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Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par Aicha Drabo (stagiaire) et Edouard Samboe (stagiaire) • mardi 28 août 2018 à 01h10min
Grève des chauffeurs-routiers :  Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

Depuis le samedi, 25 août 2018, le Burkina vit une situation de crise dans le domaine du transport, en particulier avec les chauffeurs-routiers qui ont décidé de marquer un arrêt de travail pour exiger la démission du président de l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF), Issoufou Maïga « pour raisons de monopolisation » des activités du secteur. Une situation qui a déjà des répercussions dans le quotidien des populations qui se bousculent, depuis quelques heures, dans les stations de service pour se ravitailler en carburant. Une équipe de Lefaso.net a fait le constat par un micro-trottoir.

Alfa, usager : Je n’avais pas entendu parler de la crise, c’est ce matin, en allant m’approvisionner que je l’ai vécue. J’espère que les autorités vont s’en charger car, c’est pénalisant. En tant que travailleur, je ne sais pas comment faire pour regagner mon domicile. Cette crise, selon moi, va baisser l’économie, car s’il n’y a pas d’essence, on ne pourrait pas travailler, et s’il n’y a pas de travail, il n’y aurait pas d’économie pour le pays.

Hien Yves, vendeur de boissons : J’ai entendu parler de cette grève le samedi, ma société s’est déjà approvisionnée en grande quantité. On pourra tenir une semaine. Mais si le mouvement va au-delà d’une semaine, le travail irait au ralenti car, nous aurons des problèmes pour livrer la marchandise à nos clients. Les conséquences seront catastrophiques, tant pour nous que pour l’économie du pays, même le secteur de l’énergie a besoin de cette denrée rare.

Alidou Sangaré, usager : J’ai entendu parler de la grève des transporteurs, nous devons cultiver la paix dans notre pays en se serrant les coudes pour le développement du pays au lieu de la briser à travers nos petites disputes.

Lassane Ambroise, conducteur de tricycle : Je suis stationné depuis le matin par manque d’essence. Je pense que cette crise pose d’énormes problèmes car, si on ne travaille pas, on n’aurait pas assez pour assurer notre pitance quotidienne, c’est notre seule source de revenus. Donc, je demande aux transporteurs de s’entendre pour la résolution du problème, car eux aussi ont besoin de se nourrir.

Nasa Antoine, taximan : J’ai entendu parler de la grève, mon réservoir est presque à plat, mon activité sera donc au ralenti pour aujourd’hui. Je vais perdre assez en cette journée. Je demande aux autorités de trouver une solution rapide pour que je puisse travailler car, je vis de ça.

Adama soro, chauffeur faisant la navette entre Burkina -Cote d’ivoire : je suis au courant de la grève et le manque de carburant. Cette crise pose un problème sur mon gain quotidien car, si je ne travaille pas, mon patron ne me donnerait rien. Je serais donc obligé d’utiliser mes économies que j’avais prévues pour la réalisation de certains projets. Je demande une résolution rapide du problème pour que je puisse recommencer mon activité en toute quiétude et retourner dans mon pays en sécurité.

Salif Simporé, vendeur de carburant en bouteille : c’est une bonne affaire car, les quarante litres que je me suis approvisionnés, je peux les vendre en deux jours, alors que cela m’aurait pris au moins deux semaines pour les livrer. Je demande aux autorités de résoudre le problème pour éviter plus de tensions car, le pays des Hommes intègres n’a pas besoin de cela, au contraire, il a besoin de paix pour se développer.

Mariam Bazié, pompiste : Depuis hier, nous avons un problème de carburant. Aujourd’hui, il y a une forte bousculade des clients car, chacun veut s’approvisionner pour pouvoir vaquer à ses occupations. Donc, il y a beaucoup de tensions entre nous et les clients. Notre réservoir de carburant ne pourra pas tenir deux heures avec cette forte influence des clients. La solution réside dans le dialogue.

Yaya Ouédraogo, pompiste : Depuis hier, nous n’avons plus de réserve, les clients sont fâchés dès qu’ils constatent qu’il n’y a toujours pas de carburant. Nous avons beaucoup perdu en cette journée. Des fois, nous faisons rentrer 500 000 FCFA de vente, mais aujourd’hui on n’a même pas eu le quart. Je demande aux autorités de voir le problème, car nous avons besoin de travailler et aussi de satisfaire à nos clients. C’est au gouvernement que revient la solution finale pour nous sortir de ce pétrin. Sinon, le pays va s’embourber dans une crise économique énorme.

