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Situation nationale : « Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne » (Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

Publié le dimanche 28 avril 2024 à 22h23min

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Situation nationale : « Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne » (Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

Bonne nouvelle pour les entreprises et les prestataires de l’Etat, dira-t-on, avec cette annonce que le gouvernement va entamer, dès la semaine prochaine, l’épurement progressif des dettes intérieures, aux fins de permettre à l’économie de reprendre du souffle. C’est d’ailleurs dans la capitale économique, Bobo-Dioulasso, d’où il séjourne depuis le début de la semaine, que le président de la Transition Ibrahim Traoré a fait cette promesse, au cours de l’interview qu’il a accordée à la télévision nationale, vendredi, 26 avril 2024.

Il faut le rappeler, de nombreuses entreprises, y compris les médias, et autres prestataires de service de l’Etat, attendent d’être soulagées par le règlement de leurs factures par l’Etat. Cela est d’autant capital que les effets de la crise sécuritaire se ressentent à tous les niveaux et pour certains entreprises et prestataires, la situation financière est quasi-intenable. Cette annonce du président sur la stratégie de relance de l’économie nationale devra donc, sans doute, réjouir plus d’un dans les rangs. “Il y a beaucoup de choses en vue, qu’on ne va peut-être pas dire tout de suite. Mais déjà, il s’agissait de maîtriser les dépenses publiques. Ça, c’est en cours, c’est ce qui nous permet de faire des acquisitions. Deuxièmement, c’est vrai qu’on a coincé un peu au niveau de la dette intérieure, pour pouvoir équiper l’armée. On a atteint une phase où on a ordonné..., je pense qu’à partir de la semaine prochaine, tout ce qui est petites dettes (on a mis un certain montant), ils vont tout payer. Et au fur et à mesure, en allant vers les grandes dettes, pour que l’économie nationale puisse aussi tourner ; parce que si la dette intérieure n’est pas payée, ça ne pourra pas tourner. Mais il fallait faire ce break-là, s’équiper, s’organiser, et Dieu merci, le peuple a été résilient, je pense qu’il est temps de permettre de souffler un peu, pour que l’économie puisse tourner”, justifie le chef de l’Etat.

Cette décision, indique-t-il, fait suite à un état des lieux. “J’ai demandé à voir la liste de toutes les entreprises qui ont des dettes, j’ai même vu des entreprises qui ont des factures de moins de cinq millions, qui traînaient au Trésor et tout, qui ne sont pas payées. Donc, nous avons ordonné, nous avons fait un planning, ces entreprises, jusqu’à une certaine facture (un certain montant, ndlr), ça sera payé normalement la semaine prochaine. Et après, il y aura une deuxième session, pour éponger petit-à-petit”, a promis le capitaine Ibrahim Traoré.

Mieux, pour le président, “il faut qu’on s’industrialise, c’est impératif ; parce que l’économie, ce n’est pas forcément compliqué. Lorsque vous êtes trop dépendants de l’extérieur, même si vous produisez des richesses, vous êtes obligés d’aller payer. Donc, c’est une fuite de devises ; vous produisez des matières brutes, vous envoyez à l’extérieur, eux ils transforment, cela veut dire que vous envoyez l’emploi à l’extérieur et ici vous ne créez pas l’emploi, comment on va s’en sortir ? Voilà pourquoi également, nous avons un processus d’industrialisation pour pouvoir employer les jeunes, mais aussi pour éviter que nos devises ressortent. D’autres secteurs importants, ce sont nos richesses naturelles, on a pu évaluer plus ou moins, ce n’est pas que l’or ; ici, nous avons beaucoup de choses très intéressantes. Quand vous prenez rien que le domaine du ciment, ici au Burkina, nous avons le clinker, mais en plus de cela, nous avons découvert que nous avons un type d’argile , très bien, qui peut remplacer le clinker. Donc, nous sommes en train de réfléchir à toutes ces technologies, comment mettre des usines pour transformer tout cela sur place, ça va éviter que nos devises se retrouvent à l’extérieur. Il y a d’autres volets que nous ne pouvons pas développer ici dans ce secteur-là, mais en tout cas, on a de bonnes perspectives”.

De la question des sociétés d’Etat

Le président est également revenu sur sa volonté de construire une économie structurée, forte, dont le processus a démarré avec l’enclenchement du processus d’industrialisation. “Les pierres sont posées, c’est déjà un acquis, c’est la construction qui va démarrer. Mais, il y a des usines qu’on était en train de construire depuis l’année passée, d’autres qu’on a inaugurées avec certains partenaires privés. Il y a aussi des usines qui seront construites à 100% par l’Etat. On a aussi des stratégies de financements. D’abord, la Caisse de dépôts et de consignations devenue Caisse de dépôts et d’investissements ; l’objectif, c’est de financer l’industrialisation. Il y a aussi le Fonds burkinabè de développement économique et social, que nous sommes en train de redynamiser, pour pouvoir financer l’industrialisation. Et tout cela, nous allons nous appuyer sur les acquis de nos sociétés d’Etat, parce que le système qui se passait n’est pas forcément bon. Il faut le dire clairement”, a posé le président Ibrahim Traoré, qui relève que les sociétés d’Etat réalisent des bénéfices, mais qu’elles posent en des DAT (dépôt à terme) dans les banques.

“C’est bien, si l’économie se portait très bien ; on peut garder en DAT, ça produit des intérêts et prendre pour payer ce que les gens souhaitent, se donner les quatorzièmes, quinzièmes mois. Mais nous ne sommes pas à ce stade. Actuellement, et je profite l’annoncer, nous sommes en train de relire beaucoup de textes dans les sociétés d’Etat, pour revoir d’abord les traitements (ça, c’est une chose ; c’est déséquilibré par rapport à la masse populaire) et les DAT. Nous allons les toucher et cela ne va pas plaire aussi aux institutions bancaires, mais il faut qu’elles comprennent que nous devons faire tourner l’économie ; ce qui va leur permettre, elles-mêmes, de se développer. Lorsque l’argent est déposé et ne travaille pas, ça ne sert pas. Donc, ce sont les sociétés d’État qui vont financer beaucoup d’entreprises, d’industries qui vont nous épargner de partir chaque fois à l’extérieur pour chercher ce que nous voulons”, a décliné le président, informant que le regard, c’est aussi sur les richesses naturelles, pour lesquelles un nouveau Code devra passer devant l’Assemblée législative de Transition.

Faut-il donc s’attendre à une baisse de salaire au niveau des sociétés d’Etat ? “Il n’y aura pas une baisse de salaire, mais une correction. Pour certains, ce sera peut-être une baisse, pour d’autres, une augmentation”, a réagi le chef de l’Etat, Ibrahim Traoré, se réservant les détails sur cette question, mais en notant une disparité dans ces sociétés.

“Chaque société fonctionne à sa façon. Que ce soit la grille salariale que ce soient les Conseils d’administration, chacun décide de comment se rémunérer. Ce n’est pas bon, il faut équilibrer tout et avoir un principe. C’est ce que nous sommes en train de faire. (...). On ne peut pas être-là à avoir des millions comme salaire par mois, pendant que d’autres boivent l’eau dans un marigot”, a-t-il brandi avant d’estimer que les sociétés d’Etat doivent profiter à tous et faire en sorte que ceux qui sont dans les zones rurales puissent satisfaire aux besoins primaires.

O.L.
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 27 avril à 09:46, par allons seulement En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Si en matière d’équipements, nous sommes qu’à 15%, il reste encore 85% à acheter. Il y a une contradiction flagrante avec l’apurement progressif des dettes intérieures bientôt sauf s’il a trouvé un allié financeur pour les équipements. Peut-être l’Iran avec le 1er ministre ? En résumé, le discours du président reste au stade d’annonces très imprécises d’ailleurs dans tous les domaines. On connait le budget de l’état 2024 et on ne peut pas faire plus que l’argent disponible à moins de continuer à s’endetter ou de braquer les banques ou presser comme des citrons les citoyens !

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  • Le 27 avril à 11:51, par kenfo En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    @allons seulement ; Oui. C’est un premier pas, qui est important pour nous. Au moins, nous avons un président qui parle, qui nous parle ; et nous l’écoutons. Nous reconnaissons tous la complexité de la situation et les difficultés, mais nous sommes aussi confiants, en nous et aux autres,...pas tout le monde quand même.

