Conflit foncier à Banfora : La justice politique face à la justice traditionnelle

mercredi 28 septembre 2016 à 23h43min

Ceci est le point de vue de Faïbié Seydou Soma, sur un conflit foncier qui oppose deux habitants dans la province de la Comoé.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Conflit foncier à Banfora : La justice politique face à la justice traditionnelle

Les faits remontent depuis 2010, année au cours de laquelle Monsieur SOULAMA Assonsi du village de Niarebama, commune de Banfora avait saisi la justice moderne pour un problème foncier (limite de champs) qui l’oppose à Monsieur SORY Siélé Dramane du village de Houétiara dans la commune de Tiéfora.

La chambre civile de la cour d’appel de Bobo-Dioulasso a rendu son verdict (l’arrêt n°74 rendu le 06 décembre 2010) qui reconnaît le droit de jouissance du terrain à SOULAMA Assonsi. SORY Siélé Dramane et SOMA Bamiki (membres de la famille des chefs de terre de Houétiara), après avoir fait la prison par rapport à cette affaire, contestent avec les propriétaires terriens et les habitants du village de Houétiara, cette décision de justice sous prétexte que le terrain en question n’appartient pas à la famille SOULAMA.

Depuis 2010, les responsables terriens, SORY Siélé Dramane et même certaines personnes du village de Houétiara, ont subi toutes sortes d’humiliations à la brigade de gendarmerie de recherche de Banfora et au palais de justice de Banfora.

Face à la contestation des habitants du village de Houétiara, le problème avait été renvoyé aux chefs des cantons des villages concernés. Ainsi, sur l’initiative du chef de canton de Karaborola, une audience publique co-présidée par les chefs des cantons de Diarabakoko, de Karaborola et de Banfora a été organisée le 1er juin 2015 dans la maison des jeunes et de la culture de Banfora. Les propriétaires terriens du village de Houétiara avaient invité les chefs terriens de tous les villages avec lesquels leur village est frontalier à participer à l’audience, ce qui fut fait (cf. procès-verbal de l’audience).

Après avoir entendu les protagonistes du conflit foncier, les chefs de cantons ont décidé en accord avec les protagonistes de procéder à cette ultime épreuve traditionnelle de détermination de propriétaire terrien en cas de conflit foncier. Il s’agit de diluer la terre dans une calebasse d’eau pour qu’un représentant de chaque partie en conflit boive. Cliquez ici pour lire la suite

SOMA Faïbié Seydou
Géographe

Imprimer l'article

Vos commentaires

  • Le 28 septembre 2016 à 12:47, par Soulama Nafoni
    En réponse à : Conflit foncier à Banfora : La justice politique face à la justice traditionnelle

    Monsieur SOMA. J’ai lu et relu votre article. Je pense qu’il y a une volonté manifeste d’occulter certains aspects du dossier. Montrez-nous quelqu’un du côté de HOUTIERA qui se dit propriétaire de ces champs litigieux ?
    Aucun de tous ceux qui s’excitent du côté de Houtièra ne se dit propriétaire de ces terres.
    Dites-nous que sont devenus HEMA Lafi, Sory Itiriko et HEMA Bamikou qui se disaient propriétaires de ces terres ?
    Pourquoi personne de leurs lignées ne réclame ces terres ?

    Répondre à ce message

  • Le 28 septembre 2016 à 12:52, par Soulama Nafoni
    En réponse à : Conflit foncier à Banfora : La justice politique face à la justice traditionnelle

    Monsieur SOMA. J’ai lu et relu votre article. Je pense qu’il y a une volonté manifeste d’occulter certains aspects du dossier. Montrez-nous quelqu’un du côté de HOUTIERA qui se dit propriétaire de ces champs litigieux ?
    Aucun de tous ceux qui s’excitent du côté de Houtièra ne se dit propriétaire de ces terres.
    Dites-nous que sont devenus HEMA Lafi, Sory Itiriko et HEMA Bamikou qui se disaient propriétaires de ces terres ?
    Pourquoi personne de leurs lignées ne réclame ces terres ?

    Répondre à ce message

  • Le 28 septembre 2016 à 13:22, par NANSOUGOU
    En réponse à : Conflit foncier à Banfora : La justice politique face à la justice traditionnelle

    Monsieur Soma, parce que une décision de justice ne vous convient pas vous la traitez de politique. La justice statue sur les faits et les preuves. Si vous avez des éléments de preuves à apporter, vous gagnerez à les faire valoir que d’émettre des jugements sans fondements.
    Quand vous parlez de justice ancestrale, vous omettez volontiers que HEMA Bamikou( à ne pas confondre avec Soma Bamiki) du côté de Houtièra qui se disait propriétaire de ces terres et qui a cassé le canari serait décédé suite à cet acte.
    Le vieux Soulama Moutiéré de Niarebara avait plus de 100 ans, était souffrant et ne communiquait plus au moment des faits.
    Demandez à ceux qui étaient présents ce jour là, quel était l’état de ce vieux.
    Vous basez votre jugement sur cette mort et vous omettez volontiers celle de HEMA Bamikou qui était jeune.
    Si la mort du plus jeune ne confirme pas le verdict, ce ne serait pas celle du plus âgé qui infirmerait le verdict.
    Monsieur Soma, il faut trouver d’autres arguments. Sinon tous ceux que vous évoquez sont à votre défaveur.

    Répondre à ce message

  • Le 28 septembre 2016 à 14:53, par NANSOUGOU
    En réponse à : Conflit foncier à Banfora : La justice politique face à la justice traditionnelle

    Voilà la nature des pseudos intellectuels en Afrique.Ceux qui devraient aider à faciliter l’application des décisions de justice sont ceux qui excitent à s’opposer auxdites décisions.
    Le verdict des traditions, pourquoi, ne fais-tu pas savoir la vérité ?
    La vérité est que tous les deux qui se disputaient la propriété de ces terres sont morts.
    Celui dont vous évoquez la mort avait plus de cent (100) ans et était souffrant au moment des faits. Sa mort était plus ou moins attendue.
    Par contre, vous n’évoquez pas la mort de HEMA Bamikou (à ne pas confondre avec SOMA Bamiki) qui était plus jeune qui était celui qui se proclamait propriétaire terrien de Houtièra.
    Monsieur Soma, trouvez d’autres arguments que ceux là que vous peignez selon la couleur que vous désirez.

    Répondre à ce message

  • Le 29 septembre 2016 à 08:49, par Nullard
    En réponse à : Conflit foncier à Banfora : La justice politique face à la justice traditionnelle

    Le Président Thomas SANKARA disait que la terre appartient à l’Etat et non à des individus mortels. Dites moi, parmi tous ceux qui se réclament propriétaires terriens, qui est né avec la terre ? La terre existait combien de millénaires avant leur passage sur terre ? Rassurez vous, la terre n’appartient à personne, chacun va mourir et la laisser. Si nos ancêtres devanciers étaient égoïstes comme vous, ils allaient tous s’accaparer avant votre existence. Bande de pyromanes...

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés