Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

Opinion • samedi 15 avril 2017 à 00h40min

Le dossier Djibrill Bassolé ne cesse de retenir l’attention de l’opinion nationale et internationale. Et ce par les cas d’insuffisance juridique qui jalonnent l’instruction. Au vu du nombre de cas de violation des droits de Monsieur Djibrill Bassolé, l’on peut aisément douter de la pertinence de sa détention. Une situation qui a certainement conduit les avocats de Monsieur Bassolé à saisir le groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire.

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Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

En effet, Le groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a été saisi, le 15 septembre 2016 par les avocats de Djibrill Bassolé. Ils ambitionnent, via cette saisine, dénoncer le caractère arbitraire de la détention de leur client qui dure depuis le 29 septembre 2015. En rappel, la détention de Monsieur Djibrill Bassolé s’inscrit dans le cadre de l’instruction judicaire du dossier du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015 conduite par le tribunal militaire de Ouagadougou.

Nous apprenions que le cas de Djibrill Bassolé sera examiné durant la 78eme session du conseil des droits humains qui se tiendra à Genève du 19 au 28 avril 2017.
Cet examen du cas Djibrill Bassolé nous impose un certain nombre d’interrogations dont les plus importantes sont les suivantes : Quelles sont les chances de Monsieur Bassolé d’avoir raison qu’il est victime d’un traitement arbitraire ? Quelle influence celui-ci peut avoir sur l’image de notre démocratie ?

Des chances de Monsieur Bassolé de justifier le caractère que sa détention est arbitraire

Les avocats de Monsieur Bassolé sont invités à plaider la cause de leur client devant le groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire à la suite des explications fournies par le gouvernement du Burkina Faso. En effet, suite à sa saisine, le groupe de travail des Nations Unies a invité le gouvernement Burkinabè à fournir des explications afin, certainement de l’éclairer sur sa position sur le dossier. Malgré ces explications, force est de constater que les avocats de Monsieur Bassolé ont plusieurs atouts qui militent en leur faveur.

Le premier atout des avocats de Monsieur Bassolé est que l’intéressé n’est pas anonyme. Il est plutôt bien connu et même bien apprécié dans le monde de la diplomatie et des organisations internationales. En effet, ministre des affaires étrangères du Burkina, médiateur dans de nombreuses crises en Afrique de l’ouest et médiateur en chef conjoint des Nations Unies et de l’Union Africaine pour le Darfour. Cette notoriété ne lui garantira pas certainement pas l’impunité mais disons qu’elle lui permettra de bénéficier a priori de toute la rigueur dans l’étude de son cas.

Le second atout de la défense de Bassolé est que son arrestation et sa détention sont mises en relation avec son exclusion des élections présidentielles de 2015. Une certaine opinion soutient volontiers que son arrestation fut orchestrée par les autorités de la transition et avait pour seul but de l’écarter définitivement de la course à la magistrature suprême aussi de la campagne électorale présidentielle et législative. Pour s’en convaincre, il faut considérer l’entêtement fait par le gouvernement de la transition malgré l’arrêt de la CEDEAO du lundi 13 juillet 2015 à Abuja qui qualifiait l’exclusion de non conforme au principe de la CEDEAO. Il est clair que la défense de M Bassolé ne manquera pas d’arguments pour étayer le fait que leur client a été privé d’un droit fondamental, celui de participer à des élections démocratiques.

Le troisième atout de défense de Monsieur Bassolé, est que le Tribunal militaire de Ouagadougou qui a en charge du dossier du putsch est un tribunal d’exception. Or les tribunaux d’exception sont mal perçus par les organismes de droit de l’homme. Ainsi par nature, le tribunal militaire n’est pas conforme au standard établi par la communauté internationale en matière de justice.

Un message que maitre Herman Yaméogo a souligné dans son livre « On supprime ou on supprime ». Il ressort que le tribunal militaire de ouagadougou présente de nombreuses lacunes dans son organisation et son fonctionnement pour garantir aux justiciables un procès équitable. Dans tous les cas, l’on doit retenir que les juridictions d’exception comme le tribunal militaire du Burkina Faso sont plutôt perçues d’un mauvais œil par les organisations en charge des droits humains.

Parlant de lacunes, l’on peut noter les nombreuses irrégularités qui émaillées la conduite du dossier Bassolé et qui ont défrayé la chronique. Ces dernières ont été présentées par les avocats de Monsieur Bassolé comme des graves violations de ses droits fondamentaux.

La plus symptomatique de ces violations fut l’éviction des avocats étrangers qui avaient été régulièrement constitués pour assister et défendre les droits de M Bassolé et d’autres personnalités inculpées dans du putsch manqué.

On se souviendra que le juge d’instruction militaire en date du 26 Novembre 2015 prenait une ordonnance pour exclure les avocats africains et français en évoquant les dispositions de l’art 31 du code de justice militaire qui stipule que : « La défense devant les tribunaux militaires est assurée par les avocats inscrits au barreau ou admis en stage, ou par les Officiers ou Sous-Officiers militaires agrées par le Ministre de la Défense.

Sous réserves des dispositions particulières prévues par les conventions internationales, les Avocats de nationalité étrangère ne sont pas admis devant les tribunaux militaires. »

Cette décision, selon certaines sources indiscrètes, aurait été imposée au juge d’instruction militaire par les autorités de la transition. Car elles n’avaient pas apprécié que l’un des avocats de Monsieur Bassolé, en la personne du Français Alexandre Varaut déclare sur les medias que le dossier de son client est vide. Nous avons assisté à de vives contestations des avocats de la défense ainsi que la conférence des barreaux de l’UEMOA qui jugèrent la décision aux antipodes des principes de justice.

Contre cette décision, la cour de cassation du Burkina Faso et la cour de justice de la CEDEAO saisies par les avocats de Monsieur Bassolé donnèrent raison. Ainsi en Mai 2016 la chambre de contrôle de l’instruction a rendu un arrêt autorisant les avocats étrangers a assisté Monsieur Bassolé plus de 8 mois après leur éviction.

Au-delà de ces aspects que l’on pourrait considérer de forme, le fond du dossier lui-même requiert inquiétude. Il s’agit ici, de la capacité de justifier les raisons de son arrestation et de son incarcération. Sur ce point, force est de reconnaitre que l’opinion publique, au vu de l’évolution de la procédure, a commencé depuis un certain temps à émettre de sérieuses réserves quant au bien-fondé de sa détention prolongée. L’on sait que le Général Diendére, auteur coup, a dès les premiers moments de la procédure disculpé Monsieur Bassolé en affirmant publiquement que M Bassolé n’a pas été impliqué dans le coup de force du 15 septembre 2015 et que les raisons de son arrestation sont ailleurs.

Alors si l’on s’intéresse au seul élément que le tribunal militaire brandit jusqu’à ce jour, en l’occurrence les présumées écoutes téléphoniques, on remarque que le doute s’installe dans l’opinion quant à la fiabilité et la régularité de ces écoutes. Plus d’un se demandent pourquoi, Guillaume Soro, le principal interlocuteur présumé est hors de cause ? Pourquoi les poursuites le concernant ont été abandonnées ? Le fameux enregistrement a finalement été expertisé un an après le début de la procédure une situation, qui pousse toute personne cherchant la vérité à se poser maintes questions dont la plus urgente est : Pourquoi autant de temps pour un acte aussi capital pour la procédure ? A ce jour, l’origine de cette fameuse prétendue écoute téléphonique reste jusque-là inconnue, et l’identité de son auteur reste encore un mystère pour l’opinion et pire pour le tribunal militaire. En tout état de cause la diffusion de la bande sonore le 12 décembre 2015 sur internet et les medias ainsi que les commentaires qu’en ont fait les autorités de la transition prouvent qu’il s’agit d’une preuve judiciaire montée et manipulée à des fins politiciennes.