Propos recueillis par :
Aicha Drabo / stagiaire
Edouard Samboe / stagiaire
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 27 août à 21:19, par le fils du pauvre En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

    Ce pays a vraiment besoin de l’ordre. Personnellement, je n’apprécie pas toutes les méthodes à la Simon Compaoré, mais, le peuple burkinabè version "plus rien ne sera comme avant" a sérieusement besoin d’être remis sur les rails. Chers chauffeurs routiers, pour une bagarre entre routiers, en valait-il sincèrement la peine de punir tout un peuple ??? Après les chauffeurs de tricycles à Bobo, ce sont les routiers. A qui le tour demain ??? Pensez-vous honnêtement qu’un pays peut se développer avec un tel état d’esprit ??? Où est Simon ???
    Tchrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !

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  • Le 27 août à 21:45, par LAGUI ADAMA En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

    A tous les grévistes et aspirants grévistes de tous les secteurs confondus nous vous témoignons notre soutien total Qu’Allah vous protège et vous donne la force d’une résistance inébranlable Vive le Peuple Vive la DÉMOCRATIE Vive le CDP Vive la résistance au régime CRIMINEL du MPP Victoire DÉMOCRATIQUE au Peuple Qu’Allah bénisse et protège son Excellence Blaise Compaoré et sa noble famille

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    • Le 28 août à 01:50, par Nikiema En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

      SVP monsieur du MPP votre stratégie de gâter le nom du CDP ne marchera pas. A travers vos propos on sent directement que vous n’êtes qu’un larcin à la solde du MPP qui veut ter’ir l’image du CDP.
      Sachez que cette grève ne réjouit aucun militant du CDP puisque nous en sommes tous victimes.
      De grâce mon ami ADAMA vous ne rendez pas service au MPP en faisant ce commentaire

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    • Le 28 août à 09:20, par Emile En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

      Allah ne soutient rien des actions du diable au Burkina. On l’a vu avec la chute et la fuite humiliante de "son Excellence Blaise Compaoré et sa noble famille". On l’a vu avec le coup d’Etat le plus bête du monde. On l’a vu avec la grève des financiers qui ont fini par entendre raison. Ce sera le tour des routiers d’ici là.

      Tout le monde sait au Burkina, que qui se réclame "Lagui" est allé à la Mecque lapider le diable.( J’en profite pour souhaiter bon retour à tous nos papas, mamans, frères et soeurs qui vont bientôt rentrer de la Mecque,après avoir copieusement lapidé le diable).

      Or, on a ici un certain LAGUI ADAMA dont le voeu est que les actions du diable prospèrent au Burkina. Ce sinistre individu, usurpateur du titre de LAGUI sera largement récompensé par son père le diable de tous les malheurs qui puissent tomber sur un humain. Il expérimentera toutes les peines et douleurs que son père le diable peut infliger à un humain.

      Et pendant ce temps, le Burkina lui, continuera d’avancer avec ou sans le MPP, avec ou sans le CDP.

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  • Le 27 août à 23:16, par Sankara Lassane En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

    Je demande une entente entre les chauffeurs et les autorités du transport .

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  • Le 28 août à 01:44, par YAAM SOBA En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

    Eeeh Pauvre Burkina sous le régime de Roch la solution.
    Avec ça on nous dit que le pays est gouverné.
    En 1 an ça fait la deuxième fois qu’il y’a pénurie d’essence et rien ne semble inquiéter le gouvernement.
    Les vendeurs d’essence spéculent le prix sur le marché sous la barbe de nos autorités. Quel désordre !

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  • Le 28 août à 06:15, par Moïse En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

    LA SONABHY A ÉTÉ CRÉÉE POUR ASSURER UNE SÉCURITÉ EN MATIÈRE D’APPROVISIONNEMENT DU BURKINA EN CARBURANT.
    LE STOCK DE SÉCURITÉ DEVRAIT DIT-ON METTRE LE PAYS À L’ABRI PENDANT AU MOINS 3 MOIS EN CAS DE CRISE MÊME MONDIALE.
    COMMENT SE FAIT-IL ALORS QU’UNE GRÈVE DES TRANSPORTEURS DE QUELQUES JOURS ASSÈCHE LA CAPITALE ?
    LE BURKINA SERAIT-IL APPROVISIONNÉ AU JOUR LE JOUR MAINTENANT ?

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  • Le 28 août à 08:54, par Service minimum obligatoire En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

    Quand c’est une grève dans le public le gouvernement sait prévoir un service minimum.
    Maintenant que c’est dans le privé, le gouvernement se comporte comme s’il avait à faire à des extraterrestres. il faut là aussi prévoir un service minimum pour permettre aux autres de fonctionner.On voit cela dans des pays de grèves récurrentes.

