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100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Roch Marc Christian Kaboré, président • • jeudi 7 avril 2016 à 00h35min
100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

Elu sur la base de son programme de société et dans un contexte marqué par plusieurs troubles politiques, le 8e président du Burkina, Roch Kaboré entend mener de front, les 5 chantiers « titanesques » qu’il s’est fixés. 100 jours après son installation à la tête du pays, des leaders d’Organisations de la société civile(OSC) pensent qu’il doit revoir sa copie en ce qui concerne les préoccupations de la jeunesse, la réconciliation nationale et la sécurité. Toutefois, ils s’accordent à dire que, pour un début de mandat, des efforts notables ont été enregistrés mais beaucoup restent à faire.

Siaka Coulibaly, Juriste, Analyste Politique :

L’évaluation des premiers mois du mandat de Roch Kaboré à la Présidence du Faso se fait selon les principaux enjeux de l’heure du Burkina Faso. Au moment de son élection, l’apaisement du climat politique, la relance économique et les solutions aux déficits sociaux (emplois, revenus) étaient les principaux domaines où le nouveau président était très attendu. Très rapidement, l’attentat terroriste du 15 janvier 2016 a imposé la sécurité parmi les priorités nationales, surtout en révélant une faiblesse structurelle et générale du système de défense et de sécurité du Burkina Faso. Après trois mois d’office, le nouveau Président présente un bilan mitigé.
Sur le plan politique, la formation d’un gouvernement « technocrate » et la confection des listes aux élections municipales ont entrainé du mécontentement au sein du parti au pouvoir avec pour conséquence un affaissement de l’impact du parti dans la fourniture du soutien au gouvernement. Les élections municipales pourraient également s’en ressentir. Le MPP, parti au pouvoir, semble souffrir d’une faiblesse d’animation et d’encadrement. Il y a alors des craintes qu’il ne reproduise le modèle du CDP, à savoir une machine à vocation essentiellement électorale et surtout de gestion de l’appareil d’Etat (clientélisme).
L’existence de nombreux prisonniers politiques et un processus judiciaire apathique sur les dossiers politiques ne sont pas des facteurs positifs pour la réconciliation et l’unité nationale dont le besoin est évidente pour la stabilité dont le nouveau président a besoin pour conduire le pays au développement. La formule de la réconciliation choisie par le Président du Faso comporte des insuffisances de taille rendant très probable son ineffectivité prochaine. La réconciliation par l’approche administrative ne couvrira pas les sujets politiques (exclusion, exils, justice) qui empoisonnent l’ambiance politique. Au lieu d’une structure restreinte comme le Haut Conseil à la réconciliation et l’unité nationale, il aurait fallu la convocation d’un grand cadre de dialogue disposant d’une légitimité suffisante pour dégager des consensus en vue de guider le fonctionnement de l’Etat.
Le passif de la transition se révèle très lourd politiquement. Les révélations sur les crimes économiques sont de plus en plus impossibles à ignorer pour le nouveau président. La sourde oreille pratiquée pour le moment par le pouvoir peut s’avérer dangereux, tant l’opinion attend de la justice surtout sur la gestion de la transition. Les dirigeants de la transition, du fait du succès du soulèvement populaire, semblaient s’être considérés comme dans un régime de non droit total où les règles de fonctionnement de l’Etat étaient suspendues. Beaucoup d’irrégularités (parcelles, argent public, justice, rétributions) ont été commises sous la transition et les sanctions par l’Etat de ces actes, relèvent de la responsabilité de l’actuel Chef de l’Etat. Dans l’Etat de droit, tout acte délictueux doit être réprimé, quel qu’en soit l’auteur. Si le système judiciaire est responsable des poursuites et des sanctions dans ces affaires, il reste que pour l’opinion publique, généralement peu informée, on va attribuer au Chef de l’Etat le caractère partisan et sélectif du traitement du coup d’Etat et l’existence de prisonniers politiques. Beaucoup de responsables administratifs et politiques ont bien soutenu le Coup d’Etat du 17 septembre et sont en liberté et même toujours aux affaires tandis que plusieurs détenus n’ont rien à se reprocher. Les avocats des détenus de la MACA n’arrivent même pas à préparer leur défense parce que les dossiers de leurs clients ne comportent rien de consistant. L’idée de transmission du pouvoir entre la transition et le régime actuel va gagner de la consistance dans l’opinion si les dirigeants fautifs de la transition ne sont pas poursuivis et jugés maintenant. Le traitement des détentions opérées dans le cadre des événements de septembre 2015 avancerait très vite si les charges comme l’atteinte à la sureté de l’Etat était abandonnée, ce qui permettrait de libérer tous ceux qui n’ont fait que « soutenir » le coup d’Etat par des paroles et de ne retenir que les assassinats, plus faciles à juger au plan pénal. Si dans les discussions de la rue, le soutien au coup d’Etat est un crime mortel pour certains, devant le juge, l’accusation va manquer de matérialité et le prévenu devra être relâché avec les excuses du tribunal. C’est pourquoi les réactions et les actes d’un dirigeant de l’Etat doivent être différents des états d’humeur d’un quidam sur le boulevard. Au demeurant, la réconciliation nationale qui revient très souvent dans les propos des autorités actuelles gagnerait à élaguer ces dossiers judiciaires et politiques dont la plupart n’existent que par la soif de vengeance des autorités de la transition après leur libération.
