Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

lundi 2 octobre 2017 à 23h54min

Ceci est un communiqué de presse du Secrétariat exécutif du réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) à l’occasion de la Rentrée judiciaire 2017-2018, ce lundi 2 octobre 2017.

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Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

La rentrée judiciaire a eu lieu ce lundi 02 octobre 2017. Le thème choisi pour cette rentrée est intitulé : « Les rapports entre les juridictions communautaires africaines et les juridictions nationales ». Il permettra aux acteurs de la justice, de porter une réflexion approfondie sur les liens entre les juridictions du Burkina Faso et les juridictions communautaires africaines.

Le Réseau national de lutte anticorruption, une fois de plus saisit cette occasion pour s’adresser à tous les acteurs de l’institution judiciaire. Considérée comme le ciment de la société, la justice est l’institution vers laquelle tous les citoyens notamment les plus faibles (la veuve et l’orphelin) sont censés se tourner quand ils s’estiment lésés. Ce qui fait d’elle l’un des garants de la cohésion sociale dans une nation. De ce point de vue, elle doit être au service du citoyen lambda et montrer tous les gages suffisants pour une bonne administration de la justice dans la société.

Ainsi, elle méritera la confiance du peuple au nom duquel d’ailleurs la justice est rendue. Jusqu’à ce jour le peuple burkinabè et sa justice ne semblent pas être toujours sur les mêmes longueurs d’ondes. C’est là que devrait porter toutes les réflexions et autre attention pour construire une justice crédible, juste et transparente au service du peuple.

En même temps que le thème de la rentrée judiciaire nous interpelle sur les multiples obligations internationales de la justice burkinabè, elle doit nous interpeller davantage et particulièrement sur les différents engagements internationaux du Burkina en matière de lutte contre la corruption. En effet, pendant longtemps, la justice burkinabè a été le maillon faible de la lutte anti-corruption. Justiciables, société civile, structures de lutte contre la corruption n’ont eu de cesse de dénoncer « l’impunité des faits de corruption », appelant la justice à sévir contre la gangrène.

Cette rentrée se tient au moment où la justice reste encore sous les feux des projecteurs, devant les nombreux scandales de corruption mis au jour. L’affaire ONATEL SA – Douane, l’affaire Inoussa KANAZOE, PDG du groupe Kanis International et de l’entreprise CIMFASO ; les soupçons de détournement d’argent au SIAO, au Fonds d’entretien routier, au CSC, la gestion mafieuse des fonds des services payés par la hiérarchie de la Police nationale etc. ont fait l’actualité au cours de cette année 2017.

Les rapports publics de la Cour des comptes et de l’ASCE-LC ont aussi fait cas de nombreux irrégularités et détournements de deniers publics. A titre d’exemple, selon le rapport 2015 de l’ASCE, l’ancien Président Blaise Compaoré et son frère cadet sont redevables à l’Etat burkinabè de près 10 milliards de FCFA. Tous ces dossiers attendant d’être vidés par la justice burkinabè.

La rentrée judiciaire 2017 – 2018 se tient aussi et surtout à un moment crucial où la justice burkinabè vient de faire son autocritique par la mise en place salutaire d’une commission d’enquête par le Conseil supérieur de la magistrature devant les accusations de corruption. En juillet 2017, la commission d’enquête du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) rendait certes son rapport. Un rapport qui a conclu selon les termes d’un communiqué, à l’existence de manquements à l’éthique et à la déontologie, impliquant plusieurs acteurs de la justice. Mais l’opinion est restée sur sa faim.

Le rapport n’a pas été rendu public et aucune action n’a encore été entreprise par la justice contre ses éléments qui se sont rendu coupables de manquements à l’éthique et à la déontologie. Il est vivement attendu que le rapport soit rendu public. A l’instar des autres citoyens, les juges sur qui pèsent les soupçons doivent être entendus, jugés et sanctionnés si besoin est. En effet, les jugements et des sanctions viendront nous convaincre qu’être juge au Burkina n’est pas synonyme d’immunité ou même d’impunité.

S’il est vrai que la justice a donné des signes encourageants cette année dans le traitement de certaines affaires de corruption (Affaire KANI’S, CSC…), nous souhaitons qu’elle parachève son œuvre avec des procès justes et équitables dans des délais raisonnables. Il faut se rappeler que des dossiers comme celui de l’affaire Ousmane GUIRO qui date de 2012 n’ont pas encore connu leur épilogue. Les suites judiciaires des rapports d’enquêtes parlementaires sur le foncier, sur les mines et tout récemment les rapports publics de la Cour des Comptes et de l’ASCE-LC sont légitimement attendues avec une certaine impatience.

