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Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Par Etienne Lankoandé • lundi 16 septembre 2019 à 21h32min
Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

Dans le milieu de la presse, ses confrères et consœurs l’appellent affectueusement « le Doyen ». Pas parce qu’il est le plus ancien des journalistes burkinabè, mais tout simplement par respect pour ce qu’il a été et est pour le journalisme au Burkina Faso. Aujourd’hui à la retraite, Sita Tarbagdo continue de s’intéresser à l’écriture. Il vient de terminer la rédaction d’un ouvrage sur le procès du putsch manqué de septembre 2015. Pour en savoir plus, nous l’avons rencontré.

Lefaso.net : Vous avez produit tout récemment un document de référence sur le procès du putsch manqué de septembre 2015. De quoi s’agit-il exactement ?

Sita Tarbagdo : Ce que vous appelez production de référence est en fait un document portant sur le procès du dossier du coup d’Etat manqué de septembre 2015. Il est intitulé « Chronologie d’un procès de putsch manqué : Les faits sont têtus ». L’œuvre se veut, comme vous l’avez dit, un document de référence sur « le déroulement du procès » tel que conté au jour le jour, par la presse nationale et internationale.

Pour l’essentiel, le lecteur du document y trouvera entre autres, « le show des avocats avant d’entrer dans le vif du sujet, les interrogatoires des accusés, la parole aux témoins, les éléments de preuves apportés, la parole aux victimes, les plaidoiries des parties civiles et de la défense, les réquisitoires du ministère public, les mémoires en défense des accusés et l’intime conviction des juges ».

La production de votre document répond à quels objectifs exactement ?

En produisant ce document, mon intention n’est nullement de refaire le procès, en accablant ou en dédouanant tel ou tel accusé. Cela ne relève pas du tout de mes compétences. Ce qui relève de mes compétences, c’est plutôt l’exploitation minutieuse et judicieuse de la presse nationale et internationale pour fertiliser et nourrir la réflexion sur diverses thématiques sur ce procès historique du coup d’Etat manqué de septembre 2015, un procès qui a valeur de pédagogie.

Mon travail, je le veux ancré dans la mémoire collective et au service des entités comme l’armée, les facultés de droit, les cabinets d’avocats, les organisations non-gouvernementales, les sociétés civiles, les structures de défense des droits de l’homme, etc. C’est un document que je conseille aussi aux étudiants qui veulent enrichir la réflexion sur le procès du putsch de septembre 2015. Je peux dire donc que ce sont toutes ces raisons qui m’ont motivé à produire ce travail.

Mais, comme vous le savez, malgré la force de ma bonne foi dans l’exploitation des documents et le suivi du déroulement du procès, certains esprits verront toujours des poux sur une tête rasée ! Si vous devez tenir compte de cela, vous n’allez jamais entreprendre.

Votre document repose en grande partie sur le regard de la presse dans sa diversité, quant au déroulement au quotidien du procès. Quelle est votre part de contribution ?

La source de mon travail, c’est le procès en lui-même. Les audiences au jour le jour m’ont servi de repère. Et comme vous le savez, qui mieux que la presse a porté ces audiences quotidiennes sur la place publique ? Par conséquent, cette presse ne pouvait être qu’une source pour moi dans le cadre de ce travail sur le procès.

A toutes les sources médiatiques référées dans le présent document, je formule mes vœux de succès et témoigne toute ma reconnaissance et mes remerciements confraternels. Merci à la presse nationale et internationale dont les différents reportages sur le procès ont contribué à le faire connaître et à rendre visible le déroulement des audiences. C’est un travail de grande valeur, dans le sens de répondre au droit précieux du public à l’information.

A juste titre, vous vous demandez quelle est alors ma part de contribution ! En tant que journaliste, même si je suis à la retraite, je me considère toujours comme un historien du présent. La présente œuvre vise tout simplement, comme dirait le célèbre écrivain burkinabè Maître Titinga Frédéric Pacéré, à « ajouter de la terre à la termitière ». Pas parce que la termitière ne vit pas ; mais pour, dira-t-il, « ajouter de la terre à la Terre ».

