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« Djibrill Bassolé est un prisonnier politique et personne ne peut le nier » (Mamadou Benao)

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • • jeudi 9 novembre 2017 à 23h24min
« Djibrill Bassolé est un prisonnier politique et personne ne peut le nier » (Mamadou Benao)

Ainsi que le dit sans ambiguïté le titre de ce texte, l’auteur y exerce une défense en règle du Général Djibrill Bassolé concernant les accusations qui pèsent sur lui dans le dossier du coup d’Etat de septembre 2015.

Pourquoi nie-t-on que la NAFA est un prisonnier politique depuis sa création ? Continuons donc de nier l’évidence ! Tout cela a ceci de bon que l’injustice crée chez les hommes de cœur, une détermination extraordinaire et le sentiment fort d’appartenance à une communauté de brimés, une communauté de causes justes.

Le parti de Djibrill Bassolé est né dans la douleur et l’oppression. Ce parti est né après avoir fait le tour des commissariats et des postes de gendarmerie de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso tel un homme condamné à mort avant d’avoir vu le jour.

Les membres fondateurs de ce parti avaient pour ambitions d’apporter leurs pierres à l’édification d’un Burkina post insurrectionnel. Ils ont été accueillis par la haine des gouvernants du moment. Pourquoi donc ?

Awa Traoré est morte à Bobo. Sita Ouattara a passé des moments terrible en prison loin de sa fille qui avait tant besoin d’elle. Rasmané Ouedraogo, l’ex- président du parti a connu les cellules du commissariat de Dagnoën où il se soulageait dans des bouteilles d’eau minérale.

Qu’avions nous fait ?

Rien ! Sauf que le nom Djibrill Bassolé collait à la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) telle la négation de l’existence politique de l’homme. Or, lors de l’insurrection populaire, il a déployé tout son talent de diplomate chevronné pour qu’il n’y ait pas de perte en vie humaine du fait de l’armée lors de la prise et l’incendie de l’Assemblée nationale.

Pourquoi alors continuer à nier que les forces du mal, tapis au sein de la transition, l’avaient condamné à mort ?

Prisonnier politique, il l’est. Il l’est d’autant plus que quelque soit l’infamie qui frappe un homme, il a droit aux soins. Djibrill Bassolé, lui n’a pas droit aux soins malgré l’abandon de la quasi totalité des charges relatives au coup d’Etat. Pour quel motif ? Il ne reviendra plus si on le laisse quitter le territoire. Soit ! Mais raisonnons tout simplement.

Il a quitté le territoire national et refuse de venir répondre à la justice. Il sera jugé par contumace et condamné. Un mandat d’arrêt international sera lancé contre lui. Il sera traqué. Il ne pourra plus faire valoir ses compétences à l’international. Il sera frappé par la pire des infamies, l’apatride.

Tout ça n’a pas de sens. Le pire sera pour les membres de sa famille restés au pays. Que dire alors de ses partisans qui se sentiront trahi par leur champion après ce combat au coude à coude qui lui a valu un pied dehors et la décision finale du groupe de travail de l’ONU qui est en route.

Laisser le prisonnier politique Djibrill Bassolé mourir à petit feu dans sa cellule de Ouaga 2000 est absurde. Je le vois souvent. Il n’est pas bien.

Mettons en exécution les termes initiaux de sa mise en liberté provisoire. Laissons le aller dans un premier temps ne serait-ce que pour un mois circonscrire son mal. Il reviendra chez lui ensuite.

Être président du Faso n’est pas une fin en soi. Servir son pays par contre est un sacerdoce pour nous.

Djibrill fera face à son destin ou nous irons le chercher nous mêmes. Par contre, nous considérerons comme un assassinat s’il lui arrivait malheur dans votre prison.

Mamadou Benao

sergebenao@yahoo.fr

Messages

  • C’est mieux d’aller te plaindre devant le juge. Seul le procès peut prouver qu’il est un prisonniers politique ou pas et non pas vous

  • En effet il n’est accusé ni de vol, ni de détournement de deniers publics. Sa faute est plus grave au regard de ses connexions avec l’ennemi interne et externe. Je t’invite à réécouter les enregistrements téléphoniques le concernant avec soro, golf puis une certaine rebecca.