Le Premier Ministre a souvent laissé entendre que l’équipe dirigeante actuelle doit à l’insurrection de 2014 d’être aujourd’hui au pouvoir. Sur le plan juridique, fonder sa légitimité sur un événement exceptionnel est une erreur d’appréciation car les faits exceptionnels ne sont pas pris en charge par le droit. Nulle part dans l’architecture juridique du Burkina Faso, ce qui s’est passé le 30 octobre 2014 est prévu, il s’agit donc d’une forme non conventionnelle de passation du pouvoir. Chaque fois que ce type d’événement survient, le droit doit être rétabli le plus rapidement possible en vue d’effacer les situations de non droit installées par les formes non conventionnelles de prise du pouvoir. Par ailleurs, le régime actuel est issu des élections du 29 novembre 2015 dont il tire à la fois sa légalité et sa légitimité. La référence au soulèvement populaire du 30 octobre 2014 n’a qu’une valeur historique et peut aussi constituer une source d’inspiration politique, mais pas une source de légalité.
Le piège qui guette le nouveau régime est celui des politiques sentimentalistes où se prennent des décisions fondées sur les pulsions et l’affectif, comme le mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, qu’on est aujourd’hui obligés d’inscrire dans les relations personnelles entre l’ex Premier Ministre Zida et le Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’Ivoire. Il semble s’agir d’une rancœur de Zida contre Soro du simple fait que ce dernier, qu’il considérait comme un ami, n’ait pas dénoncé leur arrestation et le coup d’Etat. Alors un mandat d’arrêt a été délivré, basé sur des écoutes téléphoniques non légales et à l’authenticité douteuse. Aujourd’hui, les relations si anciennes et si profondes entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso (294 milliards de FCFA d’échanges en 2014) sont au point mort à cause d’un dirigeant d’Etat qui a confondu ses ressentiments personnels avec les intérêts de l’Etat.
Au plan économique, la situation continue, trois mois après l’accession de Roch Kaboré au pouvoir, de présenter des perspectives peu réjouissantes. L’expression « les caisses de l’Etat sont vides » a été entendue chez le Premier Ministre. La dette intérieure n’a pas non plus été effacée par la transition. Les plus petits acteurs de l’économie, ceux du secteur informel déclarent ne plus faire de recettes du tout. Le sentiment de léthargie de l’économie est bien net dans les conversations des burkinabè.
A ce niveau aussi, la transition n’a pas été un bon prédécesseur au Président Roch Kaboré. Plusieurs marchés publics passés par la transition ont dû être annulés par le nouveau pouvoir. Des largesses aux agents publics n’ont pas été budgétisés (loi 081), si bien que le gouvernement a été contraint de rectifier le budget et de transgresser certaines règles communautaires de gestion publique (masse salariale, déficit budgétaire UEMOA). L’amateurisme de la transition se révèle mieux aujourd’hui au grand jour à travers des décisions peu étudiées et prises dans l’euphorie d’être dans une position à laquelle les animateurs de la transition ne s’attendaient pas.
La Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre évoque une certaine ambiguïté en prônant le maintien de l’option de la croissance économique, tout en envisageant des propositions anti croissance comme l’augmentation des impôts et la réduction des dépenses publiques qui relèvent plutôt d’une politique d’austérité. Dans les économies comme celle du Burkina Faso, les options pour la croissance sont assez limitées. L’accroissement des investissements publics (marchés publics), l’augmentation de la dépense des ménages (augmentation des salaires) et la réduction des impôts sont les leviers de la croissance économique. Alors, ou le gouvernement ajuste sa politique économique en disant clairement que le pays est en mode austérité, ou il recherche les grands moyens pour soutenir une politique de croissance par des investissements massifs.
En signant, le 29 mars dernier les vingt un décrets de transferts des ressources et des compétences aux collectivités territoriales, le gouvernement a comblé une insuffisance vielle depuis 2004 où le Code général des collectivités territoriales avait été adopté prévoyant ces transferts aux communes et aux régions. Sous réserve de l’évaluation des compétences réelles transférées, cet acte est positif et tendra à renforcer des processus de développement local suspendus jusque-là à ces transferts.
Le plan social est celui où le Président du Faso présente les meilleurs résultats pour ses cent premiers jours à la tête de l’Etat. Les milliers d’emplois créés par les mesures adoptées par les conseils des ministres ont été une bouffée d’oxygène pour les burkinabè en quête d’emploi, en particulier les jeunes. Pour la plupart d’entre eux, l’insertion professionnelle qui est le point fort des mesures prises, est capitale dans la vie d’un nouvel adulte. Même si les conditions de traitement (salaires) des nouveaux emplois créés ne sont pas idéales, le fait de rentrer dans le monde du travail est le point de départ d’une vie active toujours salutaire pour les jeunes. Le monde paysan-rural, le plus gros contingent de la population burkinabè attend encore des signaux en sa faveur. La réduction du prix des engrais serait un bien grand présent à l’orée de la campagne agricole.

