Lutte contre la pauvreté : Concertation à Ouaga sur la mise en place d’une unité industrielle dans les secteurs porteurs

LEFASO.NET | Par Milaine Goretti Tiendrebeogo (stagiaire) • mardi 13 février 2018 à 15h54min

Le premier ministère a tenu ce mardi 13 février 2018 à Ouagadougou, un atelier de validation du programme d’urgence pour la mise en place d’une unité industrielle dans les secteurs porteurs de l’économie. Ce programme d’urgence permettra entre autres la création d’emplois décents, l’accroissement du taux de transformation des produits locaux et la réduction du taux de dépendance du Burkina Faso en matière d’importation selon Bamory Ouattara, Secrétaire Général du Premier ministère représentant le Premier ministre Paul Kaba Thiéba à cet atelier. Au cours de cette rencontre, les principaux participants devront proposer des solutions qui serviront à la mise en œuvre du plan opérationnel du programme d’urgence et enfin valider ce programme qui selon Bamory Ouattara, servira à la réduction du taux de pauvreté au Burkina Faso.

Lutte contre la pauvreté : Concertation à Ouaga sur la mise en place d’une unité industrielle dans les secteurs porteurs

Réduire le taux de pauvreté et booster l’économie industrielle à travers l’accroissement du taux de transformation des produits locaux, la diversification et l’accroissement des exportations manufacturés, sont entre autres défis que s’est fixé le premier ministère. Pour relever ce défi, il a tenu un atelier de validation du programme d’urgence pour la mise en place d’une unité industrielle dans les secteurs porteurs de l’économie.

Bamory Ouattara Secrétaire Général du Premier Ministère

Et selon le Secrétaire général du premier ministère, Bamory Ouattara, ce programme a plusieurs objectifs. Il s’agit entre autres :
• De la réalisation du deuxième objectif spécifique de l’axe trois du Plan National de Développement Economique et Social PNDES ;
• De la création d’une dynamique des filières à fort potentiel de création d’emplois et de richesse ;
• De la création d’emplois décents ;
• De la réduction du degré de dépendance du Burkina Faso au niveau des importations.

vue des participants à l’atelier

A l’en croire, la préoccupation principale est d’assurer une croissance forte et créatrice d’emplois à travers la transformation des produits locaux. « C’est pourquoi les secteurs prioritaires qui ont été sélectionnés l’ont été sur la base de leur potentiel de création d’emploi, la disponibilité de matière première et leur potentiel d’exportation » a laissé entendre le Secrétaire Général du premier ministère.

Ainsi donc, plusieurs secteurs ont été choisis pour aboutir aux objectifs visés. Il s’agit entre autres des carrières matériaux de constructions, du textile, fruits et légumes.

Ainsi donc, après validation de ce programme d’urgence, plusieurs résultats sont attendus selon Bamory Ouattara. Il s’agit entre autres de :

• La création de quatre-vingt-trois mille cinq cents emplois directs grâce aux unités de production qui seront mises en place et six cents vingt mille emplois indirects grâce au développement des activités des différentes unités industrielles ;
• La relance des exportations des produits manufacturés ;
• La réduction des importations visant à améliorer les activités commerciales ;
• L’amélioration des recettes fiscales de l’Etat pour le financement de ses politiques sociales visant toujours à la réduction de la pauvreté au sein de la société.

Vue ensemble des participants

Au sortir de cet atelier, les participants auront à :
• valider le document de programme proposé par les experts
• Se prononcer sur le diagnostic global et sectoriel,
• proposer des solutions pour atténuer les contraintes qui seront relevées et proposer le plan opérationnel de mise en œuvre.