Au regard des éléments indiqués, l’on peut dire que la conduite de l’instruction judiciaire sur la présumée implication de Monsieur Bassolé donne sans conteste des arguments de taille que Me Antoinette Ouédraogo et Alexandre Varaut feront prospérer, auprès du groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, pour indiquer le caractère arbitraire de la détention de monsieur Bassolé.

De l’influence sur l’image de notre démocratie

Le rapport du gouvernement du Burkina Faso établi par le ministre de la justice et des droits humains Monsieur René Bagoro permettra de donner les explications nécessaires quant aux actes qu’a posés le tribunal militaire de Ouagadougou. Au-delà de la requête de la défense de Monsieur Bassolé et des explications fournies par le gouvernement Burkinabè, il est de coutume que le groupe de travail procède à des investigations avant de se prononcer sur les cas qui lui sont soumis.

A cet égard, le traitement du dossier médical de Monsieur Bassolé ne manquera pas d’attirer le regard des enquêteurs et indiquera dès lors l’état de violation continuelle de droits fondamentaux de Monsieur Bassolé. Parlant de son dossier de santé, il est pertinent que l’on jette un regard sur l’incident du l’intrusion d’agents des forces de l’ordre dans la clinique privée qui l’accueillait, à des heures indues. Une intrusion qui semble avoir été orchestrée pour faire obstacle à l’évacuation de Monsieur Bassolé comme l’ont recommandé son médecin traitant, le médecin de la MACA et l’ordre régional des médecins. L’acharnement à vouloir garder coute que coute Monsieur Bassolé en prison semble dépasser même les magistrats militaires du tribunal qui subissent des pressions dont tout le monde est conscient aujourd’hui. Pour preuve, l’on note que tous les acteurs de premier rang du putsch sont en liberté provisoire depuis des mois déjà. L’on a assisté à la mise en mise en liberté de tous ceux, qui ont demandé des libertés provisoires pour raison de santé.

Le traitement particulier que subit Monsieur Bassolé devient incompréhensible voire inhumain.

Le groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, par ses propres investigations sera certainement édifié par les graves violations à répétition des droits fondamentaux de Djibrill Bassole par la justice militaire et l’administration de l’Etat Burkinabè. Quand cela arrivera, c’est l’image de notre démocratie qui prendra un coup. Pire cela jouera sur nos relations avec les partenaires internationaux.

Nous osons espérer que les conclusions du groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, même si elles n’ont pas de valeur juridictionnelle marqueront une étape importante dans le cas de Djibrill Bassolé et permettra autorités de se ressaisir pour l’intérêt de notre nation. Car la mondialisation commande un certain nombre de principes et de valeurs.

Kaboré Jean, Enseignant à la retraite
jclaudebf@gmail.com

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Vos commentaires

  • Le 14 avril à 11:47, par Baroudeur
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Mr. KABORE, vous rappelez-vous de Mr. Robert Menard qui a été reconduit à l’aéroport sur les orders du Ministre de la Sécurité de l’époque ?

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  • Le 14 avril à 12:17, par Sidibé Lancine
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    je voudrais attirer votre attention sur un fait catalyseur des violences pour causes politiques en Afrique ; c’est trop facile d’incriminé le pouvoir en place suite à de tels dérives.
    faites l’effort de remonter au jour ou tout a basculé dans votre pays.
    Tout se passait normalement malgré la forte tension qui planait ; il a fallut ,qu’une certaine presse européenne se transforme en porte voix de la désobéissance civile ; en donnant l’occasion a un certain opposant qui à son tour se servit de cette tribune pour envoyer les enfants des gens contre des soldats armés ; ce qui devait arriver, arriva.
    Là, les responsabilités des effet de cette annonce au soulèvement populaire ; de cette annonce à la confrontation avec les soldats armés, sont partagées.
    Tous les intervenants dans cette crise doivent assumer leur part dans ce qu’ils ont occasionné.
    Ils allume le feu et après ils viennent jouer au pompier.
    C’est vous dire qu’ils y a trop d’amateurisme chez les politiciens d’Afrique ; il suffit qu’un médias européen leur tend le micros,qu’il se crois permis de tout dire sans tenir compte des conséquence néfaste pour son pays.
    Aux juristes africains, il est grand temps de prendre en compte tous les intervenant d’une crise ;du début à la fin ,si vous tenez que cela ne se reproduise plus,parce-que certain médias manipule facilement nos hommes politiques ;il est temps qu’ils arrêtent ;
    il ne le feront que s’il savent qu’il seront inquiéter au niveau que les autres .
    à bientôt.
    LANSID