Fréderic Zoungrana, coordonnateur du Mouvement Soyons Sérieux (MSS) :

A l’analyse des 100 jours du Président, Roch Kaboré, nous voyons que c’est un échec par rapport à ses engagements pris pour la jeunesse. Nous avons noté dans ses déclarations qu’il consacrera ses 100 premiers jours à la jeunesse. Mais nous voyons que ce qui a été posé comme acte, les mesures qui ont été prises n’ont absolument rien apporté à cette jeunesse. Pourquoi nous le disons ? Parce que les mesures prises ne résolvent pas la question de l’emploi des jeunes. Pire, elles s’apparentent à des tentatives de distraction, de divertissement de la jeunesse pour faire croire que l’exécutif Kaboré est en train de se pencher sérieusement sur cette préoccupation en termes d’emploi. Et, nous pensons également que ce n’est pas que la question de l’emploi qui est une préoccupation pour la jeunesse. Il y a la santé, l’éducation et autres. Pour ses 100 jours qu’il a promis consacrer à la jeunesse, nous pensons qu’il doit encore prévoir d’autres 100 jours parce que, jusque-là, rien n’a été fait véritablement et fondamentalement pour la jeunesse.
En ce qui concerne le gouvernement Thiéba, nous voyons qu’il est en train de jouer au dilatoire pour ce qui est des engagements pris lors de la rencontre avec les syndicats en septembre 2015. L’administration est une continuité. Ainsi, le Premier ministre devrait qu’à même se pencher sur ces revendications afin de résoudre les questions de conditions de travail des agents de la Fonction publique et par la même occasion, la question de la vie chère. Très récemment, il y a eu un ultimatum d’une semaine qui a été lancé pour que le gouvernement se penche sur ces engagements. Cela montre qu’il n’y a véritablement rien qui a été fait à l’endroit de ces engagements. Et c’est une insuffisance notoire par rapport aux revendications sociales, aux préoccupations de la population en matière de vie chère.
Sur la question des « Koglwéogo », nous voyons que c’est une gestion politique et politisée, dans la mesure où l’autorité de l’Etat est mise en mal. Et en face, il y a une déchéance avec une complicité dans l’inactivisme de la part de l’autorité.
Au niveau de la politique de façon générale, le Président a une volonté manifeste d’aller à une Ve république. Cette volonté est salutaire dans la mesure où c’était même une nécessité sous la transition. Mais qu’à cela ne tienne, le Président Roch Kaboré est dans son droit d’aller dans cette dynamique et cela sera avec l’onction populaire à travers le référendum. A cet effet, nous pensons que s’il y a référendum sur une nouvelle constituante, il faudra, par souci d’économie, le coupler avec les élections municipales à venir. Des résultats positifs, l’on note aussi la volonté du Président de trancher définitivement avec les anciennes pratiques du régime déchu. A ce titre, nous retenons qu’il y a eu la question du « deal des parcelles » au niveau de la SONATUR. Cela a conduit au départ du directeur général et si l’affaire doit suivre son cours, d’autres personnalités seront aussi débarquées. Toujours à ce niveau, l’annulation du décret nommant l’ex-Premier ministre, Yacouba Isaac Zida comme Ambassadeur aux Etats-Unis est une preuve de bonne gouvernance. Surtout quand on sait que ce dernier est trempé dans des affaires louches.
En sommes, si on devrait noter le gouvernement sur ces 100 premiers jours, ce serait une note de 8/20.

Pascal Zaïda, secrétaire exécutif national du Mouvement populaire des jeunes :

