« On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

LEFASO.NET | Oumar L. OUEDRAOGO • vendredi 3 août 2018 à 00h55min

L’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) a animé, ce jeudi 2 août 2018 à Ouagadougou, une conférence de presse pour se prononcer sur des sujets relatifs à l’actualité nationale. La sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme, la campagne agricole, le code électoral et le vote des Burkinabè de l’extérieur, le procès du putsch manqué, l’exécution du PNDES, le forum national de la diaspora ont été les points inscrits à l’ordre du jour de cette sortie, qui a aussi servi de cadre pour accueillir de nouveaux membres à l’APMP.

 « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

Aux côtés du coordonnateur de l’APMP, Clément Sawadogo, le président du PPR, François Tambi Kaboré ; Issa Barry du NTD ; Michel Béré du PAREN et Moussa Traoré de l’ADD. Comme il fallait s’y attendre, en cette actualité de débats sur l’adoption du nouveau code électoral et son corollaire de vote des Burkinabè de l’étranger, les préoccupations des journalistes ont fait la part belle audit sujet.
« Malgré une volonté politique déclarée depuis 2009, les Burkinabè résidant à l’extérieur attendent toujours de pouvoir participer aux élections présidentielle et référendaire », campent les animateurs de la conférence. Clément Sawadogo et ses confrères rappellent que le président du Faso a, dans son engagement à rendre effectif le vote des Burkinabè de l’extérieur, et dans un élan d’obtenir un consensus, multiplié des concertations avec l’opposition et la majorité sur le projet du code électoral.

« L’adoption de ce code est une réelle victoire pour le renforcement de la démocratie au Burkina Faso. Après une dizaine d’années d’attente les Burkinabè résidant à l’extérieur vont enfin pouvoir voter en 2020 », confie-t-on avant de relever les innovations de ce nouvel instrument. Il s’agit de la constitution et de la révision du fichier électoral qui peuvent désormais se faire en réalisant des économies substantielles de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards.
« Cette prouesse a été rendue possible grâce à la mutualisation des produits de la CENI (Commission électorale nationale et indépendante) et de l’ONI (Office national d’identification) pour offrir à la CENI un dispositif biométrique propre », note-t-on.

Toujours selon les explications, et au titre des forces, le nouveau code électoral a fait l’option de retenir la CNIB (Carte nationale d’identité burkinabè) ou le passeport national en cours de validité, comme document officiel pour s’enrôler sur le fichier électoral et pour voter.

« L’opposition politique, pour des raisons qui ne résistent pas à une analyse objective et honnête, estime que la carte consulaire devrait aussi être utilisée pour l’enrôlement sur la liste électorale et pour voter. Nous insistons pour dire que la carte consulaire n’a pas été retenue comme document permettant de s’enrôler sur la liste électorale pour des raisons qu’elle est un document d’identification destiné à faciliter la circulation à l’intérieur d’un pays étranger aux détenteurs. Les documents requis pour l’obtention de la carte consulaire varient selon les pays.

Dans la majorité des pays, avec le seul acte de naissance, délivré à l’intérieur ou à l’extérieur, on se fait délivrer une carte consulaire. Comme tout le monde le sait, l’acte de naissance, même si les noms des parents sont clairement mentionnés, n’octroie pas une nationalité déterminée au détenteur.
La qualité et la fiabilité des cartes consulaires sont différentes selon les pays. Dans certains pays, elle est biométrique, dans d’autres, non », ont exposé les dirigeant l’APMP, précisant qu’après cette adoption, les Burkinabè de l’extérieur ont maintenant deux ans pour acquérir éventuellement le document leur permettant de voter.

« Le sentiment de patriotisme et de nationalisme de tout Burkinabè, où qu’il soit, est de détenir et d’exhiber fièrement sa CNIB qui ne coûte que 2 500 FCFA contre 7000 à 10 000 FCFA (selon les pays) pour une carte consulaire », arguent-ils dans la déclaration.
Sur une question liée à la base d’attribution de la carte consulaire, François Tambi Kaboré note qu’il y a diversité de documents.

« En Italie par exemple, pour avoir une carte consulaire, vous devez fournir un certain nombre de documents et c’est l’acte de naissance ou le passeport ou la CNIB. Ailleurs, c’est le passeport et dans d’autres pays, c’est la CNIB. Donc, ces documents ne sont pas harmonisés du tout. Mais dans plusieurs pays, il suffit de présenter seulement l’acte de naissance et on vous délivre la carte consulaire. Vous comprenez qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Si les pièces jointes sont et le passeport et la CNIB, nous n’avons aucun problème ; puisque le détenteur de cette carte consulaire a déjà les documents pour venir voter soit en utilisant son passeport soit sa CNIB. On n’a aucun problème. Là où le problème réside, c’est quand on vous délivre une carte consulaire sur la base, uniquement, de l’acte de naissance, et Dieu seul sait combien de cartes consulaires ont été délivrés dans ce sens », a étayé M. Kaboré. Ce dernier précise également que la fixation n’est pas faite sur la Côte d’Ivoire ; la question est globale.

Nouveau code électoral : de la mise à l’écart de la carte consulaire

Pour le coordonnateur de l’APMP, Clément Sawadogo, tout processus électoral « repose sur deux facteurs essentiels ». Il s’agit de « promouvoir la plus large participation possible des citoyens au vote ; c’est cela qui fait aussi le caractère démocratique du processus » et le deuxième facteur est que le processus électoral doit être fiable, à même de garantir l’équité, la justice et la transparence du scrutin.

« Il vous souviendra que dans notre pays, l’opposition politique, depuis déjà au moins deux décennies (sinon plus), avait axé l’un de ses combats sur la question de la viabilité des pièces. Et vous savez qu’à un moment donné, on pouvait voter avec huit types de pièces au Burkina : carte de famille, acte de naissance, carte professionnelle et même les permis de conduire pouvaient être utilisés. Et je pense que même les livrets de baptême étaient admis.
C’est l’opposition qui a, en son temps, mené un combat ardu, pour qu’on élimine toutes les pièces qui ne présentent pas de gage de fiabilité pour ne retenir progressivement que, pratiquement, la CNIB (accessoirement le passeport pour ceux qui l’ont) et aujourd’hui, on en est à là.