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  • Le 14 avril à 12:19, par verité no1
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Détention arbitraire mon oeil !!!!!!!!
    Vous pouvez même saisir Trump si vous voulez mais sachez que le Burkina Faso est un pays libre et indépendant. On s’en fout des Nations Unis, point barre !!!!!!!!!!!!!!

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    • Le 14 avril à 18:29, par Nabiiga
      En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

      ...ce qui m’indigne moi, c’est l’utilisation arbitraire de ’détention arbitraire’ Arbitraire ? Pourquoi sa détention est-elle arbitraire ? Pourquoi vous et moi, on n’est pas détenu ? Pour être détenu, il faut avoir fait quelque chose injurieux à l’état et à son peuple. L’état se réserve le droit d’enquêter les délits avant de sévir. Enquêter avant de sévir est le bon pas dans la bonne direction car il faut que l’état soit juste et équitable envers tous ses citoyens ; Djirbil en est un ! Pourquoi sévir sans avoir enquêté ? Ce serait injuste à son encontre et si jamais l’état agissait de cette façon, il y aurait une deuxième insurrection rien que pour nous assurer que les droits de tout citoyen, y compris Djirbil son respecter. Voilà, donc Djirbril a de support de tout le Burkina en ce qui concerne ses droits citoyens. Par exemple, tout Burkinabè a droit à un passeport pour se déplacer. Si un passeport est périmé, il faut le renouveler pour pouvoir l’utiliser. Si on ne le renouvelle pas, on est en situation irrégulière. Voilà, c’est aussi simple que cela. Le séjour de Djibril à la MACA a été bel et bien renouvelé et il s’y repose en toute quiétude dans sa cellule. Il n’est pas en situation irrégulière à la MACA comme un détenteur de passeport périmé qui cherche à l’utiliser pour voyager. Il libre de ses mouvements à la MACA et ne court aucun risque d’être chassé de là car en situation irrégulière, Qu’est-ce qui est arbitraire alors ? Djibril, en tant qu’adulte, a cherché à voyager. Son périple l’a amené à la MACA et bien, puisque c’est lui qui a choisi de voyager, pourquoi faut-il qu’on s’inquiète du lieu de son séjour, voire même prétendre que c’est arbitraire, alors que c’est lui-même qui a choisi sa destination. De plus, rien d’arbitraire à partir du moment où l’état s’est donné la peine de ne pas le faire tourner en rond en lui renouvelant promptement son séjour à la MACA ; dès lors, tout est beau fixe. Aussitôt périmé, aussitôt renouvelé. Sacré Burkina, quelle efficacité !

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    • Le 15 avril à 03:55, par Ouvrons enfin les yeux
      En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

      "Le Burkina Faso est un pays libre et indépendant" qui fait cependant la manche pour le financement de son PNDES.

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      • Le 15 avril à 14:57, par Nabiiga
        En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

        .....mon cher, il ne faut pas confondre les choses. Si la Chine retirait son argent du trésor américain, ils feront faillite. Le Burkina est un pays indépendant et libre mais comme tous les pays du pays, il transige et collabore avec d’autres pays sur un certain nombre de dossier tels les financements auxquels vous faites référence. Djibril n’a pas de problème. Il est libre de ses mouvements à la MACA car il a choisi sa destination. Si l’état bafouait ses droits, croyez-moi, il y aurait une deuxième insurrection, rien que pour prouver que les droits de Djirbril ne pourront pas faire objet d’aucune manipulation. Pour l’heure, il est tranquille à la MACA, qu’il y reste ; point barre

