Recrutement de 4 200 professeurs de niveau BAC+2 : L’analyse de l’Association nationale pour le bien-être des enseignants du primaire du Burkina

mardi 29 mars 2016 à 22h41min

Aujourd’hui, la grande question qui fait l’actualité surtout relative à l’éducation, qui se pose et se débat de part et d’autre, c’est bien la mise en œuvre du programme de recrutement des 4 200 enseignants niveau BAC+2 pour le post primaire. En effet, après le traditionnel point de presse du gouvernement tenu le jeudi 17 mars 2016, où le ministre de l’Education nationale, Jean Martin Coulibaly, en présence de Smaila Ouédraogo, ministre de la santé et Rémis Fulgance Dandjinou de la Communication, a fait part de la mesure, chacun y va de ses commentaires.

Recrutement de 4 200 professeurs de niveau BAC+2 : L’analyse de l’Association nationale pour le bien-être des enseignants du primaire du Burkina

Les nombreux écrits qui assaillent le forum sur le Net et les chaudes réactions dans les média et les divers "grins" sont la preuve que le débat est non seulement intéressant, mais passionnant. A côté de ceux qui apprécient ce recrutement, il y a aussi naturellement d’autres qui le rejettent. Quelquefois on assiste à des débats de sourds sur la question, les uns n’arrivant pas à convaincre les autres. Cela est normal car l’éducation est un domaine qui passionne comme le football et par conséquent, chacun cherche à démontrer jusqu’où il détient le monopole de l’argumentaire.

Dans cette situation, où les analyses ne permettent pas une orientation claire des étudiants qui rempliraient les conditions exigées, l’Association nationale pour le bien-être des enseignants du primaire du Burkina Faso (ANEP) ne peut s’empêcher de réagir ou plutôt de participer de façon responsable au débat comme à son habitude, en tant qu’association de professionnels de l’éducation présente légalement dans le paysage éducatif burkinabè depuis 2008. Cela s’inscrit dans notre ligne de conduite depuis notre existence qui est de soutenir les bonnes mesures d’où qu’elles viennent et de nous démarquer de celles qui sont insensées. En ce qui concerne le programme de recrutement des enseignants BAC+2, il faut relever son caractère utilitaire

Tout d’abord, il faut retenir que le Burkina Faso n’est pas à sa première expérience dans ces genres de recrutement. Ce n’est pas une invention du présent gouvernement comme quoi, la thèse de Lavoisier est vérifiable partout : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». En 1993, l’Etat burkinabè a lancé un recrutement de contractuels de cette nature. Ils n’avaient bénéficié d’aucune formation. Ils étaient payés à 45 000 f par mois et ceux qui voulaient au terme de leur contrat, ont pu intégrer la Fonction publique après. Certains sont allés voir ailleurs, aidés par l’expérience acquise. Comme le recrutement que le présent gouvernement vient de lancer, cela s’appelle de l’insertion professionnelle en offrant de l’emploi le temps de la durée du contrat. Juste pour dire à ceux pour qui le recrutement des 4 200 professeurs ne tient pas compte des textes de la Fonction publique et du code de travail révisé en vigueur au Burkina, que la formation et l’insertion professionnelle des jeunes ne peuvent aucunement tirer leur base légale à ce niveau. Mais d’un programme spécial ou d’urgence (peu importe comment on va l’appeler) émanant du ministère de la jeunesse et de l’emploi et pouvant être annexé à un ministère du secteur d’activités où l’on voudra insérer professionnellement les jeunes. C’est dire que si pour le cas présent, les autorités, sur la base des réalités de terrain qui font état d’un déficit d’enseignants au post-primaire créé par la gestionite des gouvernements précédents, décident le recrutement de 4 200 jeunes diplômés pour faire face à ce déficit , on ne saurait le faire sur la base de la règlementation de la fonction publique ou du code du travail. Il faut que les jeunes étudiants retiennent qu’au terme de leur contrat, ils seront intégrés dans la Fonction publique par le biais d’un test qui sera organisé à leur intention comme ce fût le cas en 1993.