Au passage, je rappelle qu’à un moment donné, pour pouvoir opérer une transition, la CENI a été amenée à délivrer une carte d’électeur biométrique, à partir d’un déploiement organisé à son propre niveau, pour que ceux qui ont les actes de naissance puissent bénéficier d’une carte biométrique (qui est une carte d’électeur) pouvant leur permettre de voter (pour qu’on soit sûr qu’il n’y aura pas de doublon et que c’est vraiment cette personne-là qui vote).

Donc, aujourd’hui, il y a une évolution, vraiment, notable de cette question. Il y a dix ans que les débats étaient très coincés au sujet de la CNIB comme pièce unique, il n’y avait pas trois millions de Burkinabè qui possédaient une CNIB, aujourd’hui, il y en a plus de huit millions », est allé dans les détails, le premier responsable de l’APMP, Clément Sawadogo.

De ses explications, on retient que le fichier de la CENI lui-même est composé à 73% de personnes détenant déjà une CNIB. « Ce qui veut dire aujourd’hui que nous pouvons marquer une avancée notable sur cette question en mettant fin à toutes les polémiques liées aux pièces et en marquant aussi une véritable avancée par rapport à cette question de la multiplicité de pièces », estime le deuxième vice-président chargé des relations avec les partis politiques et les alliances au niveau national du MPP, Clément Sawadogo.
Celui-ci rappelle également au passage à ses vis-à-vis que même les observateurs internationaux (des élections, ndlr) reprochaient régulièrement cette situation (de multiplicité de pièces, ndlr) au Burkina.

« Cependant, je précise que ceux qui avaient la carte d’électeur biométrique de la CENI pourront toujours l’utiliser (une disposition transitoire de la loi le permet) jusqu’à l’échéance 2021. C’est dire que ceux qui n’ont pas de CNIB, qui s’étaient fait délivrer une carte d’électeur biométrique par la CENI pourront toujours l’utiliser pour voter jusqu’en 2021 ; puisqu’ils sont déjà sur la liste électorale.
Après 2021, ça veut dire que tous ceux qui sont sur la liste CENI sont ceux aussi qui sont sur la liste ONI ; c’est dire que préalablement, il leur faut une CNIB. Donc, il y a une tendance effectivement à ce que les fichiers CENI et ONI s’harmonisent… », démontre le ministre en charge de la sécurité, Clément Sawadogo, dont relève l’ONI.

« Mais, il y a un gage de fiabilité ; parce que la CNIB est fiable jusqu’au bout. Personne, ni au Burkina ni à l’étranger, n’a pu mettre en doute la fiabilité de la CNIB. (…). Aucun doublon possible », convainc-t-il avant d’ajouter que le croisement permet qu’en cas d’inscription avec la CNIB, l’on puisse avoir toutes les informations sur l’identité de la personne à partir de la base de données de l’ONI.

« Le gouvernement du président Kaboré a fait la preuve qu’il est démocratique, à cent pour cent »

Sur le vote des Burkinabè de l’étranger, il dit surpris que l’opposition lutte pour faire admettre des pièces dont la fiabilité en ce qui concerne l’inscription sur la liste électorale peut être source de questionnements (alors qu’elle avait lutté pour une fiabilité des pièces). « La carte consulaire a été conçue pour permettre à nos concitoyens à l’étranger de se faire identifier, circuler normalement avec, comme une carte d’identité et d’être couverts du même coup par l’administration burkinabè. Mais la carte consulaire, vous pouvez vous la faire établir avec votre acte de naissance. Donc, si vous êtes nés dans un pays étranger, vous présentez un acte de naissance qui vous a été délivré par l’administration de ce pays. Ceci étant, il ne vous est pas exigé un certificat de nationalité ! Il ne vous est pas exigé, outre mesure, une preuve de nationalité vraiment indiscutable.

Mais, je précise, que la carte consulaire, délivrée en Côte d’Ivoire ou ailleurs, ce sont des cartes valables ; parce qu’elles sont délivrées par nos administrations à l’étranger, elles sont valables pour l’utilisation pour laquelle elles sont délivrées. Maintenant, si on veut étendre leur utilisation, faire en sorte qu’elles puissent octroyer la même possibilité qu’une CNIB pour figurer sur la liste électorale, un problème va se poser.
Si vous prenez les plus de 900 000 cartes consulaires délivrées en Côte d’Ivoire, vous avez environ 300 000 qui ont été délivrées sur la base de pièce burkinabè (CNIB, acte de naissance burkinabè), tout le reste a été délivré sur la base de pièces de naissance délivrées par les administrations de ce pays », poursuit-il son diagnostic.

Clément Sawadogo (au micro) avec à sa gauche François Tambi Kaboré, Moussa Traoré et Michel Béré et Issa Barry

Pour lui donc, si on admet la carte consulaire, personne ne peut établir, de façon certaine, la nationalité de la personne qui l’utilise. C’est pourquoi, avec ces nouvelles dispositions, il juge utile d’œuvrer à ce que les Burkinabè de l’étranger puissent obtenir des CNIB ; ce qui leur accorderait plusieurs avantages du même coup (la CNIB étant valable dans l’espace CEDEAO).
« On ne va pas dénoncer les risques de fraude et à un moment donné, cautionner les possibilités de fraude. C’est un non-sens et illogique », répond l’APMP à l’opposition. Du côté du pouvoir donc, l’on estime qu’on peut ‘’plutôt’’ faciliter le vote des Burkinabè de l’étranger, en leur permettant d’accéder aisément aux documents requis.
Sur la « promesse » de l’opposition de « se faire sentir » sur cette question, Clément Sawadogo pense qu’elle a ses motivations et ses raisons.

« Mais, je pense que si on est dans la république, dans la démocratie, on doit aussi accepter les règles du jeu démocratique. Si vous avez votre argumentation sur une question donnée, vous pouvez la faire valoir. Dieu merci, le président du Faso, lui-même, leur en a donné l’occasion (aux leaders de l’opposition). Par quatre fois de suite, ils se sont retrouvés autour de lui (président du Faso), avec des représentants de la majorité également, pour discuter de toutes ces questions. Eh bien, on ne va pas discuter pendant des années non plus ! A un moment donné, le président a fait une synthèse et a donné instructions au gouvernement.

