Ministère de la Justice : Les membres du Comité anti-corruption/justice et droits humains (CAC/JDH), officiellement installés

LEFASO.NET | Par Tambi Serge Pacôme Zongo • jeudi 18 janvier 2018 à 17h00min

Quatorze membres et un bureau de quatre membres, ainsi se compose le Comité anti-corruption/justice et droits humains (CAC/JDH), installé officiellement, lors d’une cérémonie organisée le mercredi 17 janvier 2018, dans la salle de conférence des Archives nationales de Ouagadougou, en présence du ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, René Bagoro.

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Ministère de la Justice : Les membres du Comité anti-corruption/justice et droits humains (CAC/JDH), officiellement installés

« Le ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique occupe le troisième rang du classement des entités les plus vulnérables aux pratiques corruptrices », a déploré entre autres faits le ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, René Bagoro, se basant sur les résultats du sondage de 2016 du REN-LAC.

Pour le ministre Bagoro, en plus de la relecture des textes régissant le Conseil supérieur de la magistrature(CSM), et le statut des magistrats, puis l’adoption de textes portant création de pools économiques spécialisés dans la lutte contre la délinquance économique et financière, il y a un besoin réel de renforcer les efforts pour un meilleur assainissement du milieu judiciaire.

Ainsi, procédant à l’installation des membres du Comité anti-corruption/justice et droits humains (CAC/JDH), il a laissé entendre ceci : « Je ne doute point de vos capacités à contribuer efficacement à la prévention et à la lutte contre la corruption au sein du ministère ».

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Ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, René Bagoro

Selon le ministre René Bagoro, les quatorze membres composants ledit comité ont été choisis par les structures qu’ils représentent sur la base de leur moralité, de leur probité et de la bonne renommée dont ils jouissent auprès de leurs collègues.
Il a par ailleurs, réaffirmé son entière disponibilité et sa détermination aux membres officiellement installés en ces termes : « Je puis vous rassurer de ma disponibilité, de mon engagement et de ma détermination à vous accompagner(…) ».

Quant au président du bureau du comité fraichement installé, Gnanou Karfa, qui revendique également son appartenance au syndicat burkinabè des magistrats, la principale mission, c’est la prévention et la détection du phénomène de la corruption au sein du ministère de la justice. De ses affirmations, il ressort que le plus souvent, la pratique de « la petite corruption » se justifie par le fait de la complexité et de la longueur des procédures. De fait, il estime, « dès lors que ces dysfonctionnements sont endigués, les justiciables peuvent avoir accès aux différents actes de justice avec plus de facilité », a fait savoir le tout nouveau président. De l’avis du magistrat, « faciliter les procédures en travaillant sur les goulots d’étranglement », c’est là l’un des aspects sur lequel il faille travailler pour atteindre l’objectif clé, qui est de faire en sorte que les pratiques « anti-déontologiques » et contraire à l’éthique puissent être endigués au niveau de la justice.

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Gnanou Karfa, président du bureau du comité

L’autre objectif, « c’est de faire en sorte que le comité Anti-corruption du ministère de la justice ne soit pas un cadre de trop, ce en apportant une touche particulière et en travaillant sur le terrain », a soutenu Maitre Karfa.

Lorsque mention est faite des dossiers pendants, à savoir celui des magistrats épinglés pour fait de corruption, il soutient ne pas se pencher sur « ces dossiers », mais plutôt sur ceux qui leurs seront directement soumis.

Le comité par la voix de son président, Maître Karfa, afin d’atteindre les objectifs fixés invite les populations à ne pas être des vecteurs de corruption.

Pour rappel, le comité Anti-corruption/Justice et droits humains est né de la recommandation du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) aux différents ministères, de mettre en place un comité anti-corruption dans le but de lutter en leur sein contre ce fléau. Le comité du ministère de la justice et des droits humains est désigné pour un mandat de trois ans renouvelable.

Tambi Serge Pacôme Zongo(Stagiaire)
Lefaso.net

En encadré

MEMBRES DU BUREAU (CAC/JDH)

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