  • - Vraiment moi-même je commence à croire que Djibril Bassolet est victime de persécution. Mais par qui ? Ces gens en porteront la responsabilité entière quand il va décéder par manque de soins. Il va falloir que des gens se préparent à déposer plainte contre ces individus méchants lorsque l’irréparable se produira.

    Par Kôrô Yamyélé

  • tu cherches a meubler ton temps, on dirait. et arrêtez de nous rabâcher les oreilles avec cette histoire. nous avons autre chose a faire, nous !!!

  • Vous ne savez même pas ce que vous dites. Lui au moins a eu la vie sauve ce qui n’est pas le cas des Sankara sans oublier Norbert Zongo. Un certain Bassolé avait renvoyé un certain Robert Ménard. Allons soyons sérieux. Le Peuple est patient et attend les vérités lors d’un jugement équitable. S’il est innocenté, vous pourrez arqué qu’il était peut-être un prisonnier politique et encore ! Combien de prisonniers comme lui a une villa à Ouaga 2000 à sa disposition ?

  • Tenter de faire un coup d’Etat n’est pas politique ? Je veux juste savoir.

  • Monsieur le "Burkinabè" même si j’en doute fort, vous dites : "Mais raisonnons tout simplement. Il a quitté le territoire national et refuse de venir répondre à la justice. Il sera jugé par contumace et condamné. Un mandat d’arrêt international sera lancé contre lui. Il sera traqué. Il ne pourra plus faire valoir ses compétences à l’international. Il sera frappé par la pire des infamies, l’apatride." On dirait que vous autres thuriféraires des sanguinaires prenez les Burkinabè pour des gens qui boivent l’eau avec les narines. Votre plan est connu depuis longtemps, vous cherchez à ce que Bassolé soit libéré pour mieux organiser la destabilisation de notre cher Faso qui peine à se défaire des griffes de vos suppôts dans le Sahel. Vous n’aurez pas cette occasion. Je touche du bois mais même si Bassolé venait à mourir en prison, ce ne ni le premier ni le dernier dans cette situation. Dans tous les cas, estimez-vous heureux car beaucoup de vos victimes n’ont même pas eu cette chance. Tous ceux qui ont osé se mettre en travers de vos intérêts égoïstes ont été purement et simplement kafsidentés. Je ne souhaite aucun mal à aucun Burkinabè mais sachez que c’est la justice divine qui s’abat sur vous, et le pire reste à venir si vous ne renoncez pas à votre projet funeste.

    • Quelle preuve vous avez. Vous ne comprenez rien dans l’art de la manipulation de l’opinion publique. Une chose est sûr, le peuple autochtone du Burkina Faso se fera respecter. Attendez de voir la suite.

  • Monsieur BENAO, vous n’avez toujours pas compris le dessein des personnes qui en veulent à votre champion : sa mort. Ces personnes veulent qu’il reste au Burkina sans soins appropriés et qu’il décède et la on dira qu’il est mort de sa maladie. Ces personnes (hypocrites) présenteront leurs condoléances en disant qu’elles ne savaient pas que sa maladie était aussi grave.

    • Mon cher ami, personne ne souhaite la mort de bassole mais il doit répondre à la justice. J’aurais compris ses fervents défenseurs s’ ils appelaient à un procès rapide le concernant. Vous dites procès politique, vous êtes juge ? Pour sa santé, il peut bien se soigner au Burkina en attendant, lui au moins à cette chance. Des gens bien plus importants que Bassole dans ce pays n’ont pas eu cette chance.
      Ne pensez surtout pas que la mort éventuelle de bassole va mettre le Burkina sens dessus dessous. Les burkinabes sont tellement pauvres que le souvenir des héros se dissipe rapidement dans les difficultés de leur quotidien.

