Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

Point de vue • samedi 18 juin 2016 à 22h44min

La parole politique est l’axe de l’action collective. Le pouvoir du politique et même de la politique est le dire du devenir commun, l’orientation proposée par l’acteur politique au vivre-ensemble. Tout un art de déplacer les montagnes du sens. A lire dans les lignes et à s’exercer à lire entre les lignes de la dernière interview accordée par le chef du parlement ivoirien au journaliste Cyril Bensimon le 17 juin 2016, on mesure la pleine importance de la responsabilité de parler, aux étapes cruciales du devenir d’une société donnée.

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Quand  Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

Avec plus de vingt millions d’habitants, dans une Afrique de l’Ouest en ébullition et en mutations diverses, la Côte d’Ivoire, 40% de l’économie francophone de sa sous-région, est une terre-pivot pour l’ensemble des générations de ce 21ème siècle africain. Sa manière d’être organisée, gouvernée, pilotée vers l’avenir, déterminera le destin, non pas seulement de ses propres habitants, mais aussi de la sous-région ouest africaine, de l’Afrique émergente dans son ensemble, et de sa carte géopolitique en cette première moitié de siècle.

Comme l’expérience des tragédies de la période 1990-2011 l’aura douloureusement établi, il y va aussi de la solidité de l’Afrique de l’ouest et de l’Afrique en général dans l’avenir proche et lointain de cette grande nation africaine. Non pas seulement grande par son rayonnement économique et géopolitique, mais aussi grande par l’africanité, la cosmopoliticité de sa population, le métissage africain et mondial dont son destin de « terre d’espérance, pays de l’hospitalité », est marqué. N’est-ce pas avec la conscience de l’importance et de la gravité des temps ivoiriens actuels que Guillaume Soro, sans langue de bois, a fait face aux questions de Cyril Bensimon ce 17 juin 2016 ? Je me propose de revenir ici sur sept points essentiels de l’Interview, et de pointer du doigt les lignes directrices de la vision Soro qui en émergent.

Le différend aplani avec le Burkina Faso

Guillaume Soro, dans sa réponse, ne dévie pas d’un iota sur la ligne de défense adoptée dès la révélation de cette affaire en novembre 2015. La conviction première et permanente du chef du parlement ivoirien est l’évidence de son innocence et la vacuité des prétendues preuves brandies contre l’accusation, qui du reste s’est aujourd’hui dessaisie d’elle-même, quand elle a pris conscience de ses lacunes. Le Chef du parlement ivoirien, cependant, en homme d’Etat, s’en tient ici à la volonté diplomatique des deux exécutifs ivoirien et burkinabé, traduite par l’heureux apaisement des choses que l’on apprécie des deux côtés de la frontière fraternelle qui lie ces deux nations. Enfin, dans la miséricorde du ton de Guillaume Soro envers le principal artisan de cette cabale, Isaac Zida, tout comme dans la confiance que le président de l’assemblée nationale ivoirienne exprime envers son « ami et frère Salif Diallo », on ne peut que voir se manifester la volonté politique de transcender les frictions du passé, pour le co-développement harmonieux des deux pays. En effet, les priorités de la Côte d’Ivoire et du Burkina actuels sont : la gestion de leur poussée démographique exceptionnelle, la lutte contre la pauvreté massive des populations rurales et infra-urbaines, l’éducation et la formation des jeunes, la diversification de leurs économies, la lutte contre le terrible fléau de masse du chômage, la sécurisation des Etats face aux menaces géostratégiques communes, la construction de synergies efficaces entre les deux pays sur tous les plans afin de faire de l’Afrique de l’Ouest, un espace vital bénéfique à toutes ses populations, entre autres défis de même envergure.

Des ragots onusiens contre Guillaume Soro

La tranquillité légendaire de Guillaume Soro tient ici encore à la bonne conscience que lui procure le sentiment d’avoir toujours servi son pays avec abnégation et droiture. Soro classe clairement ces allégations dans la catégorie bien connue des ragots, dont raffolent certains experts onusiens aux compétences et intentions suspectes. Qu’on lui attribue la détention d’un stock de trois cents tonnes d’armes et de munitions ou qu’on lui attribue la possession exclusive de la seconde puissance cacaoyère du monde, Guillaume Soro ne voit dans toute cette créativité de la calomnie qu’une manière bien maladroite de reconnaître qu’il est naturellement incontournable dans son pays. Les allégations délirantes, dans leur démesure et leur manque cruel de preuves objectives, discréditent dès lors ceux qui les profèrent comme ceux qui les répètent.

