Forum Africapacités 2017 : Vers une justice transitionnelle pour une consolidation démocratique au Burkina Faso

LEFASO.NET | Par Romuald Dofini • samedi 1er juillet 2017 à 00h12min

La ville de Bobo-Dioulasso abrite du 29 au 30 juin 2017, la cinquième édition du forum international Africapacités. Placé sous le thème : « Quels mécanismes de justice transitionnelle pour une consolidation démocratique au Burkina Faso », la cérémonie d’ouverture officielle des travaux a eu lieu ce jeudi 29 en présence de Chériff Sy, Haut représentant du président Faso.

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Forum Africapacités 2017 : Vers une justice transitionnelle pour une consolidation démocratique au Burkina Faso

Institué depuis 2013 sous le leadership de l’organisation internationale suédoise « Diakonia », le forum des organisations de la société civile est aujourd’hui un rendez-vous important dans le processus démocratique du Burkina Faso.

Selon Chériff Sy, Haut représentant du président du Faso, aucune gouvernance véritable ne peut s’exercer dans une société sans un dialogue authentique. Sans dialogue entre gouvernants et gouvernés, on ne peut pas parler de démocratie. C’est bien le pari que fait Africapacités 2017 en se proposant de faire une introspection sur les « mécanismes de justice transitionnelle pour une consolidation démocratique au Burkina Faso ». Pour ce faire, les organisateurs de cette cinquième édition ont choisi de croiser leurs expériences et d’interroger le rôle des acteurs et d’analyser la contribution de la société civile pour une réconciliation et une paix durable.

A en croire ces derniers, Africapacités s’inscrit en droite ligne des incontournables rendez-vous d’échanges du donner et du recevoir en matière d’apprentissage et de raffermissement du processus démocratique de notre pays.

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Luther Yaméogo, directeur pays de Diakonia pour le Burkina

Le thème de cette édition porte sur les mécanismes de justice transitionnelle notamment l’identification des chemins et chantiers de la vérité, de la justice et de la réconciliation. Un thème qui s’inscrit en droite ligne de l’objectif des éditions précédentes. Selon Luther Yaméogo, directeur pays de Diakonia pour le Burkina Faso, dans un contexte national africain et international où on assiste à une défiance citoyenne, où on assiste à une méfiance vis-à-vis des autorités, il est de bon ton d’identifier des mécanismes alternatifs qui permet un dialogue entre citoyens, les autorités et les différents acteurs du processus de démocratisation. « La justice transitionnelle fait partir de ces mécanismes. Elle régule un certain nombre de mécanismes afin de mettre en place une passerelle de dialogue entre les acteurs qui constituent les citoyens, la société civile, la population et les gouvernants », a t-il indiqué. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 30 juin à 15:10, par Sidpasata Veritas
    En réponse à : Forum Africapacités 2017 : Vers une justice transitionnelle pour une consolidation démocratique au Burkina Faso

    - Pourvu que "Justice transitionnelle" ne soit pas synonyme de ’Justice tropicalisée’, génératrice d’impunité.
    - Dans tous les cas, il faut éviter les processus hors-la-loi, inventés de toutes pièces pour contourner la rigueur de la loi et de la Justice de la Nation auxquelles tout citoyen doit être soumis au nom du principe de l’égalité en droit et en devoir !!!!!
    - Pas de Justice à deux vitesses : Nous en avons assez des lois qui s’appliquent aux uns et pas aux autres. Tous les actes répréhensibles doivent être réprimés et de la même manière pour tous !

    Répondre à ce message

  • Le 1er juillet à 07:15, par Bemi
    En réponse à : Forum Africapacités 2017 : Vers une justice transitionnelle pour une consolidation démocratique au Burkina Faso

    Justice transitionnelle, justice transitionnelle, ... et quoi encore ? Regardez en Afrique du Sud (pays qu’on cite pourtant comme l’exemple de succès de ce farfelu mécanisme), ça a donné quoi comme résultat ? L’injustice absolue qui continue même de se vivre encore jusqu’aujourd’hui : frustrations féroces qui s’expriment dans les assassinats sans cesse de fermiers blancs, exploitation des travailleurs noirs dans les mines à capitaux de ceux qui ont conservé les avantages indus de l’apartheid, etc. Et alors la crise socio-politique qui continue de se vivre dans ce pays date de depuis d’apartheid et du refus de justice à son écroulement en 1994. Ne pouvant plus rester dans ce déni, le gouvernement a finalement accepté de commencer à regarder en face de telles erreurs (même si Mandela n’avait pas trop de choix). Ainsi, depuis 2015, l’Etat a été obligé de revenir sur certains crimes (pourtant déjà passés par le machin de "justice transitionnelle") et donc finalement d’autoriser le déroulement de la vraie justice. Du temps perdu inutilement.

    Le cas du Rwanda, n’est pas identique au cas sud-africain, et c’est peut-être ça même qui fait que ce pays s’en sort mieux que l’Afrique du Sud sur le plan de la paix sociale, en ce sens que là-bas au Rwanda, il n’y a pas eu impunité aveugle, preuve : certains criminels continuent de fuir le pays, car s’ils rentrent, ils seront jugés, un point.

    On n’a pas besoin de multiplier les exemples pour rejeter ce mécanisme le plus souvent assimilé à l’impunité totale surtout quand il s’agit de le proposer aux noirs africains. Le cas ivoirien à côté et son machin. Y a quelle paix sociale dans un truc comme ça ? Les cas en Amérique latine, n’ autorisent pas non plus d’autres conclusions.

    Et finalement, pourquoi en occident on fait jamais justice transitionnelle, malgré les conflits sociaux nombreux, parfois même raciaux ou ethniques ? Ukraine et autres, on parle pas de ce mécanisme si efficace ? C’est la même question qu’on peut poser dans les pays de terrorisme, un vrai problème de paix sociale. Pourquoi traduire systématiquement tous ces gens là à la vraie justice, au lieu de passer par la justice transitionnelle plus efficace ?

    Donc, sans rejeter le dialogue en bloc, je demande aux africains d’être vigilants. C’est pas des gens qui doivent penser à votre place sur des problèmes qui vous concernent alors qu’eux-mêmes n’appliquent pas les solutions miracles qu’ils vous prescrivent.

    Répondre à ce message

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