Avec donc la conviction d’avoir fait œuvre utile, je formule à l’endroit des animateurs et animatrices de ce procès que sont les juges, les assesseurs, le greffe, les avocats des parties civiles et de la défense, le parquet militaire, les accusés, les témoins, ma reconnaissance pour avoir chacun joué sa partition. Au service d’ordre sous la coupe et la vigilance de qui, le procès s’est tenu sans perturbation aucune, tout mon respect et ma considération. Au-delà des divergences d’appréciations que les uns et les autres ont de ce procès, soyons unanimes à reconnaître qu’il s’est tenu. Cette page dans l’histoire du Burkina Faso, personne ne peut l’effacer.

En quoi votre document sur le procès est-il une référence sérieuse et d’intérêt ?

Le document en question fait 642 pages (format A4). Pour sa réalisation, j’ai consulté 1 788 sources, essentiellement des comptes-rendus de presse sur les audiences du procès. Dans ce document, j’ai essayé d’éviter autant que possible mes commentaires personnels. Je me suis contenté de relater les audiences telles qu’elles se sont déroulées. La prouesse a été que j’ai terminé le document 30 minutes après l’énoncé du verdict par le tribunal.

C’est dire donc que je travaillais au même rythme que le tribunal, avec parfois des moments de fatigue. Il faut dire que les périodes de longues suspensions de certaines audiences, pour divers motifs, ont été pour moi des moments de rattrapage des retards constatés dans le cheminement de mon travail de rédaction. Comme quoi, à quelque chose, malheur est bon ! Aujourd’hui, je savoure le fruit de mes efforts. Ça n’a pas du tout été facile, parce qu’il m’a fallu gérer intelligemment mon temps pour ne pas pénaliser mon travail quotidien aux Editions « LeFaso ».

Si ce n’est un secret, peut-on avoir une idée des retombées ?

Quand je parle de la saveur du fruit de mes efforts, c’est pour le moment au plan moral. Parce que, par manque de moyens, l’œuvre n’est pas encore éditée. Je profite lancer un appel aux bonnes volontés qui ont le souci de la bonne cause, de se joindre à l’effort d’édition de cette œuvre. Pour les besoins de mes propres archives et pour des raisons de présentation aux éventuels éditeurs, j’ai imprimé trois exemplaires dudit document. Mais j’ai bon espoir que les bonnes volontés vont se manifester, parce que c’est un document d’archive nationale d’intérêt et d’attrait.

Plus de 600 pages à lire, n’est-ce pas fastidieux ?

La lecture de 642 pages est moins fastidieuse que la rédaction de ces pages. Je pense que ceux et celles qui y ont intérêt, pour une raison ou une autre, les liront avec plaisir. Pas à la manière d’un roman certes, mais pour exploitation aux fins de recherches ou pour se remémorer les grandes étapes du procès.

Moi, je n’ai écrit que 642 pages ; mais ceux qui ont eu à dérouler le procès ont eu à se pencher sur 15 000 pages. Eux, n’ont eu besoin que de 18 mois seulement pour achever le travail ; mais pour parcourir les 642 pages de mon document, s’il est édité, le lecteur qui s’en procurera aura tout son temps pour le consulter, même en sirotant ce que vous savez ou devinez aisément.

En quelques mots, qu’est-ce que vous retenez de ce procès qualifié d’historique ?

Ce n’est pas un procès « qualifié d’historique », c’est un procès historique. De ce que ce procès m’enseigne, ma mémoire retiendra pour toujours cette maxime : « Nul n’est au-dessus de la loi ». A bon entendeur…

En dehors de cette production sur le procès du putsch de septembre 2015, avez-vous d’autres productions dans vos tiroirs ?

Bien sûr ! J’ai en attente d’édition, deux ouvrages. Le premier est intitulé « Capitaine Sankara : La chevauchée inachevée d’un ‘’fou’’ ». Il y est question du président du Conseil national de la révolution, le capitaine Thomas Sankara, depuis ses premiers pas en politique jusqu’à son assassinat le soir du 15 octobre 1987. C’est un leader, un visionnaire pour qui, je suis resté attentif et admiratif. Sa chevauchée, à la manière de l’Etalon de Yennenga, m’a beaucoup impressionné.

Même si dans le rétroviseur de l’histoire, elle a un arrière-goût d’inachevé. Mais son œuvre, quoique inachevée, mérite aussi d’être inscrite dans les annales de la mémoire collective. Le document de 776 pages (avec des illustrations) que j’ai produit, est une sorte de passage de témoin entre la vieille génération, qui a connu le président Sankara, et les jeunes générations qui ne l’ont pas connu et qui, à travers ce qu’ils ont entendu et/ou lu de lui, épousent le phénomène Sankara et la révolution d’août.

