Valère Somé, premier président de la CDS : « Les sankaristes entre eux, ne peuvent pas faire quelque chose dans l’union »

LEFASO.NET | Nicole OUEDRAOGO • lundi 17 octobre 2016 à 00h06min

« J’ai toujours dit, je ne suis pas sankariste mais je continue de défendre les idéaux que j’ai partagés avec Thomas Sankara » a indiqué Valère Somé, premier président de la Convergence pour la démocratie sociale (CDS). Ce samedi 15 octobre 2016, cela fait 29 ans que le père de la révolution burkinabè a été assassiné. Et en jour anniversaire, la CDS présidée par l’un de ses anciens compagnons Valère Somé, a livré sa lecture sur la situation nationale.

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Valère Somé, premier président de la CDS : « Les sankaristes entre eux, ne peuvent pas faire quelque chose dans l’union »

Le projet du mémorial Thomas Sankara, la cinquième république, la réconciliation nationale, ont constitué entre autres, l’essentiel des échanges avec la presse.
Pour la Convergence pour la démocratie sociale, l’édification d’un mémorial en l’honneur du président Thomas Sankara est louable. Toutefois, le parti politique dit s’interroger sur les porteurs du projet « puisque la version officielle qu’on nous donne, c’est une initiative de la société civile, or nous y voyons d’autres types de projets.

Nous nous interrogeons sur le lien avec les victoires déjà acquises par ceux qui ont lutté depuis la période du front populaire jusqu’à aujourd’hui. Quel lien peut-on faire entre ce mémorial que l’on propose et ces victoires acquises dans l’optique de la réhabilitation totale du camarade Thomas Sankara » a signifié Ernest Compaoré, un militant de la CDS.

Et le premier président de la CSD de réagir sur son absence au lancement du projet dudit mémorial. De son avis, la construction d’un mémorial en l’honneur du président Thomas Sankara méritait de rassembler tous ceux qui ont fait un cheminement avec lui, « tous ceux qui juraient par son nom, tous ceux qui l’ont pris comme modèle et veulent honorer sa mémoire » mais une fois de plus, déplore-t-il : « les sankaristes entre eux, ne peuvent pas faire quelque chose dans l’union ».
En effet, l’ex-compagnon du capitaine soutient : « chacun a apporté sa pierre pour faire la grandeur de l’homme. S’il est grand aujourd’hui, il ne se fait pas grand tout seul ».

Pour Valère Somé qui dit avoir été égratigné dans certaines presses pour son absence au symposium panafricain, il a été associé à cet événement comme un « étranger ». « Le reste du processus a commencé sans moi, j’ai été invité à ce symposium sur la pensée de Thomas Sankara comme un étranger, j’ai été mêlé à ce symposium comme tous les étrangers pour exposer sur la pensée de Thomas Sankara. Je dis non ! Je refuse, les étrangers ne peuvent pas venir nous dire ce qu’est la pensée de Thomas Sankara », a regretté Valère Somé. Néanmoins, l’auteur du discours du 02 octobre soutient avoir déjà édifié un mémorial pour son compagnon à travers son ouvrage « Thomas Sankara : L’espoir assassiné ».

Pour une meilleure visibilité de la CDS

Par cet échange avec la presse, la CDS dit vouloir sortir de sa léthargie et être visible sur le terrain du dialogue politique. Pour ce parti politique membre du CFOP, le Burkina Faso est à la croisée des chemins et poursuit avec beaucoup de peine son chemin de croix. « On a l’impression d’être un peu dans une queue de sac et donc la convergence pour la démocratie sociale se sent interpellée dans cette situation » a renchéri Ernest Compaoré. Le parti veut sortir de la discrétion et compte prendre part aux dialogues relatifs aux questions sur l’avenir du pays.

