Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

LEFASO.NET | Par Oumar L. OUEDRAOGO • vendredi 30 septembre 2016 à 00h59min

Nommés le 1er juin 2016, les membres de la Commission constitutionnelle ont été officiellement installés dans la matinée de ce jeudi, 29 septembre 2016 à Ouagadougou par le Président du Faso, Roch Kaboré. Cette Commission, présidée par Me Halidou Ouédraogo a, à partir de cet instant, deux mois pour rendre ses travaux qui seront ensuite soumis aux « forces sociales » dans les treize régions du pays.

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Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

C’est par l’hymne national que le ton de la cérémonie a été donné. Puis, l’intervention du président de la Commission, Me Halidou Ouédraogo qui a, après avoir fait l’historique du peuple burkinabè, invité à faire en sorte à réussir la « passation de témoin entre les deux Républiques » ; de la IVe à la Ve République. Convaincu que le Burkina doit saisir l’opportunité de renforcer l’Etat de droit. Sur le délai imparti au travail (deux mois), Me Halidou Ouédraogo pense que « c’est bon », parce que la précédente Constitution a été achevée dans ce timing. Pour lui, la priorité, c’est de commencer tout de suite le travail.

Pour le Président du Faso, c’est « la première fois dans l’histoire de notre pays », que l’on assiste au passage d’une Constitution à l’autre, d’une République à l’autre, sans rupture constitutionnelle.

Roch Kaboré a également rappelé au passage que l’élaboration de la Constitution de la Vème République est un engagement de campagne pris devant le peuple. Donc, un motif de satisfaction de tenir cette promesse qui vise, dit-il, à créer les conditions indispensables au renforcement de l’Etat de droit, à l’approfondissement de la démocratie et à l’amélioration de la gouvernance au Burkina.

« La riche expérience politique et constitutionnelle nationale nous a donné à voir plusieurs types de régimes politiques, qui ont forgé l’histoire constitutionnelle et politique nationale. Sous l’empire de la Constitution du 2 juin 1991, la longue période de stabilité politique essentielle à la mise en œuvre ordonnée des plans, projets et programmes de développement s’est achevée dans les conditions que vous savez, avec les drames que nous avons vécus. C’est une page douloureuse de notre histoire que nous devons tourner définitivement pour aborder l’avenir avec sérénité », a situé le Président du Faso. Selon Roch Kaboré, en matière constitutionnelle, les Burkinabè sont outillés pour choisir en toutes connaissances de cause. Convaincu en outre que les membres installés sont avertis et ne manqueront pas de se mettre à la hauteur des attentes pour proposer un texte constitutionnel consensuel et de belle facture.

« Il nous faut des institutions fortes, qui survivent à leurs géniteurs et dont la qualité du consensus national nécessaire pour en fixer les bases, permettent de garantir leurs capacités à renforcer la cohésion sociale, à consolider l’unité nationale et à promouvoir la paix et la stabilité », suggère-t-il.

A en croire Roch Kaboré, « le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina ». Depuis le succès de l’insurrection populaire, la résistance contre le putsch, la bonne tenue des élections présidentielle, législatives et municipales, la qualité de l’expérience démocratique au Burkina est unanimement appréciée, affirme-t-il. C‘est pourquoi il a invité les membres de la Commission au sens de responsabilité, de la concertation, du dialogue et de la préservation de la paix et à faire de l’élaboration et de l’adoption de la Constitution de la Vème République, une « autre victoire importante du peuple burkinabè dans sa quête de démocratie et de progrès ».

La Commission a, à partir de son installation officielle, deux mois pour déposer les « fruits » des concertations qui seront ensuite présentés aux « forces sociales » dans les treize régions du pays.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

Les membres de la Commission constitutionnelle (Cf. Conseil des ministres du 1er juin 2016) :

Représentants de la Présidence du Faso :
Maître Halidou OUEDRAOGO ;
Monsieur Sambo Antoine KOMI ;
Monsieur Jean-Baptiste ILBOUDO ;
Madame Amina OUEDRAOGO ;
Monsieur Saïdou MAIGA ;
Monsieur Mahamoudou DRABO ;
Madame Fati BALMA/CONGO ;
Monsieur Djibrihina OUEDRAOGO.