    Kenfo

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  • Le 27 avril à 12:22, par De Balzac En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Merci beaucoup Monsieur le Président. On avance, tant pis pour ceux qui ne sont pas contents. On entend les aigris dire par ci, par là que c’est du populisme, mais on s’en fout. Il faut secouer les sociétés d’Etat. Si ce que l’on lit dans la presse est vrai, des gens qui touchent un demi milliard d’indemnités de départ à la retraite dans des sociétés d’Etat, subventionnées, par l’Etat, cela est extrêmement grave.

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  • Le 27 avril à 12:51, par kwiliga En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Je viens juste de voir la séquence sur la RTB.
    En terme d’ambition, il faut bien avouer que ça fait rêver.
    Toute la question reste de savoir si l’on a aura vraiment les moyens... et là-dessus, IB n’apporte aucun élément.
    Ce n’est tout de même pas en réduisant (ou en harmonisant) les salaires dans les sociétés d’état, que nous pourrons démultiplier les investissements. Sur quelles autres ressources allons nous alors nous appuyer ?... L’APEC... hum, c’est pas sûr. Apparemment nos gros nantis préfèrent investir en Côte.
    Avec notre notation passée à CCC, difficile de compter sur des investisseurs étrangers....
    Pour conclure, j’ai vraiment été interpellé par les affirmations selon lesquelles nos voisins du sud auraient conseillé à IB, de laisser un couloir aux terroristes... pour qu’ils puissent venir les attaquer...?
    Pour le moins paradoxal, non ?
    Quelqu’un peut-il expliquer la logique ?
    Bref, trop d’attaques gratuites, contre trop de nations différentes, pour envisager de reconstruire une diplomatie cohérente.

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    • Le 27 avril à 15:25, par Raso En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

      Ces pays du sud voulaient qu’on laisse un couloir aux terroristes pour que ceux-ci puissent continuer à s’adonner à leur trafics (drogue entre autres) de la côte vers la méditerranée en passant par le sahel/sahara. Si vous ne l’avez pas encore compris ceci est la motivation principale de toute cette affaire de terrorisme.

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    • Le 27 avril à 15:47, par MAJOR En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

      Monsieur, je suis sidéré par votre analyse biaisé,
      A force "d’anti-IB-ISME" primaire, vous otez toute crédibilité à vos observations les plus sensées.
      Pour une fois lisons les lignes et à travers les lignes.
      Il me semble que dans l’article il n’est fait nul part mention d’investisseurs étrangers, et vous supposez le contraire.
      En tant qu’observateur estérieur, je peux vous affirmer que les objectifs d’industrialisation endogène sont bons et devrait être encourager. Ce baser sur les acquis des sociètés d’Etats par contre est une mauvaise chose, si par acquis IB entend par là les expériences et méthodes de ces sociétés.
      Avoir des sociétés type CHAEBOL avec un contrôl d’état, serait nettement plus réaliste et en adéquation avec l’espoir d’une industrialistion du Burkina compte

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      • Le 29 avril à 09:05, par kwiliga En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

        Bonjour MAJOR,
        Avant de tenter de "lire les lignes et à travers les lignes", vous feriez bien de lire tout simplement ce qui est écrit et surtout, de commettre quelque effort pour le comprendre.
        - " l’article il n’est fait nul part mention d’investisseurs étrangers, et vous supposez le contraire." Si vous aviez lu correctement mon commentaire, vous auriez compris qu’il ne s’appuie pas sur le seul article, mais sur l’intégralité de l’interview, comme précisé en introduction de mon post.
        - Si j’en viens à évoquer des "investisseurs étrangers", ou plutôt, leur absence, c’est parce que je m’inquiète du fait que les 85% d’équipements militaires qui nous manquent, me semblent incompatibles avec nos mille ambitions de développement endogène. Désolé d’être pragmatique, mais notre peuple, déjà en grande souffrance, ne pourra supporter économiquement tous ces ambitieux projets, d’autant qu’il semble que les riches burkinabè, restent défiants à leur égard.
        Bref, nous sommes visiblement en désaccord quant à la situation économique actuelle de notre pays, comme à son avenir à court terme... et, en toute sincérité, je souhaite de tout cœur que vous ayez raison.

