Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

vendredi 19 février 2016 à 23h28min

Fils du premier Président de la Haute-Volta, figure incontestée du hip-hop, MC Claver Yaméogo a marqué d’une pierre blanche, ce milieu culturel en Côte d’Ivoire où il a passé sa jeunesse aux côtés de la famille du Président Félix Houphouët-Boigny. Entré au Burkina dans les années 2000, MC Claver Yaméogo va s’adonner à l’église, et dans ‘’un new style’’. En cette journée de vendredi, son ministère (ministère du Christ), sis au quartier Patte d’Oie à Ouagadougou, ne désemplit pas de visiteurs. Une oreille indiscrète permet tout de suite de comprendre que parmi les hôtes, ils sont aussi nombreux à avoir parcouru des milliers de kilomètres (Afrique centrale, Afrique australe, pays voisins du Burkina, etc.) pour être-là. Néanmoins, entre deux audiences et d’incessants coups de fil pour répondre à une sollicitation ou à une invitation à l’étranger, c’est un MC Claver Yaméogo, infatigable, plein de tonus, jovial et bien inspiré qui a bien voulu répondre à nos questions. Du maître du micro (MC) au ministre du Christ (MC) en passant par des questions politiques, l’homme est sans langue de bois …

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

Lefaso.net : Comment faut-il vous appeler, ‘’Révérend’’, ‘’Bishop’’, ‘’ministre’’… ?

MC Claver Yaméogo : Dans notre milieu, les termes, c’est juste pour classifier les gens. C’est comme à l’Armée où ils sont tous soldats mais avec différents grades. Aujourd’hui, on m’appelle Bishop. Bishop, c’est en anglais qui veut dire en français, Evêque. Evêque, c’est un terme biblique pour dire « superviseur », en fait. Et si on veut même le comparer, l’Evêque est comparé aux Diacres et aux Anciens ; il n’est pas même cité dans les cinq Ministères que Dieu a donnés à savoir Apôtre, Evangéliste, Prophète, Docteur et Pasteur. Mais la même Bible dit, dans Acte 20 au verset 28, que le Saint esprit a établi les Pasteurs-Evêques sur les troupeaux ; donc tout Pasteur est un Evêque appelé par le saint esprit. Donc, il n’y a pas là, d’équivoque. Révérend, c’est comme on dit : Son Excellence Monsieur le Président. C’est comme on dit excellence monsieur le Pasteur… Mais, en terme ecclésiastique, on dit Révérend.

Lefaso.net : … Pourquoi ‘’ MC ’’ ?

MC Claver Yaméogo : Parce que dans le monde, j’ai été Maître de cérémonie (MC) dans le monde du hip-hop, j’ai travaillé à la radio, à la télévision… et quand je suis devenu chrétien, les gens disaient mais, on va continuer à t’appeler, on ne peut pas…c’est MC… L’esprit me dit mais, n’aies pas honte qu’on continue à t’appeler MC. Va dans la Bible et tu verras que moi, je fais partie des hommes, des ministres du Christ (MC). Donc, il y a des ambassadeurs du Christ et des ministres du Christ. Je me suis dit donc, je laisse le ‘’MC’’, qui devient maintenant, le « Ministre du Christ Claver » : MC Claver. Et pour moi, la ‘’tritrologie’’ n’est pas importante dans le Ministère, franchement.
Dans l’Evangile, dans le milieu évangélique, beaucoup de gens ont peut-être des titres ronflants mais ils n’ont pas de substance. Il ne sert à rien d’avoir des milliers de titres alignés alors que la production, les fruits de l’arbre ne sont pas au rendez-vous. Alors qu’il y a des personnes qui n’ont aucun titre, qu’on appelle simples Pasteurs mais ce qu’ils ont comme ressources, comme fruits, c’est incroyable. Donc, réellement, il faut que les hommes mêmes qui servent Dieu soient humbles. Le titre, oui, pour faire un peu une différence mais, le plus important, c’est qu’est-ce que tu produis ; qu’est-ce qui sort de toi, quelle est ta capacité, qu’est-ce que tu as en toi, le nombre de vies que tu impacte … ? Le plus important, c’est le travail que l’homme de Dieu fait dans sa génération, ce n’est pas le titre. Tu peux avoir dix mille titres et passer inaperçu et quelqu’un qui n’a qu’un seul titre va influencer toute une génération. Donc, le plus important, c’est le travail que l’homme de Dieu fait dans le Seigneur ; ce n’est pas le titre.