De la crainte d’un enseignement de qualité

L’un des griefs est de savoir si véritablement des étudiants de niveau BAC+2 formés seulement en 6 mois pourront et sauront transmettre convenablement les connaissances requises aux élèves. En réalité on s’inquiète plus sur le niveau des élèves où la qualité des apprentissages. A ce niveau le doute, généralement caractérisé par les genres « on n’a jamais vu ça » peut-être légitime car il est un phénomène normal pour les cerveaux qui ne sont pas prompts à affronter tout de suite l’inconnu ou à accepter un changement. Cependant sur le plan pédagogique, il n’y a rien à craindre de notre point de vue. Car les étudiants actuels de niveau BAC+2 ont un bagage intellectuel qui puisse satisfaire au besoin de connaissances d’un élève de la sixième, cinquième, quatrième et troisième. Il faut se convaincre qu’en matière d’enseignement, la première de toutes les règles, c’est qu’on n’enseigne bien que ce qu’on connaît parfaitement soi-même. Et là-dessus, les propos de Vial sont très exacts : « l’enseignement exige de la part de l’enseignant des connaissances très sûres et très étendues ». Nos étudiants malgré le cafouillage pédagogique qu’on connait ces dernières années au niveau universitaire ne sont pas à comparer à la plupart des enseignants dits révolutionnaires d’une certaine époque dont la maitrise même des notions à enseigner était discutable, voire aléatoire et auxquels plusieurs spécialistes attribuent le début de la baisse du niveau de l’éducation au Burkina. Toutefois, reconnaissons aussi la justesse de la thèse selon laquelle pour enseigner il ne suffit pas de savoir, mais de savoir enseigner. Le savoir-faire pédagogique est aussi capital que l’étendue des connaissances. Mais l’acquisition de cet art d’enseigner appelé pédagogie, peut bien s’acquérir en six, huit mois ou un an et même plus. Cela dépend des facteurs suivants : le niveau des formés, la qualité des formateurs et surtout les méthodes de formation. En clair, l’acquisition de la technique d’enseigner ou encore de la capacité à transmettre les connaissances aux élèves dépend moins du temps mis que des conditions ci-dessus énumérées.

De la rémunération jugée infime

L’argent est le nerf de la guerre, dit-on. Selon les propos du ministre Jean Martin Coulibaly ceux qui seront recrutés recevront une allocation forfaitaire mensuelle de 100 000 F CFA qui n’a pas le caractère d’un salaire ou d’une rémunération ce qui veut dire qu’à la fin de chaque mois, chacun aura un net à payer de 100 000 F. Le domaine de l’argent est comme celui de la connaissance ; on n’en a jamais assez et l’on doit toujours chercher à en avoir le plus possible. C’est pourquoi, il est difficile d’engager une polémique là-dessus. Toutefois, il faut se dévoiler la face et se dire ceci : nous sommes au Burkina Faso. Nous sommes également dans le cadre d’un programme d’insertion professionnelle pour jeunes et non un concours régulier de la Fonction publique. Tous les jeunes qui seront recrutés recevront 100 000 FCFA à la fin de chaque mois. Avouons que si ce n’est pas beaucoup pour certains, ce n’est pas rien non plus pour d’autres. Mieux vaut pour un gouvernement de proposer ce qui est faisable et d’y tenir. L’association nationale pour le bien-être des enseignants du primaire souhaite que des gens qui ont leur salaire, qui sont à l’abri du besoin et pour des raisons qu’on ignore ne poussent pas nos jeunes frères étudiants à la déroute en diabolisant le débat. Il faut laisser chacun opérer son choix en toute responsabilité. De toute façon, si l’on se permet de parler comme les compatriotes Yadsé de Ouahigouya, on pourrait dire ceci : « il ya une offre d’insertion professionnelle offrant un emploi contractuel d’un an renouvelable à concurrence de trois ans dans l’enseignement post-primaire avec une allocation de 100 000 FCFA par mois ; que celui qui veut, s’engage en toute franchisse. On n’en voudra pas à celui qui trouve le montant insignifiant et qui refuse d’y aller, préférant attendre de passer les concours directs qui seront bientôt lancés. »

Pour terminer, l’Association nationale pour le bien-être des enseignants du primaire du Burkina, en abrégé ANEP qui apprécie à sa juste valeur l’initiative donne au passage ce conseil aux jeunes méditable en tout temps : « entre le travail de haut niveau que nous n’avons pas, et le travail sans importance que nous ne voulons pas, le danger existe que nous ne fassions rien. »

Pour l’ANEP
Le Président national
Jérôme KABORE,
Instituteur principal
Ancien chargé de communication et de relations publiques du PDDEB (2004-2007)
www.anep.fr.gd
+226 70 19 15 11
jeromekabore@gmail.com ; enseignants.burkinafaso@gmail.com

Messages

  • Y force t on les gens a y aller,,
    C est un choix en toute liberté.