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  • Le 14 avril à 12:28, par YIRMOAGA
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Chaque pays sa démocratie non ? Voilà qu’en CI on a tordu le coup au droit, incarcérer GBAGBO et laisser les vrais coupables ? C’est ça aussi notre démocratie ? Quand Bassolet était ou avait le pouvoir de...., on a assisté à un tout nouveau droit ? Faux témoignages lors de certains dossiers par ses subalternes, participation au complot visant à destabiliser le pays par la frappe de terroristes en complicité avec l’extérieur, complicité dans une tentative de coup d’état ? Bref, les nations unies gèrent les dossiers d’états mais pas d’individus ? Gbagbo est jugé illégalement au vu des nations unies ?

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  • Le 14 avril à 12:38, par Démocrate
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Le bourreau devrait-il avoir plus de droits que la victime ? Où étaient les Nations Unis quand Bassolet et ses chefs tuaient les honnêtes citoyens ? Quand il tentaient (et tentent toujours) de mettre le pays en feu après leur chute du pouvoir ?

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  • Le 14 avril à 12:47, par T
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Laissons la justice faire son travaille. Pour l’amour de Dieu, arretons de tendre la main (mandier) à des gens qui sont dejà dans des dificultés.

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  • Le 14 avril à 13:00, par PATRIOTE
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Ce qui est inhumain c’est la crise dans laquelle ils ont voulu plonger notre patrie. Beaucoup de gens oublient que sans le concours de DIEU et des militaires patriotes, le Burkina serait aujourd’hui comme la Centrafrique ou la Somalie.Ce putsch allait mettre le pays dans le chaos et eux ne pensaient qu’a leurs intérêts,leurs familles étant à l’abri. Je n ’ai rien contre le général et je souhaite une sortie heureuse mai il faudra qu’ils ouvrent les yeux pour voir ce que eux même ont commis comme fautes et demander pardon pour qu’on puisse aller vite vers la réconciliation. S’ils sont sincères et patriotes , je pense qu’ils peuvent encore jouer des rôles très utiles pour le pays. On a vu avec Blaise, si vous voulez toujours passer par des contorsions juridiques pour échapper à votre passé, ça vous rattrape toujours.

    Vive la vérité, justice et réconciliation !
    DIEU sauve le Burkina

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  • Le 14 avril à 13:04, par &éé
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Vieux père vous avez raison ! ceux qui en doutaient ont fini par admettre le complot !
    Mais la roue de la vie tourne !
    Allons seulement....
    Basta !

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  • Le 14 avril à 13:57, par BAMBARA Y
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    N GAOUUU !!! Djibrill Bassolé n’est pas n’importe qui heiyii !!! C’est un grand quelqu’un. Faites attention dè ! Sinon vous aurez affaire aux anges du ciel....

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  • Le 14 avril à 14:15, par Fasoug djess
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Si c’est sur la base que bassolet n’est pas un client anonyme des nations unis que son dossier sera traité plus serieusement c’est que ce commité est egalement selective !!!

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  • Le 14 avril à 14:31, par Sonia
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Comme c’est marrant !

    Un dossier concernant le président Sankara est passé par là aussi. L’ONU doit être habituée maintenant aux dossiers burkinabé.
    En attendant, c’est la justice burkinabé qui est compétente. Je me rappelle certaines sorties d’un ministre de la sécurité burkinabé sur les droits de l’homme et les humiliations de ces acteurs nationaux et internationaux ainsi que les répressions de nos mouvements ANEB au campus. Ne voilà til pas que lui aussi avait besoin de droits humains ? Hum !!! Incroyable, mais vrai. Qui aurait pu prévoir la présente configuration ? Dieu seul, j’en suis convaincue à présent.
    On souhaite une fin heureuse à monsieur Bassolet si le traitement des éléments et l’épilogue de cette "saga" en concluaient ainsi.
    Allah kî ēn dêmê.

    Sonia.

