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Procès du putsch du CND : Le Caporal Soumaila Guessongo demande à ne plus être condamné « sur ordre »

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Par Marcus Kouaman • lundi 1er juillet 2019 à 23h30min
Procès du putsch du CND : Le Caporal Soumaila Guessongo demande à ne plus être condamné « sur ordre »

Ce lundi 1er juillet 2019, les avocats de la défense ont continué les plaidoiries devant le Tribunal militaire. A cet effet, les accusés concernés, après le récit de leurs avocats, sont passés à tour de rôle pour s’exprimer en dernier ressort.

Après les plaidoiries de leurs avocats, les accusés Abdoul Karim Baguagnan dit Lota, Salifou Sawadogo (les deux sont militants de l’ex-parti majoritaire CDP), Fatoumata Diawara (compagne du fils du Général Diendéré au moment des faits), Souleymane Koné, le Caporal Amidou Drabo, le Caporal Issaca Ouédraogo, le Capitaine Gaston Kaboré, le Caporal Soumaila Guessongo et le Sergent Mahamadi Zallé (tous de l’ex-RSP), ont pris la parole pour dire leur dernier mot.

A ce jeu , des accusés ne se sont pas privés de se lâcher. Certains dans un lyrisme digne d’une partie de slam. D’autres avec des paroles agencées par des extraits de versets bibliques, comme pour signifier au tribunal que ces temps de détentions ainsi que les 16 mois que dure ce procès ont été des cas d’école pour eux.

Cliquer ici pour lire aussi Procès du putsch du CND : Fatoumata Diawara demande la clémence du tribunal militaire

Défendu par Me Martine Tologo, le Caporal Soumaila Guessongo lors qu’il a été appelé à la barre pour s’exprimer, a indiqué qu’il n’avait pas grand-chose à dire. Si ce n’est de petits trucs à ajouter à ce que son avocate a déjà laissé entendre. En fait de « petits trucs » à dire, l’accusé a pris quelques minutes pour revenir sur un certain nombre de choses (il a déjà été condamné à 10 ans de prison ferme dans l’affaire Madi Ouédraogo). Des faits, il ressort que le Caporal faisait partie du cargo qui a fait un tour chez le défunt Salif Diallo le 17 septembre 2015. Ce même soir, le sieur Yacouba Manly qui gardait ladite maison a été bastonné puis conduit à l’infirmerie de la présidence du Faso. Dans la description de la victime, c’est un militaire de l’ex-RSP, court de taille qui a posé l’acte.

L’accusé Guessongo dit ne rien se reprocher à cet effet car n’ayant donné aucun coup à personne, surtout pas à cet endroit-là. Il n’a fait que retirer l’arme de la victime et rien de plus. Il dit ne pas comprendre que des faits dont on ne dispose pas de preuves (on se base sur sa taille) le parquet militaire requiert contre lui 7 ans de prison ferme.

Lire aussi Procès du putsch du CND : Les avocats de l’ancien député Salifou Sawadogo demandent l’acquittement

Il trouve qu’il y a du deux poids deux mesures dans cette affaire. Puisqu’il n’a ni donné d’ordre, ni effectué une mission au Togo ou à la frontière Burkina-Côte d’Ivoire pour ramener du matériel de maintien d’ordre, encore moins assuré des patrouilles en ville pendant ces évènements. Alors que le ministère public n’a requis que 15 mois de prison avec sursis contre ceux qui ont posé ces actes-là (Commandant Aziz Korogo, Lieutenant Boureima Zagré) ou même la relaxe pour infraction non constituée (Capitaine Gaston Ouédraogo).

Il a espoir que le président du tribunal fera preuve de discernement cette fois en le relaxant purement et simplement. Car au procès Madi Ouédraogo, sa condamnation à 10 ans de prison ferme est survenue suite à un incident avec le greffier. Et le président du tribunal avait reçu l’ordre en son temps, selon le Caporal Guessongo, de le condamner alors qu’il était innocent.

Cliquez ici pour lire aussi Procès du putsch du CND : Bagguian Abdoul Karim et la théorie de la foule
Marcus Kouaman
(kmagju@gmail.com
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 2 juillet à 08:34, par Têedbeogo En réponse à : Procès du putsch du CND : Le Caporal Soumaila Guessongo demande à ne plus être condamné « sur ordre »

    Avoir traversé je ne puis nier
    Qui porte trace de mon pied
    Le champ du roi.
    J’accuse mon poids.

    Ainsi parla l’éléphant
    Devant le juge se défendant.
    Vint du singe le tour
    Dans le compte à rebours.

    De branche en branche sauter
    Fussent-elles du bananier
    Cela est bien de moi comme on le sait
    Que tombent quelques fruits n’est pas fait exprès.

    Et vous mon cher phacochère
    Avez-vous déterré les pommes de terre ?
    Fort malencontreusement votre Honneur
    Mais à accuser de mes dents la longueur.

    Répondre à ce message

  • Le 2 juillet à 11:11, par SOME En réponse à : Procès du putsch du CND : Le Caporal Soumaila Guessongo demande à ne plus être condamné « sur ordre »

    "Il trouve qu’il y a du deux poids deux mesures dans cette affaire. Puisqu’il n’a ni donné d’ordre, ni effectué une mission au Togo ou à la frontière Burkina-Côte d’Ivoire pour ramener du matériel de maintien d’ordre, encore moins assuré des patrouilles en ville pendant ces évènements. Alors que le ministère public n’a requis que 15 mois de prison avec sursis contre ceux qui ont posé ces actes-là (Commandant Aziz Korogo, Lieutenant Boureima Zagré) ou même la relaxe pour infraction non constituée (Capitaine Gaston Ouédraogo)."

    Comme le caporal a raison !!! c’est une curieuse verite qu’il dit là avec son niveau. Le Caporal Soumaila Guessongo a compris maintenant comment il a été utilisé. dans le fonds il a compris que les petits vont payer et les gros vont echapper. Mais c’est trop tard pour lui il n’avait qu’a cracher la verité au debut. Apres avoir cru qu’il etait puissant pour narguer les juges, sa condamnation lui a ouvert les yeux : 10 ans pour outrage a magistrat mais relaxe et sursis pour des gens qui ont potentiellement destabilisé tout un pays et avec a la clé des morts. Comme quoi il faut avoir un minimum de conscience politique pour ne suivre tout betement
    SOME

    Répondre à ce message

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