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  • Le 27 avril à 14:22, par le Nomade En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    QUE DIEU le tout puissant vienne en aide au Burkina.

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  • Le 27 avril à 15:04, par Sacksida En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Ecoutez il faudrait s’organiser mieux et d’en finir avec le Terrorisme et le Grand Banditisme Desastreux et ensuite revenir dans un processus Democratique et Populaire dans l’Interet General du Peuple Burkinabe. Comment l’Economie Nationale peut Elle tourner dans une posture de "Guerre Intensive" et ou des Capitaux Nationaux fuient vers d’autres localites Africaines ? Nous Reiterons que le Burkina Faso doit revenir a un Regime Democratique Civils et pour repondre la cooperation intrenationale avec des Pays du Monde en tant que Pays Non Aligne. Implementer un regime Dictatorial et soumis a l’Imperialisme Russe ne nous amenra nullement dans un Developpement Endogene Productive. Donc c’est notre Conviction Politique et Citoyenne. Salut

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    • Le 28 avril à 12:46, par Apoury bavibra Raymond En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

      Monsieur , je pense que vous oubliez très vite. Qu’est-ce que la soit disante démocratie nous a apporté ? Rien si ce n’est l’esclavage, la paresse, les détournements de fonds à outrance. Quand une chose faite pendant longtemps ne marche pas, nul besoin d’être un intellectuel pour savoir qu’il faut dans un premier temps changer de fusil d’épaule.
      Et après on verra. Pour le moment, ce n’est pas très très bon mais c’est nettement mieux que pendant les périodes "démocratiques". Actuellement, on se sent plus humain parce-que considérés et respectés même par nos détracteurs.

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  • Le 27 avril à 17:19, par Alpha2025 En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Quand on écoute le président de la transition, les choses semblent faciles. "Des la semaine prochaine, nous allons commencer à payer" ou encore "il faut qu’on s’industrialise"... à se demander comment cela se fait que ce ne soit pas encore fait ! Les pays européens, le Japon, la Chine, la Corée.. ont mis combien de temps à amorcer leur industrialisation, et nous ça va se faire d’un claquement de doigts ? Concernant la dette intérieure, il donne le sentiment que sous peu, tout sera payé. Pourront nous éliminer du coup des années d’arriérés ? Si on avait annoncé un plan à moyen terme pour éponger cette dette, ce serait plus réaliste d’autant plus que dans le contexte d’une économie échange, il faut des recettes pour payer les arrierés. Autant le dire, la pompe sera longue à amorcer.

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  • Le 27 avril à 17:49, par Danton En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Les journalistes n’ont pas pose les bonnes questions. Quid des massacres de Sorro, etc...de l’hecatombe de Sanga contre nos policiers ? Mais je comprends que meme les ’’journalistes’’ se cherchent dans ce Burkina ou la mort et la megalomanie dictent desormais les regles. Allons seulement.

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  • Le 27 avril à 21:12, par La pensee En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Il m’a tout l’aire que le président ne se rappelle de ce pourquoi il a pris le pouvoir ? Et c’est le danger.on ne peut pas tout faire à la fois. Finissons rapidement avec les terroristes avant que les populations ne se fatiguent et commencent à se fâcher.

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  • Le 28 avril à 00:22, par Sacksida En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Internaute 9 les populations Concernes dans cette situation d’insecurite et de Crises Multiformes Graves doublees de Dictature Neocoloniale pro Imperialiste Russe sont fatiguees : Des Mensonges ehontes, des Massacres Inhumaines Reiteres des Masses Populaires Burkinabe, des Populations en Crise Alimentaires, des Ecoles Fermees et des Enfants descolarises, du Nepotismes et du Populisme Politique et politicienne, tout cela dans une ambiance de mauvaise gouvernance politique, economiques et Judiciaire et sans oublier de l’Incompetence Chroniques au Sommet de l’Etat Burkinabe. C’est la realite concretement au Burkina Faso. Donc, le couvercle risque de sauter car le Burkina Faso merite mieux que cela. Salut