Le deuxième document est intitulé « El Hadj Oumarou Kanazoé : l’univers d’un milliardaire burkinabè exceptionnel ». Il fait plus de 500 pages dont beaucoup d’illustrations.
En projet, je suis sur un document dont je ne veux pas révéler pour le moment le contenu, parce qu’en voie de construction.

Sur votre production de plus de 600 pages sur le procès, il est mentionné « Tome 1 ». Qu’est-ce à dire ?

Comme vous le savez, la première phase du procès est terminée. Mais le procès en lui-même n’est pas clos. Car les condamnés ont jusqu’au mardi 17 septembre 2019 (si mon calcul est exact) pour interjeter appel. Je n’ai pas encore le point sur le nombre des appels mais je suppose que certains en feront usage. Si tel est le cas, il y aura matière à produire un Tome 2. Sans oublier le rendez-vous du 22 octobre 2019, avec au menu « le jugement sur les intérêts civils et les demandes de réparation ». Il y a donc de quoi produire un Tome 2, même s’il ne sera pas aussi volumineux que le Tome 1.

C’est dire que votre retraite n’est pas de tout repos !

Effectivement ! Ma retraite est mise à profit pour écrire et pour former et encadrer. Ecrire pour la mémoire du Burkina Faso, former les jeunes journalistes à la pratique journalistique selon les règles de la profession, et encadrer ma propre vie selon un axe cardinal de principes et de convictions, avec bien sûr mes forces et mes faiblesses.

Et pour toujours maintenir la flamme de l’écriture en moi, après près de 34 ans passés dans la pratique journalistique, surtout aux Editions Sidwaya, j’alimente aujourd’hui mon encrier à l’encre du journal en ligne « Lefaso.net », à l’ombre d’un des rares « chamo, pardon Samo » que je respecte (Cyriaque Paré, fondateur de Lefaso.net, ndlr).

Tant que je serai bien portant (par la grâce de Dieu), je m’efforcerai à retarder le plus possible la retraite sur une longue chaise. Mais ça viendra certainement avec l’âge. En attendant j’ai encore toutes mes facultés pour écrire.

On a du plaisir à vous écouter, mais toute chose a une fin…

Comme vous le dites si bien, et pour aller dans le sens de l’honorable professeur Laurent Bado, « Toute chose a une fin, même les décadences ». Pour conclure cet entretien, permettez-moi, au nom de la confraternité, de formuler à l’endroit de mes confrères et consœurs de la presse, à mes aînés dans la profession, des vœux de succès. En réflexion, je lance à la méditation, cette pensée héritée de mes valeurs ancestrales : « Le plus souvent, ceux qui parlent ne savent pas et ceux qui savent ne parlent pas ». J’ai parlé… Soyons toujours fidèles au rendez-vous de l’histoire qui est reconnaissante.

Entretien réalisé par Etienne LANKOANDE
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 16 septembre à 15:52, par la force révolutionnaire En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

    pour l’ouvrage intitulé << CAPITAINE SANKARA.....>> il faut vite ouvrir une souscription ou une quête pour l’édition ; vite et rapidement les sankaraistes vont se signaler.
    et nous allons cotiser

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  • Le 16 septembre à 16:55, par Tilade Sina En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

    Tous mes respects. je serai ton premier client sur ton ecrit sur Thomas Sankara. Merci et longue vie a toi afin qu’on profite de tes efforts.

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  • Le 16 septembre à 18:38, par Mechtilde Guirma En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

    En toute vérité j’ai lu attentivement ce résumé succinct mais je reste sur ma soif sinon ma faim. Pire l’éloge du président Sankara comme visionnaire me laisse perplexe sinon me sidère et ne m’excite guère à lire vos docuents.