L’analyse pourrait se situer à plusieurs niveaux. D’un point de vue popularité, j’avoue que beaucoup de citoyens regrettent aujourd’hui d’avoir porté leur choix sur Roch Kaboré. Mais, une responsabilité s’assume. Vous l’avez désigné donc vous devriez avoir le courage d’assumer : c’est bon, ce n’est pas bon, c’est vous qui l’avez voté.
D’un point de vue d’envergure nationale, il faut dire que l’attente des Burkinabè n’est pas satisfaite parce que les revendications ne font que s’agrandir. Vous avez aussi l’autorité de l’Etat qui est bafouée, les revendications des syndicats mais surtout la question de la justice qui traine. Et aussi, l’élément le plus important, ce sont les bases sur lesquelles il s’est appuyé pour mettre en place le Haut Conseil pour la réconciliation. Je suppose que lorsqu’on veut réconcilier un peuple avec son histoire et ses hommes, ce n’est pas bien qu’on prenne ses amis, militants pour en faire une commission. Ça va encore être ce qu’on appelle une justice des vainqueurs : il faut faire du tort à certains pour faire le plaisir des autres. Ce n’est pas ce que nous voulons. Voilà pourquoi, nous pensons que cette commission devrait être inclusive c’est-à-dire opposition-majorité-société civile-coutumière-religieuse.
Mais déjà, le départ est faussé. Aucune réponse exacte quant à la revendication sociale. Le Burkina est devenu comme un Etat voyou où chacun fait ce qu’il veut, cas notamment des « Koglwéogo » qui menacent la paix et la stabilité du pays et les autorités ont peur de prendre leur responsabilité.
Quand on rassemble ces éléments et qu’on projette également voir comment eux aussi, ils ont appuyé la transition pour exclure de potentiels candidats à l’élection présidentielle pour être Président aujourd’hui, cela montre qu’ils ne peuvent pas gérer ce pays.
Sur la question de la justice, on a fait du tort à des gens. Pour leur simple opinion, ils ont été incarcérés plus d’un an et d’autres plus de six mois sans jugement. Vous avez également d’autres personnes sur la base de rien, ont les interpelle parce que si elles sont dehors, dans leur base électorale, vous n’allez pas gagner. Cette magouille a été orchestrée par le MPP et la transition afin que Roch Kaboré soit Président aujourd’hui. Si nous voulons une justice sociale pour fonder ce pays sur la base de l’équité et la légalité, une des conditions immédiate, c’est de libérer les prisonniers politiques. Ils ont fait quoi au pays ? Des gens qui ont été incarcérés plus de six mois, jugez-les pour qu’enfin, triomphe la vérité ! Je maintiens ma position, ces 100 jours, c’est un échec. Tant qu’ils ne travailleront pas à unir tous les Burkinabè, ils iront droit au mur. Egalement, tant qu’ils iront encore fonder leur gestion sur la mesquinerie, la délinquance politique, c’est sûr, ils vont échouer lamentablement. Eux, ils ont eu la chance que nous nous sommes-là pour leurs dire ce qu’il y a. Par contre, eux, ils ont induit Blaise Compaoré en erreur.
Après avoir géré le pays 25 ans avec Blaise Compaoré, ils ont encore cinq ans, en somme 30 de règne pour Salif, Roch et Simon. Qu’est-ce qu’ils peuvent encore nous apporter ? Si le Président veut vraiment rester au moins cinq ans, il a intérêt à écouter le peuple.

Hervé Ouattara, Président du Citoyen africain pour la renaissance (CAR) :

A notre niveau, nous pensons que les 100 jours ne sont pas assez indiqués pour pouvoir apprécier véritablement un régime, un programme politique qui s’étend sur cinq ans. Nous avons plutôt estimé qu’il faut faire un bilan à mi-parcours mais cela, après deux ou deux ans et demi. Mais déjà, nous pensons qu’à 100 jours, il pouvait renforcer la sécurité des biens et des personnes. Car, ce qui compte aux yeux de la population, c’est comment vaquer à ses occupations sans être inquiétée. Mais, j’avoue qu’aujourd’hui, quand on regarde sur le visage des uns et des autres, on sent de l’inquiétude parce qu’on ne sait pas ce qui va advenir, des incendies qui à tout vent arrivent au Burkina.
La question des « Koglwéogo » que les gens se posent à tout moment, de même que la question des djihadistes. Pour nous, les 100 jours devraient être consacrés à ces préoccupations. Cela signifie que le Président du Faso devrait concentrer toutes ses énergies sur la sécurité des Burkinabè, voir comment trouver la formule qui sied le plus pour protéger les uns et les autres pour qu’on se sente bien dans notre pays.
Je peux vous dire qu’il y a un manque à gagner à ce niveau et le gouvernement ferait mieux de redoubler d’effort pour ne pas prêter le flanc et laisser des ouvertures qui pourraient être fatales pour notre pays.
En marge de ces failles, il y a eu des actions positives. Il y a la volonté, on le sent. Aujourd’hui, nous avons un Président qui veut véritablement résoudre les problèmes des Burkinabè. Mais, nous sentons des tâtonnements. Et même qu’on a l’impression que les gens ne maîtrisent pas forcement les choses pour le moment. Voilà pourquoi, nous préférons attendre encore avant de tirer des leçons. D’ores et déjà, nous invitons le gouvernement à se pencher véritablement sur les crimes économiques, les crimes de sang perpétrés, de l’ère Compaoré à nos jours. Nous souhaitons que tous les dossiers qui ont conduit à l’insurrection soient résolus et très rapidement. Enfin, nous osons espérer qu’ils feront le maximum pour que les 99% de leur programme de société soient réalisés.