Lefaso.net : Prenons le ‘’MC’’ dans sa version hip-hop, qui a fait la pluie et le beau temps surtout en Côte d’Ivoire. Avec quel regard revivez-vous cette époque que vous avez marquée d’une pierre blanche ?

MC Claver Yaméogo : Pour ceux qui ne le connaissent pas, le hip-hop est une culture ; ce n’est pas un phénomène de mode. C’est une culture. Aujourd’hui, cette culture existe toujours et beaucoup de gens y adhèrent… C’est une façon de vivre, de s’habiller, de parler, c’est un genre musical. Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un des éléments phares de ce mouvement qu’il a sanctifié et qu’il utilise pour sa gloire. Aux USA, plein de rappeurs sont devenus pasteurs : MC Hammer REV, RUN de RUN-DMC. Donc, mon but est de pouvoir aussi m’adresser à cette jeunesse qui aime aussi ce courant musical, qui adhère à cette culture et l’aider dans la spiritualité. C’est pourquoi, je peux continuer toujours à rapper mais, mes textes seront beaucoup plus spirituels en portant à ces jeunes, un message. Donc, cette culture, elle est toujours-là ; j’ai une radio, Radio Jam Ouaga, qui fait la promotion de cette culture. Aujourd’hui, je continue toujours également d’animer des émissions en Côte d’Ivoire, les vendredis soirs sur Fréquence II, de 20 h à 22h : Zone rapholdschool où je refais écouter les titres du bon vieux temps aux mélomanes qui aiment cette musique… Pas de mal en cela, si quelqu’un a un travail et que ce travail peut lui rapporter des sous, lui permettre de toucher des milliers de gens où il peut véhiculer son message ; il ne faut pas lésiner sur ces moyens. C’est le don que Dieu m’a fait et je vais l’utiliser afin d’être un exemple, un modèle pour les nouvelles générations. Je ne dis pas que je suis parfait, mais je fais tout pour que les jeunes aient un repère en me voyant fonctionner et qu’ils se disent : « si lui, il a réussi, nous aussi, nous pouvons ».

Lefaso.net : On a assisté, dans la même période, à une vague de départs de grosses figures du showbiz, du milieu du hip-hop précisément, vers l’Eglise, qu’est-ce qui explique cela ?

MC Claver Yaméogo : C’est vrai, ils se sont convertis mais pas tous. Ça arrive à un moment de la vie, où effectivement l’esprit va utiliser des artistes pour toucher d’autres artistes, des communicateurs pour toucher des communicateurs. Après, ce sera des sportifs pour toucher d’autres sportifs. Après, ça peut tomber sur des politiques pour toucher d’autres politiques plus bien sur des gens qui ne sont pas de leur milieu. Donc, Dieu va à sa manière, à son rythme, à sa façon pour toucher toutes les couches sociales et tous les différents secteurs de la vie et c’est pour cette raison qu’à un moment, Dieu a effectivement touché un pan de la communication (ce n’était pas seulement le monde artistique) en Côte d’Ivoire et il y a eu un ‘’boom’’ sur le plan aussi des chantres. Et c’est là qu’on a compris que la musique chrétienne pouvait aussi se chanter en reggae, en rap, en musique d’ambiance avec Chekina, O’nel Mala, etc. Il y en a qui ont tellement bien réussi leur chanson, que ces musiques se dansaient même en boîte, dans les maquis. C’est qu’il y a quelque chose, qui se passe qui est que même dans les ténèbres, la lumière de Dieu arrive et ceux qui s’adonnent à cœur joie à la danse confessent Dieu sans le savoir. Et un beau jour, une seule parole de cette chanson peut vous amener à vous dire : il faut que je cherche l’Eglise, un pasteur. Voilà un peu ce qui s’est passé dans la période que vous citez, où il y a eu pas mal de conversions au milieu de la communication et des artistes.

Lefaso.net : Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre le bercail, malgré tous les soins dont vous étiez l’objet du côté de la lagune Ebrié...?