A ce propos, s’agissant de la cinquième république, la CDS estime qu’une constitution devrait être le reflet de l’identité et des aspirations de la grande majorité d’un pays. « Une constitution qui n’est comprise que par 2% de la population à auxquels elle est destinée, nous trouvons que c’est une catastrophe. La constitution doit être en phase avec l’identité et l’aspiration du peuple. Autrement dit, toute constitution est révisable ».

S’agissant des organisations de société civile (OSC), le parti soutient qu’elles sont aujourd’hui infiltrées par des imposteurs. A ce sujet, la CDS dit être interpellée par une question : « il faut se demander si les OSC doivent rester dans leurs nature et mandat classiques ou alors, s’il faut admettre un nouveau type d’OSC qui est clairement engagé dans la vie politique. Nous souhaitons qu’il y ait des clarifications à ce sujet ».

Quant à la réconciliation nationale, la CDS invite à un véritable sursaut national en vue d’un nouveau départ pour le peuple burkinabè. Dans les jours à venir, le parti prévoit un congrès.


Nous vous proposons l’intégralité de la déclaration liminaire lors de cette conférence, lue par le président de la CDS, M. Charles SANFO

Convergence pour la Démocratie sociale (CDS)
Conférence de presse du samedi 15 octobre 2016
Déclaration liminaire

Introduction

Chers invités
Mmes et Messieurs les représentants des organes de presse,
Mmes et Messieurs, les représentants des partis politiques qui nous ont fait l’amitié de nous accompagner dans cette manifestation,
Camarades et amis,
Nous vous souhaitons la bienvenue.

Ce qu’est la Convergence pour la Démocratie sociale (CDS).

La Convergence pour la démocratie sociale (CDS) a été portée sur les fonts baptismaux lors du congrès constitutif des 14 et 15 décembre 2002, à Bobo-Dioulasso. A cette occasion, les participants au dit congrès adoptèrent les vingt thèses qui constituent la base théorique (dix-sept thèses sur "les fondements théoriques des choix tactiques et stratégiques de la CDS") et la base pratique (trois thèses sur "les fondements pratiques") de sa création et de son programme.

Le 16 octobre 2004, à l’occasion de son premier congrès extraordinaire, tenu à Ouagadougou, la CDS adoptait le préambule de son programme politique en ces termes :
« La Convergence pour la démocratie sociale (CDS) est un parti de masse dont l’objectif fondamental est d’édifier une nation fondée sur l’organisation démocratique de la société au sein de laquelle seront exclues les inégalités, une nation libre et prospère, intégrée dans les États Unis d’Afrique en cours d’édification...
Elle mène son combat dans le contexte actuel de notre pays qui se caractérise par l’inexistence de la démocratie aussi bien politique, sociale, qu’économique. La CDS, qui se veut le parti du bloc historique, constitué par les intellectuels, les ouvriers et les paysans, œuvre à l’avènement de la démocratie sociale. »

Cette démocratie sociale peut se décliner en quelques résultats à atteindre : une démocratie politique à travers le suffrage universel et des institutions représentatives, une démocratie sociale par la mise à la disposition du Peuple du bénéfice de l’économie de marché et la garantie des droits sociaux fondamentaux, une révolution sociale pacifique dans les mentalités et dans l’action des citoyens, qui, à terme, nous affranchira du joug de l’impérialisme.

Pourquoi cette conférence ?

La tenue de la présente conférence est motivée par la situation nationale. Depuis quelques années, le parti est resté dans une sorte de discrétion. Néanmoins, il a activement pris part à la lutte pour l’avènement de l’alternance au sommet de l’Etat, en tant que membre du Chef de File de L’Opposition Politique (CFOP). Puis survint l’insurrection populaire victorieuse de fin octobre 2014, à laquelle il prit une part active.