Milaine Tiendrebeogo (stagiaire)
Le faso.net

Messages

  • Je tire mon chapeau au gouvernement pour cette idée de création d’industries de transformation de nos produits locaux. J’ai une question et trois propositions à faire.
    . Les industries seront elles à capitaux purement Burkinabe (État burkinabe, privées Burkinabe y compris ceux de la diaspora) ?
    1. Je propose que le gouvernement tienne compte des multitudes d’idees générées par les internautes du Faso.net par rapport à l’écrit de l’Honorable Moussa Zerbo. Je veux dire que les débats ont été très productifs et le gouvernement peut en tirer bénéfice. Il s’agit de s’assurer que les études en amont des projects soient profondes, qu’elles tiennent compte des problèmes transversaux et verticaux liés à chaque produit et des localités géographiques ; et surtout que l’accent soit mis sur le référentiel temporel dont le minimum devrait être à mon avis 50 ans (2 générations au moins). Ne validez plus les projets dont l’etude (Rentabilité et impact socio-économique) est faite sur seulement 5-20 ans. Trouvez des gens qui ont la tête sur les épaules et qui sont capables de faire des simulations sur des périodes d’au moins 50 ans pour réellement avoir la rentabilité réelle des projet. C’est ça que notre génie national nommé Thomas Sankara faisait.
    2. Il faudra associer tous les fils de la nation Burkinabé à cette réflection. N’épargnez personne sous quelque prétexte que ce soit (politicien de l’opposition, il est de telle ethnie, il n’est pas né au Burkina, il ne connaît pas les réalités du Burkina, etc...).
    3. Enfin il faut aussi penser au meilleur des projects de transformation qui est celui de l’homme Burkinabe actuel. Il faut absolument que des gens soient réquisitionnés pour rentrer dans des laboratoires pour concocter ce programme-projet de transformation des mentalités du Burkinabé sinon tous nos efforts seront comme un coup d’epee dans l’eau. Et je pense que la clé de notre bonheur est dans le changement de nos mentalités actuelles !

    Que Dieu nous bénisse !

    • "Il s’agit de s’assurer que les études en amont des projets soient profondes,..."
      Ho, pour ça, je crois que vous n’avez pas à vous inquiéter, des études, il n’y en aura que trop, et des réunions, des séminaires, des plate-formes de concertation, des caravanes de 4X4 de luxe, du protocole, de l’auto-félicitation,... des discours et de l’argent gaspillé.
      Hélas, au bout de tout cela, il ne restera plus rien pour investir dans aucune industrie et surtout pas d’argent burkinabé.
      Désolé de paraitre défaitiste, mais le pays va de plus en plus mal, alors qu’on nous ressort toujours les mêmes inepties.

  • Gouvernement diesel ! Ça commence à venir. .....

  • Courage et surtout appuyer sur l’accélérateur car les burkinabès vous suivent de prêt et compte sur vous. Nous avons espoir que les choses iront.... Inch alla

  • Et, l’usine de tomate à Loumbila, le PNDES est là depuis 2 ans et vous n’êtes pas fichu de la terminer. Soyons sérieux et ne vous ridiculez pas avec vos promesses d’emplois !

  • Soyez concret au lieu de tourner en rond dans le dilatoire. Au non de la transparence et de la redevabilité, dites clairement de quelle unité industrielle il s’agit ? dans quel secteur ? et où sera-t-elle installée ?

  • salut chers tous je voudrais saluer cette rencontre mais dites nous ou en sommes nous avec l’ex GMB de banfora qui peine à fonctionner ? pour les usines à venir pensons aux autres régions en tenant compte de leurs potentialités et de la decentralisation

  • les types de projets observables sont :
    1) Les projets qui cherchent financement
    2) des financements qui cherchent projets.
    3) les projets à financement populaire

    les projets du premier groupe sont initiés dans le cadre des plans de développement tel le PNDES . dans le second cas, les financiers se présentent avec des valises "d’argent frais et cherchent des projets . dans ce cas, c’est l’argent qui fixe les conditions d’éligibilité des projets dont certains du 1er groupe.
    le troisième groupe est d’initiative populaire de sa conception à la réalisation par participation physique ou financière avec sans appui extérieur. c’était le cas des lotissement sous la révolution et certaines réalisations de structures de base à la mème époque (routes secondaires, écoles dispensaires retenues d’eau tels les boulis). le 3è groupe de projets s’applique difficilement aux projets pour production à risques . des débats on note que nombre d’internautes sont favorables au 3è groupe quand ils demandent une réflexion populaire alors que nous sommes dans une économie de marché. pour les débatteurs des types d’économie se trompent de cible et/ou de période. la cible n’est autre que les partis qui incarnent les modèles d’économies et la période de promotion est celle des campagnes électorales Ainsi donc, tout le monde a droit à la gestion de la chose publique( article 12 de la constitution) que chacun se positionne dans les partis politiques ou regroupements d’indépendants en fonction de ses orientations pour l’éducation du peuple à l’expression du suffrage universelle d’une part(article 13 de la constitution) en vue d’être électeur ou être élu. en rappel , les statistiques font du Burkina un des pays à faible taux de civiques avec moins de 50% d’inscrits du potentiel des votants. les autres sont là pour accompagner le héro des autres sinon ils sont de la critique accerbe.

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