L’opposition, également représentée à l’Assemblée nationale, a pris part aux discussions au sein de la Commission des affaires générales et en plénière. Je pense donc que les critères et les standards de la démocratie ont été respectés à cent pour cent. Maintenant, si, étant minoritaire, elle ne peut pas imposer sa position par le vote de légalité à l’Assemblée nationale et annonce qu’on va la sentir, nous ne savons pas c’est quel genre de ‘’senteur’’. Mais, de toute façon, nous sommes en république, et tout citoyen est tenu de respecter les lois de la république. Le gouvernement du président Roch Kaboré a fait la preuve qu’il est un gouvernement démocratique, à cent pour cent. Tel qu’on n’en a jamais connu au Burkina Faso. En tout cas, depuis le retour au processus démocratique dans les années 91 », soutient Clément Sawadogo, qui prend également le soin de rappeler que « force doit rester à la loi ».

L’APMP est désormais forte de 45 partis et formations politiques

Les-participants-à-la-conférence

Malgré cette actualité « brûlante », tous les points inscrits à l’ordre du jour ont bénéficié du regard des alliés du pouvoir. Ainsi, dans la déclaration liminaire, lue par François Tambi Kaboré, les conférenciers ont d’abord abordé la question de la sécurité nationale et de la lutte contre le terrorisme. A ce sujet, les responsables de l’APMP ont noté que la question reste une préoccupation centrale des autorités nationales, saluant de ce fait, l’évolution positive dans la guerre contre ce fléau.

« Nos Forces de défense et de sécurité ont de plus en plus l’initiative dans la bataille, leur permettant ainsi de déjouer et d’anticiper certaines attaques. Des perquisitions et des arrestations sont effectuées », ont-ils constaté, se félicitant, dans le même esprit, de l’opérationnalisation du dispositif sous-régional, le G5 Sahel.

Sur la campagne agricole 2017-2018 et celle en cours, les responsables et représentants de l’APMP ont fait observer que cette dernière a commencé de façon disparate, selon les régions. « A cette date, on peut estimer que la campagne agricole 2018-2019 est bien installée sur toute l’étendue du territoire burkinabè. Selon les experts de la météorologie, la pluviométrie sera en général excédentaire.

Les experts gouvernementaux estiment la production céréalière pour la campagne en cours à environ cinq à six millions de tonnes », a indiqué M. Kaboré dans la déclaration liminaire. Cependant, relève-t-il, la campagne précédente n’a pas pleinement atteint les attentes des Burkinabè ; certaines localités du pays ayant enregistré un déficit céréalier plus ou moins important, selon les localités. C’est pourquoi ont-ils loué les initiatives prises par le gouvernement pour venir en aide aux populations affectées, estimées à deux millions et demi.

Sur le procès du putsch manqué de septembre 2015, les alliés du pouvoir ont d’abord rappelé que « le président du Faso a promis que tous ceux qui sont impliqués seront jugés de façon équitable dans le strict respect des lois en vigueur » avant de réitérer leur vœu de voir se poursuivre normalement le procès.

En ce qui concerne la mise en œuvre du PNDES (Plan national du développement économique et social), l’APMP est revenue sur la conférence sectorielle relative à la transformation du secteur agro-sylvo-pastoral, tenue début juillet 2018 sur le bilan à mi-parcours des résultats du référentiel et des engagements de la conférence de Paris en décembre 2016. A en croire les conférenciers, cette halte a permis de mettre en place un mécanisme concerté pour promouvoir la transformation du secteur agro-sylvo-pastoral au Burkina.

Quant au Forum national de la diaspora, la majorité constate qu’après l’engagement du président du Faso de rendre effectif le vote des Burkinabè de la diaspora dès 2020, l’érection d’un ministère plein chargé des Burkinabè de l’extérieur, cette assise vient renforcer cette volonté d’impliquer davantage les Burkinabè de la diaspora à la vie de la nation.

En mare de conférence de presse, l’APMP a accueilli huit nouveaux membres que sont FPC Yélémani, ODDN, PCDP, PEDN, Fasocrate, PRDF, UFDP et UPR. Ainsi, selon ses responsables, l’APMP est désormais forte de 45 partis et formations politiques.

Oumar L. Ouédraogo
(oumarpro226@gmail.com)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 3 août à 00:54, par Bougoum mãsga En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

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    Mes chers compatriotes Burkinabè de la diaspora, si à la lecture des commentaires divisionistes, relatifs au vote de la diaspora, que nous voyons depuis quelques temps sur ce forum, vous vous sentez trahis par un certain courant de pensée qui tente de vous faire passer pour des citoyens de seconde zone : soyez rassurés. Cela n’est nullement l’état d’esprit de la grande majorité de vos concitoyens ayant un minimum de discernement. Ce n’est que l’effet d’une stratégie de la majorité (MPP et affiliés), qui a mis en ordre de bataille tous ses griots, prostitués intellectuels d’un nouveau genre, qui œuvrent à donner l’impression factice que ce courant d’idée est répandu chez vos concitoyens au pays, ce qui est faux bien entendu. Tout cela est juste mis en œuvre pour limiter au maximum toutes velléités de contestation contre cette modification de la loi sur le code électorale.

    Comme toujours, l’objectif est la conservation du pouvoir d’état, quitte à semer les graines du repli identitaire et son corollaire de division au sein des Burkinabè. A-t-on oublié les conséquences de “l’Ivoirienneté” ? Ce concept introduit dans une vision électoraliste similaire à celle du MPP, qui a plongé la Côte d’Ivoire dans une crise sans précédent dont elle peine à se remettre même aujourd’hui, tellement le ressentiment est profond chez des Ivoiriens vu comme de seconde zone. A croire que les politiques ne retiennent pas les leçons du passé. Les graines de discorde dans notre contexte viennent surtout des arguments avancés par le MPP et leurs affiliés pour justifier ce tripatouillage de la loi sur le code électoral. Des arguments bien souvent caduques, qui ne tiennent pas une seconde à une analyse sérieuse.

    Voici quelques uns des arguments en question.