Représentants des partis politiques de la majorité :
Monsieur Lassané SAVADOGO ;
Monsieur Larba YARGA ;
Madame Sophie SOW ;
Monsieur Placide SOME ;
Maître Ambroise FARAMA ;
Madame Germaine PITROIPA/NASSOURI ;
Monsieur Mamoudou BIRNA ;
Monsieur Ibrahima KONE ;
Monsieur TangandéBoureima SAWADOGO ;
Monsieur Karim DRABO ;
Monsieur Fatin TIEBA ;
Monsieur Timbindi Vincent DABILGOU ;
Monsieur Carlos TOE.

Représentants des partis politiques de l’Opposition :
Maître Célestin ZOURE ;
Maître Samuel GUITENGA ;
Monsieur Nicolas DAH ;
Madame Juliette BONKOUNGOU ;
Monsieur Achille TAPSOBA ;
Maître Gilbert Noël OUEDRAOGO ;
Monsieur Rasmané OUEDRAOGO ;
Monsieur Amadou Diemdioda DICKO ;
Monsieur Jean Hubert BAZIE ;
Monsieur Mamadou KABRE ;
Monsieur Yumanli LOMPO ;
Monsieur Victorien TOUGMA ;
Monsieur Abdoul Karim SANGO.

Représentants des Organisations de la Société civile :
Docteur Abdoul Karim SAIDOU ;
Monsieur Chryzogome ZOUGMORE ;
Monsieur Wilfried ZOUNDI ;
Monsieur Souleymane OUEDRAOGO ;
Monsieur Désiré Windipanga GUINKO.

Représentants du Conseil Supérieur de la Magistrature :
Monsieur GniblessierSimplice PODA ;
Monsieur Bépoadi SININI.

Représentants des Forces de défense et de sécurité :
Colonel-Major Komyaba SAWADOGO ;
Colonel-Major Labawo FOROGO ;
Monsieur Ram Sylvain TIONON ;
Monsieur M. Songuida Valentin RAYAISSE.

Représentants des Burkinabè de l’extérieur :
Monsieur Souleymane SAWADOGO ;
Monsieur Yves NASSOURI ;
Monsieur Boubakary MAIGA ;
Monsieur Paul KERE ;
Sibiri SAWADOGO.

Représentants des centrales syndicales :
Monsieur Joany SAWADOGO ;
Monsieur Salif OUEDRAOGO ;
Monsieur Nobila OUEDRAOGO.

Représentants des syndicats autonomes :
Monsieur Pié Bruno KOULIBALY ;
Monsieur Siriki DRAME.

Représentantes des associations féminines :
Madame Hortense LOUGUE ;
Madame Fatimata SANOU/TOURE.

Représentants des mouvements et associations de jeunesse :
Monsieur Yaya KARAMBIRI ;
Madame Mamata TIENDREBEOGO ;
Monsieur Ignace DIESSONGO.

Représentante de l’association des femmes juristes :
Madame Maria SOMBUGMA/SIMPORE.

Représentants des autorités coutumières et traditionnelles :
Monsieur Bonaventure Dim-songdo OUEDRAOGO ;
Monsieur Dioumpougoubanouama Moussa MINOUGOU ;
Monsieur Abdoulaye OUEDRAGO ;
Monsieur Youssouf Cheick OUEDRAOGO ;
Monsieur Nassirou BA ;
Monsieur Diébado NABA.

Représentants des communautés religieuses :
Monsieur l’Abbé Joseph Mukasse KIENOU ;
Monsieur l’Abbé Olé Alain KAM ;
Monsieur P. Matthias NIAMBEKOUDOUGOU ;
Monsieur O. Daniel KONTOGOME ;
Monsieur Adama KAFANDO ;
Monsieur Moussa NOMBO.

Représentants des médias :
Monsieur Edouard OUEDRAOGO ;
Monsieur Ahmed KONE.

Représentants du monde rural :
Monsieur Bassiaka DAO ;
Monsieur Saïdou OUEDRAOGO ;
Monsieur Boureima DIALLO ;
Monsieur Philippe YONLI ;
Madame Simone ZOUNDI.