  • Oui vive " l’état providence" du BURKINA FASO. Tout est simple et l’état peut tout faire." y a qu’a augmenter ceci, y a qu a recruter au maxi, y a qu a dépenser comme on veut". la future Grèce c’est le Burkina Faso, avec cette politique c’est la faillite de l’état assurée. Le comble aucun intellectuel n’ose critiquer ouvertement ce qui se passe, personne ne tire la sonnet d’alarme.

  • Vous auriez dû nous épargner d’un écrit aussi long ennuyant. Tout le premier paragraphe ne dit absolument rien sur le sujet. Sur le toile, il faut être bref précis sinon vous risquez de compromettre le message que vous portez et tenez à partager.

  • Le problème est que certains ont peur que ces jeunes ne sortent rafler leur place sur le marché des cours privés et à moindre coût.

  • Il y a des gens qui parlent comme s’ils ne connaissent pas les réalités du pays. C’est la 4ème république qui a gâté certains comme ça. Des gens sont sur-payés dans ce pays, 100.000 F c’est un trésor pour la grande majorité des burkinabè ayez alors du respect pour tous ceux qui sont loin d’avoir cette somme par mois et en plus on ne force pas quelqu’un comme il a été dit c’est une offre

  • J’encourage tous les jeunes conscients à faire un choix personnel et responsable. C’est pour éviter la concurrence que certains (les premiers intéressés) tentent de dérouter certains candidats en leur faisant croire qu’il vaut mieux DÉPENDRE de quelqu’un que d’aller travailler pour son propre pays et toucher 100.000 FCFA à la fin du mois.
    J’invite tous ceux qui ont le profil de l’emploi à faire preuve de lucidité et d’esprit d’analyse au lieu de se laisser berner par les autres candidats ou ceux dont les parents ont amassé les ressources du pays sous les 27 ans de règne de l’autre.

  • En tout cas, j’apprécie bien votre courage et la pertinence de votre analyse. On peut bien se rappeler du recrutement des IA qui sont aller directement en classe pour enseigner. Moi, j’ai eu la chance ou peut-être la malchance d’avoir certains comme enseignants, mais je ne crois pas être le dernier des fonctionnaires car je suis aujourd’hui inspecteur dans l’administration burkinabè. Cependant, le risque qu’il faudra s’apprêter à gérer sera les nombreux abandons de ceux qui réussiront aux concours ou qui auront des emplois ailleurs. Si nous avons une centaine au cours de l’année, plus de 15000 élèves perdront leurs enseignants en cours d’année scolaire. Que deviendront-ils ? sinon faire de l’insertion professionnelle est une très bonne chose.

  • Ce n’est pas une obligation mon cher. De quoi tu te mêle ? On a bien dit pour ceux qui veulent.

  • c’est ce qu’on appelle exploitation de l’homme par l’homme. C’est l’exploitation de la misère de nos jeunes frères étudiants. On s’efforce de réaliser une promesse de campagne en proposant des solutions qui ne sont en faite qu’une fuite en avant dans la résolution du problème de chômage des jeunes. Et quand une certaine organisation qui se dit du domaine de l’éducation appui cela, il y a qu’il faut se demander quels sont leurs objectifs ? Plaire au régime et récolter des fruits de la compromission ou preuve d’une amnésie congénitale ?

  • Ca c’est l’Africain tout crache. Quand il n’y a pas a manger on pleur de faim et des que la nourriture arrive on veut choisir son plat prefere. On ne force personne a participer au programme de recruitement. Decidez vous enfin de ce que vous voulez faire de votre vie car tout le monde me deviens pas riche immediatement apres les etudes. On parle de contract, donc liberte est donnee a tout un chacun d’arreter apres la premiere annee. Et puis ! je pense que ca serait une bonne experience pour ceux qui prendront part a ce recruitement car dans le monde ou nous vivons aujourd’hui c’est ton experience qui fera la difference dans la research d’un emploi et pas seulement tes diplomes.