    - « Le CDP n’a rien fait en 27 ans pour encourager le vote de la diaspora ; le MPP, lui, au cours de son premier mandat, l’a initié. Le CDP n’a donc aucune leçon à donner au MPP sur cette question. »
    Sérieusement, de qui se moque-t-on ? Bien sûr, le CDP n’a aucune leçon à donner au MPP ; mais c’est plutôt parce qu’il a tout à apprendre du MPP en matière de stratégies de minimalisation du vote de la diaspora. Je vous rappelle que les principaux piliers de l’ancien régime étaient Dienderé pour le côté militaire, et RMCK + feu Salif Diallo pour le côté politique avec le CDP d’alors, Roch ayant assuré même la présidence de ce parti. Ce sont ces derniers qui étaient les cerveaux de la stratégie politique et surtout électorale du CDP en son temps. Conscients que la diaspora n’étaient pas favorable au régime Compaoré à l’époque, ils ont donc œuvré à bloquer son vote pour que leur champion d’alors reste au pouvoir. Bien sûr, ils affirment aujourd’hui que Blaise Compaoré régnait sans partage, reléguant leurs rôles à celui de simples exécutants, pour fuir leur responsabilité. Ce qui me choque c’est que leurs défenseurs sont les mêmes qui critiquent sévèrement les ex-RSP actuellement en procès pour avoir exécuté les ordres reçus de leurs chefs militaires lors de la tentative de putsch, tandis qu’ils ferment les yeux sur la soit disante « obéissance » quasi religieuse des actuels leaders du MPP quand ceux-ci travaillaient pour Blaise ? Si vous trouvez que ces ex-RSP sont complices et donc comptables du putsch manqué pour avoir suivi leurs ordres, pourquoi les leaders du MPP ne seraient pas complices et comptables du bilan de ces 27 années avec Blaise ? Soyez conséquent avec vous-mêmes ! Pour ma part, cela ne doit souffrir d’aucun débat, c’est bien l’actuel MPP qui n’a rien fait pour faciliter le vote de la diaspora durant ces 27 années. Eddie Komboigo n’avait certainement pas la latitude au temps de la compaorose, de dicter au Salif Diallo et au RMCK leur politique électorale à cette époque ! Soyons sérieux SVP.

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  • Le 3 août à 00:55, par Bougoum mãsga En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

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    - « Un vote convenable de la diaspora coûtera trop cher à l’état ; le Burkina Faso n’a pas les moyens de se l’offrir. »
    Convenable ici pour signifier l’addition d’autres bureaux de vote aux ambassades et consulats généraux par pays de la diaspora.
    Cet argument que l’état Burkinabè ne peut se permettre un tel vote de la diaspora est tout simplement faux. C’est un mensonge pure et simple. En effet, le budget demandé par la CENI pour l’élection à venir est de 1,2 milliard de FCFA (cf interview de Newton Ahmed Barry le 12/03/2017 avec une radio privée de la place). Si cela peut sembler énorme pour certains, sachez que ce n’est pourtant pas grand chose pour ce gouvernement MPP. A titre indicatif, cela correspond au budget d’un seul kilomètre de bitume dans ce Burkina à l’heure du PPP (prix des routes étant passé de moins de 250 millions/km à plus du milliard sous le MPP). Les 3 milliards de leurs V8 et Talisman suffisent donc pour organiser des élections en bonne et due forme pour les Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur ! C’est juste un manque de volonté politique, et non de moyens. La preuve, le MPP s’apprête à repousser les législatives et municipales à une date différente de celle de la présidentielle. Ceci dans un soucis de maintenir la cohésion au sein de ce parti car dit-on la publication des listes des candidats à ces votes risquent de créer trop de conflits en leur sein vu l’appétit vorace de certains de leurs militants. Ce qui va bien sûr multiplier le budget des élections, mais gare à qui que ce soi de dire que le gouvernement n’en a pas les moyens. Mais en étant de bonne foi, qu’est-ce qui est plus important entre l’organisation de plusieurs suffrages pour maintenir la cohésion d’un parti politique, et l’organisation d’un vote convenable de la diaspora ? Vraiment, à ce niveau il n’y a également pas matière à débats. Comme je le dis, c’est juste un manque de volonté politique et non de moyens. D’autant plus que disposer de moins de 5 bureaux de votes pour un pays comme la Côte d’Ivoire, c’est vraiment faire preuve de mauvaise foi ; comment voulez-vous que près d’un million d’électeurs puissent s’aligner et voter convenablement ? Ce n’est pas possible, on aura des files longues sur plusieurs kilomètres sans que 90% de ces gens ne puissent effectivement voter.

    - « La carte consulaire n’est pas valide car non sécurisée »
    En toute sincérité, utiliser ce motif pour exclure la carte consulaire des documents valides pour le vote relève tout simplement de l’auto-flagellation. C’est le gouvernement Burkinabè même qui met ses fils et ses filles à l’étranger dans la précarité. Ce sont des représentations officielles du pays qui délivrent ce document ! Dire que cette carte n’est pas valide est un véritable désaveu de nos propres représentations diplomatiques. Pourriez-vous à la suite vous plaindre auprès des autorités des autres pays s’ils ne reconnaissent pas nos cartes consulaires ? Non ! En rappel, une carte nationale d’identité a pour jurisdiction le territoire national, elle peut être, dans une certaine mesure, utilisée dans d’autres territoires s’il y a des conventions de libre circulation des personnes comme c’est le cas dans l’espace UEMOA. Mais dites vous bien qu’elle n’a aucune valeur en Europe, Amérique, Asie ou même dans les autres pays africains hors UEMOA. Quant au passeport, j’ai l’impression que les gens ont le stéréotype fallacieux que Burkinabè de l’extérieur équivaut obligatoirement à avoir au moins le passeport. Je suis désolé, mais c’est faux. Il il y a des Burkinabè nés à l’étranger, de père et/ou de mère Burkinabè. Ils sont Burkinabè, au même titre que nous qui sommes nés ici au pays. Les considérer autrement est non seulement injuste, mais surtout dangereux pour le pays. Il ne faut surtout pas traiter différemment des Burkinabè à cause de leurs origines ou lieu de naissance, ce serait une discrimination intolérable. De plus, diaspora ne signifie pas systématiquement fonctionnaires internationaux, étudiants, sportifs, musiciens. Il y’a aussi une grande partie de paysans, regardez simplement dans la sous-région. Vous croyez qu’ils ont les moyens de d’offrir un passeport ? Combien de Burkinabè même en ont ? Juste une infime partie ; allez dans nos villages pour vérifier. Est-ce pour autant qu’ils ne sont pas des Burkinabè ? Le MPP est réellement déphasé de la réalité du citoyen lambda Burkinabè aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. De toute façon tout cela est un faux problème, on a eu à faire des enrôlements biométriques pour préparer des élections au BF, même avec un simple extrait de naissance. Même si vous avez 100 extraits différents, vos empreintes digitales permettront de vous identifier, c’est cela l’avantage de la biométrie. Si donc vos cartes consulaires ne sont pas biométriques (ce qui est faux au passage pour la RCI) Pourquoi ne pas organiser des enrôlements biométriques dans les représentations diplomatiques ? Ah oui j’oubliais, la nouvelle loi électorale exclu l’enrôlement biométrique que la CENI faisait avant...
    A ce stade là, si vous ne voyez pas le schéma qui se dessine, c’est que vous refusez de voir tout simplement.

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  • Le 3 août à 00:56, par Bougoum mãsga En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

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    Au final, je terminerai en disant que l’on est tous fiers quand nos compatriotes réussissent à l’étranger ; que ce soit en décrochant un poste important à l’international, ou quand nos étudiants Burkinabè réussissent avec brio à l’extérieur, ou enfin quand nos sportifs remportent des titres internationaux et défendent avec fierté nos couleurs. Certains ont même refusé des propositions de naturalisations venues d’autres pays parce qu’ils sont fiers de défendre les couleurs du Burkina Faso. Nous les avons tous applaudis pour cela.
    NE TRAVAILLEZ DONC PAS À LES FAIRE PASSER POUR DES CITOYENS DE SECONDE ZONE.
    C’est simplement injuste. Si vous voulez, ne permettez même pas la diaspora de voter, c’est votre plein droit. Mais de grâce, n’utiliser ces arguments débiles dont le seul effet clair est le repli identitaire. Ne nous divisez pas plus que ça.

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    • Le 3 août à 06:51, par Vraiment En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

      Cher internaute Bougoum mãsga. Je pense qu’on ne parle pas du même sujet. Relisez bien le résumé de la Conférence de presse et réviser vos deux postes
      Tous les burkinabè sont libres et égaux en droit comme en devoir Donc, Si c’est la mise à l’écart de la carte consulaire qui vous tourmente tant, il y a un problème. Demandez à ceux qui sont revenus de la diaspora pour décrocher un concours dans la Fonction publique si ils ont utilisé autre document que la CNIB ? il en est de même pour ceux qui sont dehors et qui veulent rapatrier des fonds !!!!!!!!!
      Donc, pardon, avançons. La démocratie est un processus et il est impossible d’atteindre la perfection en une seule élection.
      Puissent Dieu et les mânes de nos ancêtres protéger la Burkina Faso !

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  • Le 3 août à 08:13, par traore En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Ahii waa !! Voilà qui est clair comme l’eau de roche. Merci au joirnaliste pour avoir donné tous les détails, elles m’ont permise de comprendre beaucoup de choses. Au départ, je n’avais pas bien compris la position de la majorité mais je suis située car édifiée maintenant après avoir lu. Je pense que l’opposition nous cache quelque chose dans cette histoire, sinon pourquoi tant d’acharnement sur le pouvoir par rapport à ce nouveau code ?

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  • Le 3 août à 08:46, par NZ En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Selon le ministre Clément SAWADOGO, la CNIB ne coûte seulement que 2500 fcfa. C’est vrai. Mais pour quelqu’un qui est hors du pays, combien lui coutera le transport aller/retour pour venir se faire établir une CNIB à 2500 fcfa seulement ? A moins que le gouvernement ne fasse établir des CNIB dans tous les pays où vivent des Burkinabés. Et là encore on n’est pas sorti de l’auberge. Qui établirera ces pièces ? Ambassade, consult ou la police qui va se déporter dans chaque pays ?
    D’aucuns diront que c’est pas normal qu’on se dise Burkinabé et qu’on ait pas de CNIB. Pourtant nous avons des centaines de milliers de Burkinabé né hors du pays qui ne sont jamais venu au Burkina. Certains y sont depuis plus de 10 ans, donc leur CNIB est périmée. Ils n’ont que la carte consulaire pour se prévaloir de la nationalité Burkinabé.
    Soyons sincères et honnête un jour même si l’intégrité à déjà disparu. Il faut trouver d’autres arguments pour convaincre de la justesse de ce choix sans frustrer ni créer de la discorde entre les fils d’un même pays. Quoiqu’il en soit de l’extérieur ou de l’intérieur nous sommes tous Burkinabé. Et un Burkinabé né à l’extérieur ou ayant vécu à l’extérieur peut être président de la république un jour. C’est dire que nous avons tous les mêmes droits.

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    • Le 3 août à 11:34, par Patinda En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

      Un burkinabe qui ne vient presque pas au pays, en où une élection au burkina peut impacter son quotidien à lui ? On organise les élections pour que ceux qui sont vraiment burkinabè. Pas les burkinabè de circonstance ou de "ca dépend". Il vont voter et repartir et ce sont ceux qui vont rester au pays qui vont subir le programme de ce président. Où serez vous ? Si aujourd’hui on organise un referendum sur le vote de la diaspora, le nom l’emportera à coup sûr.

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      • Le 3 août à 15:11, par Bougoum mãsga En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

        Vous voyez ? Quand on vous parle de repli identitaire et de citoyens de seconde zone et vous ne voulez pas entendre la vérité...
        Lisez bien ce commentaire :
         « on organise les élections pour ceux qui sont VRAIMENT BURKINABÈ. Pas les BURKINABÈ DE CIRCONSTANCE ou de ça dépend ».

        Voyez par vous-même le repli identitaire.
        Cet internaute sous-entend qu’un « Burkinabè qui ne vient presque pas au pays » n’est pas « vraiment Burkinabè ».

        C’est tout cela les dangers de la politique divisioniste du MPP et de sa mouvance présidentielle... C’est vraiment dommage que vous pensez ceci de vos compatriotes à l’étranger.