Aziz Sana, Coordonnateur national du Collectif pour la démocratie, le droit et le développement :

C’est avec beaucoup d’attention que nous avons suivi le bilan que le Président du Faso a eu à faire. Nous avons pris acte des engagements en matière d’éducation. Il y a un certain nombre de programmes à savoir, le recrutement de 4200 enseignants en vue. En matière sanitaire, il y a le recrutement de près de 16000 agents villageoises en matière sanitaire et la gratuité des soins pour la femme et les enfants de moins de cinq ans. Il s’agit-là des faits qui sont à encourager. Nous notons aussi, le recrutement de 600 agents pour le compte du projet HIMO. Tout cela en 100 jours, je crois que c’est un bon début.
Toutefois, il y a assez de problèmes qui existent notamment, la question des fonctionnaires avec la nouvelle loi 081 où on a essayé de mettre sur le même niveau, les fonctionnaires et les contractuels. Il faut résoudre ce problème. Effectivement, je crois que ça a été pris en compte dans le projet de loi de finance rectificative qui est en vue. Il y a aussi, la question des magistrats, je crois que ça a été réglé ; entraînant la levée de leur mot d’ordre de grève. Une frayeur au début du mandat du Président était la question des « Koglwéogo ». Aujourd’hui, nous pensons que ce n’est pas résolu mais, on a amorcé une certaine détente à ce niveau. A cet effet, l’Etat doit être ferme et la justice privée ne doit pas être admise dans notre pays. Mais déjà, la situation s’est calmée.
Grosso modo, le bilan est bon mais des efforts restent encore à faire pour que le peuple burkinabè soit satisfait, surtout que les attentes sont nombreuses. Aussi, il faut qu’on soit conscient que l’Etat ne peut pas, à lui seul, résoudre tous nos problèmes. Il fera ce qu’il peut mais, c’est au citoyen de travailler à changer parce qu’aujourd’hui, quand on parle de changement, tout le monde veut le changement mais, si on demande qui va changer, personne ne veut changer. Il faut que tout le monde se mette dans la danse pour que le changement soit effectif, de façon qualitative pour le bonheur de tous. Sinon même nos dirigeants, si le changement se limite à eux seuls, je ne pense pas que cela va nous conduire à des résultats probants. Du reste, j’invite le gouvernement à être beaucoup plus communicationnel avec le peuple. Ce n’est qu’à ce prix qu’on pourra résoudre les problèmes qui se présentent à nous. Enfin, j’appelle la société civile et les syndicats à être des vigiles de la démocratie. Cela nous permettra d’avancer en toute sérénité et en toute bienséance.

Désiré Guinko, Porte-parole du Cadre de concertation nationale des OSC (CCNOSC) :

Il faut amputer de ses 100 jours, la période chaude qu’on a connue avec l’attentat terroriste qui a eu des conséquences sur la gestion gouvernementale et même, la stabilité du pays. Permettez qu’on puisse s’en tenir à la coutume qui veut qu’on juge chaque Chef d’Etat après les 100 jours. Mais en réalité, au Burkina, on n’a pas eu 100 véritables jours de gestion. De mon point de vue, nous sommes en train de poser des jalons, suite aux 27 ans de gestion clanique et opaque, et il est assez difficile de porter un jugement objectif sur ce qui est en train d’être fait. Il y a de la volonté mais nous estimons que c’est dans l’avenir, dans six mois à un an, qu’on pourra réellement juger la portée des reformes qui sont en train d’être faites au fur et à mesure.
Mais, déjà il faut saluer des initiatives quant à la question de l’employabilité des jeunes qui connait un début de solutionnement avec les recrutements sur plusieurs points. Il y aussi des mesures telles que la gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans et la femme.
Globalement, quand on parle de gestion gouvernementale, je pense qu’en 100 jours, ce gouvernement s’est installé. On va plus juger sur les semaines et les mois à venir, plus que sur la période actuelle parce qu’il fallait constituer une équipe, l’enraciner et, enfin, décoller. Je pense qu’après ces 3 mois, le décollage va se faire. Mais le Président l’a dit, ils ne sont pas des magiciens. Toutefois, il a un programme de gouvernance qu’il va essayer de mettre en œuvre avec son parti. Nous estimons que sur la base des différentes compétences qui ont été cooptées dans le gouvernement, il y aura des résultats à long terme. Mais, c’est clair qu’aujourd’hui, il va falloir poser des actes courageux allant dans le sens des réformes.
Tant qu’on ne va pas se rattacher à l’esprit et à la vision qu’on a eus lors de l’insurrection, il serait difficile de gérer ce pays allant dans le sens de la bonne gouvernance. Mais dans le programme du Président, c’est dit clairement que c’est le retour à l’intégrité. Et c’est, aujourd’hui, notre rôle au niveau de la société civile d’insuffler l’esprit de bonne gouvernance, luttant contre toutes formes de clanisme, régionalisme et de népotisme. C’est tout cela que nous combattons aujourd’hui. Raison pour laquelle, à chaque fois qu’il y aura une situation qui déviera de ces principes de valeurs, nous sortons pour la dénoncer avec vigueur.

Propos recueillis par Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 7 avril 2016 à 04:16 En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    La plupart de vos répondants sont soit peu crédibles à commencer par Siaka Coulibaly et Aziz Sana. D’autres étaient sont depuis longtemps soupçonnés d’être pro MPP. Je ne crois que votre échantillon représente la société civile. Mais comme cous avez " des OSC" et non "les OSC", je reconnais que je vous fais un mauvais procès

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  • Le 7 avril 2016 à 06:14, par Sambiga En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    Bonjour ! C’est vous responsables des OSC qui ont soutenu certains membre du gouvernement de la transition à piller le pays et à vouloir blanchir jusqu’à 89 milliards. Vous êtes forts rien qu’en matière de calcul d’intérêts égoïstes rien à voir avec des analyses constructif du pays. Bla bal bal !