  • Vous exagérez finalement sur le cas de Djibril BASSOLE, le vrai commanditaire du coup d’état de septembre 2015 au Burkina Faso.
    En effet, comme l’a déjà révélé les enquêtes de deux journaux, c’est évident que ce franc maçon (grand maître de la sous-région) est un fin tacticien et comme tel il était tapis dans l’ombre du coup d’état mais Dieu l’a mis sous ses projectoires, dans sa lumière et donc au grand jour.
    Ce grand dealer des lingots d’or des TPR pendant la révolution croyait que son heure et son jour étaient arrivés pour filler sur KOSSYAM, mais peine perdue.
    Vous les journalistes ou amateurs défenseurs de BASSOLE oublient que plus ils cherchent à le défendre, plus ils l’accablent sinon ils agacent les lecteurs et le peuple réel et conscient

  • Prisonnier politique ? Il a la chance, lui. Renseignes-toi sur ce qui est arrivé à celui qu’il a succédé et tu comprendras.

  • Djibril Bassolé est bel et bien un prisonnier politique. Ceux qui disent le contraire aujourd’hui n’auront que leurs yeux pour pleurer car à moins d’être aveugle on voit qu’il y a là une stratégie implacable visant à neutraliser tous ceux qui peuvent faire ombre à la toute puissance de la nouvelle oligarchie. Leaders politiques, de la société civile, syndicalistes, tous serons réprimés et brimés. Mème le peuple sera réduit au statut de mendiant larmoyant. A moins que..... DIEU nous vienne en aide. Libérer tous les prisonniers politiques.

    • Laisse Dieu dans cette histoire. Et, la maladie de la complotite aiguë est de retour pour certains car ce sont les mêmes qui veulent le retour de Blaise Compaoré le 14 décembre prochain. Le Peuple attend et est serein tout en sachant que le clan Compaoré ne viendra pas s’expliquer de gré devant la justice comme un certain TIAO qui a eu le mérite et courage de revenir au Burkina

  • Depuis toujours, même les hommes politiques partout ailleurs, face à un jugement politique, refusent cette quantification. Je veux bien comprendre. Qu’est-ce qu’un jugement politique, un emprisonnement politique ? A mon humble avis, les jugements liés à l’insurrection, au coup d’Etat sont politiques. Tout simplement, terre à terre, c’est dans le cadre de la politique et c’est la politique qui est à l’origine (modification de l’article 37, création du sénat...) des tueries de l’insurrection et le coup d’Etat est lié à la perte du pouvoir par le régime qui était en place. Ce sont donc des jugements politiques qui se déroulent sur le terrain politique et les verdicts (résultats) tomberont conformément aux lois en vigueur selon les infractions commises (actes). Et les infractions sont consignées avec leur valeur de sanctions.
    En revanche, si Djibril BASSOLE, homme politique, va voler de l’or à Essakan, et qu’on veuille le juger, ne me parlez pas de jugement politique car l’infraction sera punie à la hauteur de la sanction. Sans infraction, pas de sanction. S’il y en a, c’est de l’arbitraire, c’est de l’abus.

  • Pour moins que ce que Djibbril a fait, Thom SANK, Boukari Lingani, Henri Zongo, Dabo Boukari ,Norbert Zongo etc.. ont été trucidés.
    Ah que la justice des hommes et bien quand elle vous est appliqée ;
    Les loges maçonniques n’y pourront rien.
    Bassole sera jugé et châtié s’il est confirmé qu’il est coupable.

  • Bjr. Je peux comprendre quand on demande à la justice d’être expresse. Je peux douter qu’il ne soit pas coupable des faits qu’on lui reproche. Mais à demander la libération pure et simple d’un individu c’est simplement irresponsable et malsain. Bonne chance nous tous !