Le REN-LAC félicite et encourage les acteurs judiciaires réellement épris de justice qui œuvrent quotidiennement pour rendre justice dans les conditions de travail difficiles. Il reconnait les efforts consentis depuis l’insurrection de 2014 pour lutter contre la corruption dans la justice, l’administration publique et même dans le secteur privé.

Cependant pour une justice véritablement indépendante débarrassée de la corruption et au service du peuple, le REN-LAC :

1. appelle l’ensemble des acteurs judiciaires à se mobiliser davantage pour préserver et approfondir les acquis chèrement conquis sur le terrain de l’indépendance de la justice ;
2. demande la publication du rapport de la commission d’enquête du Conseil supérieur de la magistrature ;
3. exige des suites judiciaires appropriées suite à la production du rapport de la commission d’enquête du CSM, et aux rapports 2015 de la Cour des comptes et de l’ASCE-LC ;
4. invite l’ensemble de la famille judiciaire (magistrats, avocats, greffiers, huissiers, notaires, GSP…) à s’engager à offrir une image moins écornée de la justice burkinabè.

Bonne année judiciaire 2017-2018 !

Le Secrétariat exécutif

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Vos commentaires

  • Le 2 octobre à 13:48, par TRES BIEN
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

    Courage à vous, amis (es) de la liberté et du progrès social !

    Supposez que dans la capitale d’un pays soumis à une constitution dite "libre", des rhéteurs subtils ou une troupe d’audacieux hypocrites soit parvenue à former une association de complices et de dupes ; et que dans les quelques trois cent cinquante et une (351) autres villes, de petites sociétés reçoivent de la première leurs opinions (foi + conjecture), leur volonté (but fixer à l’avance + action), leur mouvement (passer d’un point A à un point B avec grande agitation en parole non conforme à leur acte) et qu’elles exercent l’ensemble cette action qui leur est transmise sur un peuple que le défaut d’instruction livre sans défense aux fantômes de la crainte et aux pièges de la calomnies, n’est-il pas évident qu’une telle association réunira rapidement sous ses drapeaux et ses couleurs : les médiocrités ambitieuses et les talents déshonorés, qu’elles aura pour satellites cette foule d’hommes, sans autre industrie que leurs vices, et condamnés par le mépris public à l’opprobre, aux déshonneurs, et à la honte ? Enfin s’emparant de tous les pouvoirs, et gouvernant le peuple par la ruse et la séduction et les hommes publics par la terreur ; n’exercera-t-elle pas, sous le masque de la "liberté" et de "l’indépendance judiciaire", les honteuses et les plus féroces de toutes les tyrannies ?

    Ne savez-vous pas combien pour conduire un peuple sans lumières, les moyens des gens honnêtes sont faibles, limités matériellement, par l’impunité, la corruption, la fraude, la ruse et l’imposture ? Sans doute qu’il suffirait d’arracher aux chefs leur masque perfide, mais le pouvez-vous immédiatement ? Certains intellectuels et hommes politiques nous disent depuis longtemps que nous devons compter sur la force de la vérité, Oui c’est vrai, mais elle n’est toute puissante que sur des esprits accoutumés à en reconnaitre et en chérir les nobles accents. Ne voyez-vous pas ailleurs la corruption et la fraude se glisser au milieu des lois les plus sages et à gangrener tous les ressorts ? Or tout leur pouvoir n’est-il pas fondé sur l’ignorance ? Que ferait-elle en effet, si la raison du peuple, une fois formée, pouvait le défendre contre les charlatans que l’on paye pour le tromper ? Achèterait-on des trompeurs, s’ils ne devaient plus trouver des dupes ? Que le peuple sache distinguer la voix de la raison et celle de l’impunité, de la corruption, de la fraude, de la ruse et de l’imposture et bientôt il verra tomber à ses pieds les chaines d’or ; autrement lui-même y présentera ses mains et pieds enchaînés, et offrira d’une voix soumise de quoi payer les séducteurs qui les livre à ses tyrans. Les vertus publiques ne tombent jamais du ciel.

    Courage à vous, audacieux (ses) amis (es) de la liberté et du progrès social !