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  • Le 7 avril 2016 à 06:46, par WHISKY En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    Pour les représentants de la société dite civile personne n’évoque le silence complice de ROCK et sa bande d’imposteurs sur le cas du délinquant ZIDA ?

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  • Le 7 avril 2016 à 08:21, par Naabiga En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    Merci à tous pour vos commentaires
    pour ma part, il faudrait que le peuple comprenne qu’il ai voté ou non RMCK, aujourd’hui il est le président de tous les Burkinabè et il a besoin du soutien de tous pour mener à bien son quinquennat. Le 2è élément à prendre en compte est que après un très long règne il est difficile de démarrer au quart de tour. il est même sage d’aller doucement au début et de caresser ceux de l’ancien régime dans le sens du poil pour réduire voire éviter le sabotage de l’Administration Centrale sinon la remise en route de l’appareil d’Etat va prendre tout le temps et tout le budget au détriment du programme présidentiel.
    Pour moi, les 100 jours c’est juste une mise en jambe ou chaque ministre prend pleinement possession des dossiers latents ainsi que se fait expliquer les procédures et autres.
    Agir en dehors des règles et procédures conduit à des "détournements" même si l’objectif est atteint. Pour moi c’est maintenant que le travail du gouvernement commence et chaque ministre devrait avoir sa vision, les actions a entreprendre et le résultat mesurable escompté. Dans le domaine de la justice par exemple , après les débats et la prise de décrets sur l’indépendance de la justice, le peuple devrait sentir la séparation nette de la justice d’avec l’exécutif. Par exemple, le procureur du Faso devrait s’auto saisir de certaines questions telle le décès de la femme enceinte à l’Hôpital suite à la cassure de la table d’accouchement qu’il y ai eu plainte ou pas. Idem pour le cas des parcelles de la SONATUR ainsi que le cas plus délicat des anciens maires et autres. Selon la presse les dossiers de ces derniers sont vides et s’il n’y a pas une explication claire sur ces dossiers les gens diront rapidement que RMCK et son gouvernement les ont fait libérer pour x ou y raisons.
    les attentes sont nombreuses et diverses et il faut bien commencer quelque part, alors j’exhorte tout le monde à accorder un peu de temps (9 mois à une année) à RMCK et à son gouvernement et on verra les solutions proposées et les actions envisagées.

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  • Le 7 avril 2016 à 09:28, par Yaab En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    Pourquoi interroger ce Pascal Zaïda ?

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  • Le 7 avril 2016 à 10:20, par Badpress En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    Hrevé Ouattara, toi Hervé Ouattara tu oses pointé ton nez dors ? je dis pas plus mais comprenez moi. J’en ai gros sur le cœur avec ces zidaboy’s.

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  • Le 7 avril 2016 à 11:30, par léveillé En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    Vous avez offert une tribune à peu de frais à monsieur Coulibaly Siaka ,l’un des rares soutiens du putsch de Diendéré pour régler ses comptes avec l’ex PM ZIDA pour n’avoir rien eu sous la transition !!vous pensez que c’est sur la base de rancœurs personnelles de ZIDA que la justice militaire s’est permise d’ incriminer Soro Guillaume ou sur la base même authentique d’écoutes téléphoniques et en procédant à l’arrestation d’une personnalité comme Djibril Bassolé ???et on vous dit juriste ???avez vous entendu parler de l’hélico qui s’est rendu à la frontière ivoirienne pour recevoir des fonds et des grenades,ou c’est aussi sorti du cœur meurtri du général ZIDA ???cette fois ci je trouve Pascal ZAIDA plus crédible,parce qu’il est resté constant dans ses prises de position depuis la fuite de son mentor Blaise Compaoré,et je le trouve lucide dans son jugement.Même si je n’ai jamais été de son bord politique.

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  • Le 7 avril 2016 à 11:46, par Allons à l’essentiel En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    Humm la critique est aisée mis la pratique est difficile. tout ce beau monde semble avoir le bâton magique qui ferait du Burkina un dragon en un temps deux mouvements. 100 jours c’est peu pour en finir avec des tares de 27 ans. alors indulgence mes frères....

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  • Le 7 avril 2016 à 12:49, par le visionnaire En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    Siaka Coulibaly. encore toi ? STP, même si tu n’as pas honte, aies peur de Dieu. Faut te cacher car on te connait suffisamment. tu n’as rien a nous apprendre

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  • Le 7 avril 2016 à 14:46, par Yackson En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    100 jours, il est très tôt pour juger une action qui doit s’étendre sur 5 ans. Comment voulez-vous qu’en 100 jours on puisse faire disparaître les traces d’une mal gouvernance qui a perduré pendant 27 ans ? Nourrissons-nous de patience et donnons-leur au moins 6 mois pour faire une première évaluation qui pourrait être crédible.
    Je salue tout de même leur bonne intention et leur pragmatisme en matière de bonne gouvernance. Nous les encourageons à aller dans ce sens. Le peuple et ses dirigeants sont comme l’enfant et son père. Les bons exemples du père, l’enfant en fait siens et même mieux, tandis que les mauvais exemples, il les amplifie. Nous invitons nos dirigeant à faire preuve de bonne gouvernance par leur rigueur leur sincérité, leur dignité, et leur honnêteté en communicant beaucoup plus avec le peuple sur des questions qui suscitent des interrogations.
    L’erreur de l’ancien régime aura été de ne pas pouvoir dire la vérité à ceux qui étaient en erreur.
    Donc, plus jamais cela au Burkina Faso !