  • Monsieur le "Burkinabè" même si j’en doute fort, vous dites : "Mais raisonnons tout simplement. Il a quitté le territoire national et refuse de venir répondre à la justice. Il sera jugé par contumace et condamné. Un mandat d’arrêt international sera lancé contre lui. Il sera traqué. Il ne pourra plus faire valoir ses compétences à l’international. Il sera frappé par la pire des infamies, l’apatride." On dirait que vous autres thuriféraires des sanguinaires prenez les Burkinabè pour des gens qui boivent l’eau avec les narines. Votre plan est connu depuis longtemps, vous cherchez à ce que Bassolé soit libéré pour mieux organiser la destabilisation de notre cher Faso qui peine à se défaire des griffes de vos suppôts dans le Sahel. Vous n’aurez pas cette occasion. Je touche du bois mais même si Bassolé venait à mourir en prison, ce ne ni le premier ni le dernier dans cette situation. Dans tous les cas, estimez-vous heureux car beaucoup de vos victimes n’ont même pas eu cette chance. Tous ceux qui ont osé se mettre en travers de vos intérêts égoïstes ont été purement et simplement kafsidentés. Je ne souhaite aucun mal à aucun Burkinabè mais sachez que c’est la justice divine qui s’abat sur vous, et le pire reste à venir si vous ne renoncez pas à votre projet funeste.

  • « Djibrill Bassolé est un prisonnier politique et personne ne peut le nier » Moi je le nie.
    Tu va me faire quoi ?

    • Fais gaffe Biola ! Quand le CDP va revenir au pouvoir ils vont te faire ... Et il n’y a rien ! comme d’habitude ! Qui est fou de qui ? Point barre !
      SOME

  • Le Burkina est mal Gouverné et comme le dit Barry, il n’ y a aucune trajectoire crédible. Un petit exercice sur la gestion équitable des projets de développement. Répertoriez les investissements (routes, forages, etc ) par Région et par Province, vous comprendrez qu’il y a que de l’injustice et autres contraires au Discours d’investiture du Président Rock.

  • Prisonnier politique ? Mais absolument oui ! Et alors ? Bla..bla...bla..bla.
    Malheur en prison ? Tu veux dire mourir en prison ? Mais alors ? Ce ne sera pas une première ! De quoi d’autre seriez-vous vraiment capables si cela arrivait ? Bla...bla...bla...bla oui !

  • Quand les méchants croupissent en prison, le peuple jubile !
    Depuis que Diendéré, Bassolé et consorts sont en prison, tout le monde respire. Du moins la majorité et un groupuscule de moineaux s’agite dehors. C’est ce qui est le mieux pour toute société. C’est bien l’inverse qui est triste. Thomas Sankara avait pris fait et cause pour la masse populaire et la classe bourgeoise, très minoritaire qui voulait absolument son champagne au détriment de l’eau potable pour le reste du peuple a eu raison de lui. L’histoire ne se répétera pas. N’avez vous pas entendu la clameur et la désapprobation de la population dans son ensemble à l’annonce de la libération de Djibril le raseur des autres !? Elle est plus que légitime. Allez écouter les conversations téléphoniques avec Soro. On ne peut pas mettre la main sur Soro mais tout de même ! Soyons sérieux ! Djibril Bassolé libre comme Soro dans la nature !? Pour qu’ils planifient mieux leurs coups !? Nous sommes Burkinabé, pas Burkina bête !
    Il restera surveillé jusqu’à son jugement. S’il est acquitté, vous l’amènerez où vous voulez pour ses soins. Bassolé malade vous mieux que tout un peuple malade. Acceptez au moins cela. D’ailleurs, il y a des médecins compétents au Burkina. Meilleure santé à lui !

  • peuple du Burkina Faso, vaillant citoyens , je sais que nous aimons tous notre beau pays. pour cela, nous devons construire ensemble notre nation. laissons derrière nous les querelles et construisons l’avenir. pour moi, tous les burkinabé devrons se pardonner franchement et se pencher sur la résolution probable des attaques djihadistes.
    construisons une justice fiable afin d’éviter les erreurs du passé.

  • Que de non-dits de la part de Benao. Djibrill lui-même a fait savoir qu’il n’a pas de parti politique. Quand Mr Benao parle du parti de Djibrill on est étonné. Si cela est vrai il faut croire que Djibrill ment au peuple comme il respire. Djibrill a tout simplement utilisé l’armée pour faire de la politique. Ce qui est malhonnête !

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