    Pour moi, le vrai visionnaire fut Maurice Yaméogo. Et pour cause ! Il gérait un pays tout neuf, inconscient et insouciant de ce qui pouvait lui arriver. Même les confessions religieuses et coutumières, à plus forte raison ses compagnons politiques (tant de l’opposition que de sa majorité) ne pouvaient entrevoir ce qui arriverait à notre pays (ils ne l’ont seulement compris que quand ils ont été des codétenus à Pô). Voilà la politique de Maurice Yaméogo à l’époque : la lutte contre le colonialisme français, la lutte contre le communisme de l’Union Soviétique et pays satellites. La lutte contre l’impérialisme américain, la lutte contre la franc-maçonnerie, la méfiance contre l’expansion (si future qu’elle soit) de la Chine de Pékin.

    Pour l’impérialisme américain, il en avait tellement parlé que nous à l’époque, en tant que lycéens et lycéennes du Zinda, nous avions saboté le « Concours d’Abraham Lincoln » qui nous avait été imposé. Quiconque boudait ou refusait de participer à ce concours était exclu du lycée. Nous y avons tous participé mais alors en ridiculisant le Proviseur Mr Louchard (dit Gayendé) et le censeur Mr. Combe avec sa calvitie, les traitant de valet de l’impérialisme américain qui au départ esclaves d’Abraham Lincoln furent graciés et remplacés par des nobles noirs et bien d’autres bêtises de ce genre. Nous savions d’avance que toutes les copies ne seront pas lues et même seront triées pour centre d’intérêt pour permettre à l’Amérique de choisir ses futurs leaders en Afrique. En effet, du lot se dégagèrent quatre noms dont : un d’origine malien, un qui se déclarera plus tard d’origine ivoirienne, un burkinabé du Nord Sahélien, une mossie du centre. Seule la moisie choisie décida de rester en France pour ses études du fait de la facilité d’accueil par ses parents maternels. Les trois autres s’envolèrent pour l’Amérique et le Burkinabé (Voltaïque) rejoignit la capitale après ses études. Quand aux deux autres : le Malien regagna le Mali à ce qu’il paraîtrait tandis que celui d’origine ivoirienne après une belle carrière financière dans les Amériques, à l’avènement de la « Révolution » et sous les injonctions (paraît-il) de Sankara de regagner le Burkina, dût se replier dans son pays dit « d’origine » d’où il réalise enfin, dit-on, ses rêves de leader comme autrefois son ancêtre antique qui régna sur une grande partie de l’Afrique de l’Ouest.

    Disons tout court que, tout comme Maurice Yaméogo le fut quand il était encore au petit Séminaire de Pabré, des lycéens et lycéennes et collégiens et collégiennes tant du privé que du public, ont été formés (toutes confessions religieuses confondue) dans des mouvements d’action sociales où tous les problèmes que nous vivons aujourd’hui avaient déjà été prospectés dans l’avenir, cernés et étudiés (ce qui a donné lieu et je le dis avec fierté à la convocation du Concile du Vatican II). Mieux nos pères évêques, assistés des prêtres à majorité des « Missionnaires d’Afrique », nous mettaient en garde contre toutes dérives prétendument prophétiques ou visionnaires dans la folie de la conquête du pouvoir pour une gloire personnelle et non l’abnégation pour le bonheur du peuple.

    Tout cela Monsieur Tarbagdo nous le vivons violemment aujourd’hui surtout depuis l’avènement Sankara.

    En tout état de cause moi j’avertis la jeunesse d’aujourd’hui, qu’il sera vraiment illusoire voire périlleux de vouloir bâtir notre pays sur le modèle démocratique péroré par Sankara.

    Aux bons entendeurs salut !!!...

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    • Le 17 septembre à 04:38, par Hess En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

      Ma tante Nabiga, fidèle à vous-même !

      Je suis resté moi aussi sur ma faim quant à votre comparaison de Maurice Yaméogo avec Thomas Sankara. Les deux étaient des orateurs hors-pairs et de fiers burkinabè. La comparaison ne saurait aller plus loin sauf en faveur de Sankara dont la vision est connue, étudiée à travers le monde et dont l’action en quatre ans restent à ce jour un exploit. Maurice n’a aucune vision connue, en tout cas qui soit parvenue à la postérité...
      Il y a beaucoup de nostalgiques comme vous qui ont connu Maurice. Mon père en était un aussi et avait également une aversion pour Sankara aussi. Il n’en demeure pas moins que Sankara est une dimension beaucoup plus grande malgré ses faiblesses et ses limites. C’est un géant de notre histoire burkinabè et africaine.

      J’aime vous lire tellement... malgré mon désaccord avec vous sur bien des points. Vous pourriez lire aussi M. Tarbagdo peut-être changeriez d’idée au sujet de Sankara qui aimait la culture comme vous.

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      • Le 17 septembre à 12:25, par Ka En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

        Internaute Hess : Je cautionne ton auto critique pertinente. C’est vrai sans nos différences il n’y a pas de débats pour construire durablement les objectifs pour faire avancer le pays que nous aimons toutes et tous. Mon admiration va à une internaute dont nous y sommes depuis les créations des réseaux sociaux d’information de notre pays qui est madame M.Guirma.
        Nos différences au bonheur des lectrices et lecteurs, font la richesse du Forum de Lefaso.net. Madame M. Guirma n’a janais porté un masque pour dire les choses comme ne pas soutenir la révolution Inachevée de Thomas Sankara, ou le problème de la circoncision excet : Une franchise avec son idéal que je comprends.
        Mais ici, le jour et la nuit ne sont pas à comparer. Il en est de même pour moi entre un autre président de notre pays, et notre idéologue Thomas Sankara qui n’est qu’une opinion personnelle. Pourquoi il n’est pas comparable, par ce qu’il était plus avancé que son temps. Une personne qui a dégagé beaucoup d’ondes positives et de bonnes vibrations. Respect et admiration ! Et je dis ici, honte à ceux qui se livrent à la récupération de sa politique de l’Esperance pour comparer aux autres. Et comme je le dis très souvent : Aujourd’hui plus qu’hier, le mythe Sankara est plus vivant que jamais. Il a défié le temps à tel point que l’enfant de Téma-Bokin paraît aujourd’hui comme le chemin, pour beaucoup de Burkinabè et de jeunes Africains. Mais force est de constater que même si ses idées sont toujours célébrées, l’homme n’a apparemment pas encore eu d’héritier politique à sa taille, capable de chausser ses bottes et se hisser à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités.

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      • Le 17 septembre à 15:53, par Ka En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

        Internaute Hess : Je cautionne ton auto critique pertinente. C’est vrai sans nos différences il n’y a pas de débats pour construire durablement les objectifs pour faire avancer le pays que nous aimons toutes et tous. Mon admiration va à une internaute dont nous y sommes depuis les créations des réseaux sociaux d’information de notre pays qui est madame M.Guirma.

        Nos différences ont font la richesse du Forum de Lefaso.net. Madame M. Guirma n’a jamais porté un masque pour dire les choses comme ne pas soutenir la révolution Inachevée de Thomas Sankara : Une franchise avec son idéal que je comprends.

        Mais ici, le jour et la nuit ne sont pas à comparer. Il en est de même pour moi entre un autre président de notre pays, et notre idéologue Thomas Sankara qui n’est qu’une opinion personnelle.

        Pourquoi il n’est pas comparable ? Par ce qu’il était plus avancé que son temps. Une personne qui a dégagé beaucoup d’ondes positives et de bonnes vibrations. Respect et admiration ! Et comme je le dis très souvent : Aujourd’hui plus qu’hier, le mythe Sankara est plus vivant que jamais. Il a défié le temps à tel point que l’ideologue paraît aujourd’hui comme le chemin, pour beaucoup de Burkinabè et de jeunes Africains. Mais force est de constater que même si ses idées sont toujours célébrées, l’homme n’a apparemment pas encore eu d’héritier politique à sa taille, capable de chausser ses bottes et se hisser à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités.

        Répondre à ce message

  • Le 16 septembre à 20:28, par Ka En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

    Même si tu n’es pas les doyens de nos hommes de presse écrite comme fut les Kiba Simon, tu restes celui ou Paulin Bamouni et Thomas Sankara auront encouragé et féliciter pour tes œuvres. Oui pour une fois dans l’histoire de notre justice le droit a été dit dans ce procès dit historique. Et ton ouvrage restera éternellement dans les archives de notre justice. Et comme je le dis très souvent, ‘’’le combat pour la justice est celui le plus difficile à mener surtout dans un pays comme le nôtre dont on juge par rapport à la tête du client, car, on ne se bat pour personne en particulier, mais pour que la JUSTICE soit pour TOUS (sans exception). Les juges militaires ont redonné une vraie crédibilité a notre justice.

    Je pense, et ça ne regarde que moi, qu’avec ce procès du coup d’état à la maternelle, il est particulièrement la preuve que le Burkina est en train de tourner la page des procès expéditifs et dignes des Etats d’exception. En effet, des putschs supposés ou réels, le Burkina en a connu à profusion. Mais des putschs manqués qui ont donné lieu à un procès juste et équilibré, sauf oubli ou omission de notre part, l’on peut dire que le Burkina n’en a point connu. Celui d’aujourd’hui est le premier. Sous Lamizana, des proches de Maurice Yaméogo, accusés d’avoir tenté un coup d’Etat, avaient été jugés à la sauvette et jetés en prison. Sous le capitaine Thomas Sankara, des Burkinabè accusés du même crime, après un simulacre de procès dans l’enceinte du camp Guillaume Ouédraogo, ont été fusillés au grand désarroi de leurs proches. Mais la palme d’or des exécutions sommaires liées à des putsch supposés ou réels, revient au régime de l’Enfant terrible de Ziniaré, Blaise Compaoré. Et celui qui était à la manœuvre, ironie de l’histoire, est le Général Diendéré. Il peut donc se réjouir de ne pas connaître le sort qui avait été réservé au commandant Lingani et au Capitaine Zongo. La tenue même de ce procès, sous ce format, est une avancée de notre démocratie. Et celui qui doit être le premier à le reconnaître est le Général Diendéré lui-même.

    Comme tu l’as dit, ‘’’Mais, comme vous le savez, malgré la force de ma bonne foi dans l’exploitation des documents et le suivi du déroulement du procès, certains esprits verront toujours des poux sur une tête rasée ! Si vous devez tenir compte de cela, vous n’allez jamais entreprendre. Bien sûr ! J’ai en attente d’édition, deux ouvrages.’’’ Ça toujours été ainsi au Burkina, et ne t’inquiète pas.
    Pour ton livre intitulé « Capitaine Sankara : La chevauchée inachevée d’un ‘’fou’’ ». Nous l’attendons avec impatience.

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  • Le 17 septembre à 09:35, par Le Pacifiste En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

    Félicitations cher confrère et grand frère. Un journaliste digne comme lui, on n’en trouve pas partout. Jusqu’à sa retraite de Sidwaya, ses multiples articles sur le Burkina Faso, le Maroc et sur Oumarou KANAZOE Sita TARBAGDO est resté digne dans son metier. Et ce qu’il dit dans cet ouvrage reflete effectivement le sérieux de l’homme. C’est un exemple pour nous et pour les générations à venir. Merci

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  • Le 17 septembre à 12:55, par Traoré En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

    Toutes nos félicitations M. Tarbagdo. Nous vous informons que vous avez la possibilité de publier votre livre à destination de 253 pays dans 34 langues possibles. De lui assurer une visibilité mondiale, de demander et de recevoir jusqu’à 1000 exemplaires papiers par titre en tant que auteur de suivre les ventes en temps réel, de percevoir des revenus passifs à vie et des prix à l’international selon l’intérêt du lectorat pour vos œuvres. Si notre offre vous intéresse, vous pouvez nous contacter au 25 30 14 96 (fixe) ou au 70 34 23 61 (GSM et WhatApp).

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  • Le 17 septembre à 13:20, par Traoré En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

    Toutes nos félicitations M. Tarbagdo. Nous vous informons que vous avez la possibilité de publier votre livre à destination de 253 pays dans 34 langues possibles. De lui assurer une visibilité mondiale, de demander et de recevoir jusqu’à 1000 exemplaires papiers par titre en tant que auteur. De suivre les ventes en temps réel, de percevoir des revenus passifs à vie et des prix à l’international selon l’intérêt du lectorat pour vos œuvres. Si notre offre vous intéresse, vous pouvez nous contacter au 25 30 14 96 (fixe) ou au 70 34 23 61 (GSM et WhatApp).