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  • Le 7 avril 2016 à 14:47, par Yackson En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    100 jours, il est très tôt pour juger une action qui doit s’étendre sur 5 ans. Comment voulez-vous qu’en 100 jours on puisse faire disparaître les traces d’une mal gouvernance qui a perduré pendant 27 ans ? Nourrissons-nous de patience et donnons-leur au moins 6 mois pour faire une première évaluation qui pourrait être crédible.
    Je salue tout de même leur bonne intention et leur pragmatisme en matière de bonne gouvernance. Nous les encourageons à aller dans ce sens. Le peuple et ses dirigeants sont comme l’enfant et son père. Les bons exemples du père, l’enfant en fait siens et même mieux, tandis que les mauvais exemples, il les amplifie. Nous invitons nos dirigeant à faire preuve de bonne gouvernance par leur rigueur leur sincérité, leur dignité, et leur honnêteté en communicant beaucoup plus avec le peuple sur des questions qui suscitent des interrogations.
    L’erreur de l’ancien régime aura été de ne pas pouvoir dire la vérité à ceux qui étaient en erreur.
    Donc, plus jamais cela au Burkina Faso !

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  • Le 7 avril 2016 à 14:49, par Yackson En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    100 jours, il est très tôt pour juger une action qui doit s’étendre sur 5 ans. Comment voulez-vous qu’en 100 jours on puisse faire disparaître les traces d’une mal gouvernance qui a perduré pendant 27 ans ? Nourrissons-nous de patience et donnons-leur au moins 6 mois pour faire une première évaluation qui pourrait être crédible.
    Je salue tout de même leur bonne intention et leur pragmatisme en matière de bonne gouvernance. Nous les encourageons à aller dans ce sens. Le peuple et ses dirigeants sont comme l’enfant et son père. Les bons exemples du père, l’enfant en fait siens et même mieux tandis que les mauvais exemples, il les amplifie. Nous invitons nos dirigeant à faire preuve de bonne gouvernance par leur rigueur leur sincérité, leur dignité, et leur honnêteté en communicant beaucoup plus avec le peuple sur des questions qui suscitent des interrogations.
    L’erreur de l’ancien régime aura été de ne pas pouvoir dire la vérité à ceux qui étaient en erreur.
    Donc, plus jamais cela au Burkina Faso !

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  • Le 7 avril 2016 à 16:45, par OCy En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    J’ai soutenu sur le forum de lefaso.net qu’étant donné que la masse salariale est déjà au dessus des textes, tout augmentation de salaire me semble être un détournement des fonds publics destinés au bien et au développement de tous au profit d’une catégorie de burkinabè et j’avais souhaité un réorientation de ces augmentations sur des secteurs comme la création d’emploi, la construction d’infrastructures hydrauliques, éducatives, routières ect (39milliards x 5 = 195 milliards pour 5ans) J’avais même sollicité un éclairage des Droits de l’homme à ce sujet lors de leur récente déclaration.. Je viens d’être conforté sur ma position par un juriste "Des largesses aux agents publics n’ont pas été budgétisés (loi 081) si bien que le gouvernement a été contraint de rectifier le budget et transgresser certaines règles communautaires de gestion (masse salariale déficit budgétaire). On m’a traité de griot, de connait rien ect mais je suis convaincu d’une chose même si les gens ne sont pas d’accord avec toi, ça ne veut pas dire que tu a tord.

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  • Le 7 avril 2016 à 17:45 En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    Regardez la tête de Pascal zaida. Ah bas ce monsieur ne devrait plus apparaître. Hervé Ouattara où as tu mis notre 86 milliards que tu t’es partager avec Zida ? Tu n’a pas honte de venir encore parler.

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  • Le 8 avril 2016 à 02:06 En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    bonjour tous mes chers Burkinabè le peuple voit avec un retard de pi-demi. comme bilan moi personnellement j’avoue le bilan est négatif. Rien ne bouge dans ce petit pays rien ne voie. Mais moi sa ne me surprend pas notre actuel président à travailler avec Blaise depuis 1994 comme 1er ministre jusqu’à 2013 peu avant la fuite de son amis .j’invite le president et son gouvernement de se mettre au travail et faire face aux préoccupations de la population.

