Opération anti-terroriste à Rayongo : Deux Burkinabè et deux Maliens neutralisés

LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • jeudi 24 mai 2018 à 06h00min

Au lendemain de la neutralisation de la cellule terroriste dans le quartier Rayongo (sud-est de la capitale), le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou a dressé, ce mercredi, 23 mai 2018, un point de l’enquête. Selon Maïza Sérémé, le présumé cerveau, Sawadogo Abdoulaye alias Abdallah est impliqué dans l’attaque de la Brigade territoriale de gendarmerie de Samorogouan (ouest du pays) en octobre 2015.

Opération anti-terroriste à Rayongo : Deux Burkinabè et deux Maliens neutralisés

« Il est établi qu’ils projetaient une attaque dans la capitale, courant mois de juin 2018 contre des cibles importantes », a révélé le procureur du Faso, Maïza Sérémé, sans détails sur ces cibles en question ; les enquêtes étant à ses débuts. Toujours selon le procureur, ces individus qui ont payé cash trois mois de loyers, vivaient renfermés dans leur milieu et évitaient tout contact avec les voisins.

Les premiers éléments de l’enquête révélés par le ministère public font ressortir que les quatre individus qui occupaient la villa depuis le 10 mai 2018, sont de nationalité burkinabè et malienne. Les Burkinabè Ouédraogo Youssouf et Sawadogo Abdoulaye alias Abdallah ont été abattus ; la troisième personne abattue, de nationalité malienne se nommerait Sandra Malick ; la personne interpellée, de nationalité malienne également s’est présentée sous le nom de Cissé Mohamed.

L’enquête met à nu également un lien entre les occupants de la villa et les assaillants des attaques du 2 mars 2018. Ils appartiendraient au même groupe terroriste (Al Mourabitoun, un des groupes terroristes composant le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans : Nusrat al-Islam Wal-Muslim).

Le cerveau présumé du groupe, Sawadogo Abdoulaye (alias Abdallah) est impliqué dans l’attaque de la Brigade territoriale de gendarmerie de Samorogouan du 9 octobre 2015. Il est aussi partie du groupe du groupe de terroristes démantelé dans le quartier de Kilwin (nord-ouest de Ouagadougou), le 23 octobre 2016.

Le procureur confie également que les constatations matérielles de son parquet ont permis la découverte d’un véritable arsenal de guerre composé de deux fusils de type AK47, un fusil mitrailleur PKMS, deux pistolets automatiques, un revolver, 1097 cartouches de 7, 62 et 9 mm, 28 chargeurs pour fusil AK47, des pains plastiques, des clous, des cordons détonants, des détonateurs, des grenades, des tenues militaires de l’armée burkinabè et de l’armée française, des appareils et du matériel de communication.

Il ressort en outre que plusieurs plaques d’immatriculation de vélomoteurs et de voiture, une motocyclette et un vélomoteur, un véhicule de marque Nissan Alméira du même modèle que celui utilisé contre l’Etat-major général des Armées le 2 mars 2018 ont été découverts.

Pour des besoins de vérification d’identité, une trentaine de personnes (dont le propriétaire de la villa) ont été maintenues à la disposition de la police judiciaire.

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Messages

  • Merci pour toutes ces informations. Je voudrais ajouter comme contribution au besoin de l’enquête qu’il faut remonter le circuit de l’établissement des plaques d’immatriculation.

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