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    • Le 4 octobre à 09:42, par Toutdemême
      En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

      Tout est dit, TRES BIEN. Mais quel Prométhée pour arracher au « Tout-puissant » son moyen de subordination et l’offrir aux pauvres humains ? L’éducateur ! De quelle grotte, de quelle chapelle, de quelle loge sortira-t-il cet éducateur du Peuple, et par quel canal enseignera-t-il, et pour combien de temps, puisque ceux qui tiennent la science, le pain et la férule veillent au grain ? Sont-ils nombreux à vouloir consentir le sacrifice (y compris suprême), même si le mythe fait repousser le foie, par altruisme ? Car des Héphaïtos ne sont jamais loin. Et quelles chances pour transformer une communauté formatée à célébrer le vice ? Pour revenir à la mission du juge : oh quel désastre si le juge devait être injuste !

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  • Le 2 octobre à 14:14, par Le débat se poursuit
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

    Nous attendons avec impatience le traitement qui sera réservé aux travaux de la commission d’enquête ! Si rien n’est fait la méfiance envers la justice sera encore plus grande.

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  • Le 2 octobre à 14:20, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

    ....et la gendarmerie attaquée hier nuit à Nassoumbou, quand est-ce que vous allez en parler messieurs de lefaso.net ?

    Par Kôrô Yamyélé

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    • Le 2 octobre à 19:48, par L’Intègre vigilant
      En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

      Encore à Nassoumbou, et la gendarmerie en plus ? C’est grave. Les intentions des ennemis du Peuple (qui s’agitent actuellement) s’affichent de plus en plus clairement (suivez mon regard). On comprend maintenant les attaques coordonnées, simultanées et successives des terroristes avec en fonds lugubre la médiatisation d’un certain parti moribond et de son dieu finissant. Mais nous, Peuple digne et intègre du Burkina, resterons fermes et ferons face à quelque ennemi que ce soit et d’où qu’il vienne. N’est-ce pas, Kôrô ?

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      • Le 3 octobre à 11:59, par Kôrô Yamyélé
        En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

        - Oui cher L’Intègre vigilant, mais à condition que ceux qui sont en face d’eux fassent plus de résultats concrets au lieu de nous pomper chaque fois l’air avec le PNDES par-ci, par-là, et en nous appauvrissant avec de nombreux impôts et taxes qui tarrissent tous les revenus, corrigent tous les détourneux de deniers publques et récupèrent les fonds volés, et sans oublier la pourriture de SONABEL qui a envoyé de nombreuses PMI/PME à mettre leurs clés sous leurs portes avec le cortège de chômage provoqué qui a pour effets collatéraux la multiplication des vols et escroqueries cer derniers temps. Il faut bien survivre !

        Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 2 octobre à 15:08, par TIENFO
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

    Tout est dit. On attend à présent ces juges pour nous prouver que la lutte pour l’indépendance totale de la justice est POUR SERVIR ET NON SE SERVIR. Pour le moment le constat est tout autre. Comme le dit l’adage "qui aime bien châtie bien". Wait and see.

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  • Le 2 octobre à 15:55, par BIENZI
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

    A force de forger, on devient forgeron, n’est-ce pas ? Du courage REN-LAC, à force de critiquer, la justice finira par changer. Sinon, pour le moment, elle a la peau d’éléphant. Je l’ai souvent dit, que la corruption (corrupteur, corrompu) est d’abord une question d’éducation, ensuite de conscience professionnelle. Un enfant mal éduqué, même devenu adulte va toujours se comporter mal. Il y a un adage qui dit : "que le perroquet ne peut pas abandonner son cri". C’est dire que même si on donne cinq millions de francs par mois à chaque magistrat, cela n’empêchera pas la corruption. C’est au CSM de forcer les sanctions si les fautes sont avérées.

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  • Le 2 octobre à 16:41, par Achille De TAPSOBA
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

    Hommage à nos Martyrs du 30, 31 Octobre 2014 et 16,17 Septembre 2015

    Chers juges intègres, grand respect à vous et soyez bénis.