Aujourd’hui, pour la CDS, le Burkina Faso est à la croisée des chemins, et poursuit avec beaucoup de peine son chemin de croix. Notre pays a connu une succession de régimes constitutionnels et de régimes d’exception. Il vient de sortir d’une insurrection et d’une Transition. Il est actuellement sous la gouvernance du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP). Le constat que fait la CDS est que le Burkina Faso est actuellement dans une situation de blocage et vit des moments qui sont lourds de présages qui n’annoncent rien de bon et qui ne prédisposent pas à l’autosatisfaction.

1) De la situation politique dans le monde, en Afrique et dans notre pays.

L’analyse politique de la marche actuelle du monde met en exergue une bipolarisation planétaire, non plus en termes d’idéologies, mais plutôt à travers un approfondissement du fossé entre les puissances d’argent et la masse de plus en plus grandissante des pauvres. Nous vivons désormais un monde en ébullition, secoué par les tentatives de positionnements géostratégiques, la recrudescence des intégrismes, la libéralisation des consciences. C’est cela qui justifie la guerre permanente actuelle qui se traduit par la délocalisation des fronts, le regain d’activisme du terrorisme, le commerce florissant des armes de guerre, etc. L’Afrique, qui semble destinée à être une réserve et un dépotoir, est absente des cercles de décisions au niveau mondial.

Le continent africain demeure le temple des mythes et des paradoxes. Nanti par la nature, préservé par la culture, il est gravement confronté à de nombreux défis, qu’il doit relever, pour offrir des perspectives rassurantes aux populations, encore victimes de l’analphabétisme, de la maladie, de la malnutrition, de la mal gouvernance, de violence, de toutes sortes d’illusions honteusement entretenues par leurs oppresseurs. Ces dernières années, le continent, après la vague des pères fondateurs, celle des révolutionnaires, prétend avoir pris le virage de la démocratie et de l’Etat de droit. Cependant, que de tripatouillages de constitutions, que de régimes trentenaires, que de stratégies de domestication du pouvoir d’Etat ! Cela trahit un manque de vigilance de nos gouvernants, qui livrent l’Afrique à la boulimie de convoitises extérieures, qui ne se gênent pas pour piller ses ressources naturelles, y entretenir des guerres fratricides, y maintenir des dictatures. Et l’on s’étonnera de l’ampleur qu’a prise l’émigration ces derniers temps !

Le bout du tunnel semble encore loin, avec la destruction de la Libye, l’installation de plus en plus évidente du djihadisme dans le sahel, les tentatives de transfert de comportements déviants, le report de l’alternance politique à l’image de ce qui se passe au Rwanda, au Tchad, au Congo Brazzaville, en RDC, au Gabon, pour ne citer que quelques exemples.

En ce qui concerne la situation nationale, de 1960 à nos jours, notre pays a connu une vivacité politique exceptionnelle. Après les révoltes héroïques contre l’occupation coloniale, après la proclamation de l’indépendance, régimes constitutionnels et régimes d’exception se sont succédé dans notre pays. La vie politique et sociale du pays fut aussi marquée par de grandes luttes engagées par les travailleurs pour plus de liberté et de pain. La Révolution démocratique et populaire (RDP) du 4 août 1983 s’est voulue une rupture d’avec l’ordre ancien. Elle a occasionné un éveil et une prise de conscience individuelle et collective des populations des villes et des campagnes, ainsi qu’un début de solutions aux problèmes fondamentaux des masses.

De grands chantiers furent engagés pour fournir au plus grand nombre la nourriture, l’éducation, la santé, le logement, la durabilité des ressources naturelles, la sécurité, etc. Les événements tragiques du 15 octobre 1987 ont brisé cet élan. Comme consolation, une nouvelle orientation politique d’essence démocratique et républicaine fut proposée, non sans une pression extérieure, exprimée à l’occasion de la conférence de la Baule.