MC Claver Yaméogo : C’est vrai. Mais, j’ai simplement obéi à l’appel de Dieu. C’est en 2000 que tout est arrivé. C’est cette année que je suis entré dans mon appel et mon mentor était l’archevêque Kodja Guy Vincent. Pendant plus de deux ans, il m’a soutenu, aidé dans la formation de la chose spirituelle. J’avais aussi d’autres personnes, des amis, qui étaient dans le ministère, avec qui j’échangeais. Après ces deux ans, la guerre a éclaté en Côte d’Ivoire. Et c’est le moment où tout le monde quittait le pays. Et Dieu m’a dit : toi, tu ne partiras pas, votre famille a été très proche de la famille du Président Félix Houphouët-Boigny, la Côte d’Ivoire est votre terre d’adoption ; donc ce n’est pas parce qu’elle brûle aujourd’hui que vous devez tous partir comme des rats qui quittent le navire. Non ! Ce que tu dois faire, tu vas rester, et avec la petite connaissance spirituelle que tu as, je veux que tu intercèdes pour ce pays. Comme cela, demain, quand tu reviendras, les gens t’accueilleront toujours avec joie. C’est comme votre maison qui brûle, et celui que vous avez hébergé prend ses affaires, fuit et vous laisse avec votre maison. Demain, s’il revient après que vous ayez fini de reconstruire, est-ce que vous allez les laisser dormir ? Mais, si voyant la maison brûler, il dépose ses affaires, prend un sceau d’eau et vous aide à éteindre le feu et une fois éteint, il vous dit qu’il va partir, vous ne percevrez pas cela en mal. Même s’il part et qu’il revient demain, vous vous souviendrez toujours de ce moment où il a été à vos côtés, quand ça n’allait pas et vous allez lui montrer volontiers sa chambre. Donc, cette image m’a tellement frappé et j’ai dit non, je ne bouge pas. Si on doit descendre sur Abidjan pour tout détruire, moi aussi, je serai parmi les gens qui seront détruits. Tout le monde avait peur pour moi, j’avais des propositions de billets d’avion pour aller aux Etats-Unis, à Paris (et je n’avais aucun problème pour les visas). J’y suis resté et c’est en 2004, que le Seigneur m’a dit de rentrer au FASO, qu’il a une nouvelle mission pour moi. Donc, je suis venu au Burkina, j’ai tâté le terrain et il m’a dit qu’il faut que je vienne commencer le ministère ici ; parce que, dans un verset de la Bible il a dit - c’est dans le livre de Marc au chapitre 5 verset 19- : Jésus lui dit : vas dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a eu pitié de toi. Et c’était dans l’histoire avec le fou de Gadara. Donc, je n’ai pas cherché à résonner, j’ai prié, j’ai demandé la direction de Dieu et quand je suis venu, Dieu avait vraiment disposé des choses pour moi.
Ça a été très, très dur au départ ; j’ai eu des soucis de justice avec la Radio… (une radio de la place), j’avais l’impression que tout le monde m’avait abandonné, etc. Mais, j’ai persévéré et j’attendais le bon moment. Et puis deux ans après, j’ai commencé le ministère et Dieu m’a ouvert la porte avec Radio JamOuaga. Voilà comment je suis arrivé au Burkina et Dieu m’a dit : ne t’inquiète pas, du Burkina je pourrais t’envoyer partout dans le monde entier. Le Burkina n’est pas un pays pauvre, le Burkina est un pays riche et je sais que ce que je t’envoie faire au Burkina, tu seras une brindille d’allumette qui va venir mettre le feu à la forêt. Et je suis venu avec un style, une nouvelle façon de voir (au début les gens ne comprenaient pas mais aujourd’hui, ils ont accepté, accepté ce nouveau style d’évangile, cette façon des jeunes de s’exprimer par rapport aux messages de Dieu).

Lefaso.net : Une autre façon pour les jeunes de faire comprendre que les choses doivent évoluer … ?

MC Claver Yaméogo : De la manière dont les gens adoraient dans les années 1800, ce n’est pas de la même manière en 1900 et ce n’est pas non plus la même manière en 2000. Et pourtant, c’est le même Dieu ! Donc, il faut comprendre que chaque génération vient avec de nouvelles idées, de nouvelles manières d’adorer. D’autres vont trouver cela mondain…Mais oui, il y a des choses que nos devanciers ont aussi faites que les autres ne faisaient pas avant ! Même dans la Bible, quand ils ont reconstruit le temple, quand les jeunes ont pris le devant, les vieux pleuraient. Pourquoi ? Parce que de la manière dont les jeunes adoraient diffère de celle de leurs pères. Et quand les jeunes ont vu les vieux pleurer, ils ont crié très fort (pour que leurs cris couvrent les pleurs des vieux). Donc, aujourd’hui, une nouvelle génération vient, il faut que l’ancienne génération comprenne que les choses ne seront plus comme avant (comme le disait quelqu’un…un jour), même à l’église. Les jeunes viennent donc avec leur style, pourvu que ce qu’ils fassent soit spirituel, sanctifié, pourvu qu’’ils ne pêchent pas. La Bible dit que tout est pur pour celui qui est pur. Mais tout est souillé pour celui qui est souillé. Il faut qu’il y ait des débats bibliques, de bons concerts pour les jeunes (de hip-hop, de reggae, etc.) avec des messages bibliques. Si le langage du prédicateur ne change pas, comment allez-vous toucher les jeunes (il faut que son langage soit adopté à celui de la jeunesse). La dernière fois, j’ai souri quand notre papa, notre patriarche, le Dr. Karambiri Mamadou a donné le titre de son message : « des Chrétiens coupé-décalé » et les « Chrétiens de première classe ». Du coup, j’ai dit, voilà des messages comme cela, un jeune va chercher à savoir, tendre l’oreille pour écouter le message. C’est cela qui fait que nous ne devons pas être très rigides envers la nouvelle génération qui vient apporter sa nouvelle expérience, ce que l’esprit les amène à faire dans le milieu évangélique.

« Si à l’Assemblée nationale, on n’a pas des gens qui ont cette connaissance de la Parole de Dieu, vous verrez demain qu’on va voter la loi sur l’homosexualité »

Lefaso.net : Issu d’une famille ancrée dans la politique depuis belle lurette, on s’attendait à vous aussi sur la scène politique ; pourquoi vous vous êtes mis à l’écart de la chose politique ?

MC Claver Yaméogo : Ce n’est pas que politique et religion ne riment pas. Déjà prêcher c’est faire de la politique c’est faire la politique de Jésus. Dans la Bible, tous les grands rois avaient des Prophètes à leurs côtés. Qui mieux qu’un homme de Dieu peut conseiller un homme politique ? Parce que l’homme de Dieu, qui est appelé par Dieu, qui connaît les écritures, les pensées de Dieu, ne pourra que guider son leader politique dans la bonne direction. Mais, si le leader politique se fait entourer de charlatans et autres…, ces gens-là n’ont pas la vérité ! Ils ne feront qu’induire le leader politique en erreur. Je ne dis pas aussi qu’il faut aveuglément prendre un homme de Dieu a ses cotés car il y a aussi de faux pasteurs ! C’est pourquoi, tous les grands hommes politiques, qui ont un tant soit peu la crainte de Dieu et du discernement, prennent à leurs côtés des conseillers connaissant la Parole, pour les aider aussi sur le plan spirituel ; parce que tu ne pourras jamais réussir une mission si Dieu n’est devant toi. Mais de quel Dieu parlons-nous ? Il faut avoir le vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre. Maintenant, est-ce qu’il y a un bicéphalisme entre un homme de Dieu qui fait de la politique et qui sert le peuple ? Non ! Simplement, il ne faut pas mélanger les choses. Un homme de Dieu ne doit pas amener la politique dans l’église. Mais, un homme de Dieu peut être un instrument pour son gouvernement, un instrument pour sa nation ! Demain, un homme de Dieu, un leader religieux, peut se lever pour dire qu’il va se présenter aux élections (présidentielle, ndlr). Où est le mal si Dieu l’a appelé, si le peuple veut de lui ? Il ne fera qu’apporter de bonnes choses, des solutions aux problèmes de la nation à cause de la crainte de Dieu qu’il a dans son cœur ; donner à manger à la veuve et à l’orphelin, au pauvre, à l’étranger. C’est quelqu’un qui se souciera des autres que de lui-même. Voilà la particularité et l’avantage d’avoir quelqu’un qui a la crainte de Dieu à la tête d’une institution.