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  • Le 28 avril à 00:57, par Bob En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    @ Sacksida, Alpha 2025 et consort. Avez-vous déjà entendu parler de VISION de PROSPECTIVE et de projet de société ? C’est à force de cultiver le même lopin de terre avec la même daba et uniquement à la seule saison de pluie que nous croupissons dans la misère. Et comme en plus nous sommes allergiques au progrès et au changement et qu’enfin nous manquons d’audace et d’esprit d’anticipation, tout projet d’avenir ambitieux relève pour nous du miracle. Évidemment le suis sûr que vous n’avez jamais entendu parler d’accumulation primitive du capital et d’effet multiplicateur, vous êtes tout ébaubi par les propos de IB.. Partout au Burkina il y a des millions de personnes qui détiennent des capitaux excédentaires qu’ils THÉSAURISENT faute d’OPPORTUNITES crédibles. L’idée est de MODERNISER, de SÉCURISER et de rendre attractifs des projets industriels qu’individuellement peu de personnes peuvent réaliser mais que grâce à la popularisation, à la simplification et à la sécurisation de l’ACTIONNARIAT on permette à des centaines voire des milliers de personnes qui disposent de capitaux inactifs de financer ensemble Évidemment les simples d’esprit pensent que le recours aux capitaux des INVESTISSEURS ÉTRANGERS est une solution . Ces derniers n’investissent que contre des contrats léonins où ils rapatrient leurs bénéfices et leurs capitaux quand ils le désirent. C’est pourquoi depuis plus de 100 ans l’Amérique Latine est un nain économique et que les pays africains se contentent de quelques unités de transformation ridicules. Votre problème c’est qu’au lieu de réfléchir par vous mêmes et à vous cultiver vous répétez à longueur de journée ce que vous lisez sur Facebook ou sur les sites de RFI.

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    • Le 29 avril à 09:30, par kwiliga En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

      Bonjour Bob,
      Ce n’est pas en dénigrant les connaissances des autres (dont vous ignorez tout) que vous arriverez à être davantage convaincant.
      D’ailleurs, personne ne dénigre le fait qu’il puisse exister un véritable potentiel d’investissement à travers l’épargne privée.
      Par contre, il semble bien que la confiance fasse défaut.
      Tout d’abord, il semble qu’il y ait un véritable tropisme burkinabè, à l’égard de l’investissement industriel et de la nécessaire prise de risque qu’il engendre. Dès que les gens ont quatre sous, jusqu’aux plus riches, le choix d’investissement se fait dans la terre et éventuellement la construction, engendrant une spéculation foncière démesurée.
      Et ça, ce n’est pas la faute de Traoré, il est venu trouver les choses comme ça et a beaucoup de mal à lutter contre cette mentalité.
      Par contre, ce qui incombe à IB, c’est ce mot que vous inscrivez en majuscule et reprenez à plusieurs reprises : " SÉCURISER", "sécurisation de l’ACTIONNARIAT"... et sur cet aspect, force est de reconnaitre que seule la clarté, la transparence peut rassurer, ce qui n’est pas l’apanage de notre gouvernement, qui démontre à toute occasion son opacité et sa capacité à prendre toutes sortes de décision, sans les avoir murement réfléchies.
      Quelles garanties peut offrir une autocratie ?

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      • Le 29 avril à 17:33, par Kladjou En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

        Honnêtement en vous lisant mon cher ami, je ne vois rien de bon si ce n’est de vil et stérile critiques. Que c’est facile à critiquer sans jamais rien proposer. Alors que proposez vous pour l’industrialisation de notre pays ?
        Et pire vous aller jusqu’à écrire "son opacité et sa capacité à prendre toutes sortes de décision, sans les avoir murement réfléchies.". Parce que Monsieur n’est pas consulter alors ce qui est proposer n’est pas murement réfléchis. Cette seule phrase dit long sur votre nature. Je préfère ne plus perdre mon temps à vous lire sur la plateforme.