Représentants des opérateurs économiques :
Monsieur Elie Justin OUEDRAOGO ;
Monsieur Mamady SANOH.
Représentants du Secteur informel et de l’artisanat :
Monsieur Saïdou ZANGRE ;
Monsieur Joseph BEOGO.

Représentants des organisations de défense de l’environnement :
Monsieur Issoufou PORGO ;
Madame Colette KY/THIMBIANO.

Représentants de l’UFR/SJP :
Docteur Luc Marius IBRIGA ;
Docteur Edouard OUEDRAOGO.

Représentants du Barreau :
Maître Lassané Pierre YANOGO ;
Maître Batibié BENAO.

Représentant de l’UFR Sciences humaines :
Professeur Pierre NACOULMA.

Représentant des associations de droit constitutionnel :
Professeur Abdoulaye SOMA.

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Vos commentaires

  • Le 30 septembre 2016 à 02:54
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Il a un nom qui a été glissé. frauduleusement dans la liste on ne sait par quelle magie : Me Kéré Paul. Les burkinabè de France n’ont pas donné leur accord pour qu’il les réprésente.

    Il y a une chose qui ne doit pas disparaitre : le droit à l’insurrection doit être maintenu. C’est la seule arme qui a été la plus efficace pour protéger la constitution. L’assemblée nationale n’est pas efficace, elle qui s’est retrouvée prise en otage à l’hôtel Indépendance pou passer à l’acte. La Justice elle n’a jamais acquis son indépendance et peut se sacrifie facilement à une voie diplomatique occulte moyennant des émoluments à consentir et est même incapable d’élucider la mort du juge constitutionnel Nébié. Mais nous faisons confiance à la jeunesse très peu représentée dans cette commission, elle qui représente peut-être 70% de la population et qui a pris sa responsabilité pour défendre la constitution. Gare à vous si vous effacez le passage de la constitution qui reconnait le droit à l’insurrection.

    2) Allez-y courageusement pour élaborer une constitution neutre. Dans une nouvelle constitution aucun sujet ne doit être tabou pour garantir la neutralité de l’acte fondamental qui ne devra être taillé sur mesure pour personne. Le professeur Soma que je n’aime pas forcément - avait eu le mérité de souligner l’importance de la neutralité quand vient le moment de modifier une constitution. Par exemple pour prouver cette neutralité, le pouvoir actuel qui en est l’initiateur devrait marquer sa neutralité en se retirant comme bénéficiaire potentiel. Cette commission peut exiger courageusement à Rock et Salif Diallo de marquer leur neutralité et de ne pas présenter aux prochaines élections présentielle et législatives. Ne pas se présenter aux prochaines élections comme cela a été le cas pour les dirigeants de la Transition. Cela a permis des élections transparentes même la corruption a joué un rôle néfaste. Ce serait un acte héroïque et ça leur donnerait le temps d’aller se blanchir devant la justice avec les crimes de sang et crimes économiques dont on les accuse avant de revenir bondir tranquillement.

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  • Le 30 septembre 2016 à 03:52
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Aucune personne ne reste attentif a ce pays du 1/3 monde cher president . Pays sans voies avec des accidents mortels reccord . Si le monde entier regardait des pays pareil le burkina ne sera pas au stade ou il est .

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  • Le 30 septembre 2016 à 05:22
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Cette histoire de constitution là,c’est encore une grosse arnaque car je ne sais pas ce que ces "intelligents" pourront y mettre encore qu’il ne se trouve pas.Je prends donc langue avec mes amis forumistes qu’à la fin des travaux,ils pourront prendre les 2 constitutions en les mettant côte à côte pour voir quelles ne différent pas.Ca sera du copier coller et pendant ce temps,des milliards seront jetés à la poubelle

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  • Le 30 septembre 2016 à 05:46, par tinbila
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Peau ré martyr mort pour une constitution qui allais être abandonné triste pour ceux qui l on défendu.