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  • Le 14 avril à 14:59, par Mafoi
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Parmi tous les putschistes qui sont au frais et aux frais du contribuable burkinabè,s’il y a une personne que je souhaiterai voir sortir en dernier,c’est bien Bassolé.En effet ce général en carton se croyait le plus intelligent des Burkinabè qu’il se croyait tout permis.Maintenant qu’il est pris comme un rat,il s’excite dans tous les sens par l’entremise de sa horde d’avocats franc maçonniques et sa bande d’affamés locaux.Et dire que tout cet argent gaspillé pour sa cause provienne du pillage de notre économie

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  • Le 14 avril à 15:25, par Alexio
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Ouvrez les yeux ases faux francs-macons qui nous sucent le sang en Afrique avec leurs commanditaires francais qui infiltrent nos institutions comme il le veulent. Les dossiers des africains liquides par le complot ourdi de l ancien clubb du neoconialisme : La Francafrique n ajamais ouvert les placards ou les squellettes de leurs crimes sont scellees.

    Le dossier Sankara Thomas. Le pays democratique qui nous pompe l air qu il est le berceau des droits de lhomme, mais sur le terrain qui opere avec deux standards de justice, quand leurs interets sont menaces. La France et ses crimes politiques, les coups d Etat, ses sabotages financiers en Afrique. La devaluation du Franc-CFA. Etc.

    Personne en France, apart justice pour Sankara, Ben Bella a soulever les doigts contre les atrocites du satellites lakai Blaise Compaore qui aliquider tous ses amis dhier pour acceder au pouvoir.
    A sa chute, encore la meme intruse la France par l infiltration l aida a fuir la justice de son pays, apres 27ans au pouvoir de crime de sang, des malversations financieres. Et pendant ce temps Gbagbo Laurent est delivre a la Haye comme criminel de guerre contre des rebelles qui dirigent aujourdhui la Cote D Ivoire. L engleterre maldre sa colonisation en Afrique n a jamais ingeree dans les affaires internes de ses anciennes colonies anos jours comme la France. La politique monetaire de ses pays sont sous leur commande. Mais nous les soit disant pays francophones sont sous le dictat francais malgre lintrocduction de l Euro.

    A notre apatride General. Si leur coup d Etat avait recu, qui pouvait deviner les consequences, les issus ? Une guerre fratricide ? Ou la fin de cette nation ?Trimballee par les l egoisme de ses politicards pour la cause des interets francais en Afrique. Ils ont vendus le pays au groupe Bollore sans le consentement du peuple. Un liberalisme imbecile qui nous alienent, qui nous a appauvris.

    Quelle democratie,on veut nous dicter ?Le favorisme ne passera plus dans ce pays ou le sang verser n apas ete lave par justice. Il ny a pas de fumee sans feu.

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  • Le 14 avril à 16:32, par Mamon Yélé
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    "Le premier atout des avocats de Monsieur Bassolé est que l’intéressé n’est pas anonyme"
    DSK non plus n’était pas anonyme mais, parce que fautif il a été condamné même si derrière il y avait aussi les autres arguments politiques qui ressemblent à ceux utilisés pour l’écarter DB de la Candidature à la magistrature suprême. Cette raison est bien réelle et en tant qu’enseignant vous savez sûrement que bien d’anonymes ont péri de fautes qu’ils n’ont pas commises mais vivement que l’on n’échappe pas malgré sa culpabilité parce qu’on a beaucoup de notoriété. Je reconnais mais je n’aime pas cette discrimination des hommes.
    "L’hymne de la haine ne profite pas à l’humanité........ L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie. la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit" Gandhi.
    Ici on pense que mensonge qui n’a pas eu contradicteur devient vérité.
    le péché mortel est celui contre le saint esprit, c’est à dire celui qui tante d’aliéner la vérité tout en la connaissant vrai.
    Bonne fête pascale à tous et que l’esprit saint vous habite tous, avec comme force la reconnaissance et l’acceptation de la vérité.

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  • Le 14 avril à 17:03, par loroum
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Mr kaboré, les burkinabés ont luté seul et se sont débarrassé de ces assassins. Pendant ce temps où etaient tes nations unis et CEDEAO ? La justice de tes maitres c’étaient la kalachnikov puis la tombe. arrêtez de se foutre du peuple. jusqu’a la retraite, rien comme sagesse. Dommage.

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  • Le 14 avril à 17:30, par Silm-Soaba
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Malgre tous vos efforts Bassole restera en prison.Chers Internaute retenez que cette commission dira a coup sur que sa detention est arbitraire.Soit ! Mais ce meme tribunal qu on qualifie aujourd hui d exception la transition est venu le trouver.La condamnation ne fera rien au Burkina.Combien de fois Israel a ete condamner ?Mais ya fohi....

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  • Le 14 avril à 17:40, par Cheikh
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Dommage quand même que des enseignants comme Kaboré Jean, jadis pris comme modèles en raison de leur appartenance à ce noble corps professionnel, glissent tant dans l’apatridie aujourd’hui, en prenant partie contre la nation ! Insuffisance juridique, violation de droits, conseil des droits humains tu dis ! Eh bien cher Kaboré, ne vaut-il pas mieux peser les mots, avant de se lancer dans une pareille diatribe guidée rien que par la passion ? Mais tâche de savoir au moins que si les instances des Nations-Unis se souciaient de l’observance du même droit que nous connaissons tous là, Georges Bush fils n’allait pas réussir à le fouler impunément au pied, en pendant haut et court Saddam ! Ouvre bien l’oeil, car en la matière, il y a bien longtemps que les Nations-Unis ont perdu la faculté d’être les gendarmes du monde ! Autrement dit, qu’elles viennent donc s’en mêler, pour voir ce que nous leur réservons !

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  • Le 14 avril à 20:20, par Silm-Soaba
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Bagbo est en prison ca fait combien d annees ?Pourtant c est une juridiction internationale.Si il est non coupable on va le liberer avec des excuses seulement.Donc lui aussi n a qu a attendre surtout que l analyse a revelle que c est bien sa voix.

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  • Le 14 avril à 22:55, par BS
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Tout ce que nous réclamons , c’est le respect de sa personne, et des preuves concrètes de sa culpabilité. Meme un condamné à mort, sur sa chaise d’exécution à des droits en tant qu’etre humain.
    Et ceux qui parle de Dieu, j’ai vraiment du mal à comprendre comment vous pensez !

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  • Le 15 avril à 10:17, par "LE VIEUX"
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    MONSIEUR KABORE JEAN ;
    PARCE QUE VOTRE CHANPION DE BASSOLET EST BIEN CONNU A L’INTERNATIONAL QU’IL DOIT FAIRE TIRER SUR DES BURKINABE IMPUNEMENT ???
    SES AVOCATS SONT ENTRAIN DE COMPLIQUER SA SITUATION ET AUCUNE ORGANISATION FUT-ELLE INTERNATIONALE NE POURRA LE SAUVER. RAPPELEZ-VOUS DE CE QUE BASSOLET A DECLARÉ A RFI LE LENDEMAIN DU COUP D’ETAT ! "J’ATTENDS QUE LES NOUVELLES AUTORITÉS DU CND DEROULENT LEUR PROGRAMME AVANT D’APPREVIER" LES ARCHIVES SONORS EXISTENT. BASSOLET EST LA TETE PENSANT DE CE COUP QUI A FAIT PLUS D’UNE DIZAINE DE MORT.

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  • Le 15 avril à 11:23, par Sami latu
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Je voulais m’abstenir de commenter cette publication en ce qu’elle intervenait dans des médias moins sérieux. Mais là je me réserve le droit de réagir. Je voudrais dire que le caractère arbitraire d’une détention doit être jugée à la lumière des faits infractionnels reprochés et non la personnalité de la personne intéressée. Que tu sois le plus excellent des diplomates n’est pas en soi une motif d’immunités pénales. Rien de ce qui est dit n’est convainquant.