  • Bonsoir,
    J’aimerais donner, si je puis me le permettre, l’avis suivant : dans un marché de l’emploi oû l’on exige une experience de 2 ans au moins, je pense que cette offre du Gouvernement est du pain béni pour ceux qui remplisent les conditions. Exercer pendant deux ans pour avoir l’expérience et abandoner après si l’on pense pouvoir trouver mieux ailleurs.
    C’est juste un avis que je voulais partager.

  • MON CHER IP ! TES ARGUMENTS NE SONT PAS CONVAINQUANT,C’EST PLUTÔT TOI QUI N’ARRIVE PAS À CONVAINCRE,LA VIE EVOLUE ET PAR CONSEQUENT NE PRENEZ PAS DES EXEMPLES DE L’ANTIQUITE POUR DES PREUVES,D’AILLEURS MÊME C’ETAIT DU VOLONTARIAT,
    ON SAIT QUE TU NE MAITRISE PAS LE POST PRIMAIRE,DE GRACE EVITEZ DE DIRE QUE C’EST BIEN.
    IL FAUT ANALYSER TOUS LES CONTOURS SUR LE CÔTE TRAVAIL,CELA CONTRIBUE À CRÉER PLUS DE CHOMAGE
    IL FAUT QUE L’ETAT LES EMBAUCHE ,C’EST SURTOUT ÇA UN SOUTIEN OÙ UNE CONTRIBUTION,
    MONSIEUR L’IP A L’ART D’UN POLITICIEN.
    C’EST MIEUX DE LUTTER PR SOUTENIR TES FRÈRES .....

    LUTTONS PR UNE AMELIORATUON DE NOS CONDITIONS ET NON FAIRE UNE COMPARAISON AVC LE PASSE.
    .SINON CELUI QUI VEUT CONTRIBUER DONNE SON POINT DE VUE PAR RAPPORT AU TRAVAIL,C’ETAIT MIEUX DE DIRE VOLONTARIAT.
    CEUX QUI AIMENT PRENDRE DES EXEMPLES DE L’ANTIQUITE SONT DES AIGRIS,IL FAUT LUTTER PR LES AUTRES

  • {}bjr Monsieur Jérôme j’ai lu votre écrit dont certaines parties sont vraies et j’apprécie votre contribution pour éclairer la lanterne de ceux qui n’ont pas une connaissance exacte du métier d’enseignant. Cependant une seule assertion m’a déplus. En effet, vouloir apprécier la baisse du niveau de l’éducation en l’attribuant aux enseignants révolutionnaire relève d’une mauvaise foi. le métier d’enseignant demande à être aimé mais surtout que l’on soit un enseignant engagé conscient de ses rôles et responsabilités. Un enseignant bien formé qui n’aime pas son métier et qui n’est pas conscient est pire qu’un chauffeur ivre. Rappelez vous bien : des 500 inspecteurs de l’enseignement du premier degré qui officient actuellement, plus de 5o sont des enseignants révolutionnaires. pour votre mémoire, avant la création de l’institut des sciences de l’éducation, tous les professeurs de lycée que nous avions étaient simplement titulaire de la licence ou de la maîtrise et directement envoyés sur le terrain. au regard du niveau actuel des élèves du secondaire, on serait tenter de dire que les professeurs d’avant sont mieux que ceux d’aujourd’hui. Et pourtant.
    Que tous ceux qui ont peur se rassurent. un enseignant qui a de la vocation quelque soit son niveau de recrutement travaillera à s’améliorer tandis que l’enseignant inconscient se perdra dans l’alcoolisme et les abandons de poste. Courage aux futurs nouveaux enseignants.

  • Des politiciens à la semaine qui,à l aproche des municipales,n ont rien à proposer aux populations que de peindre en noir les projets des autres comme s ils avaient mieux.Sauf à être de mauvaise foi ou avoir la memoire courte :
    - Combien d enseignants du secondaire ,premier cycle(Bac+2) et second cycle(Licence), l Etat recrute chaque année aux concours sur mésure nouvelle ? Ces enseignants qui ,dés admission sont mis à la disposition du ministère de l enseignement secondaire ,sans passer par l ENSK ,ne bénéficient d aucun jour de formation.
    - Qui ne se souvient pas des Instituteurs Adjoints qu on recrutaient en masse depuis les années 90 qui ne bénéficiaient que de 3 mois de formation tout au plus à l ENEP avant de rejoindre leur post respectif ?