        Est ce que dans la constitution, la nationalité Burkinabè dépend du temps passé au pays ? C’est vraiment n’importe quoi ! Vous croyez qu’on mesure le patriotisme de quelqu’un à son temps passé au pays ? On sent que vous n’etes jamais sorti du pays. Il y’a des communautés Burkinabè à l’étranger dont la maîtrise de la culture Burkinabè n’est même pas à discuter. Aller aux journées culturelles Burkinabè à l’extérieur pour voir. Je suis sûr que vous même vous apprendrez des choses.

        Et que les élections au Burkina ne vont pas impacter le quotidien des Burkinabè de l’extérieur....
        Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer. Regardez le cas en présence seulement, la nouvelle loi et les déclarations officielles des membres du gouvernement ne vont elles pas avoir des effets sur la vie de nos compatriotes à l’étranger ? Quand un ministre même dit que la carte consulaire ne prouve pas qu’une personne est Burkinabè et que le document n’est même pas sécurisé. Vous voulez qu’ils deviennent quoi ?! Ne voyez vous pas tous les problèmes que cela va créer pour eux ?

        Vraiment quoi…

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        • Le 3 août à 17:30, par mytibketa En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

          Un long laïus pour ne rien dire. Et pourtant les choses sont claires Il faut rafraîchir la mémoire de ceux qui ont l’oreille dure. Dans la recherche d’une formule pour réduire le nombre de documents à utiliser pour les votes et afin d’éviter les fraudes dont certains en font leur dada, il avait dit et Mr Diabre Zéphirin chef de file de l’opposition en 2013 avait dit et insisté pour la non utilisation de la carte consulaire. La CNIB a été retenue et l’opposition de demander le rajout des passeports ;ce qui est acté sauf bien sûr les passeports diplomatiques délivrés aux amis tels les chefs terroristes et leurs affidés qui avaient pion sur rue au Burkina. Mieux le CDP a demandé qu’on passe en perte et profit les dispositions concernant la non participation de ceux là qui avaient soutenu la révision de l’article 37. Sans consulter ceux là qui ont risqué leur vie pour barrer la route à cette révision, le Président Kaboré car il s’agit de lui ;a pris sur lui de l’accepter...Ainsi dans des négociation il faut savoir que ,"je donne et tu donnes). Ou est alors le problème pour qu’on remue ciel et terre pour des points non retenus et leur corrolaire ( lieu des votes ). En mossi on dit "barse togo vinegueda kosda yam" et yanc l’opposition est tombé dans le panneau. Et ce qui gène ce sont ces intellectuels pour lesquels on avait de l’estime fussent t-ils Mossi dont certains du centre qui se compromettent dans un débat vaseux qui ne les honore pas. Que Diabré le fasse ; il est dans son rôle de s’opposer(même s’il sait que dans son fort intérieur , il n’y a pas débat) et même si ce là frise le ridicule ; le CDP oui parce que auteur de cette forfaiture planifiée et le RDA qui n’a pas changé dans ses attitudes opportunistes depuis la nuit des temps. Et pourtant le Burkina poursuivra sa marche vers le progrès.

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  • Le 3 août à 09:11, par Bounga-Bounga II En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Que voulez-vous au pays de RS ?
    Ils savent d’ou ils viennent et comment ils sont arrivés là ou ils sont.
    Maintenant ils ont la trouille. Après 2020 s’ils ne restent pas à leur place, c’est sûr qu’ils se réfugieront de l’autre côté de l’océan, cotonou ou lomé. La trouille les hante chaque jour et conditionnent leur cerveau au point ou ils vont même jusqu’à renier une bonne partie de leurs compatriotes de la diaspora. Quel honte. Vivement qu’on en finisse en 2020 avec ce équilibrisme. RS, je vous aime. Ressaisissez-vous pour l’honneur démocratique et l’unité de notre pays.On ne va pas continuer à laisser des burkinabé sur le trottoir et faire d’eux des citoyens de seconde zone. Le faso a besoin de tous ses fils pour avancer et rayonner

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  • Le 3 août à 09:53, par Manque de volonté politique En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    .
    Concernant le vote des Burkinabè de l’extérieur, il est curieux que, pour en finir avec les polémiques stériles du moment, ni le parti au pouvoir, ni les partis de l’opposition, ni les OSC n’aient proposé ce qui pourtant est la seule solution crédible pour une participation effective des Burkinabè de l’extérieur aux prochains votes : la multiplication des consulats, en en installant là où il y a concentration de nos concitoyens, que ce soit en Côte d’Ivoire (ou se pose le plus crûment le problème) ou ailleurs, aux Etats-Unis par exemple en installant un Consulat à Houston et partout ailleurs où se trouve nombre de Burkinabè.
    Au lieu de ça, le ministre du commerce, ce matin même sur 3TV, au nom du gouvernement, a envisagé qu’après les élections de 2020 soit faite une "évaluation", pour améliorer "donni-donni", les conditions du vote des Burkinabè de l’extérieur. Ce propos témoigne du peu de volonté politique du pouvoir en place de tout mettre en oeuvre, d’ici 2020, pour qu’un maximum de Burkinabè vivant et travaillant en Côte d’Ivoire puisse participer au prochain scrutin présidentiel.
    Il est pourtant matériellement impossible, si d’ici 2020 de nouveaux consulats ne sont implantés sur le territoire ivoirien, que la diaspora burkinabè puisse participer à cette élection présidentielle.

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  • Le 3 août à 10:05, par souklosso En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Personnellement je ne vois pas en quoi le fait que des Burkinabé ne soient pas autorisés à voter avec leurs cartes scolaires fait d’eux des CITOYENS DE SECONDE ZONE. La mauvaise foi se situe au niveau du CFOP. Je ne comprends pas pourquoi c’est sur les Burkinabé résidant en Côte d’Ivoire que le débat se focalise. On parle comme si ces derniers sont une propriété de l’opposition. Même le pouvoir en place a des militants détenteurs de la carte consulaires et qui pourront donc pas voter s’ils n’ont pas leur CNIB ou le passeport. Ici il est beaucoup plus question de la crédibilité des scrutins à venir. Si je suis SANOGO ; OUATTARA ; TRAORE ; ......... et que je me fais établir une carte consulaire est-ce suffisant pour dire que je suis Burkinabé. Même si la carte est fiable parce qu’elle permet de m’identifier, je peux avoir triché sur mes origines. Par exemple je suis Maliens ou Ivoirien et comme j’ai un nom de famille qu’on retrouve au Burkina je ma fais passer pour un Burkinabé. Voici un des problèmes qui se posent avec la carte consulaire. Les représentants de l’opposition que j’ai écouté sur le plateau de l’émission controverse hier remettaient en doute la fiabilité de la CNIB, parce que pour eux l’Etat peut faire fabriquer de fausses CNIB. Mais ils semblent faire confiance à la structure basée en Côte d’Ivoire (chez les beaux parents de l’autre). Ce débat est simplement malsain et ne devrait pas avoir lieu.