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  • Le 30 septembre 2016 à 07:20
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Je veux rappeler au premier internaute que Me Paul KERE, ne représente pas seulement la diaspora Burkinabè de la France, mais de l’Europe. On a mare de leur acharnement contre Me KERE. Vous vous croyez au-dessus des autres compatriotes de la diaspora de l’Europe ? C’est plus sage d’arreter vos acharnements.

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  • Le 30 septembre 2016 à 07:42, par Le Démocrate
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Félicitations aux éminents membres de cette auguste commission. La présente constitution est désuète,parait-il. Sa réécriture s,impose, pour être en phase avec les aspirations de notre vaillant peuple. Mais je crains une chose : Le mandant du Président Roch est de 5ans ,renouvelable une fois. Clairement dit, il peut être candidat aux élections de 2020, mais pas en 2025.Qu’ on soit clair dès maintenant : qu’ il ne revienne plus nous dire que nous sommes dans une nouvelle constitution,et que la loi n’étant pas rétroactive, le 1er mandat ne compte plus. Il a droit a deux mandats sous la nouvelle République ! Donc, éminents membres, prenez le soin dès maintenant de prévoir un tel scénario et de bien verrouiller les clauses limitatives des mandats : 2 c’est 2. Dieu bénisse Burkina Faso.

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  • Le 30 septembre 2016 à 09:16, par Le Paysan
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Bon courage a vous ! . J’espère seulement que la clim et les perdièmes ne vous feront pas oublier les vrai aspirations du peuple !. sinon........ NN’GOW !

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  • Le 30 septembre 2016 à 10:01
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Au dela de appreciation qu’on peut faire quant a l’opportunite ou pas, la composition de la commission meme pose probleme : plethorique, incoherente et exclusionniste.
    *Le President a lui seul 8 representants.
    *Au niveau des communautes religieuse l’eglise catholique a 2 representant, l’eglise protestante 2 (pas d’initiative de rapprochement). La communaute musulmane 2 (elle aurait pu en reclamer au moins 4 sans initiative de rapprochement entre les communaute qui la compose).
    *Au niveau des representants des burkinabe de l’exterieur on aurait pu se contenter de 3. Ca ferait bcp d’economie. De toute facon, une constitution ne peut repondre a des besoins specifiques des burkinabe de l’exterieur dans chaque pays ou continent pris individuellement.
    Souvent je me demande comment ces gens feront 2 mois hors de leur pays d’accueil et loin de leur boulot ?
    *Enfin, l’UFR/JSP et l’UFR/SH sont representees. On suppose qu’il s’agit de questions juridiques et sociales. On aurait pu integer au moins l’UFR/SEG ou des economistes pour les questions economiques.

    Je suis convaincu qu’il y aura un blocus avant la fin des travaux a cause notamment de l’effectif qui n’aide pas a avancer mais surtout des pressions du pouvoir pour leurs interets.
    D’office, je prospose :
    1- Interdiction d’amnistie aux dirigeants politiques.
    2- Interdiction au president par interim de se porter candidat a l’election presidentielle suivant la vacance de pouvoir.
    3- La retroactivite de la nouvelle constitution notamment pour le nombre de mandat et la duree du mandat.
    4- Le renforcement du pouvoir de l’Autorite Superieure de Controle de l"Etat de telle sorte qu’elle puisse poursuivre directement tout suspect d’abus de bien public suite a un audit fait par elle ou par tout autre structure de l’Etat.
    5- L’obligation de declaration des biens des dirigeants avant et apres leur mandat : President du faso, President de L’AN, Presidents du CES, Juges du Conseil Constitutionnel, Juges des hautes cours, ministres, les DG de societe, les maires, les presidents de conseils regionaux, etc. Sous peine de sanction.
    6- Relecture du mode de designation des membres du conseil constitutionel et de la haute cour de justice. Ces juridictions ont montre leur faiblesse lie a l’influence du pouvoir. Elles sont tres souvent dirigees par des fideles du President.
    Je propose que le president du Conseil Constitutionnel et de la Haute Cour de justice soient desormain elu par l’ensemble des magistrats parmi les membres designes et non pas par les membres seulement.