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  • Le 8 avril 2016 à 08:54, par Trahison En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    Siaka Coulibaly est un vulgaire opportuniste. Tu aurais du faire un petit tour a la MACA avant de pointer ton museau dehors. Toi aussi tu oses parler ? Donc, toi aussi tu vas parler encore ? Et les enfants que les diedere Boys ont massacres ? Tu as oublie deja ? Et la peur et autres traumatismes que ce matamorre, General dealer nous a fait vivre ? Espece de putschiste comme ca ! D’ ailleurs, cette interview n’ est meme pas credible. C’ est telephone. Regardez bien la longueur de l’ ecrit et le style ecrit, loin du style conversationnel de l’ oralite. Je dis bien ecrit parce que ce n’ est pas une interview authentique. Il a prepare un texte, que dis- je, un trac, qu’ il vous a envoye. Zida est un magouilleur. Ca, c’est sur. Il ne l’
    est pas devenu sous la transition . Un fils de pauvre comme moi devenu subitement milliardaire ne peut etre qu’ un magouilleur. Donc,il y est venu avec ses traits, son penchant pour les glins- glins et les choses materiellles. Mais il n’ est pas aussi noir qu’ on veuille le peindre. Blaise a emporte des milliards dans sa fuite et personne ne reclame qu’ ADO nous retourne nos sous parce que cela n’ est pas acceptable. S’ il ne le fait pas, lui qui est financier est d’ accord pour detstructurer l’ economie d’ une nation independante et je crois qu’ il y a des instruments internationaux pour le contraindre a nous rendre nos sous. Il est alors fauteur de guerre. Qu’ on le veuille ou pas, Zida a ete un outil que Dieu a utilise pour abattre le Satanique RSP (pour ceux qui croient qu’ il existe encore un Etre Superieur, en tout cas, moi j’ y crois). Ne serait-ce que pour cela, on doit mettre de la mesure dans la critique, en attendant de voir clair. Pour ceux qui ne me comprennent pas, je ne suis pas un anti- Zida primaire ni meme un pro- Zida larmoyant. Mon independance d’ esprit, je la valorise autant que ma vie ! J’ ai rien eu a foutre de possibles avantages que je pouvais avoir. Voila un garcon qui a joue son role historique qui etait le sien avec ses faiblesses comme le produit du systeme predateur de Blaise l’ Ivoirien. Faisons attention a ne pas jeter le bebe avec l’ eau de bain. Ceux qui ne valorisent pas la memoire historique ont toujours une analyse desequilibree. J’ ai toujours dit que c’ etait une betise pour lui de se bombarder General. C’ etait meme RIDICULE, car comment faire la difference entre un general Zazou comme Haya Sanogo, un Idi Amin et lui Zida qui a quand meme eu du merite malgre ses faiblesses que ne doit pas essayer de cacher ? Il n’ est quand meme pas tout negatif meme si son bilan personnel, pas celui de la Transition s’ approche maintenant du Negatif a ecouter les rumeurs. Mais considerons tout cela comme de la rumeur, jusqu’a ce que demonstration nous soit faite par A +B. Je crois toujours la meme chose. Si les malversations sont averees, ce n’ est pas acceptable. Je soupconnais depuis un certain temps que la transition n’ allait pas dans le bon sens, sans d’ autrs elements de preuve. Juste mon intuition d’ observateur social a la sensibilite aiguisee. D’ ou mon pseudo "eponyme" de Trahison. Je ne demande ni clemence pour Zida. Il n’a ete convaincu de rien d’ abord ni acrimonie. Je ne suis pas un anti- Zida primaire comme dit plus haut. Et pour la meme raison. Sachons alors raison garder. Que le General Zida rentre au bercail. Il ne peut pas dire que sa femme est souffrante. Cet argument est trop leger. At- il alors eu une prolongation ? Quand ta permission expire et que pour des raisons de force majeure, dans l’ armee, on demande une prolongation. S’ il n’a pas eu de prolongation, il est dans le tort. Ce n’ est pas lui le docteur ou l’ infirmier de sa femme. Quand on evacue la femme ou l’ enfant d’ un fonctionnaire ou d’ un militaire, il peut aller rendre visite a son parent mais il ne peut pretexter de rien pour rester a l’ etranger. Surtout l’ homme le plus grade de l’ armee burkinabe doit savoir que ses hommes l’ attendent pur des directives.Une troupe sans son General, c’est pas bon. C’est ca aussi etre General. S’ il tarde a rentrer, ca sera un aveu de tout ce qui circule sur son compte. Et meme si on voulait corser sa mise, il devrait tout casquer. Les absents ont tort, et ayant tort, ils seront toujours tordus dans le sens qu’ on veut.

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  • Le 8 avril 2016 à 15:35, par victoir En réponse à : 100 premiers jours de Roch Kaboré : Ce qu’en pensent des Organisations de la société civile

    pour siaka Coulibaly et Fréderic zoungrana je suis convaincue de leur réaction car le pouvoir leur a échappé .l’énergie qui leur reste n’est rien d’autre que l’aigreur et la colère je regrette surtout pour siaka Coulibaly dans ses analyse mitigées et machiavélique c’est dommage pour un juriste qui ignore que l’évaluation des 100 jour n’a pas pris en compte la souffrances du pays en 2014 et 2015 et tu peut aller à cocody récupérer ta part parce que tu as bien fait ton travail

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