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  • Le 3 août à 10:36, par TANGA En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Chers tous,
    Pourquoi ne pas faire une campagne de délivrance de pièces d’identités ? Celui qui rempli les conditions viendra établir sa pièce. Nous éviterons les bagarres qui nous coutent plus chers.

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  • Le 3 août à 11:49, par deralter En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Dommage pour mon pays, hier quand j’écoutais les propos de monsieur Clément Sawadogo, ministère de la sécurité qui parlait au nom de la majorité présidentielle, j’ai eu des sueurs froides, je me suis demandé quelles leçons a-t-on tiré de l’insurrection ? ce type se moque t-il du peuple ou bien il joue à la comédie, en menaçant l’opposition si jamais elle franchissait une certaine ligne. Monsieur Clément sachez que les Burkinabè n’ont plus peur de franchir les lignes c’est grâce à ce courage que vous êtes ministre aujourd’hui. S’il faut franchir des lignes pour permettre à des dignes burkinabè de jouir de leur droit, Clément prépares toi car tu auras sur ton chemin

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  • Le 3 août à 12:32, par Voltaïque Indigné En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Je ne sais si j’ai bien compris il me semble que tous les détenteurs de carte d’électeur biométrique délivré par la CENI pourront voter en 2020. Il se trouve que beaucoup de ces cartes ont été établies sur la base de l’acte de naissance au lieu du certificat de nationalité notamment dans les campagnes. Ce qui veut dire qu’en 2020 il y’a des gens qui n’auront pas prouvé leur nationalité Burkinabè et qui prendront quand même part au vote.
    Ce qui constitue une lacune du dispositif qui vise à écarter ceux qui n’on pas prouvé leur nationalité Burkinabè.
    Si RMCK veut coûte que coûte operationnaliser le vote selon la loi voté, il n’a qu’à le faire intelligemment en arrêtant la production des anciennes CNIB en vigueur et commencer immédiatement la production de la Carte d’Identité CDEAO pour les futures cartes d’identité : on gagnerait du temps et en argent parce que la Carte d’Identité CDEAO qui est valable dans toute la CDEAO a été déjà adoptée par le parlement Burkinabè et la balle est dans le camp de l’exécutif qui doit l’opérationnaliser ; il me semble que le Sénégal a déjà doter ses nationaux de cette carte qui tient lieu également de CNI.

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  • Le 3 août à 12:38, par j’aime mon pays En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Les cartes consulaires sont a l’image de la green card au USA pour la dispora Africaine. Les droits et devoirs des porteurs de la carte sont en tous points identiques à ceux d’un citoyen américain à l’exception du droit de vote et de servir comme juré ; le titulaire a cependant l’obligation d’avoir toujours sur soi la carte en cas de contrôle de la régularité de son séjour. Donc, le gouvernement n’a fait que sont devoir democratique et demontrer sa volonté pour une transparence dans les elections. Detenir une carte consulaire n’est pas une preuve infaillible de nationalité.

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  • Le 3 août à 12:44, par SAA En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Si j’étais le Président du Faso,
    si j’étais le Président du parti au pouvoir,
    si j’étais tout simplement un militant de parti de la majorité,
    j’allais demander à l’opposition pour plus d’équité, la possibilité de délivrer des cartes consulaires en même temps que la CNIB comme instrument de votation à même de toucher la grande majorité comme le voudrait ces parti membre du CFOP.
    Je ne termine pas ma pensée car j’entends déjà des voix élevées, criant, pardon vociférant dans tout les coins et recoins du pays. "Le MPP organise déjà la fraude et il faut rien que la CNIB comme instrument de votation"
    Mes amis de l’opposition, il y’a en ce moment des problèmes au pays sur lesquels on aurait souhaité vous entendre comme vous le faites en ce moment.
    Ne rendez pas le jeu politique si dégoutant et nauséabond.

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  • Le 3 août à 14:35, par le paysan En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Mr Bougoum Mãsga vous êtes un citoyen dangereux. C’est trop polémique en Côte d’Ivoire que les ivoiriens ont eu des problèmes. Ayant des attitudes qui vont apaiser nos cœurs. Ne stressez pas les Burkinabè svp. L’Afrique va beaucoup souffrir à cause de ces intellectuels. La fameuse loi est votée, trouvons d’autres méthodes souples pour expliquer à nos compatriotes l’importance du vote des étrangers et nous gagnerons. Ne tirer pas trop pour briser la calebasse. Laissez et la vérité triomphera. Quel que soit la longueur de la nuit, le jour finira par apparaitre. On verra avec le temps qui de l’opposition ou de la majorité aura raison. Dieu merci nous voyageons et nous savons ce qui se passe en C.I avec ces cartes consulaires. Attendons de voir ces 2 jours, nous allons tout entendre et voir. De fois je me demande, pourquoi Dieu ne nous fait pas découvrir la bonne méthode pour gouverner sans faire de la politique en ayant pour point central la franchise du citoyen ? Nous autres le stress va nous tuer un jour.
    Que le Tout Puissant bénisse notre beau Faso.

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  • Le 3 août à 14:55, par Achille De TAPSOBA En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    De vrais ivoiriens ou de vrais maliens ou encore d’autres nationalités détiennent des cartes consulaires Burkinabé en Cote d’Ivoire. Lors d’une de mes missions en terre ivoirienne en mars 2014, après quelques échanges avec des amis ivoiriens d’origine,ils m’ont savoir qu’ils voyagent régulièrement au Burkina avec des faux documents burkinabés obtenus frauduleusement au noir (carte consulaire) pour éviter la police ou la gendarmerie. Ces cartes consulaires ont été attribuées sans contrôle à tout bout de champ moyennant une petite somme par le régime Compaoré. De fausses cartes consulaires existent en Cote d’Ivoire.Des ivoiriens ou des maliens avec de faux documents pourraient etre enrôlés pour voter en 2020. On se connait dans la savane. On sait qui est capable de quoi.

    Le pouvoir a totalement raison de se méfier des cartes consulaires en Cote d’Ivoire car il en existe en faux qui circulent entre Ouaga et Abidjan. Si on autorise ces cartes une grande fraude sera organisée en Cote d’Ivoire les incidents seront incontrôlables. La Cote D’Ivoire ne peut pas déployer dans le pays les forces de l’ordre pour sécuriser ces élections là. Soyons prudents. Les intentions des uns et des autres sont bien connues en 2020 tricher pour gagner.Les petits calculs de fraude ne doivent pas germer dans l’esprit des politiciens car le BRAVE PEUPLE a beaucoup souffert de la guerre MPP/CDP. Laissez le BRAVE PEUPLE respirer. On est fatigué de l’égocentrisme des uns et des autres

    NOUS N’ACCEPTERONS PAS LA MOINDRE FRAUDE D’OÙ ELLE VIENNE(pouvoir, opposition,OSC,CENI…). NOUS VOULONS DES RÉSULTATS TRANSPARENTS ET CRÉDIBLES en 2020.

    Que le meilleur gagne en toute transparence en 2020

    BRAVO et FÉLICITATIONS AUX DÉPUTÉS POUR LE VOTE DE CES LOIS ÉLECTORALES

    QUE LE SEIGNEUR BÉNISSE LE BURKINA QUE NOUS AIMONS TOUS.AMEN
    PAIX ET SUCCÈS A TOUS LES BURKINABÉS. AMEN

    Achille De TAPSOBA Le Bobolais

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    • Le 3 août à 23:07, par Zitai En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

      Non non et non. Monsieur Achille ! Votre anecdote sur vos "prétendus amis" Ivorien’s ou autres est fausse. Et pour cause, ça manque cruellement de logique. Comment ces gens font une fois au BF ? À bobo ou à ouaga ou ailleurs ? Est-ce que la carte consulaire est valide au Faso ? Quand même monsieur !!!! C’est trop gros quoi. Pardon, faut diminuer.
      Le savez-vous ? On peut défendre une cause sans verser dans la mythomanie. Tantôt c’est des rengaines telles : "un ami syndicatliste israélien m’a dit que chez eux y’a pas grève" ; "mon ami des îles Kergueleen...les plus grands cocotiers..." et maintenant c’est "mes amis ivoiriens".....gnin gnin gnin..karissa.
      Tout ça c’est faux, archille-faux.
      Tes supposés amis te racontent ouvertement qu’ils confectionnent et font usage de faux documents de ton pays, tu ne dis rien, tu les denonces même pas aux autorités... rien de rien et ça a l’audace de rapporter fièrement ici un délit dont il se pourrait qu’il soit un bénéficiaire. Vu l’ampleur de l’étourderie affichée.
      "É ti kê doni doni ?

      Quelle megd.

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  • Le 3 août à 17:01, par Titi En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Pensez a tous ceux qui souffrent de la faim en raison de la soudure. C est eux qui vous attendent de pied ferme dans les urnes.

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  • Le 3 août à 17:31, par Voltaïque Indigné En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Achille De TAPSOBA Le Bobolais, votre récit manque de crédibilité parce que vous insinuer que vos amis ivoiriens et maliens veulent éviter la police ou la gendarmerie Burkinabè. A un contrôle de police ou de gendarmerie Burkinabè tout le monde y passe étranger comme Burkinabè. Et au Burkina la carte consulaire Burkinabè établie en Côte d’Ivoire n’est pas valable par ailleurs ces maliens et ivoiriens peuvent bien circuler avec leur passeport ou Carte Nationale d’Identite Ivoiriens ou maliens dans l’ UEMOA il n’ont pas besoin de la carte consulaire Burkinabè pour celà. Pour terminer il faut que vous sachez que les trois pays Burkina Mali Côte d’Ivoire admettent la double nationalité : un citoyen ivoirien ou malien qui a la nationalité Burkinabè et qui réside en Côte d’Ivoire peut bien se faire immatriculé légalement à Abidjan à l’ambassade du Burkina en qualité de Burkinabè c’est son droit et vous n’y pouvez rien et vos amis peuvent être dans ce cas de figure.

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  • Le 3 août à 17:54, par Henriette kouassi En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Hé.Mr Savadogo, parlez peu.Le Burkina est une savane comme disait quelqu’un. Hier n’est pas loin. La démocratie est vraiment un luxe pour nous africains. Je passais.

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  • Le 3 août à 20:33, par sidbala En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    Je pense en toute honnêteté que la structure la mieux organisée pour conduire ce pays vers un développement conséquent c’est l’armée notamment les bérets rouges. C’est quand lë pays aura travaillé pour mettre en place les infrastructures de bases que l’on peut amener le peuple à se prendre en charge. Si non peut parler de démocratie avec un peuple affamé dans tout le sens 1000 ans verront que nous n’avons pas bougé d’un mètre. Les politiciens achète la conscience de ces pauvres gens qui ne demandent que la survie. Il sera judicieux de mettre en place un régime militaire DICTORIAL FORT pour un minimum de 20 ans Pendant ce temps personne ne parle de politiques c’est travailler seulement. On permet l’existence des syndicats même pas des OSC et chaque travailleur sera payé au mérite.

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  • Le 3 août à 21:41, par RV En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    La vraie question est de savoir si un candidat non élu dans sa circonscription électorale comme député peut être ministre de tous les burkinabé ?! Soyons Clément !

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  • Le 3 août à 23:07, par tontonfantomas En réponse à : « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », la majorité présentielle à l’opposition politique

    « On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! »
    cè bien ce à koi lè politicien burkinabé ns ont abitué !!! qui a di hier que l’article 37 étè anti dèmocratic ? il è où ojordi ? vs n pensé vs lè politicien k’à vos panses en piétinan la moral et l’avnir d ce pays

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