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Activités minières en Afrique de l’Ouest : L’industrialisation de l’Afrique en réflexion à Ouagadougou

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Mines, mineurs, miniers, énergie • LEFASO.NET | Par Herman Frédéric Bassolé • jeudi 26 septembre 2019 à 16h00min
Activités minières en Afrique de l’Ouest : L’industrialisation de l’Afrique en réflexion à Ouagadougou

C’est parti pour la quatrième Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest, qui se tient du 26 au 28 septembre 2019 à Ouagadougou sous le thème « Exploitation des ressources minérales et opportunités d’industrialisation de l’Afrique ». La cérémonie d’ouverture a été patronnée, ce jeudi par le Premier ministre, Christophe Dabiré, représentant le chef de l’Etat.

Pour la quatrième année consécutive depuis 2016, décideurs politiques, sociétés minières, experts, fournisseurs de services miniers, institutions financières, chercheurs et organisations de la société civile se sont donné rendez-vous à Ouagadougou à l’occasion de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest. Et pendant 72 heures, les participants venus de 16 pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord, parleront des opportunités d’industrialisation de l’Afrique qu’offre l’exploitation des ressources minérales.

Pour le ministre des Mines et carrières du Burkina, Oumarou Idani, le thème de cette quatrième SAMAO donne l’occasion aux participants de formuler des propositions en vue de la mise en œuvre de projets structurants et intégrés pour accélérer l’industrialisation du continent, afin que l’exploitation minière soit profitable aux économies africaines.

Une vue des participants venus d’une quinzaine de pays d’Afrique et d’Europe

Pour un partenariat gagnant

Dans son discours introductif, le président de la Chambre des mines du Burkina, Tidiane Barry, représentant le secteur privé extractif, a dessiné les contours du schéma d’un partenariat gagnant-gagnant entre l’Etat et les sociétés minières. « Ce schéma doit reposer sur une vision forte autour de laquelle s’articule une synergie d’actions entre, d’une part, l’Etat qui crée les conditions favorables pour une sécurité physique et juridique, une fiscalité compétitive et la réalisation d’infrastructures et, d’autre part, les industries extractives qui créent de la richesse et de la valeur ajoutée ».

Tidiane Barry, président de la Chambre des mines du Burkina

L’occasion faisant le larron, Tidiane Barry a invité les autorités burkinabè à avoir une attention particulière pour les sociétés de carrières, exploitées pour la plupart par des nationaux et qui rencontrent des difficultés de financement et de commercialisation de leurs productions. Des embûches qui placent ces acteurs dans une position d’incapacité à s’acquitter de leurs obligations fiscales.

Le Canada, premier investisseur minier au Burkina Faso

Pays invité d’honneur, le Canada est représenté par une forte délégation conduite par sa directrice des Affaires mondiales pour l’Afrique, Paula Caldwell ST-ONGE. Selon le ministre Oumarou Idani, le choix de ce pays d’Amérique du Nord n’est pas fortuit. 5e producteur d’or au monde avec 200 mines industrielles et 7000 sablières et carrières, le Canada est le premier investisseur minier au Burkina Faso avec sept mines industrielles en exploitation sur les 13 et 2 mines en construction sur les 3. Et selon le ministre Idani, les actifs du Canada sur le secteur minier burkinabè se chiffrent à près de 2000 milliards de francs CFA.

Paula Caldwell ST-ONGE, directrice des Affaires mondiales pour l’Afrique,

Après avoir rappelé l’importance du secteur minier dans le développent de son pays, Paula Caldwell ST-ONGE a indiqué que le Canada a ratifié plusieurs accords de promotion et de protection des investissements avec plusieurs pays membres de la Francophonie dont le Burkina Faso. A l’en croire, ces accords en vigueur favorisent l’investissement dans les pays partenaires.

Quant à la gestion durable des ressources naturelles, le Canada dit y accorder une attention particulière. En témoigne la réalisation, en mars 2018, de la centrale solaire d’IAMGOLD Essakane de 15Mw. Pour terminer, la directrice des Affaires mondiales pour l’Afrique a rappelé l’importance pour les sociétés minières de faire preuve de comportement exemplaire dans la transparence et le développement des communautés.

Plusieurs membres du gouvernement étaient aussi de la partie

De la réflexion et des opportunités d’affaires au programme

Plusieurs activités sont prévues au programme de cette 4e édition de la SAMAO. Du panel sur le thème de l’édition, les participants plancheront entre autres sur la fiscalité minière des pays africains, les stratégies pour la professionnalisation du secteur artisanal pour une plus grande contribution à l’économie.

Des rencontres B to B seront également organisées en vue d’offrir des opportunités d’affaires aux entreprises minières, aux fournisseurs de biens et services, institutions financières, etc. Il est enfin prévu plusieurs ateliers techniques qui porteront essentiellement sur le rôle des femmes dans le secteur minier ouest -africain ; la contribution des professionnels des sciences de la terre pour l’employabilité dans le secteur malgré le contexte sécuritaire et enfin les principes volontaires sur la sécurité et les droits de l’homme.

Coupure du ruban pour l’exposition de la SAMAO

En marge, le Premier ministre Christophe Dabiré a procédé à la coupure de ruban marquant l’ouverture de l’exposition des stands des sociétés minières et autres entreprises de fournitures et services miniers. Il a visité quelques stands notamment ceux des principaux sponsors que sont IAM GOLD EASSAKANE, Endeavour Mining, SEMAFO, Nord Gold.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 27 septembre à 07:46, par Hussein En réponse à : Activités minières en Afrique de l’Ouest : L’industrialisation de l’Afrique en réflexion à Ouagadougou

    On crée une concurrence déloyale (des chaînes d’entreprises pour écraser les prix et maximiser les gains) entre les pays africains, qui pour des taux dérisoires pour leurs économies sont obligés de vendre à perte leurs ressources naturelles et de s’embourber d’avantage dans la dette, sans compter tout l’impact environmental néfaste pour les populations locales, quel cynisme. Je ne crois pas que l’Afrique a le droit de se développer industriellement, pas en tout cas en exportant tout pour importer avec perte les produits et devises extérieurs. Les africains ont le malheur de se retrouver sur des terres dont les richesses du sous-sol appartiennent aux autres !

    Répondre à ce message

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