L’invitation sobre au respect du droit par la juge française Sabine Khéris

Le Chef du parlement ivoirien rappelle simplement à l’opinion que loin d’avoir voulu en quoi que ce soit, se soustraire à la justice française, sa posture n’a consisté qu’à exiger de la juge qui prétendait le convoquer dans le cadre de l’affaire Michel Gbagbo, le plein respect des procédures juridiques franco-ivoiriennes consacrées en ces cas de figure. Un parlementaire ivoirien, sur le sol français, est couvert par l’immunité diplomatique de son pays. Une juge française qui souhaite l’entendre doit dès lors procéder par une commission rogatoire, et se rendre dès lors près d’un magistrat ivoirien pour une éventuelle audition dudit parlementaire, si du reste l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire en convient. Guillaume Soro affirme donc, contre une certaine opinion mal informée, que la juge Sabine Khéris sera la bienvenue en Côte d’Ivoire, si telle est sa volonté. Mais Soro rappelle aussi in fine qu’il n’acceptera jamais de faire mépriser l’immunité diplomatique des officiels ivoiriens par quelque Etat étranger que ce soit. Ouverture d’esprit, mais fermeté dans la souveraineté donc.

A propos des procès Gbagbo et Blé Goudé à la CPI : fraternité et justice

Le chef du parlement ivoirien ne surprend ici que ceux qui ne le connaissent pas bien. Il affirme d’emblée que l’ex-président Laurent Gbagbo et son « général de la rue » Charles Blé Goudé sont ses frères et furent même ses amis les plus proches. C’est du reste cette fraternité et cette amitié premières qui explique que pour l’un comme pour l’autre, Guillaume Soro ait essentiellement voulu qu’advienne le meilleur et non le pire. N’est-ce pas Guillaume Soro, alors premier ministre de Laurent Gbagbo, qui prit la responsabilité de lui annoncer de prime abord qu’il avait perdu le second tour de l’élection présidentielle 2010 ? Traversant des haies de fusils et des rangées de chars, Soro se rendit à la résidence présidentielle pour dissuader Laurent Gbagbo de s’entêter à confisquer le pouvoir. Mieux encore, en ce qui concerne Blé Goudé, par plusieurs fois, Soro lui tendit la perche du retour à la lutte politique républicaine. Il ne voulut pas la saisir. Enfin, comment oublier que si les vies des Gbagbo et de Blé Goudé sont sauves, c’est bien parce que Guillaume Soro y a mis un point d’honneur inoubliable ? Le procès de la CPI est légitime puisqu’il s’agit de déterminer la responsabilité de la tragédie postélectorale de 2010-2011. Et l’on voit clairement, rappelle Soro, que c’est celui qui s’est opposé à la souveraineté démocratique populaire et au droit international qui a provoqué la déflagration aux trois milles morts. Cela étant, le second aspect de l’analyse de Guillaume Soro souligne sa confiance en la justice de la CPI, dont il sait qu’elle peut, si elle le jugeait opportun, décider d’élargir les deux prisonniers ivoiriens. On voit ainsi un Guillaume Soro prêt à recueillir, si cela était la décision des juges de La Haye, ses frères mais amis d’antan Laurent Gbagbo et Blé Goudé. Il faudra donc qu’on se souvienne longtemps de cette phrase de Guillaume Soro : « La CPI est impartiale et si elle considère qu’ils sont innocents, ils pourront rentrer dans leur pays ».

A propos d’une convocation possible de Guillaume Soro à la CPI

L’argument de Soro est imparable. C’est parce que la communauté internationale et la CPI ont reconnu que c’est Laurent Gbagbo qui a fait basculer la Côte d’Ivoire dans la guerre en 2010-2011 qu’il y a été conduit pour être jugé. Vouloir dès lors faire porter le chapeau de la responsabilité de la crise à un tiers, ce serait une aberration qui disqualifierait gravement la CPI. La crédibilité de la communauté internationale et de la CPI dans la gestion de la crise ivoirienne serait d’autant plus remise en cause que ce sont les mêmes instances, via la CEDEAO, l’UA et l’ONUCI, qui ont autorisé et cautionné le recours à la force pour rétablir la souveraineté du peuple de Côte d’Ivoire que menaçait le régime défait de Laurent Gbagbo. Comment le premier ministre, ministre de la défense du président de la république Alassane Ouattara, agissant avec la caution du droit international, avec l’accord et l’appui de la CEDEAO, de l’UA, de l’ONU, serait-il accusé au même titre que les forces usurpatrices du régime FPI qu’il a contribué à stopper dans leur folie meurtrière ? La conviction d’avoir agi dans le respect du droit ivoirien et du droit international est donc le fondement de la sérénité de Guillaume Soro.

Des morts de messieurs Tagro et Ibrahim Coulibaly

Ici encore, Guillaume Soro administre à l’opinion une piqûre de rappel des normes de la responsabilité politique. Les combats pour mettre fin à l’imposture du FPI à la tête de la Côte d’Ivoire ont été ordonnés par le Chef suprême et légitime des forces armées de Côte d’Ivoire, le président de la république Alassane Ouattara. Dans ces conditions de belligérance formellement déclarée, comment ignorer que de nombreux soldats des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire ont trouvé la mort, comme leurs ennemis des forces résiduelles restées au service de Laurent Gbagbo entre décembre 2010 et le avril 2011 au moins ? Comment s’étonner que des hommes aient pu être blessés ou trouver la mort, dans les champs de bataille de la prise d’Abidjan ? Soro rappelle pour la gouverne de tous, que se déclarer sur les conditions de la mort de Messieurs Tagro et Ibrahim Coulibaly serait précoce dès lors qu’aucune enquête officielle n’a été menée sur celles-ci, survenues dans le contexte de belligérance formellement déclarée par l’Etat de Côte d’Ivoire envers tous ceux qui lui résisteraient illégitimement. Enfin, Soro nous administre un ultime rafraîchissement de mémoire : il ne lui est pas possible de témoigner des circonstances des morts de ces citoyens ivoiriens parce qu’il n’était ni à la résidence présidentielle (où Monsieur Tagro aurait été mortellement atteint), ni à Abobo (où Ibrahim Coulibaly a trouvé la mort). Le président Guillaume Soro rappelle donc l’opinion au respect des institutions de la république et de la probité du droit.

De la magistrature suprême de la Côte d’Ivoire après le président Alassane Ouattara

Le Chef du parlement ivoirien ne renie pas la carrure d’homme d’Etat que le journaliste Cyril Bensimon lui reconnaît d’emblée en abordant cette question sensible de l’après Alassane Ouattara. Mais méthodique et concis, Soro pose d’emblée une distinction conceptuelle importante entre ceux qui ambitionnent d’être président de la république et ceux qui peuvent accomplir les plus hautes missions de la république de Côte d’Ivoire.

L’ambitieux, bien souvent, est un usurpateur, un prétentieux qui n’a pas le coffre de la fonction vers laquelle il veut se précipiter. Il appartient au temps politique court. C’est un tacticien et non un stratège. Bien souvent, son CV politique est quasiment vierge. Aux heures les plus décisives de l’Histoire de son pays, l’ambitieux se planque dans les rangs arrières, laisse les risques et périls aux hommes de mission, espérant par la suite tirer les marrons du feu à leurs dépens. L’ambitieux, mieux encore, a peur du peuple et l’ignore. Il compte être parachuté, coopté, proclamé vainqueur sans le moindre péril parce que triompher sans gloire est sa passion. L’ambitieux se surestime donc, mais la réalité finit par le ramener, d’une manière ou d’une autre, à la raison.

Or Guillaume Soro le redit urbi et orbi à Cyril Bensimon. Il n’est pas un ambitieux, mais un homme de mission, un serviteur du peuple de Côte d’Ivoire, dans lequel il est profondément enraciné, immergé et engagé. L’homme de mission, véritable homme d’Etat, montre sur le temps long qu’il est capable de se sacrifier pour le bonheur de tous. Il a un CV politique épais, fait de hauts faits incontestables, d’endurance, de réalisations et de sacrifices incomparables avec ceux de tous les ambitieux qui rêvent de rivaliser avec lui. L’homme de mission est le politicien de la raison. Il sait d’où il vient, sait ce qu’il est et travaille à être à la hauteur des plus grandes espérances de son pays. Guillaume Soro, éminent homme de mission, aura amplement donné à voir ces qualités devant le peuple ivoirien, depuis ses 20 ans. Guillaume Soro rappelle que 24 années d’adversité, de luttes citoyennes pour l’égalité, mais aussi d’expérience de la quasi-totalité des plus hautes responsabilités de l’Etat, plaident pour le sérieux de sa posture d’homme d’Etat, résolument à la disposition de son peuple. On découvre ainsi à la fin de l’interview, un Guillaume Soro profondément à l’écoute de son peuple, dévoué à la continuité de l’émergence ivoirienne. Le passé politique éloquent de Guillaume Soro, loin de plaider pour une retraite, n’esquisse-t-il pas au contraire, la promesse d’une apothéose au faîte de la souveraineté populaire ivoirienne ? Le peuple de Côte d’Ivoire, et lui seul, en décidera un jour, avec en son âme et conscience, Guillaume Soro lui-même. Et lui de conclure : « J’ai encore beaucoup de ressources ».

Franklin Nyamsi
Professeur agrégé de philosophie, Paris, France

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Vos commentaires

  • Le 18 juin 2016 à 22:58, par Passakziri
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Toi Cyrille, professeur de je ne sais quelle université, tu nous casses les tympans en fin de compte. Mais c’est pas toi oh. C’est le Mouvement Pour la Panse qui veut Mouta Mouta les choses en commencant par la justice. L’histoire nous dira, même dans 27 ans, pour ceux qui auront longue vie.

    Passakziri
    Sans titre universitaire, quelque part sur une planète qui gravite autour d’une étoile .

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  • Le 19 juin 2016 à 00:01
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon par ?
    Ce camer de nyamsi doit nous dire s’il est agrégé des collèges ou des universités car il existe bel et bien 2 types d’agrégation en France. 
    c’est un torchon ce qu’il écrit au sujet de soro dont les preuves irréfutables ont été brandies tant en france concernant le soutien logistique en armes et formation militaire des soldats ivoiriens durant le rébellion contre le régime de Laurent Gbagbo
    tout ce que raconte ce gars n’est ni un traité de philosophie ni un traité de relations internationales ni encore une traité de geostrategie.
    nyamsi crée des néologismes par exemple "frontière fraternelle qui lie ces deux nations", "respect des procédures juridiques franco-ivoiriennes consacrées", "Laurent gbagbo a fait basculer la Côte d’Ivoire dans la guerre en 2010-2011" ne sait il pas la guerre était déjà en cours en Cote d’Ivoire depuis 2002 ???
    Cher Nyamsy vous n’êtes pas utiles ni à votre pays ni à l’Afrique car si vous aviez quelque chose d’intéressant dans votre tête, vous choisiriez (sous la triple conditionnalité de liberte, responsabilité et engagement) tout campus universitaire de tout Etat africain qui reconnaitraît vos compétences si vous en avez pour participer à la noble tâche de donner le savoir à la jeunesse africaine d’aujourd’hui et de demain
    Diable vous n’avez que de connaissances propres aux mercenaires en rédigeant des spots publicitaires pour celui qui paie. Soro a accorde une interview à Cyril Bensimon et vous prenez les lecteurs comme des illéttrés à qui vous expliquez ce qu’ils ne comprennent selon vous :
    Qu’avez-vous fait pour votre pays le Cameroun ??? des gens comme vous le Président Biya les appelle des VENDEURS D’ILLUSIONS non détenteurs d’aucun mandat.

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  • Le 19 juin 2016 à 00:02
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    This sell- out is known for his gibberish. What a sorry so called philosopher in the service of a rebel !Just a shame for African intellectuals. Ans even more shame to the poor folks who are being "taught" by this freak of nature. Come to Yaounde and we’ ll tell you our two cents. You’re such an excuse for a human being !

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  • Le 19 juin 2016 à 00:03, par YIRMOAGA
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Laissez mouton là, ADO va finir avec lui sous peu ? Il sera pas PAN en fin 2016 avec les élection de fin Novembre 2016 ? Il sera élu, mais son clan sera isolé et plus de force nouvelle, le bras armé ? C’est pas nous on va le juger ou les Ivoiriens dèh ? Il va prendre le chemin de l’exil en décembre 2016 ? On le veut plus pour juger, l’histoire l’a déjà condamne ? Malgré sa sagesse dans ces derniers temps, c’est déjà gâté woooh ?
    N’appartenant à aucune force politique, voilà le souci qui le traumatise actuellement ? ADO est entrain de le caresser, le temps que anesthésiste calme sa souffrance en attendant. Finies les ambitions présidentielles ? Il peut venir chercher l’or au BF en 2017 au lieu de prendre le chemin de l’hexagone ?

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  • Le 19 juin 2016 à 03:18, par Nabiiga
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Tenez ! Guillaume Soro a retrouvé sa voix. Naala ! Merci à notre gouvernement qui est allé demander pardon d’avoir osé. Il a retrouvé sa voix, ah bon ? Je le croyais sourd-muet depuis qu’il a été enregistré en plein conversation avec monsieur Yipène. Ainsi donc, Guillaume Soro, blanchi avec des excuses par le gouvernement burkinabè dans une affaire aussi grave que l’atteinte à la souveraineté d’un pays étranger, a retrouvé sa voix pour essayer, tant bien que mal, d’amadouer et/ou ramollir l’accusation lui concernant. Aujourd’hui, ici et maintenant, nous demandons à notre gouvernement de trancher : ces amis écroués ou le peuple qui l’a élu. Le silence radio de Soro est terminé car blanchi par notre gouvernement.

    Les écoutes sonores ne peuvent aucunement faire objet de sélection : Ou bien l’ensemble des écoutes ne sont pas authentiques, ou bien elles sont toutes authentiques car on a affaire avec plusieurs écoutes. On n’ose pas nous dire que seules les écoutes concernant Soro ne sont pas authentiques alors que les autres sont authentiques car il y en avait beaucoup d’autres. Que dit-on de la conversation entre Gilbert Diendere et son fils ? Que dit-on de la communication entre Gilbert et le CEMA diminutif ivoirien ? Que dit-on de la conversation entre Gibril et la présidence togolaise ? Si les autres sont authentiques, celle concernant Soro l’est également, donc inculpable et non pas disculpable. Ce gouvernement nous prend pour des imbéciles. Vraiment !!! N’gaw !!!

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  • Le 19 juin 2016 à 03:35
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    les ivoiriens se prennent trop la tête

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  • Le 19 juin 2016 à 05:23, par Koulouba
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Hé djo,
    T’es de retour. Il y a longtemps que tu nous as pas insulté ! on se dit à la prochaine polémique, OK ?
    Bonne journée Mr agrégé.

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  • Le 19 juin 2016 à 07:11, par J&B
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Excellent Griot’age mon Professeur. J’espère que vous êtes sincèrement convaincu de ce que vous dites, et que dans ses actions futures SORO oeuvrera à mériter toutes ces éloges.

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  • Le 19 juin 2016 à 07:42
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Merci il faut nous dire maintenant à combien Guillaume Soro te paye pour tes éloges et écrits sur lui ?

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  • Le 19 juin 2016 à 08:43
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    En quoi le griotisme de bas étage de ce camer concerne nous les Burkinabè ?Je pense que Lefaso.net doit apprendre à respecter ses lecteurs.En tout cas j’ai pas pris la peine de lire ce torchon

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  • Le 19 juin 2016 à 09:56, par doudouno le cobra
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Soro tu es grand. Comme t’aime ou pas tu faits parti de ces jeunes qui ont écrit l’histoire de l’Afrique.
    Je suis burkinabé de père te de mère mais je n’oublie pas que la cote d’ivoire est le moteur économique de l’UEMOA et que cinq millions de burkinabé y vivent
    Il faut vraiment être con pour vouloir qu’ont te défère au Burkina pour être juger

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  • Le 19 juin 2016 à 09:58, par James Kenny
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    que c’est beau a voir, le griot en chef nyamsi, a recu un nouveau chèque alors il s’applique a nous expliquer (pauvre ignare que nous sommes) les réponses d’un pseudo journaleux francais téléguidé par le ministère des affaires étrangères de la france. envoyez la suite du film !