    On sent que ça bouge un peu en justice mais vous n’avez pas atteint sensiblement votre vitesse de croisière. Qu’aucun Burkinabé ne soit au dessus de la loi. Si Achille De Tapsoba le Bobolais a enfreint à la loi(crime) qu’il soit naturellement puni selon la loi. Saint Blaise(Compaoré) l’indispensable de tous les Burkinabés a tué Thom Sank, Henri Zongo, Boukary Lingani et les MARTYRS de l’insurrection populaire du 30 Octobre 2014 qu’il soit sévèrement condamné. Saint François(Compaoré) le pape de la division a fait tuer visiblement David Ouedraogo en le braisant comme un poulet et Norbert Zongo réduit en 5 kg de poudre sans pitié par le rsp qu’il soit sévèrement condamné. La machine à tuer de la galaxie Compaoré Diendéré et "ange" Djibril à travers leur coup d’état le plus bête du monde ont cyniquement occasionné la MORT atroce des BRAVES JEUNES BURKINABÉS aux MAINS NUES qu’ils soient lourdement condamnés à la hauteur de leurs forfaits sans état d’âme. Certains(Compaorose) pensent banalement qu’ils sont en odeur de sainteté(sans le moindre péché). Selon leur entendement, ils n’ont pas fait le moindre mal au Brave Peuple mais au contraire c’est le Brave Peuple qui leur a fait du mal en les chassant en plein midi avec baluchons en main dans leur belle famille. Quelle schizophrénie(maladie mentale) de ceux qui pensent follement que leur pouvoir politique est divin et éternel(les frères Compaoré et leurs zélés partisans) !

    Nous vous demandons ardemment un TRAITEMENT efficace des autres dossiers de crimes de sang et des crimes économiques.

    Chers juges intègres, ne dormez pas quittez dans l’inertie il y a beaucoup de boulots. Trop de dossiers ont été minutieusement enterrés par certains juges corrompus à la solde des politiques véreux. Faites sortir tous ces dossiers sans distinction politique, économique ou social. Redorez votre image très abimée car la robe du magistrat tant noble est le symbole de l’équité et de la vertu. Ne cédez pas devant l’argent sale des potentiels corrupteurs ou devant les pèlerins de l’impunité. Soyez fermes et durs dans vos prises de décisions. Ne tenez pas compte du regard séducteur des 4 Saints du Burkina (Saint Blaise, Saint François, Saint Gilbert et "ange" Djibril....). Le Brave Peuple reconnaitra votre bravoure et votre grandeur à travers le traitement de tous les dossiers car de nombreuses familles ont été endeuillées. Les GRANDS CRIMINELS courent toujours en toute légalité en faisant des interviews sur Jeune Afrique.

    Ne soyez pas comme le petit juge Lambert en France dans l’assassinat du petit Grégorie. Il y va profondément de votre CRÉDIBILITÉ d’être une JUSTICE INDÉPENDANTE, ÉQUITABLE et IMPARTIALE. qui ne fléchit pas devant les injonctions politiques ou sous les pressions des apôtres de l’impunité et de la communauté internationale

    Chers juges intègres, nous vous souhaitons une bonne rentrée judiciaire. Courage à vous et plus de détermination.

    La vérité triomphera sur le mal ou l’impunité(le mensonge) un jour

    A nos Martyrs qu’ils se reposent en paix. Que justice leur soit rendue rapidement

    Justice pour Norbert Zongo
    Justice pour Thomas Sankara
    Justice pour Salifou Nebié
    Justice pour David Ouèdraogo
    Justice pour Boukary Dabo

    Victoire toujours au Brave Peuple
    Vive la démocratie au Faso
    Vive le Brave Peuple Burkinabé

    Que LE SEIGNEUR bénisse le BURKINA que nous aimons tous.Amen
    Paix et Succès à Tous les BURKINABES . Amen

    Achille De TAPSOBA le Bobolais

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  • Le 2 octobre à 16:59, par ESPOIR
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

    Sans vous mentir aucune confiance à notre justice je croirai à la justice avant son indépendance qu’à la justice actuelle . Vous avez cité affaire ONATEL, CIMETAL, etc et l’affaire tentative Moussa KOUANDA ou le procureur en personne alors qu’elle était en vacance est revenu libéré sous le prétexte qu’il n ya pas de preuves suffisantes pour l’inculpé ensuite on revient nous dire qu’il est inculpé mais avec son immunité diplomatique on peut pas pas l’amener à la MACO. Cela veut dire quoi il vaut mieux connaitre un homme fort au pouvoir ou au niveau de la justice que de rechercher tes droit on assiste à du copinage.

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  • Le 2 octobre à 17:07, par Strong Lady
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

    Moi j’ai un souci depuis un moment par rapport à certaines magistrates. Pas du tout des exemples : elles pervertissent la société et leur entourage, et surtout depuis que leur salaire a été doublé, les magistrates briseuses de foyer font encore plus de ravages !!! Bon bref... c’est parce qu’il existe des gigolos qui aiment ce genre de femmes (mariées) aux mœurs légères.
    Il faut des dispositions pour punir les actes ignobles de personnes publiques censées montrer l’exemple, car le développement passe aussi par là... regardez en Occident : les frasques de personnalités ne passent pas impunies ou au moins dénoncées avec vigueur et dégoût !