  • bjr. Vous n’êtes pas sincère. pourquoi vous signez en bas : ancien chargé de communication et de relation publique du PDDEB ?
    des divers, d’éventuelle recherche de faveur du gouvernement, OSC encore, la honte
    vous dite qu’ils seront intégrés à la fin du contrat. qui vous a dit çà ?

  • Toute mesure a ses parisants et détracteurs, c’est normal. Dans le contexte actuel de chomage ou précarité de l’emploi, dites moi combien touche un BAC+2 sans expérience professionnelle dans le privé ? Combien touche un fonctionnaire debutant avec un niveau licence apres sa formation ? Renseignez vous auprès de vous connaissances et vous verrez que 100 000f pour un etudiant qui debute dans le travail est encourageant. Certains fonctionnaires de categories A2 (maitrise) n’ont pas 200 000 net. Internautes de la Fonction publique éclairez nous si je me trompe.... sans oublier l’expérience qui en decoulera.
    En résumé, si ca convient postulez chers étudiants, à defaut attendez d’autres opportunités tout assumant vos choix.
    Courage.

  • Nimporte koa tout ca.Juste pour calmer les gens.

  • Hum...
    Donc, en résumé, M. le porte-parole nous a gratifié d’un texte long et pénible pour dire "c’est bien ce recrutement, ceux qui veulent n’ont qu’à y aller"...

  •  "il ya une offre d’insertion professionnelle offrant un emploi contractuel d’un an renouvelable à concurrence de trois ans dans l’enseignement post-primaire avec une allocation de 100 000 FCFA par mois ; que celui qui veut, s’engage en toute franchisse. »
    Peut-il y avoir franchise ? A mon humble avis c’est non. C’est tout simplement mieux que rien en attendant d’être mieux loti. De ce fait, cela constitue le vrai nœud de ce programme dit de "sauvetage".
    Dans la même logique que dire des apprenants face à de tels enseignants de circonstance ?

  • Du simple griotisme pour se faire voir des nouvelles autorités. Vous osez affirmer que "les étudiants actuels de niveau BAC+2 ont un bagage intellectuel qui puisse satisfaire au besoin de connaissances d’un élève de la sixième, cinquième, quatrième et troisième. Il faut se convaincre qu’en matière d’enseignement, la première de toutes les règles, c’est qu’on n’enseigne bien que ce qu’on connaît parfaitement soi-même". Je vous demande tout simple de quoi un étudiant d’Histoire, de géographie, de Lettres modernes, de linguistique, de droit, de sociologie, de psychologie, d’art et communication ou enfin de philosophie peut-il se prévaloir comme connaissances pour enseigner histoire-géo et français au collège ?? Ce sont là les profils exigés pour prendre part au concours. On cherche à donner du travail aux jeunes sans aucune considération pour la qualité que vous prétendez voir et soutenir. Je vous comprends, vu votre niveau. Mais pour votre information, on n’apprend pas n’importe quoi à l’université, et tout ce qu’on y apprend ne vous prédestine pas à l’enseignement d’une discipline scolaire.

  • Cette histoire d’enrichir le CV que le MENA brandit est une fausse affaire. Si on veut un infirmier dans une ONG, même si tu as 20 ans d’expérience dans l’enseignement, on ne va jamais te recruter. On ne va pas aussi recruter des enseignants du secondaire chaque fois. Ce MENA parle trop comme un griot !! Qu’il nous donne un seul exemple de ses impacts on va apprécier

  • internaute 13(SANKARA Saîdou) ; je valide votre intervention.

  • salut

    Analyse plate et moins convaincante que tous les autres écrits précédents sur le recrutement des 4200 enseignants.

