avec le Président Roch Kaboré et le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, les engagements forts sont en train d’être réalisés. Déjà, on a lancé le bitumage de la route Tougan-Dédougou et il est dit qu’en septembre (dans ce mois), on va lancer le bitumage de la route Didyr-Toma-Tougan avec deux sociétés pour même accélérer les travaux de ce long axe parce que, le Nayala a toujours été délaissé par le régime passé, le régime de Blaise Compaoré. Et je crois qu’avec ce bitumage, beaucoup d’autres œuvres de développement vont se faire. Comme on le dit, ‘’la route du développement passe par le développement de la route’’. Le Nayala regorge aujourd’hui avec ce pouvoir, d’un certain nombre de cadres qui vont bousculer la hiérarchie politique pour donner un nouveau visage à la commune de Toma. Je n’aime pas trop le cérémonial, je suis toujours là où il y a des décisions fortes, des engagements forts, où il y a la volonté forte d’engager notre peuple vers le développement, particulièrement sa jeunesse. Voilà pourquoi je suis à cette cérémonie, qui a été haute en couleurs et où la jeunesse s’est engagée et nous sommes engagés à l’accompagner. C’est le sens que je donne à ma présence à cette cérémonie.

Lefaso.net : La coloration politique du Conseil municipal (36 conseillers pour le MPP et 12 pour le NTD) ne constituerait-elle pas quelque part une faiblesse au dynamisme ?

Dr Pargui Emile Paré : Non, ce ne sera pas une faiblesse. Le fond du problème est que le MPP est un parti qui vient de plusieurs horizons ; ce qui explique le petit ‘’tuukguilisme’’ (mainmise) du parti au Nayala. Vous savez bien que moi, j’étais chef d’un autre parti (Mouvement du peuple pour le socialisme/ Parti Fédéral, MPS/PF, ndlr) ! Nous avons eu près de quatre formations politiques, qui ont fusionné avec le MPP et qui avaient des représentations assez fortes au niveau du Nayala. Ce qui a fait que le MPP est apparu comme un parti très implanté. Mais, à côté de cela, le NTD (Nouveau Temps pour la Démocratie), qui est de leaders de l’ancien CDP, avait une assise. Et je crois que douze conseillers, s’ils mènent leur rôle d’opposants, c’est beaucoup. Je sais que quand j’étais député à l’Assemblée nationale de 97 à 2002, nous étions cinq opposants, sur 111 députés. Mais, nous avons fait du bruit ! Donc, il revient aux douze conseillers de jouer leur rôle. Le second point est que notre Conseil municipal a cette originalité que ce ne sera pas du béni-oui, du béni non ; il y aura même des débats nourris en son sein. Nous avons fait de sorte que ce soit formé d’intellectuels débatteurs (ce sont de grands instituteurs, de jeunes cadres…, comme le maire lui-même).

Vous avez senti même la différence à l’assemblée nationale ; vous avez vu qu’elle n’est plus une caisse de résonnance de l’exécutif ! Et beaucoup, qui ne comprennent pas ça, disent que le Président de l’Assemblée nationale accule le gouvernement que donc, il est contre X ou Y. Non, l’Assemblée nationale ne doit pas être une caisse de résonnance, elle doit contrôler l’exécutif. C’est la même chose au Conseil municipal de Toma. Je vous assure que le débat va être bien nourri. Donc, ce n’est pas une insuffisance en tant que telle ; douze conseillers c’est assez suffisant. Le Conseil municipal de Toma n’a jamais dépassé trois forces politiques, au maximum. Et je crois qu’on ne change pas avec ça, c’est une inversion simplement de nombre et le dynamisme va se faire. Vous avez vu le discours du maire, ça montre qu’il maîtrise déjà sa matière ; il a donné un programme original de développement, il a donné l’axe sur lequel il va conduire son mandat. C’est un jeune dynamique qu’il faut accompagner.

Lefaso.net : Parlant d’ « engagements forts »…, d’aucuns vous diront, sur le point précis de bitumage de la voie Didyr-Toma-Tougan, que c’est un projet qui a été initié et acquis par l’ancien régime !

Dr Pargui Emile Paré : Je vais vous donner une information plus ou moins secrète, en ce qui concerne le bitumage de la route Didyr-Toma-Tougan, etc. Vous savez que j’étais candidat à l’élection présidentielle de 2005. Lorsque je me suis signalé, le Président Compaoré m’avait rencontré un peu avant dans le cadre de l’OBU (Opposition burkinabè unie) et m’a dit : Emile, je veux un dernier mandat ; parce qu’il y a des chantiers de développement que je n’ai pas pu réaliser, notamment le bitumage de la route qui passe par Toma, Touagan … J’ai répondu que c’est trop tard. Ça ne nous empêchera pas de nous présenter contre toi parce qu’après 20 ans de vie politique, de direction de ce pays, tu n’as pas pensé au développement du Nayala. C’est trop tard de me dire ça pour me convaincre qu’il faut qu’on te laisse un dernier mandat. Je lui ai même dit que même s’il passe aux élections, il ne va pas goudronner ce tronçon et que c’est moi, Dr Emile Paré, qui viendra le bitumer. Je suis même venu à Toma et à Tougan pour dire aux populations que si elles votent Blaise Compaoré, elles perdent leur temps et que c’est moi, Emile, qu’il faut voter parce que c’est moi qui vais développer cette route. Je crois que mon rêve se réalise dans le cadre du MPP. Vous avez bien vu que ce n’est pas Blaise qui va donner les coups de pelles mais soit Roch Kaboré soit le Premier ministre Paul Kaba Thiéba ou bien, en tout cas, son gouvernement du MPP. Donc, ce n’est pas un projet acquis. Il y a des routes dans ce pays qui sont dites bitumées, les projets sont-là mais la réalisation… Le Président Compaoré a promis plein de choses dans le grand Sourou ; ces engagements dans le grand Sourou, les budgets de combien de millions… mais à la fin du mandat nous n’avons rien vu. Mais voilà qu’un nouveau pouvoir vient et prend ça comme une priorité des priorités ; quand le Président Roch est passé ici, il a dit que ce sera une de ses priorités. Même des camarades membres du bureau exécutif du parti (Larlé Naaba, Salifou Diallo, Simon Compaoré…), lorsqu’ils sont passés ici, ils ont tous dit qu’une des priorités de leur action de développement sera véritablement cette route, qu’on attend depuis longtemps, qui empêche le développement de la localité. Et je crois que ce sont des réalités pratiques qui sont en train d’être mises en œuvre. Donc, c’est pour dire aux gens que nous ne faisons pas de l’opposition pour l’opposition ; nous faisons une opposition de développement. Nous sommes très meurtris par cet enclavement que nous avons connu durant ces 27 ans de Blaise Compaoré. Donc, ce n’est pas un ancien projet comme certains pourraient le dire. Mais, il y a aussi pleins de projets que Blaise a annoncés qui n’ont jamais été réalisés. Il faut donc se dire que c‘est la volonté du Président Roch Kaboré et du Premier ministre Paul Kaba Thiéba, de l’ensemble de son gouvernement et du parti, le MPP, pour véritablement faire de cette localité, une localité qui a des potentialités. C’est le grenier du Burkina. Mais, le grenier du Burkina et on n’a pas de route pour y accéder, comment allons-nous nourrir ?

Je pense donc qu’il faut encourager le maire, qui va prendre en compte, cet axe fort. Lorsque la voie Didyr-Toma va être bitumée, à l’intérieur de la ville de Toma, certaines artères seront goudronnées. Je crois que des voix plus autorisées que la mienne vont vous dire combien de kilomètres vont se faire à l’intérieur de la ville. Ils vont également profiter désenclaver les axes départementaux, à l’intérieur de la province. Je pense qu’il faut nous prendre à la parole, vous pourriez m’interroger d’ici dans deux ans et je vous dirai le bilan. Nous, nous comptabilisons toutes les actions qui sont faites et chaque année, nous faisons l’évaluation de la mise en œuvre du programme du Président Roch Kaboré, chacun dans son domaine. Et vous savez que je suis très regardant quand il s’agit de faire respecter la parole donnée. Voilà ce que je peux dire à l’occasion de cette cérémonie d’installation du maire de Toma.

Lefaso.net : Vous êtes doté d’une expérience politique solide, et occupez en ce moment-même une place stratégique au sein de votre parti notamment, en ce qui concerne le capital humain. Individuellement pris, quelle sera votre posture dans le nouvel élan que vous entendez désormais imprimer à la commune de Toma, voire à la province du Nayala ?

Dr Pargui Emile Paré : En tant que membre du bureau exécutif du MPP, j’ai l’occasion de discuter amplement avec les plus hautes autorités du parti. Sur le volet formation politique, je gère l’ensemble des structures du parti. Et c’est pour cela d’ailleurs, je suis très regardant sur la jeunesse. Si vous avez remarqué, ces derniers temps, je suis parti à Bobo-Dioulasso pour former les jeunes et les femmes. J’ai été à l’Université d’hivernage (Université d’hivernage des élèves et étudiants du MPP tenue à Bobo en mi-août dernier, ndlr) pour former la jeunesse scolaire et estudiantine. Et dans deux semaines, nous serons à Koudougou pour former la jeunesse de cette zone. Ainsi de suite. J’ai aussi un programme pour mon Nayala natal, pour que la jeunesse du Nayala soit à l’avant-garde de ce processus. Il ne faut pas que les gens du Nayala soient des illettrés politiques pendant que je suis en train d’éveiller à la chose politique, la jeunesse des autres régions. Donc, nous avons un vaste programme en ce qui me concerne. Nous avons également un programme d’éducation civique, qui va permettre à la jeunesse de quitter le désœuvrement, l’alcoolisme, le tabagisme pour vraiment s’engager dans des chantiers de développement. Donc, je suis chargé d’encadrer la jeunesse dans tous ces chantiers de développement qui vont être donnés ici dans le Nayala, pour que dans cinq ans, nous soyons peut-être des conseillers politiques pour elle, un guide sur les pas du développement. On a donc un programme important et la jeunesse même du Nayala nous sollicite tous les jours pour qu’on vienne faire la formation. Mais, convenez que nous sommes dans une période hivernale, on ne peut pas trop gêner la jeunesse qui est au champ. Mais dès que nous allons sortir de cette période, vous allez entendre parler de la formation de la jeunesse du Nayala.

Lefaso.net : L’unité et la cohésion des filles et fils ont été prônées par tous les intervenants. C’est dire que la localité a beaucoup souffert d’une déchirure …. ?

Dr Pargui Emile Paré : Oui, c’est vrai. Vous savez, déjà, le fait que des cadres politiques ‘’anciens’’ comme nous, se sont retirés des candidatures du combat électoral est déjà un signal fort que le ministre Bonanet (Maurice Dieudonné Bonanet), certains camarades du MPP et moi, avons voulu donner pour l’unité de la localité. Je dois l’avouer, notre génération et celle qui nous a précédés, a beaucoup eu des contradictions secondaires au point d’empêcher le développement de la région. Vous vous souvenez de l’ADRTOM, cette association de développement, la première ONG de développement au Burkina. Elle est morte des contractions internes des fils du Nayala. L’ADRTOM a été remplacée par l’ADEPENA qui est aussi morte du fait des contradictions internes des fils et filles. Et pendant que dans certaines localités, il y a des associations de développement qui ont été installées et font la fierté. Mais au Nayala, ça n’existe pas. Est-ce que vous avez entendu parler de l’association pour le développement du Nayala se réunir quelque part ? D’une manière générale, ceci est lié aux contradictions que les cadres politiques de notre temps ou du temps qui nous a précédés. Alors que les jeunes qui viennent de prendre les commandes du Nayala sont très solidaires. Nous pensons qu’ils peuvent engager la solidarité. C’est pour cela le maire a dit qu’il place son mandat sous le signe de l’unité. Ce sont des jeunes qui sont unis et il nous a cités déjà un certain nombre de cadres, qui ne sont même pas tous de Toma ville mais qui ont déjà une volonté engagée pour le développement. Je pense que cette fois-ci, l’unité va être la pièce-maîtresse de développement et je crois que ça va se réaliser avec cette jeunesse qui a pris la relève. Nous autres, nous ne ferons que les accompagner au lieu de chercher à les diviser.

Lefaso.net : A condition qu’on n’essaie pas non plus de tirer sur les ficelles !

Dr Pargui Emile Paré : Il faut éviter de diviser cette jeunesse qui est unie, de tirer sur les ficelles. Donc, nous allons travailler, comme le maire l’a dit, à l’unité. On n’entend pas tirer sur les ficelles, nous n’avons aucun intérêt à tirer sur les ficelles. J’ai toujours dit à quelqu’un, que je n’ai pas d’ambition actuellement pour répartir à la conquête d’un quelconque mandat local ou de députation dans l’immédiat ; si je dois conquérir des mandats, je pense que c’est ailleurs. Et je crois que Bonanet aussi s’est soustrait dans ce cadre et plein d’autres cadres qui se sont soustraits volontairement de la lutte électorale pour laisser la place à la jeunesse. Je pense que nous sommes conscients de cela.

Lefaso.net : Un message qui certainement peut être adressé à beaucoup d’autres localités du pays qui ploient sous des déchirures…. !