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  • Le 19 juin 2016 à 10:09, par demain
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    si les écoutes téléphoniques n’ont pas permis de guillotinée guillaume sono alors élargissez toutes les personnes arrêtées pour les mêmes raisons. bonne chance.

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  • Le 19 juin 2016 à 12:25, par Yako
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Merci pour ce beau papier n’en déplaise aux petits jaloux Ouagalais.Il n’ont rien compris car Mr Soro est trop attaché à l’amitié Ivoiro-Burkinabé.Zida et sa justice militaire ont monté un machin contre un homme honnête,un ami du Burkina mais vite la vérité a fini par éclater.Voyez Mr Soro est tjrs le PAN de CI et Zida ?le marchand de fourrure de mule a Winnipeg.Qu’il vienne régler ce qu’ il a volé.Honte à lui et à ses supporters.

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  • Le 19 juin 2016 à 13:10
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Ce M. SORO ressemble fortement à une "bête" politique. Il n y a qu’à suivre son parcours. Pour gouverner tranquillement, il est idéal d’avoir une emprise sur ses voisins et ses intérêts. En intervenant dans le putsch manqué de septembre 2015 au Burkina, Soro préparait sa gestion future de la RCI après ADO. D’un point de vue politique, c’est "normal". Houphouet l’a fait, Blaise Compaoré également, et même les dirigéants des pays sensés être des modèles de démocratie le font, je veux parler de Sarkozy intervenant en Lybie, de Poutine pour la Syrie, Hollande au Mali et ailleurs, Bush en Irak et en Iran ; etc.. Quand ça ne marche pas, c’est là tout le problème.Au demeurant, l’homme est politiquement très ambitieux, il reste à espérer qu’il le soit autant pour ce qui est du développement économique de la RCI et de la sous région ainsi que de la cohésion sociale derrière laquelle il s’est longtemps réfugié. Après, on fera le débat à propos de M. Cyril.

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  • Le 19 juin 2016 à 16:35, par Achille De TAPSOBA
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    HOMMAGE A NOS MARTYRS du 30, 31 Octobre 2014 et 16,17 Septembre 2015

    Franklin est la pure pourriture des pseudo-intellectuels qui est obligé chaque fois d’aboyer "Ohou Ohou Ohou" pour gagner à manger. Franklin est un déchet de la société. Ses parents doivent regretter d’avoir un enfant comme Franklin (ayant l’âge aujourd’hui d’un grand-père)qui n’a jamais appris à travailler un jour de ses propres mains si ce n’est pas à dénigrer les autres en aboyant très haut pour remplir son tube digestif. On le comprend bien car il est à la solde du petit rebelle Soro et de son père spirituel Blaise Guessan qui ont franchement perdu la bataille morale. Franklin a besoin de soins intensifs dans un hôpital psychiatrique parce qu’il souffre d’une schizophrénie très aiguë(trouble mental). Franklin sans la moindre morale et éhonté soutient toujours des personnes (Soro et son père spirituel) qui boivent du sang humain pour se maintenir au sommet(argent de guerre, trafics mafieux, pouvoir) ou pouvoir se soustraire de la justice avec la complicité des 3 anciens apôtres de l’impunité(RSS) qui veulent mordicus les cfa ivoiriens du grand frère argentier ADO "l’homme de paix " pour se relancer économiquement au Burkina. QUEL INCESTE ! QUELLE HUMILIATION POUR DE L’ARGENT IVOIRIEN !