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  • Le 17 septembre à 16:33, par Bigbalè En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

    J’ai eu un intérêt à lire Mme ou Mr Mechtilde Guirma mais je crois que l’ère de Maurice Yaméogo passe inaperçu aujourd’hui et comble de malheur, il a été le premier à subir une insurrection populaire avant celle qu’a subie l’ivoiro-burkinabè Blaise Compaoré. La seule chance que Mr Yaméogo Maurice a aujourd’hui de ne pas être jeté aux oubliettes de l’Histoire, c’est seulement d’avoir été le premier président de la Haute-Volta. Sinon, en terme de vision laissée en héritage aux jeunes générations actuelles, il vous sera difficile de convaincre plus d’un de l’existence d’une quelconque vison ou action proposée par Mr Yaméogo si vous n’écrivez rien au profit de la jeunesses actuelle. L’autre désavantage c’est que parmi ses propres enfants, certains comme Herman Yaméogo ont fait des choix politiques qui ne sont pas de nature à promouvoir l’héritage politique et la vision de Mr Maurice Yaméogo. Quoiqu’on fasse, l’Histoire restera neutre. Nous espérons que Mr TARBAGDO pourra produire son livre sur Thomas Sankara et qu’un jour Mme Mechtilde Guirma sera inspirée pour écrire un pan de l’Histoire de notre pays en publiant un livre sur la vision qu’a eu Mr Maurice Yaméogo pour son pays, la Haute-Volta de l’époque. C’est tout ça qui fait la riche histoire d’un peuple et d’une nation ! Bon courage !

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  • Le 18 septembre à 12:31, par Ka En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

    Mes amis internautes ‘’’Bigbalè’’’ et ‘’’Tilade Sina’’’ Je peux vous dire que beaucoup d’encre a été coulée sur l’homme qui a été porté comme Lumumba, Mandela, et autres dans l’histoire par les voies réservées aux chevaliers de la liberté et aux hommes de progrès qui est notre idéologues Thomas Sankara. Oui ceux qui ont vécu dans le cœur de ses actions, ont beaucoup écrit sur lui, à commencer par Bruno Jaffré, et tant d’autres.

    Nous qui avons cru a cette révolutions inachevée et continuent à le croire peuvent écrire aussi de Thomas Sankara. Mais Sita Tarbagdo peut nous pimenté plus de cet homme né en 1949 et qui a dépassé son temps.

    A vous deux qui peut n’être pas su comment il est arrivé au pouvoir, ayant vécu dans le cœur de cette révolution inachevée, je peux vous donner ma critique fondée sur une argumentation solide : Car, On ne désinforme pas une vraie histoire panaché du sang.

    Thomas Sankara jeune premier ministre du CSP de l’ex-président Jean-Baptiste Ouédraogo montre à la fin, son patriotisme progressiste dure contre l’impérialisme dont le président Jean-Baptiste n’avait pas la trempe de se séparer totalement, provoqua une crise interne au sein du CSP. A partir du 17 mai 1983, des contradictions sérieuses au sein du CSP entraînèrent le coup d’état réactionnaire du commandant Jean-Baptiste Ouédraogo. Ainsi fut arrêté le capitaine Thomas Sankara. Ce coup d’état est boudé par le peuple qui exprima sa désapprobation par les journées historiques des 20 et 21 Mai 1983. Pour Blaise Compaoré qui était devenu patron du CNEC à Pô, et avait sa petite idée de caresser le sommet de l’état, eu l’idée de libérer son frère d’arme et l’utiliser à sa ruse d’introverti. Mais Comment libérer celui qui devait être son otage pour manipuler le peuple sans un soutien populaire ? Tout d’abords, Blaise Compaoré se met en complicité avec la jeunesse et les notables de la ville de Pô qui considèrent le bouillant Thomas comme un fils de la région par sa simplicité de travailler avec la jeunesse, et sa façon de respecter les notables, car j’y étais sur place. Cette confiance gagnée, la jeunesse dans son ensemble se mobilisa pour soutenir le groupe du CNEC, et ce fut une victoire totale pour la libération de Thomas Sankara, avec la complicité de tous habitants de la région de Nahouri. Libérer son otage c’est bien, mais faire une révolution sans armes était une autre Chose. C’est grâce au capitaine Jery Rawling le président Ghanéen du moment et ami de Thomas Sankara qui les envoya voir le colonel Kadhafi pour avoir des armes de guerre pour le jour ‘’’J’’’ c’est-à-dire le 4 Août 1983 et défier le colonel Yorian Gabriel qui menaçait de bombarder la ville Pô. Je me rappelle que toute la ville de Pô a répondu en chœur le capitaine Sankara, et le CNR est né, et à sa tête, l’enfant adoptif de la ville de Pô qui était Thomas Isidore Sankara. Mais Blaise Compaoré qui avait un objectif à tenir, c’est-à-dire arrivé là ou son frère d’arme est arrivé, surtout connaissait ses faiblesses en commettant toutes les irréparables derrière son dos en tant que ministre de la justice. Sachant que le président Thomas Sankara était à 100% contre l’impérialisme, lui, il utilisait ce contre pour sympathiser avec les impérialistes dont il s’est marié avec une des filles, et devient leur fusils pour éliminer celui qui était devenu un fils de tout un continent, et dérangeait le monde corrompu. Et ce 15 Octobre 1987 fut fatale pour tout un continent.