Dr Pargui Emile Paré : Ah oui ! Déjà, nous avons l’habitude de taquiner les Mossés dans le cadre du MPP, que le Nayala donne toujours un exemple d’unité au niveau de la direction politique. Vous savez par exemple, au bureau exécutif du MPP, il y a le camarade Bonnet, moi Paré Emile, Jean Yado Toé, etc., nous décidons toujours de façon unitaire lorsqu’il s’agit des actions concernant la localité. Lorsqu’on a choisi les candidats aux élections législatives, vous avez constaté qu’au Nayala, il n’y a eu aucun problème ! Ça a été le consensus. Même au niveau des communales, on a toujours recherché le consensus. On n’a jamais entendu que celui-là est le candidat de Bonanet et tel autre, le candidat de Emile Paré, etc. Les camarades se sont donc entendus, il n’y a pas eu consensus et nous sommes allés au vote, que nous avons entériné sans crise. C’est pour dire que beaucoup de provinces nous admirent pour cela. Je vous assure que dans certaines provinces, que je ne vais pas citer, les dirigeants sont du même parti mais à peine s’ils se disent bonjour. Nous constituons un exemple au niveau du bureau politique du MPP aujourd’hui, de par la cohésion. Il n’y a pas plus de trois ou quatre provinces qui peuvent s’enorgueillir de cette unité. Vous savez que la commune urbaine de Toma a toujours été gérée par un autre parti que celui au pouvoir ! C’est la première fois que nous récupérons la commune de Toma, et avec une telle force (36 conseillers sur 48). Il a fallu donc cette unité. Et si on regarde bien, enlevant la politique politicienne, le MPP a récupéré les six communes au niveau de la province du Nayala ; nous sommes majoritaires dans les six communes (on ne rentre pas dans la politique politicienne). Ce qui dérange un peu, c’est le cas de Kougny où il y a un peu de difficultés mais nous disons que c’est l’unité à notre sein, au niveau du sommet du parti, qui a rejaillit à la base pour qu’on puisse remporter cette majorité que vous voyez et c’est un exemple en tout cas pour les autres provinces. Souvent nous taquinons nos camarades, nous les invitons à prendre notre exemple (d’ailleurs nous sommes les grands facilitateurs dans les autres provinces en ce qui concerne les contradictions). Notre exemple peut quand même servir et aider le parti. Quand nous arrivons dans cette facilitation, avec objectivité, les parties prenantes arrivent à comprendre. Je pense que ça va faire tache d’huile et Dieu merci, comme au Nayala ça avance, on souhaite que la jeunesse du Nayala puisse suivre notre exemple. De sorte que dans cinq ans, on ne soit pas là encore à rechercher une quelconque relève. Mais, nous insistons sur une chose : la relève oui, la jeunesse oui. Mais, nous voulons une jeunesse capable. Une capacité politique, une capacité organisationnelle et une capacité, vraiment, d’action. Ça, nous sommes en train de travailler à ce qu’il émerge au sein de notre jeunesse, des jeunes qui puissent avoir vraiment ces qualités-là. Et nous pourrons en dégager beaucoup sous peu.

Lefaso.net : Cela dépend de la volonté des aînés que vous êtes !

Dr Pargui Emile Paré : ça dépend de l’encadrement des aînés, de notre encadrement parce que la génération qui nous suit a manqué de formation politique, lorsqu’elle était sur les bancs. Je pense que nous tirons notre capacité politique du militantisme sur les bancs. Il fut un temps où cette période a été reléguée à l’arrière-plan. Nous souhaitons, en tout cas, faire rebondir cette formation et comme les jeunes sont disponibles (ils ont la capacité intellectuelle, technique), s’ils ont donc la capacité d’écoute et une volonté de formation, on va dégager cette jeunesse-là au niveau du Nayala. Nous voulons que le Nayala soit l’avant-garde des régions. N’en déplaise à qui que ce soit, nous sommes à l’avant-garde de beaucoup de choses, tant au plan intellectuel, politique que dans divers autres domaines. Mais, l’occasion nous sera donnée de nous appesantir sur les potentialités du Nayala dans le cadre du développement du Burkina.

Lefaso.net : …. Pour conclure ?

Dr Pargui Emile Paré : Notre souhait est que le Nayala montre un exemple dans le cadre de la décentralisation, dans le cadre de la communalisation intégrale, vraiment, du développement local. On veut que ce maire (Malick Garané) soit vraiment un exemple de développement d’une commune urbaine. Nous souhaitons que cet engagement qu’il vient de prendre fasse tache d’huile au niveau des autres communes du Nayala, du Sourou, de la Boucle du Mouhoun (région d’où relèvent les provinces du Nayala et du Sourou, ndlr) et, partant, des autres communes du Burkina . Je pense que ce sera une bonne chose.

Entretien réalisé par Oumar L. OUEDRAOGO
(oumarpro226@gmail.com)
Lefaso.net

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