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  • Le 30 septembre 2016 à 10:05
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Ah l’Afrique,pauvre Afrique,quand est nous allons sortir de cette hypocrisie ambiante.Une nouvelle constitution pourquoi faire,pour y mettre quoi.Le problème du Burkina et surtout de l’Afrique ne saurait être un problème de constitution sinon nous ne serions pas toujours au stade du misérabilisme,pire d’avant nos indépendances.Est ce que la constitution actuelle empêche la justice de travailler sereinement ?La réponse est NON mais comme il y a des intouchables et il y aura toujours des intouchables,c’est pas une nouvelle constitution qu’il nous faut.Est ce que l’actuelle constitution autorise le pillage,le vol de nos ressources ?La réponse est encore NON et pourtant,toujours les mêmes volent à visage découvert sans être inquiétés.Bonnes gens,est ce que notre constitution actuelle dit qu’un président peut se représenter autant de fois ?La réponse est 1000 fois et pourtant les mêmes qui se retrouvent partiellement dans cette équipe de rédacteurs intelligents de constitution ont voulu tordre le cou à notre constitution pour éterniser leur main mise sur le Burkina Faso.Je parie donc que ce sont les mêmes qui seront toujours les premiers à piétiner n’importe quelle constitution fut-elle de la Vème ou XXème république.Alors changer de constitution comme on change de chemise n’est pas la solution à nos maux.Ce qu’il ne vaut,c’est un vrai changement de mentalité

    Répondre à ce message

  • Le 30 septembre 2016 à 10:48, par Roseline
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Bonjour,
    Mais je rêve ! Que font des personnes comme Madame Juliette BONKOUNGOU ;
    Monsieur Achille TAPSOBA ; et Maître Gilbert Noël OUEDRAOGO dans une commission pareille ????????????

    C’est inouï ! Que peuvent-ils apporter de bon/nouveau ou de constructif, eux qui font partie des personnes qui ont mis ce pays à feu et à sang ??????????????

    Eclairez-moi SVP

    Répondre à ce message

  • Le 30 septembre 2016 à 10:56, par Nabiiga
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Un exercice budgétivore ! Y aura-t-il quelqu’un qui puisse nous faire le calcul de ce que cet exercice coûtera au trésor national à la clôture de ses travaux ? Le sous-développement, n’est-ce pas le goût insatiable des ténors du pouvoir politique de déplacer les priorités d’un état-nation ? Sinon, notre pays, est-ce la révision massive de sa loi fondamentale la toute première de ses priorités. Le chômage, n’est-il pas à 27% si je m’abuse bien. Nombreux sont les besoins quotidiens qui sont faméliques, voire même austère partout au Burkina et nous voilà avec un groupe de gens dont le nombre avoisine la population d’un village, pour nous confectionner une autre loi fondamentale. Suis-je contre une loi fondamentale juste et garante de nos libertés démocratiques ? Sans doute que non ? Seulement voilà, pas aujourd’hui et certainement pas avec une telle foule.

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  • Le 30 septembre 2016 à 14:06, par Tidiane Guene de l Italie
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Peut on savoir comment les représentants de la diaspora ont été choisis. Quels en sont les critères . Pourquoi n y a t il pas un représentant de Italie quand on sait que la communauté burkinabe d Italie représente la plus grande colonie en occident. Eh bien il y a manifestement là un critère de désignation sélective calquée sur l affinité. Pas grave ma question restera d actualité et sera posée au président son Excellence Mr Roch Kabore himself surtout qu ils sont annoncés ici pour fin octobre

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  • Le 30 septembre 2016 à 15:00, par Moi aussi
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Eclairez-moi bonnes gens, ‘‘l’association des femmes juristes’’ ici représentée,
    -  N’est-elle pas une association féminine ici déjà représentée ?
    -  N’est-elle pas une organisation de la Société civile ici également déjà représentée ?
    Cela ressemble à des petits arrangements entre amis ou amies et c’est le contribuable qui paie.
    C’est regrettable un tel laxisme à un tel niveau.
    Et pourquoi pas un représentant de ‘‘l’association des hommes juristes’’ pendant qu’on y est ?
    Hein, Mesdames et Messieurs les défenseurs de l’égalité républicaine ?

    Répondre à ce message

  • Le 30 septembre 2016 à 15:28, par Mafoi
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Loooooool 92 constitutionnalistes qui feront ripaille pendant 2 mois.Ensuite on passe la main aux autres bouffeurs des 13 régions etc etc etc.......!Pour faire oublier leur incapacité à diriger un pays,ces RSS ont de quoi amuser le peuple pendant au moins 18 mois.....ouffffffff !

    Répondre à ce message

  • Le 30 septembre 2016 à 16:13, par DAO
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    si c’est pour adopter un régime parlementaire, nous allons droit dans le mur, car ce serait "La Republique ingouvernable" les deputés passeront leur temps à renverser le gouvernement et nous allons penser que notre democratie est vivante ! pendant ce temps l’économie va crouler
    je suis pour le régime presidentielle qui n’est pas mauvais en soi. il y a bien des pays autour du BF qui avance avec bien avec le regime présidentiel.
    du reste et encore une fois, ce ne sont pas les constitutions qui developpent un pays surtout un pays sous-developpé comme le Faso ; c’est le travail des hommes et des femmes qui font avancer un pays ! le regime parlementaire fera-t-il travailler davantage les burkinabe ? la democratie ne se limite pas à un partage des prérogatives entre le Parlement et le Président ! les populations mangeront-elles à leur faim avec le parlementarisme !
    je propose que tout l’argent qui sera gaspille dans cette affaire (perdiems des membres ; missions dans à l’extérieure ; vehicules de service et de fonction etc etc..) soit consacrer à construire des ecoles en dur à la place des ecoles sous bâches et paillotes ; à acheter des couveuses ; à reforcer la sécurité nationale ; surtout à moderniser l’Administration publique outil indispensable au developpement

    Répondre à ce message

  • Le 30 septembre 2016 à 16:50, par Bila
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Si on pouvait enfin proposer un vice président comme au Ghana. La bas la mort de john attamilf n’a suscité aucun desordre car le VP l’a remplacé le meme jour et a assuré l’interim. Il était la pour ca.

    Répondre à ce message

  • Le 30 septembre 2016 à 21:46, par ka
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Bon vent à nous tous : Tous les ingrédients sont réunis pour mettre au fond de la marmite du Ve république une institution forte malgré les inquiétudes de certains par ce que parmi les membres de la commission il y a des avocats venus des planètes des ovnis qui déterrent des articles de lois mafieux a libérer des criminels, ou les mettre en liberté provisoire pour les permettre de fuir le pays : Mais nous sommes là pour les contrôler, car la commission constituante, composé des corps de la société civile qui fera des propositions aux juristes avant d’aller aux choses sérieuses, est très blindée par des personnes qui ne laisseront pas passé des articles de loi a tripatouiller. C’est la procédure qui était prévue et renforcer par la transition dans les propositions de la constitution de la IVe république, et il nous reste que des étapes à suivre pour mijoter une institution forte pour la nouvelle génération assoiffée des alternances politique apaisées et transparentes sans des coups d’états à la maternelle.

    Répondre à ce message

  • Le 1er octobre 2016 à 15:22, par Moi aussi
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Eclairez-moi bonnes gens, ‘‘l’association des femmes juristes’’ ici représentée,
    -  N’est-elle pas une association féminine ici déjà représentée ?
    -  N’est-elle pas une organisation de la Société civile ici également déjà représentée ?
    Cela ressemble à des petits arrangements entre amis ou amies et c’est le contribuable qui paie.
    C’est regrettable un tel laxisme à un tel niveau.
    Et pourquoi pas un représentant de ‘‘l’association des hommes juristes’’ pendant qu’on y est ?
    Hein, Mesdames et Messieurs les défenseurs de l’égalité républicaine ?

    Répondre à ce message

  • Le 1er octobre 2016 à 19:45, par Mechtilde Guirma
    En réponse à : Rédaction d’une nouvelle Constitution : « Le monde entier reste attentif à ce qu’il se passe au Burkina », Roch Kaboré

    Madame Zoundi Simone, à mon humble avis, représentera mieux le fameux « conseil des femmes » ou mieux le parti au pouvoir que le monde rural.

    Sans rancune.

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