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  • Le 18 septembre à 13:59, par Mechtilde Guirma En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

    Merci le Web pour votre impartialité. Que Dieu vous donne longue vie. Je vous informe également que je suis : «  Tar zug t’em tar bangdo  », c’est mon ascendance, mon nom ancestral.

    Encore une fois merci.

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  • Le 18 septembre à 14:15, par Bigbalè En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

    Bonjour Mr Ka ! Merci pour le rappel historique ! J’ai aussi voulu inciter les Burkinabè à écrire plus sur leurs dirigeants afin que les futurs leaders évitent de répéter les mêmes erreurs et approfondir les bonnes idées de certains. En ce qui me concerne, je suis rentré à l’université de Ouaga en 1984 et j’ai suivi la révolution du Capitaine Sankara jusqu’au bout. C’est sûr que notre génération et celles de nos aînés sont les mieux placées pour apprécier à juste valeur les idées et les actions du Capitaine SANKARA. Je voulais juste rappeler que si Mme GUIRMA est vraiment convaincue que la vision de Mr Maurice Yaméogo peut aujourd’hui servir à la jeunesse actuelle, il faut qu’elle écrive. Sinon, c’est peine perdue pour convaincre les Burkinabè d’aujourd’hui qu’il en en eu une. Pour ce qui concerne SANKARA, beaucoup de chose ont été dites mais de façon partielle et par mégots si bien qu’il faut que l’on commence à mettre tout ça ensemble et ordonner au profit des enfants que nous avons mis au monde. Trente deux ans après la disparition du Capitaine, c’est déjà un long temps qui permettra aux acteurs politiques de ce temps d’écrire avec tout le recul nécessaire ce qui s’est passé et pourquoi et comment l’Homme SANKARA voulait changer son pays !! A nos plumes donc pour ne pas laisser les Occidentaux déformer notre histoire à leur guise ! Merci Mr Ka !

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    • Le 18 septembre à 21:50, par Ka En réponse à : Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

      Merci Bigbalé de me lire : Je confirme qu’on peut écrire ces vécus pour faire avancer les choses. On n’a pas besoin d’être un philosophe, un historien, un romancier pour écrire ses vécus. De nos jours les diplômes ne servent plus a grande chose, ‘’’la preuve est qu’un simple capitaine d’une petite armée du Burkina sorti de nulle part, sans être bardé des diplômes, mais au-dessus des plus diplômés de ce monde, appelé Isidore Thomas Sankara, décide le 4 aout 1983 de dire non à l’ONU, a l’UOA a la CCEDEAO, de l’ANAD, de la CEAO a Houphouët, a Mitterrand et autres organisations internationales dites réactionnaires : Mais intelligemment et pratiquement, ne laisse pas son peuple mourir de faim, et les procure des soins gratuits.’’’ Quelque temps après, c’est ce petit capitaine non bardé des diplômes de médecine, ni de philo, ni de juriste éminent, qui est applaudi dans les tribunes de l’UA, L’ONU par ces paires présidents de ce monde, comme étant l’effaceur des dettes du continent. Comme Madame M. Guirma, Je suis un Yemdaogo dont l’ancêtre fut chef coutumier dont mon prénom Kayouré reste mystérieux dans la lignée familiale. Ce mystère était un idéale de mon ancêtre pour dire la vérité par parabole qui blesse mais ne tue pas. Oui le Dr. Paré a su nous permettre dans la neutralité de s’exprimer comme je le fais pour une jeunesse qui a besoin de nos vécus pour consolider une alternance politique saine de leur génération. Continuons malgré nos différences d’apporter nos modestes contributions pour faire avancer le pays que nous aimons toutes et tous.

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