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  • Le 28 avril à 01:57, par Jonassan En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Que l’économie c’est pas compliqué.????? Au-moins on commence à comprendre que si on ne paie pas la dette intérieure l’économie ne peut pas tourner, il faut planifier le paiement ; ce qui est malheureux pour le pays c’est comme si des experts n’existent pas il faut que chaque chef d’Etat qui arrive prenne le temps de faire l’école jusqu’à comprendre comment ça marche. C’est du temps perdu il n y a pas d’esprit de suite pour la nation. C’est ça qui nous retarde. Avec les militaires il n y a pas de conseiller, c’est le chef qui décide et les autres suivent tant pis si le chef ne comprend rien. C’est ça notre malheur.

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  • Le 28 avril à 15:09, par Kassenabu En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Je suis surpris de l’étroitesse du raisonnement du Président. Le plus mauvais des économistes n’oserait pas avancer de telles fadaises. N’est-il pas entouré d’experts ?
    J’étais déjà inquiet de la tournure que prend cette période de "transition" (je mets des guillemets car cela s’apparente plutôt à une dictature durable), mais là, je suis abasourdi par le faible niveau de réflexion. Visiblement, il n’a aucune notion d’économie, c’est inquiétant pour l’avenir.

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  • Le 28 avril à 15:25, par Sacksida En réponse à : Situation nationale : “Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne”(Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Internaute 11 vous etes entrain de vouloir appliquer des Theories apparuts au 15eme siecles, alors qu’aujoud’hui les conditions historiques ont changer veritablement et de notre Pays comme d’autres en Afrique sont dans le cadre d’un systeme economique et Social Bourgeois. Si vous etes conscients de cela denote la necessite de percevoir les limites objectives de la question de Developpement Veritable Endogenes. Ainsi donc les Capitaux Nationaux et Etrangers sont necessaires pour que l’Economie Nationale fonctionne a plein regime. Donc il faut quitter les reveries populistes Inutiles pour percevoir les realites concretes actuelles et l’Economie a la petite semaine n’amera nullement un Developpement economiques et Produtives. Salut

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  • Le 29 avril à 11:13, par Yol-Yolé En réponse à : Situation nationale : « Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne » (Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    Hihihi ! Hihihi ! Encore des gens qui vont faire des cauchemars et des crises cardiaques car le gouvernement de Ibrahim TRAORE pense à payer une partie de la dette intérieure ! Oui, ces gens ont tenté de recruter leurs masses de détracteurs de la Transition parmi les entreprises en attente de paiements en vain ! C’est dans quel pays il n’y a pas de dette intérieure à payer ? Est-ce que tous ces marchés ont été contractés par le Gouvernement de la Transition ? L’Etat est une continuité et ce gouvernement fait l’effort de régler les dettes souvent liés à des prestations mal faites ou même pas réalisées par des entreprises fictives. Quant aux petits boutiquiers de quartier qui se prennent pour des économistes critiquant la volonté de dindustrialiser le Burkina, on leur dit qu’il n’est souvent utile d’aller dans une faculté d’économie pour comprendre un minimum ! L’industrialisation n’est pas une option, c’est une obligation pour tout responsable d’Etat conscient.des enjeux économiques du monde. On aura beau critiquer le Gouvernement Ibrahim TRAORE, il a fait mieux que certains qui ont fait 27 ans au pouvoir et qui n’ont toujours pas la décence de chercher un coin pour finir discrètement leurs jours sur la Planète Terre ..On avance, on avance !

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  • Le 30 avril à 14:36, par BIENVENUE En réponse à : Situation nationale : « Il est temps de permettre de souffler..., pour que l’économie tourne » (Chef de l’Etat, Ibrahim Traoré)

    M. le Président, pour les sociétés d’états,figurez-vous qu’il y’a toujours de ces sociétés aujourd’hui au BF qui font subir leurs agents à l’interne des concours professionnels niveau terminal(nommés agents d’exploitation) pour faire 3 ans minimum avant de revenir passer un autre concours professionnel niveau baccalauréat ( que tu aies même le bac) . juste pour jouer avec les carrières professionnelles des subalternes.
    A ma connaissance il n’y pas de concours professionnel niveau terminal à la fonction publique. C’est soit niveau bepc , soit niveau bac, soit bac+2 soit licence, soit master 1 ou 2 doctorat...

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