Le tournant fut amorcé avec le Front populaire vers un régime constitutionnel, qui aboutit à la IVème République. Malgré des acquis indéniables tant sur le plan politique qu’économique, la situation s’est grandement détériorée suite à de profonds et graves dysfonctionnements aussi bien dans l’appareil d’Etat que dans l’animation politique, sociale et économique du pays. La gestion patrimoniale du pouvoir, le développement sans précédent de l’affairisme, de la corruption à grande échelle, la récupération du parti majoritaire (devenu parti-État) par des clans, l’affaiblissement de l’opposition politique, la prolétarisation excessive des populations, tout cela a engendré au sein des Burkinabè ordinaires indifférence, frustrations, incivisme, colère, révolte. Le summum a été atteint, lorsque le pouvoir de la IVème République n’a plus eu que mépris pour les revendications politiques et sociales du Peuple.

Le Peuple patient du Burkina y a répondu par l’insurrection victorieuse de fin octobre 2014, rendue possible par la réalisation d’un front social constitué de l’opposition politique, du mouvement syndical, de la société civile, de leaders d’opinions, entre autres. Nous avons alors connu une période de transition officielle, qui a inscrit des avancées certaines mais dont le bilan global reste mitigé. Les élections de novembre 2015 ont ouvert une nouvelle ère politique dans notre pays, en suscitant d’immenses espoirs. Le paysage politique est en recomposition. Les attentes sociales sont grandes. Il s’agit là de nouveaux défis.

2) Où en est le Burkina Faso aujourd’hui ?

Depuis la victoire du Mouvement du Peuple pour le Progrès à l’élection présidentielle du 29 novembre 2015, le parti observe une position de neutralité, pour se donner le recul nécessaire à une analyse objective des chances de rupture sous le nouveau pouvoir.

Au sommet de l’Etat, nous observons comme une sorte de malaise lié sans doute à un souci de positionnement et de maîtrise des ressorts essentiels du pouvoir du triumvirat. Cela donne une impression de désintérêt à l’égard des questions cruciales à régler.

Le pouvoir exécutif, conduit par un illustre inconnu de la communauté politique à la date de sa nomination, semble manquer de légitimité et donc d’initiative à la hauteur de la rupture attendue.
Le pouvoir législatif, héritier des hauts et des bas du Conseil National de la Transition (CNT), sans doute pour faire corps avec le Peuple dont il tire sa légitimité, endosse parfois le rôle de l’exécutif.
Le pouvoir judiciaire semble parfois trébucher sur le grand manteau de l’indépendance arraché, à en juger par les contradictions qu’il étale au grand jour.

Une nouvelle société civile infestée d’imposteurs de tous poils, s’agite de plus en plus.

La chefferie coutumière cherche ses marques, dans un Etat dit moderne et républicain.
Une nouvelle constitution est en voie d’élaboration pour passer à la Ve République.

La relance économique tarde à se faire voir, la sécurité des personnes et des biens ne semble pas garantie, les revendications sociales s’amplifient, des dysfonctionnements sont observables au sein des Forces de Défense et de Sécurité, les déceptions sont de plus en plus nombreuses.

Des propos et des pratiques de certains potentats du régime du triumvirat rappellent avec effroi les pratiques de l’ancien régime déchu et font penser à une continuation des pratiques décriées. Et pour cause ! Mais l’on doit se convaincre que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Cette situation de crise exige de chacun et de tous, un sursaut pour éviter que notre pays ne bascule dans l’instabilité et la violence.

3) Que préconise la CDS ?

La CDS a donné la preuve d’une gouvernance démocratique ; le parti a connu l’alternance au sommet, depuis sa création le 15 décembre 2002. En effet, il en est à son quatrième président.

Ce parti qui a :
- activement participé aux activités du CFOP,
- activement pris part à la dynamique de la Convention d’unité des Sankaristes,
- activement pris part à la mise en place du Comité d’Action pour le Peuple(CAP),
- activement pris part à l’insurrection populaire,
- a été représenté au CNT par un député,
- a pris part aux dernières élections communales,
ne saurait se détourner de la situation actuelle de notre pays, caractérisée par un malaise grandissant dont personne ne peut prévoir l’aboutissement.

Que faire alors pour sortir de l’ornière ?

Les analyses contenues dans le manifeste et le programme de la CDS sont d’une actualité saisissante. Par conséquent, ces documents fondamentaux demeurent la substance de l’orientation idéologique et la feuille de route pour notre action politique. Nous nous imposons donc une démarche pacifique, démocratique, au besoin consensuelle, pour apporter notre contribution à l’animation politique et à la résolution des problèmes de notre pays. C’est pourquoi la CDS continuera d’œuvrer à l’éveil des consciences pour une prise en main de son destin par le Peuple Burkinabè.

Le constat est simple et alarmant :
D’une part un pouvoir en proie à ses contradictions internes, et donc distrait de ses tâches régaliennes. Pire, ce pouvoir apparaît de plus en plus comme inapte à impulser la rupture.
D’autre par une opposition en manque d’homogénéité, piégée comme elle l’est par l’institution CFOP.

Quelle alternative alors, pour sortir de l’immobilisme et faire un pas en avant ? La CDS y pense beaucoup.

C’est pourquoi elle affirme qu’il faut sortir du dilemme qui consiste à se demander si la paix (des cœurs) doit être un préalable à la réconciliation nationale, ou l’inverse. Pour la CDS, cette réconciliation nationale est une nécessité urgente. Elle doit se faire, sans attendre, sur la base d’une formule intelligente, et permettre d’atteindre la paix des cœurs. D’ailleurs, on voit bien que la formule qui consiste à faire de la vérité et la justice les premières étapes du processus ne donne pas de résultat. Les Journées de pardon, les Commissions, les Hauts conseils se succèdent, mais les problèmes restent entiers.

Chaque jour qui passe, le tissu social s’effrite : de nouvelles rancunes et haines viennent nourrir et amplifier les anciennes, des questions négligées ou étouffées, véritables bombes à retardement, telles que les problèmes ethniques, l’immixtion des institutions religieuses et traditionnelles dans la politique, les exclusions multiformes, l’ésotérisme(voire les paradoxes) du système judiciaire, les pratiques de prébendes et de corruptions, la politisation de l’administration, etc., mettent à mal la bonne foi des citoyens et menacent la cohésion sociale.

La CDS appelle à un véritable sursaut national pour une Réconciliation nationale véritable permettant un nouveau départ à la patrie des hommes intègres, le Burkina Faso.

Dans cette dynamique, la CDS annonce la convocation imminente d’un congrès extraordinaire, pour sa restructuration. Elle engagera incessamment des consultations avec ses sympathisants, les autres formations politiques, avec tous ceux qui étaient en touche parce que déçus, pour une réflexion approfondie sur l’état des lieux et sur les orientations à prendre, pour l’intérêt supérieur de la Nation.

Dans cette perspective, la CDS se réjouit dores et déjà du retour de certains de ses cadres dans ses rangs, au nombre desquels son premier Président, le Dr Valère Dieudonné SOME. Ceux-ci, avec les leaders de formations politiques, les leaders d’OSC authentiques, les leaders d’opinions, qui adhèreront à l’idée, pourront, les jours à venir, approfondir la réflexion, sur les voies et moyens susceptibles de sortir le Burkina Faso du cul-de-sac où il se trouve actuellement.
La lutte continue et les combattants s’aguerrissent des différentes expériences faites d’insuccès et de succès.

Fait à Ouagadougou le 15 octobre 2016.

Pour la Convergence pour la Démocratie Sociale (CDS).

Le Président
Sanfo Charles

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Vos commentaires

  • Le 16 octobre 2016 à 16:17, par Galilée
    En réponse à : Valère Somé, premier président de la CDS : « Les sankaristes entre eux, ne peuvent pas faire quelque chose dans l’union »

    J’ai de l’estime pour cet homme. C’est mon modèle car il est resté fidèle à l’idéal révolutionnaire.

    Répondre à ce message

  • Le 17 octobre 2016 à 07:32, par Desperado
    En réponse à : Valère Somé, premier président de la CDS : « Les sankaristes entre eux, ne peuvent pas faire quelque chose dans l’union »

    Après avoir arrêté de voter pour Me Sankara, je ne savais plus qui voté. Maintenant j’ai trouvé. J’appelle tous ceux qui se réclament de l’idéale Sankara à militer dans ce parti que je découvre aujourd’hui grâce à cet article.

    Répondre à ce message

  • Le 17 octobre 2016 à 09:14, par ologbana
    En réponse à : Valère Somé, premier président de la CDS : « Les sankaristes entre eux, ne peuvent pas faire quelque chose dans l’union »

    Diantre, qu’est-ce qu’on attend ?
    Que perdons-nous pour une fois, à expérimenter l’approche de réconciliation nationale prônée par Valère D. SOME. Nous avons trop tourné en rond, imaginé des messes (journée nationale du pardon) dont l’épaisseur du "tantun ergo" n’a d’égale que la hauteur des liasses de Cfa distribuées aux victimes et autres ayants droit et furtivement empochées. Pendant longtemps, nous avons perdu du temps à accorder trop de crédits à des vendeurs d’illusions qui ont écumé les escaliers de Kossyam pour vendre des pamphlets qui nous ont suggéré de nous "régénérer nationalement dans la réconciliation nationale". Pendant longtemps, le casting des acteurs des pseudos kermesses de réconciliation a toujours été faussé. A mon avis, on ne se réconcilie qu’avec ses ennemis ! Le temps n’est plus un factoriel à notre disposition, le fossé de la division s’agrandit, les rancœurs s’épaississent, les occasions de fumer le calumet de la paix nationale s’éloignent et pire, les fronts contre notre quiétude, jadis légendaire, poussent à provision. Taisons alors nos égos surdimensionnés, avalons nos "souls" d’égocentriques et visitons ensemble le projet de réconciliation que nous propose le Dr Valère D. SOME.

    Répondre à ce message

  • Le 17 octobre 2016 à 14:06, par sankara saidou
    En réponse à : Valère Somé, premier président de la CDS : « Les sankaristes entre eux, ne peuvent pas faire quelque chose dans l’union »

    Valeur SOME est la déception parmi les proches de SANKARA, Malgré les souffrances qu’il a enduré sous la rectification, cet homme ne s’est jamais illustré positivement dans la réconciliation des SANKARISTES. Lui même a crée un parti,où est ce parti aujourd’hui ? Au lieu de tirer leçons des échecs, vous voulez continuer avec votre CDS. Ce n’est pas la peine, si les sankaristes sont aujourd’hui déçu de maître SANKARA, ils restent convaincus qu’en dehors de l’UNIR/PS il n’y aura plus de parti sankaristes fort dès lors que les sankaristes sont incapables de mettre a côté leur égocentrisme. Regardez les résultats des trois scrutins organisés cette année(présidentiel, législatif et municipal) aucun parti sankariste n’a émergé. Il est temps que certaines personnes se taisent pour de bon en tout cas en ce qui concerne la politique. Après le départ de Blaise compaoré , les sankaristes sont condamnés à disparaître à moins qu’ils comprennent que "SANKARA n’est pas plusieurs mais un seul".

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  • Le 17 octobre 2016 à 17:06, par charles
    En réponse à : Valère Somé, premier président de la CDS : « Les sankaristes entre eux, ne peuvent pas faire quelque chose dans l’union »

    Voici quelqu’un qui reste toujours fidèle à ses idées. Quand il parle il sait de quoi il parle. Il a toujours un flair. Un vrai politicien qui lit la situation futur avant les autres.

    Répondre à ce message

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