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  • Le 3 octobre à 03:24, par King
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

    Cet extrait de cet écrit est d’une vérité capitale pour la paix vraie dans notre pays : "Considérée comme le ciment de la société, la justice est l’institution vers laquelle tous les citoyens notamment les plus faibles (la veuve et l’orphelin) sont censés se tourner quand ils s’estiment lésés. Ce qui fait d’elle l’un des garants de la cohésion sociale dans une nation. De ce point de vue, elle doit être au service du citoyen lambda et montrer tous les gages suffisants pour une bonne administration de la justice dans la société."

    Pour que les rancœurs et frustrations accumulées,la soif de justice,le déni de justice soient soldés,il faut qu’une justice impartiale pour tous soit rendue, même si le ciel doit s’écrouler.Que les coupables soient condamnées et que les non-coupables soient acquittés.

    Il faut que la justice ait un(e) communicateur (trice) de justice,comme dans le système judiciaire anglosaxonne, afin de démystifier le jargon judiciaire pour le rendre compréhensible par tous .Il ne faut pas attendre l’approche des commémorations des dates sensibles pour que la justice militaire tout comme civile, fasse des conférences de presse.C’est comme si ces conférences de presse ont une connotation politicienne ou de diversion.Bonne rentrée judiciaire. Et que l’esprit des juges de la Cour suprême kényane présidée par David Maraga ;l’esprit de Lycurgue,digne juge de Sparte,et non de Solon visitent les acteurs de notre justice.Parlant de ces deux juges dont fait cas Nicolas Machiavel (1531),voici le passage qui leur concerne : "(...)Aussi tous les législateurs renommés par leur sagesse, ayant reconnu le vice inhérent à chacun, ont évité d’employer uniquement un de ces modes de gouvernement ; ils en ont choisi un qui participait de tous, le jugeant plus solide et plus stable, parce que le prince, les grands et le peuple, gouvernant ensemble l’État, pouvaient plus facilement se surveiller entre eux. Parmi les législateurs qu’ont illustrés de semblables constitutions, le plus digne d’éloges est Lycurgue. Dans les lois qu’il donna à Sparte, il ont tellement contrebalancer le pouvoir du roi, des grands et du peuple, qu’à sa grande gloire l’État se maintint en paix pendant plus de huit cents années.

    Il arriva le contraire à Solon, qui dicta des lois à Athènes, et qui, pour n’y avoir établi que le gouvernement populaire, ne lui assura qu’une existence tellement éphé-mère, qu’avant sa mort même il vit éclore la tyrannie de Pisistrate. Quoique ensuite les héritiers du tyran eussent été chassés au bout de quarante ans, et qu’Athènes eût recouvré sa liberté, comme on se borna à rétablir le gouvernement de Solon, il ne dura pas plus d’un siècle, malgré les amendements qu’on y fit pour le consolider et pour réprimer l’insolence des grands et la licence de la multitude, deux vices auxquels Solon n’avait point assez fait attention : aussi, comme il ne fit intervenir dans sa constitution ni l’autorité du prince, ni celle des grands, Athènes n’eut qu’une existence extrêmement bornée eu comparaison de Lacédémone.(...)"Discours sur la première décade de Tite-Live,II-LA THÉORIE DES GOUVERNEMENTS ;page 7,version numérique.

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  • Le 3 octobre à 14:44, par faber
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2017-2018 : Le REN-LAC souhaite que la justice burkinabè présente désormais une image immaculée

    Toutes mes félicitations au REN-LAC, pour ces efforts. Il réellement que les acteurs judiciaires se rendent compte que le Burkina Faso a changé et le peuple attend d’eux qu’ils exécutent les tâches pour lesquelles ils payés si grassement. Cette histoire de : la justice suit son cours ou la justice a besoin de temps pour être éfficace.... nous en avons marre !!! ça suffit !!!
    J’ai toujours dit que le Burkinabé a l’art de rendre difficile ce qui est facile. Cela est une réalité dans le monde judiciaire, c’est vrai que nous ne sommes pas dans le secret des dieux, mais sachons souvent que le temps peut s’avérer destructeur pour la justice.
    Donc, Il faut plus de diligence dans tous les dossiers : crime de sang, crimes économique, petits comme grands. Pas de faveur pour les uns( soit disant grand mais en réalité sont les assassins du peuple) et fermeté pour autres(voleurs de poulets, exciseuses autres...). Non ! il faut que ça cesse et ça cessera !
    Tous ensemble pour une justice équitable au service du peuple !

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