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  • Le 15 avril à 13:38, par Atchengue
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Si ses avocats veulent, qu’ils aillent meme se plaindre auprès du bon Dieu. Qu’on applique la loi, un point c’est tout. La loi est la même pour tous, du voleur de poules aux fomenteurs de coup et autres tueurs.

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  • Le 15 avril à 13:45, par Kabarébé
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Mr Kabore, votre client Bassolet même va rester dans sa prison et rire de vous !!! C’est mal le connaître !

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    • Le 16 avril à 10:50, par OUEDRAOGO
      En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

      En quoi cette saisine a de rapport avec l’image de la démocratie ?
      Il n’est pas interdit à quiconque ayant les moyens d’attaquer son pays là ou il veut quand il estime que ses droits sont bafoués.
      C’est de la démocratie çà .Seulement si c’est au nom de la défense de cette démocratie que votre pays vous prive de vos droits élémentaires, il faut avoir vraiment des arguments solides car les hautes juridictions et au nom de la jurisprudence n’oblige pas un
      pays souverain à reculer par une décision solennelle quand il s’agit d’un individu.

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  • Le 15 avril à 18:13, par HYAC
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Ehhh le temps passe. Je me rappelle comme si c’était hier, des citoyens comme Halidou OUEDRAOGO, Me SANKARA, Tollé SAGNON, André TIBIRI rasés sur ordre du même Djibril BASSOLE tout puissant Ministre de la Sécurité de Blaise COMPAORE. Le temps passe, les choses changent.

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  • Le 15 avril à 19:56, par Daouda
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Les Nations Unies ont d’autres chats à fouetter que de se laisser distraire par des élucubrations pour un général félon...!

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  • Le 16 avril à 10:16, par SOMA
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Vraiment le nommé YIRMOAGA fait pitié. prends un peu de ton temps pour lire tes textes. Du n’importe quoi !

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  • Le 16 avril à 11:51, par Ebor Bationon
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Les gens- la font comme si dans le dossier de Djibril, y avait rien. On est pas dans au temps de Blaise Compaore le tueur qui attrapait ses supposes opposants et les tuaient dans des acidents montes depuis le Conseil de l’ Entente. Djibril lui- mme ile sait bine ce qu’ il a fait. Coment il va etre inocent comme ca ?Il regrette qu’ on l’ a pris djooo. Ce general faroteur forme a BOUlkia connu pour sa basse qualite n’est pas un enfant de coeur : Ou sont les Ajudantys Seme , la ? Lwe dossier Norbert Zomngo est torpille par qui ? Qui a rase les Halidou Ouedraogo avec une seule lame ? Ca c’est pas une question ds droits de l’ homme ? Si un d’ entre eux attarape une maladie de sang, qui est responsable/ Mon Djibrill, faut prendre goutr voir si le dos de tortue est bonne viannde. Au moins Dibril a connu la prison, c’est Dieu qui est vraiment fort. Il va prendre gouter voir. Faut pas faire comme si le gars etait un bon type. Ca on le sait mais en meme temps, c’est pas ca qui le retient a la MACO. Vous croyez que les juges vont s’ enetetr de renouceller son incarceraytion sans aucune base ? Vous etes paywer our le defendre mais il fau avoir raison garde.

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  • Le 17 avril à 07:13, par William
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Quel dommage pour le Burkina Faso d’être ainsi sali mondialement parce que quelques-uns veulent régler des comptes personnels ! Où est le sens de l’état ? Et l’intérêt de la nation ? Cela aussi, c’est de la corruption !

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  • Le 8 juillet à 15:37, par BEN KIENDRE
    En réponse à : Saisine des Nations Unies par les avocats de Djibrill Bassolé : L’image de notre démocratie en jeu

    Oui on sait que c’est un Grand Maitre maçonnique. On sait aussi que toutes les organisations internationales sont dirigées par ces diables. Pardon, il faut le libérer on va avoir la paix. déjà quand on tire le diable par la queue c’est pas la joie, qu’en dira-t-on lorsqu’on l’affronte.

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