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  • Le 28 août à 11:16, par Bantchandi En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

    Si je parle on va dit que parle mal, et pourtant.
    Juste trois jours et panique à Ouagadougou, pardon j’allais dire au Burkina Faso, humhum, panique à Ouaga car le Burkina Faso se résume à Ouaga et dans une large mesure à Bobo D.
    Moi, cette grève fait entre choquer des mots(SONABHY, Stock de sécurité, irresponsabilité, égoïsme, et que sais-je encore) dans ma caboche qui me donnent des maux de tête à la fin.
    Je fais mes propositions plutôt que de dresser un état des faits que nous connaissons tous.
    Pour résoudre de façon durable le problème de pénurie de carburant pour question ou une autre :
    - je l’ai dit plusieurs fois ici et ailleurs créer des dépôts de carburants et de gaz à long terme dans les 45 provinces, à moyen terme dans les 13 régions du pays et à court ou moyen terme dans les villes de Tenkodogo (centre-Est), Fada N’Gourma (Est), Banfora (Ouest) et Gaoua (Sud-ouest) obligatoirement et prioritairement, à Koudougou (centre-sud), Orodara, Ouahigouya, Dori, il y aura des dépôts affectés exclusivement au stockage de sécurité renouvelable tous les trois mois si le cours du baril est plus bas ou raisonnable sinon on s’abstient ;
    - pour l’approvisionnement il existe des techniques financières spécifiques au marché financier et en finance internationale le forward-forward, l’achat à terme qui fait que lorsque je conclus un marché à prix ferme avec un fournisseur, même si le coût du baril augmente le fournisseur est tenu de livrer au prix convenu, il y a la gestion du risque de change comme le pétrole est adossé au dollar américain il faut en tenir compte. On doit avoir une chambre de marché financier au niveau du ministère des finances et de l’économie gérer concomitamment avec le ministère du commerce, il y a des jeunes burkinabè qui se sont formés à leurs propres frais et à la sueur de leurs parents sans la contribution de l’État et qui ne demande qu’à servir leur pays, mais hélas !!! Les techniques bancaires et financières il en existent tellement que j’ai mal au cœur quand je vois une telle gestion des affaires publiques ;
    - si ce n’est de la méchanceté doublée de la cupidité "gloutonière" qui cache peut-être un manque de vision politique comment peut-on opter pour des choix inopérant pour un pays enclavé comme le nôtre, on s’endette pour bitumer mal des routes qui sont censées nous désenclaver, les dirigeants se gâchent derrière des prêtes-noms pour piller le peuple avec des acquisitions frauduleuses de citernes camions, de camions remorques en lieu et place des chemins de fer vers le Togo, le Bénin et le Ghana et même le Niger qui est une puissance potentiellement nucléaire puisque disposant de pétrole et d’uranium. . La capacité de tonnage d’un train dépasse au bas mots 10 citernes au moins. C’est quelle politique à deux balles qui fait que les citernes pleines d’hydrocarbures traversent des villes des régions viennent stocker à Ouaga et Bobo et repartent ensuite approvisionner les stations de ces mêmes villes, c’est quel nombrilisme ça . On n’est pas capable de "sortir des sentiers battus" de la colonisations et "oser inventer l’avenir" comme aimait à le dire STIN. La SONABHY est une création de la Révolution d’Août 83.
    C’est dommage pour ce pays, le développement il est d’abord mental avant d’être physique, matériel et financier. Quel gâchis. On exploite l’ignorance des peuples toujours et toujours.

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  • Le 28 août à 13:14, par wenlapanga En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

    Quel monopole ? Chacun doit travailler et mériter ce qu’il doit gagner. Les burkinabè doivent arrêter les grèves tous azimuts et travailler pour développer le pays. Chers chauffeurs regardez le mal que vous faites à ce pays. Réglez autrement vos problèmes. Simple conseil reprenez le travail et entrer en négociation avec les autorités. bonne chance.

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  • Le 28 août à 14:23, par Bonjour En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

    Du grand n’importe quoi.
    Pendant ce temps pépère siffle le champagne. Que 2020 arrive

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  • Le 29 août à 08:20, par ch En réponse à : Grève des chauffeurs-routiers : Tensions dans les stations d’essence, des populations déplorent la situation

    et le carburant vendu dans la rue à prix (TRES) fort, il est stocké chez les particuliers depuis quand ? ils étaient au courant ces vendeurs illégaux de l’imminence de la grève ? et les autorités laissent faire ?

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