    Si l’objectif est de se faire voir par les nouvelles autorités, peine perdue.
    Autant aller chercher ta carte de militant MPP

  • Je rejoins l’internaute 22 Man pour approuver aussi l’internaute 13 SANKARA Saïdou. Tout réside vraiment dans la vocation. Quand il y a la volonté de progresser ou de s’améliorer dans n’importe qu’elle domaine c’est possible d’atteindre son but. Revoyons un peu le parcours des 1ers intellectuels africains beaucoup ont commencé comme simple agent de l’administration mais leur volonté de progresser leur a conduit au sommet de l’état. Aujourd’hui nous avons des gens chargés de diplômes mais une fois l’emploi obtenu c’est les privilèges de l’emploi qui les intéressent et non la rigueur qu’ils doivent mettre dans le travail de l’emploi obtenu. Pour ces gens là le seul travail rigoureux qu’ils ont fait c’est le travail qui a abouti à l’obtention de leurs diplômes. Ils n’ont véritablement pas le sens du service de l’autre et le travail est donc sans vocation

  • Belle analyse, je suis d’accord avec vous ; Les gens pensent que vs avez signez "Ancien Chargé de communication pour, moi je pense que c’est monterz jusqu’ou vs maitrisez le domaine de l’éducation. C’est ce que je pense. Bravooooooo
    De tte facon, étudiant qui veut, il y va ? celui qui veut pas reste. C’est son son prooblème

  • Monsieur KABORE, c’est ce genre de raisonnement qui a tué le PDDEB dont tu étais chargé de la communication et de relations publiques. En matière de l’éducation on ne parle pas comme tes parents. "Celui qui veut il s’engage" ; Toi tu es instituteur niveau BEPC avec quel salaire ? Et tu veuX qu’on donne 100 000F à quelqu’un qui a BEPC + 5 ; évidemment il ne va pas refuser parce qu’il est chromeur. Mais après un an de travail, il va se rendre compte qu’il n’a pas sa place là-bas ! "petit argent petit travail" dit on ! On connait bien le milieu ; c’est même les autres enseignants qui vont les surnommer et les décourager. On parle de recruter des agents communautaires par village pour un coût de près de neuf milliards. Pourquoi ne pas mettre l’accent sur l’éducation. Pour les questions de santé, il faut mettre l’accent sur la construction des CSPS. Dans un village où il ya un CSPS à quoi servent ces agents communautaires ? Le développement du BURKINA passera nécessairement par un bon système éducatif.

  • j’apprécie l’analyse faite par l’ANEP.

  • Bjr chers internautes
    Certains sont aigris tout simplement parce qu’ils croyaient que les étudiants du Burkina Faso sont faits pour baver dans les rues, livrés au vagabondage. D’autres les prennent pour des rebelles, des indisciplinés, ...Bref, il n’y a pas de sous-métier. Le Burkinabè conscient, digne de ce nom, sait qu’il vaut mieux gagner son pain par la sueur de son front que de quémander.
    Rappelons le, n’importe qui ne peut pas être enseignant ; c’est un travail noble, qui demande d’être discipliné, d’avoir un minimum de vocation pour le métier, de pouvoir s’exprimer bien en public, de comprendre français et j’en passe. Toutes ces qualités ne sont pas données à tout le monde et tout le monde n’a pas de BAC +2. De grâce, que ceux qui n’en n’ont pas ne sème la zizanie dans la tête des futures travailleurs qui veulent lutter pour leur avenir. Y en a beaucoup qui préfèrent le chômage que l’enseignement, c’est leur droit. Comme on le dit si bien "Dans la vie, chacun est libre de ses choix et de ses actes". Merci

  • Monsieur L’IP, vous avez quoi avoir avec des affaires du post-primaire ? Vous êtes du primaire à ce que je sache. Je suis désolé de remarquer que vous n’êtes qu’un chasseur de prime avec cet écrit long, vide et nul. C’est ridicule que un enseignant encourage le gouvernement à recruter des bac+ 2 pour absorber le chômage dans ces conditions. Nos frères et enfants ont des licences, les maitrises et les Master II et cherchent un travail stable et durable et non des conneries. Le gouvernement veux donc que nos enfants quittent les Universités pour aller enseigner en contre partie de 100 mille franc. La jeunesse est plus mures que vous. Ce que les gens veulent c’est du travail ce n’est pas un palliatif non curatif. Que le gouvernement sache, que ceux qui ont fait l’insurrection ce sont les chômeurs désespérés. S’il vous plait, Messieurs du gouvernement, faites en sortes qu’il ait des recrutements pour tous les diplômes universitaires et selon la loi 081/2015. C’est à dire qu’ils soient des fonctionnaires.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés