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Mise en œuvre du PNDES : La France octroie plus de 19 milliards FCFA au gouvernement burkinabè

Mise en œuvre du PNDES : La France octroie plus de 19 milliards FCFA au gouvernement burkinabè

Le ministre de l’économie, des Finances et du développement, Hadizatou Rosine Coulibaly, et le directeur de l’Agence française de développement (AFD), Tanguy Denieul, ont procédé, ce jeudi, 29 mars 2018 à Ouagadougou, à la signature de quatre conventions d’environ 19 650 000 000 FCFA, destiné à la mise en œuvre de projets de développement.

Cet acte qui a été présidé par le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de France, Nicolas Groper, et le ministre burkinabè de l’économie, des Finances et du développement, Rosine Coulibaly, concerne quatre projets : le projet « Agriculture contractuelle et transition écologique, PACTE » qui bénéficie d’un prêt concessionnel d’un montant de dix millions d’euros (soit 6 550 000 000 FCFA) et d’une subvention de cinq millions d’euros (3 275 000 000 FCFA) ; le projet d’appui aux communes de l’ouest du Burkina Faso en matière de gestion du foncier rural et des ressources naturelles, qui bénéficie d’une subvention de deux millions d’euros (1 310 000 000 FCFA) et le projet d’appui à la sécurité alimentaire dans la région de l’Est, volet Initiative Tiwara (PSAE-IT) qui bénéficie également d’une subvention de treize millions d’euros (soit 8 515 000 000 FCFA).

Selon les deux parties, ce financement, qui entre dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES), est réparti en subvention pour 20 millions d’euros (13 100 000 000 FCFA) et en prêt concessionnel pour dix millions d’euros (6 550 000 000 FCFA).

Lire aussi : Education : Le partenariat mondial offre 16,5 milliards de francs CFA au Burkina

Les conventions relatives au PSAE (Projet d’appui à la Sécurité Alimentaire dans l’Est du Burkina) et au PACOF (projet d’appui aux communes de l’Ouest du foncier rural) permettent à la France d’apporter des financements complémentaires pour la mise en œuvre de ces deux projets qu’elle soutenait déjà.

« Par conséquent, les nouvelles conventions ont impliqué la signature d’avenants sans incidence financière pour prendre en compte les modifications intervenues dans les conventions initiales. A travers la signature de ces conventions, la France réaffirme son engagement à accompagner le Burkina Faso pour la réalisation des objectifs de développement, spécifiquement ceux du PNDES », indique-t-on.

Pour le directeur de l’AFD, Tanguy Denieul, la France, via l’agriculture, accompagne de longue date le Burkina, et l’ensemble de ces financements ont vocation à aider les agriculteurs à mieux pratiquer leur métier, à avoir des revenus suffisants dans la vente de leurs productions et aux consommateurs (de plus en plus nombreux dans les villes, au Burkina ou dans la sous-région) d’être satisfaits de la production.

Selon le ministre de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, l’agriculture burkinabè a besoin d’être suffisamment appuyée, encadrée ; parce que faisant face à beaucoup de contraintes. D’où les reconnaissances du gouvernement burkinabè à la France, à travers l’AFD, pour avoir identifié ces projets qui doivent permettre de relever des défis liés au secteur.

‘’Ces projets vont permettre de pouvoir accroître la productivité, la transformation, la commercialisation et même l’organisation du monde rural’’, a soutenu en substance le ministre Jacob Ouédraogo.

Lefaso.net

Messages

  • Le titre est à revoir. Octroyer c’est faire don, une concession. À la lecture de l’article, il s’agit d’une contribution sous forme de prêt et de don. Vigilance. Aussi, Madame le Ministre aurait dû se faire représenter vu la personnalité en face.

    • Sapience, c’est pourtant le terme exact qui sied ici pour regrouper les deux notions (don et prêt). Revoyez donc votre vocabulaire. Il n’y a aucun souci à se faire. Je ne sais également pas ce que vous reprochez à madame le ministre, franchement, c’est certainement un problème personnel (ou bien vous faites partie des bénéficiaires des fonds communs ?).

    • Au Burkina, arrêtons un peu nos complexes de supériorité qui frisent le ridicule et qui peuvent nous desservir. Mme le Ministre s’est présentée elle-même et ce n’est pas plus mal après tout. Elle prend à cœur son travail et ne s’embarrasse pas de titre ou de rang pour le faire quand bien même, elle se sait ministre et tient son rang de ministre. Au moins, elle n’est pas ministre pour le paraître et le m’as-tu vu et c’est très bien ainsi. Cette humilité de tantie Rosine dans sa fonction de Ministre, si ça en est, devrait plutôt servir d’exemple à plus d’un d’entre nous !
      Et puis, le fait de dire ""vu la personnalité en face"" est irrespectueux et dévalorisant pour la personne quelle qu’elle soit. C’est mon humble avis. Dans ce pays, c’est toujours les complexes, parce qu’on est allé à l’école et l’autre pas, parce qu’on a tellement de diplômes et l’autre moins, parce qu’on a tel titre et l’autre non. On ne se demande jamais si l’autre moins diplômé ou moins titré n’est pas plus pragmatique et plus efficace que soi tant au travail que socialement.
      Soit c’est le complexe de supériorité : parce qu’on a tel rang, tel titre ou tel niveau de diplôme, on se croit supérieur à ce croient être moins que soi et on se croit en droit de les mépriser et de les prendre de haut.
      Soit parce qu’on n’a pas tel rang, tel titre ou tel niveau de diplôme, et ce, malgré son capital d’expériences personnelle et professionnelle, on développe soi-même un complexe d’infériorité ou on n’y est poussé par le mépris des autres et on se laisse dominer et rabaisser par ceux qui croient être au dessus des autres du fait de leurs diplômes ou de leur titre. Soyons humbles malgré tout ce que nous sommes et sortons de nos complexes car Dieu seul est au dessus de nous tous, grands ou petits. Ce n’est qu’un avis et sans rancune.

    • Merci mon cher frère pour la reaction ; au fond, que madame soit representée ou non, tout est du pareil au même.
      C’est de l’intelligence des africains et des burkinabé en particulier que ces gens veulent se moquer.
      Je l’ai déjà dans un forum precedant souligné que ceux qui signent de nos jours à tour de bras les documents venant de l’extérieur (occident), ils sont pires que comparés à l’époque de la conquête coloniale où les rois étaient obligés d’apposer leurs empreintes sur des documents dont ils ignoraient totalement le contenu. Ceux-là sont mêmes excusables parce que non lettrés ! ! ! !

    • Oui, et puis de toute façon, quand on se fait "octroyer", l’humilité parait le minimum prioritaire.
      Je ne sais si les commentaires de sapience (bravo pour l’humilité), à l’égard d’une des rares ministres qui fait son job, sont conditionnés par le fait qu’il fasse partie des "bouffeurs de fond commun" ; mais si c’est le cas, il devrait lui aussi se montrer humble à l’égard de celui qui le lui octroie : le peuple burkinabé.

  • Ah mon pays, à chaque fois quand j’entends qu’un pays a octroyé un montant de ... au Burkina Faso , j’ai un pincement au cœur. La main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit. Joseph KI ZERBO disait qu’on ne développe pas mais qu’on se développe. Il avait raison, il faut promouvoir le développement autocentré. La tomate, les mangues et souvent la pomme de terre pourrissent au Burkina Faso. Ne serait t-il pas mieux de créer des usines pour les transformer ? l’Italie produit la tomate et la transforme pour les revendre dans notre pays n’est ce pas. Pourquoi ne peut appuyer les particuliers qui construisent des chambres froides pour conserver la pomme de terre ?.
    On prône la création d’une monnaie unique et si cela deviendrait une réalité pensez vous que les français vont continuer à nous donner leur argent. Voyez vous c’est simple de se développer, il faut revoir notre manière de faire. Au pays du donateur, on ne créer pas des ministères, institutions budgétivore pour récompenser des amis. Au pays du donateur les autorités ne vivent pas dans un luxe absolu. Au pays du donateur, il n’existe pas de caisses noires dans certaines institutions. Au pays du donateur on sert la population d’abord avant de se servir. Au pays du donateur, on est soucié du bien être de tous les travailleurs et de toute la population. Au pays du donateur il n’existe pas de discrimination très élevé entre les fonctionnaires. Au pays du donateur les femmes ne viennent pas présenter des vœux de nouvel an à l’épouse du chef de l’État au frais du personnel . Au pays du donateur le ministre de la femme n’organise pas des foras régionaux au frais du contribuable. Au pays du donateur, on ne fait pas venir beaucoup de femme à l’occasion du 08 mars dans la capitale au frais du contribuable. Au pays du contribuable, quand le président se déplace plusieurs V8 ne l’accompagne Au pays du donateur la corruption est sévèrement punie.

    • Une analyse sinistre et tellement juste.
      Le problème étant que les évolutions nécessaires paraissent impossible dans le contexte actuel, tout le pouvoir étant centralisé par la "fonctionariocratie", qui a depuis longtemps enfermé le pays dans un cercle vicieux.

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