    A NOS MARTYRS QU’ILS SE REPOSENT EN PAIX. QUE JUSTICE LEUR SOIT RENDUE RAPIDEMENT

    JUSTICE POUR NORBERT ZONGO
    JUSTICE POUR THOMAS SANKARA
    JUSTICE POUR SALIFOU NEBIE
    JUSTICE POUR DAVID A OUEDRAOGO
    JUSTICE POUR DABO BOUKARY

    VICTOIRE TOUJOURS AU BRAVE PEUPLE
    VIVE LA DÉMOCRATIE AU FASO
    VIVE LE BRAVE PEUPLE BURKINABÉ

    QUE LE SEIGNEUR BÉNISSE LE BURKINA QUE NOUS AIMONS TOUS.AMEN
    PAIX ET SUCCÈS A TOUS LES BURKINABÉS . AMEN

    ACHILLE DE TAPSOBA LE BOBOLAIS
    Insurgé

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  • Le 19 juin 2016 à 22:54, par BEN
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    hello small pro
    il n,y a qu,au faso que tu peux exercer in ci , tu seras juste un cusinier de soro. toi qui dit connaitre soro , in reality tu n,as aucune idee de lui. est ce que tu sais ce que soro resent
    au fond de lui de meme quand il bavarde ?? le jour ou tu verras le vrai clichet de soro que dira
    tu ??haaaa je ne savais pas qu,il etais comme ca.au fait mr le prof cynistre, il y a un autre soro ou alors c,est le meme chef bandit ?? si c,est du meme personage lugubre que tu crois
    c,est que tu es moin que les moutons qui se baladent dans les rues de ouaga.
    ecoute on the phone il dit c,est pas lui bien que ca soit veritfier , l,onu a fait des revelations sur lui encore le petit mouton dit que l,onu a menti.MERCI j,ai retenu ton nom chaque jours
    je ferai mention de ton nom devant lui QU,IL te donne longue vie comme dirait l,autre cette veritee nous africhira tous.c,est juste aux usa que l,onu a fait son enquette donc ils encore et aussi menti sur ta tante soro, sinon si c,est in ci heeeez pro calmdown j,ai hate que ce que je sais et vois arrive vite. de toute facon vs etes tous des integres abroutis quand c,est vrai vous tourner in mensonge, quand c,est faux haaa, yaasida
    BEN

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  • Le 20 juin 2016 à 09:01, par Toutdemême
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Décidément, ce griot est incapable de dépasser son ignorance et son égoïsme. Inutile de s’intéresser à ses injures répétées à l’ endroit du Burkina. Il aura moins de dix ans pour constater ce qu’il adviendra de son sponsor, connu comme l’un des plus grands criminels de la sous-région.

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  • Le 20 juin 2016 à 09:58, par ka
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    Un spécialiste de basses besognes qui est ce griot camerounais, inspire de la pitié : Tous ceux-ci pour donner une crédibilité a SORO ? Il en est réduit à jouer les francs-tireurs loin du Burkina, d’où son champion de banquier acheteur de conscience et de griot mange-mile, Blaise Compaoré qui a mordu la poussière, et a pris la fuite la queue sous la jambe. Ce soit disait professeur de Nyamsi, était payé pour écrire que Blaise Compaoré n’a pas fui, mais parti de son plein gré du Burkina. Aujourd’hui c’est SORO qui lui paye pour des gribouillis afin d’avoir une crédibilité au prés du peuple Ivoirien qui n’arrive pas pour les prochaines élections en 2020, dont Bedié veut qu’ADO respecte leurs accords de laisser le pouvoir au PDCI. Je voudrai que Nyamsi dit à SORO de laisser le Burkina tranquille, car à force de chercher de déstabiliser le pays des hommes intègres pour son ami Blaise Compaoré, il risque de retrouver Gbagbo à la Haye, ou fuir la queue entre les jambes pour un exil chez son ami Nyamsi au Cameroun.

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  • Le 20 juin 2016 à 10:58
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    SORO GUILLAUME ; l’homme qui domine l’actualité politique de la CI et du BF. Plus connu au BF que les hommes politique du moment. Un grand n’est pas un petit .s’il dépose sa candidature pour être président au BF il risque de gagner les élections. Burkinabès faites attention, vous ne connaissez pas politique plus que ce monsieur. Lui , il laisse parler les gens. Mais....... Zida ne vous dira pas le contraire. La preuve en est le MPP est allé demandé pardon.

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  • Le 20 juin 2016 à 18:00, par kihan
    En réponse à : Quand Guillaume Soro parle pour l’Histoire à Cyril Bensimon

    la génération soro les jaloux vont maiiiiiigrir. BOGOTAAAA on est avec toi depuis le lycée jusqu’à O lalaaaaaaa pour une nouvelle Afrique.

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