Qui a dit que quand tu es à la tête d’une institution tu seras forcément corrompu, obligé de faire dans la compromission ? Ce n’est pas vrai. A partir du moment où tu décides, tu peux opter de faire les choses bien selon les accords, selon les principes qui existaient avant mais, en cherchant la meilleure solution que Dieu veut. Tu prendras toujours la bonne solution en vue de faire prospérer ton peuple, en vue d’aider ta nation. On n’a pas besoin d’avoir fait de grandes études pour vouloir le bien de son peuple. Le reste, tu auras des techniciens à tes côtés pour t’aider dans la réussite de ta mission ; donc, il ne faut pas forcément qu’on dise que les hommes de Dieu ne doivent pas faire la politique. Au Brésil, un grand nombre des députés sont pasteurs. A l’Assemblée nationale, il doit y avoir des hommes de Dieu. Un exemple, c’est à cause du manque de Chrétiens à l’Assemble nationale que le lundi de Pentecôte n’est pas férié au Burkina ; parce que le jour où on votait la loi, il n’y avait pas quelqu’un qui mesurait bien les choses, à telle enseigne qu’on s’est dit qu’il y a trop de fériés donc, on passe. Or, le dimanche de pentecôte, c’est là où l’Eglise est née, c’est-là où le saint Esprit est descendu et que l’Eglise du Christ est née. Donc, c’est un jour aussi important que la Pâques et de la même manière que lundi de Pâques est férié, lundi de Pentecôte doit être férié. L’ascension, c’est quand Jésus est monté au ciel. Si à l’Assemblée nationale, on n’a pas des gens qui ont cette connaissance Biblique, cette connaissance de la Parole de Dieu, vous verrez demain qu’on va voter la loi sur l’homosexualité permettant à deux personnes du même sexe de se marier entre eux ou un être humain peu se marier avec son animal de compagnie. Si les gens ne connaissent pas la Parole de Dieu, ils vont le faire ! Heureusement que la culture africaine rejette ça, quand bien même certains pays africains veulent l’adopter (pour recevoir de l’argent de certains pays justement).

Lefaso.net : Donc vous êtes contre …. ?

MC Claver Yaméogo : Mais !... Comment voulez-vous qu’un homme épouse un homme ? La Bible l’interdit ! C’est une malédiction ! Un homme ne peut pas épouser un homme, une femme ne peut pas épouser une femme. C’est écrit dans les commandements de Dieu. C’est une abomination et cela est puni de mort par l’éternel. Ni homosexuel, ni efféminé …. n’héritera du Royaume des cieux (c’est repris dans le nouveau testament). Celui qui se lève et qui autorise le mariage homosexuel, il pèche et il met un poids de péché sur sa nation. Mais, s’il n’y a pas des gens à l’hémicycle pour défendre et dire aux gens de ne pas le faire parce que c’est contre Dieu, contre nature…les gens diront que voilà, tous les goûts sont dans la nature, permettez-leur de se marier, ce n’est pas un problème, soyons tolérants, acceptons la différence, Patati patata. Et ça, si nous acceptons l’abomination, le péché contraire à la Parole de Dieu et nous-mêmes, nous nous maudissons nous-mêmes ! Voilà pourquoi, des hommes de Dieu doivent faire de la politique, afin que les gens puissent se lever, organiser des programmes de prières, de formations… Et ça, ça va aider la jeune génération à s’éloigner de la drogue, de la prostitution, de l’ivrognerie, etc.

Lefaso.net : Avec votre casquette de leader religieux et frère-cadet d’hommes politiques engagés aux côtés du régime Compaoré en son temps, comment aviez-vous vécu ces moments de lutte autour de l’article 37 ?

MC Claver Yaméogo : J’ai toujours donné mon point de vue dans certains journaux, lors de conférences en disant qu’il faut toujours beaucoup prier et beaucoup de sagesse et qu’on devrait écouter le peuple. Ce n’est pas parce que des articles peuvent parler en votre faveur, que le peuple est d’accord il faut étudier le contexte voir si la grogne des opposants est justifiée. En son temps, j’ai fait un programme dont le titre était Burkina Faso ton Dieu t’ordonne d’être puissant. Juste après une commission à été chargé d’étudier la question de l’impact de la modification de l’article mais la conclusion fut en faveur de sa modification et certains hommes de Dieu n’ont pas été clairs dans leur position. Donc, il y a une question de moralité qui est là. C’était mauvais de vouloir réviser l’article 37 parce que, même si techniquement il y avait une possibilité, le fait qu’une partie du peuple ne voulait pas de cela et ils l’ont démontré en prenant la rue, pour éviter tout clash, c’était de surseoir. Mais, j’ai dit en son temps que j’ai du mal à parler, parce que j’ai des devanciers et ces devanciers sont des Pasteurs qui sont à la tête des institutions ecclésiastiques. Ce sont eux qu’on va interviewer mais ça ne veut pas dire que nous épousons ce qu’ils disent. Ce que le président Blaise vivait-là, nous aussi on vit ça aujourd’hui ; nous sommes obligés de nous battre pour faire nos associations parce que les gens ne veulent pas quitter la tête des institutions ecclésiastiques qu’ils dirigent depuis longtemps.
Il faut quand même accepter que le temps passe et il faut laisser la place aux jeunes. Les vieux peuvent faire un comité de sages pour voir comment les jeunes vont gérer les différentes institutions ecclésiastiques, les différentes organisations pour pouvoir aller de l’avant. Mais moi par exemple, moi qui ai 53 ans, on dit je suis un enfant ; à quel âge alors je vais être un homme pour siéger ? Si nos parents qui ont plus de 70 ans ne veulent pas laisser la place pour que les jeunes l’occupent ? Dieu même a fait confiance à la jeunesse, sinon il n’allait pas appeler le jeune Timothée. Dieu a fait confiance à la jeunesse, sinon il n’aurait pas pris Marie, très jeune, pour qu’elle soit enceinte de Jésus ; il aurait pris la vieille Elisabeth en disant qu’elle est plus mature. Mais pourquoi Dieu lui-même a fait confiance à la jeunesse et vous, les hommes, vous ne pouvez pas faire confiance à la jeunesse ? C’est un problème ! Joseph avait quel âge, pour qu’il soit le guide et qu’il élève l’enfant de Dieu ? Pourquoi il ne l’a pas confié au vieux couple (Zacharie et Elisabeth) ? Ça aurait été plus juste ! Mais-là, Dieu voulait nous montrer que les vieux pouvaient donner la sagesse à Marie, donc elle est allée prendre la sagesse auprès d’Elisabeth. Mais la mission, c’est Marie et Joseph qui l’ont accomplie pour protéger Jésus. Et aujourd’hui, les vieux doivent s’inspirer de ça ; savoir qu’on arrive à un temps où notre âge ne nous permet plus d’arpenter encore les réunions, de voyager etc., et qu’on doit envoyer les jeunes et rester en arrière pour donner des conseils. Ce sont les jeunes qui doivent en ce moment mettre leur énergie au service de la communauté pour son bien. Malheureusement, ce n’est pas ce qu’on voit dans la Francophonie. Donc l’unité prend un coup parce que pour mieux évoluer chacun veux son indépendance dans le ministère

Lefaso.net : Avez-vous abordé le sujet avec vos frères, (Hermann Yaméogo, président de l’UNDD et Salvador Yaméogo, président du RDF) ?

MC Claver Yaméogo : On s’est parlé, je suis allé les voir un jour à Koudougou et je lui ai dit tout ce que j’avais sur le cœur. Mais ce que je lui disais était contraire à ce que lui, pensait. Avec mes deux frères j’ai discuté ! Nous nous sommes rencontrés séparément, on a échangé et je leur ai dit tout ce que je pensais…. Et tout ce que je leur ai dit n’a pas manqué d’arriver ! Ils sont-là, vous pouvez leur demander : tout ce que je leur ai dit est arrivé. Ce qui veut dire que j’étais dans la vérité mais eux, ils ont préféré ne pas prendre en compte mes conseils poussés par l’Esprit. Et comme moi, je suis le petit frère, ils ne pouvaient pas penser que Dieu m’a éclairé pour leur dire la vérité. S’ils m’avaient écouté, ils ne seraient pas dans la position où ils sont aujourd’hui. Mais, comme chacun pense être sage…. Chacun fait !
Lefaso.net : On sait que votre père est décédé, quelles sont les nouvelles de votre mère ?

Evêque MC Claver Yaméogo : Oui, ma mère est toujours en vie ; elle a 73 ans et vit à Paris. Depuis la mort du papa, elle se débrouille dans des conditions peu confortables, avec beaucoup de difficultés.

Lefaso.net : …alors, pourquoi ne pas rentrer au Burkina ?

Evêque MC Claver Yaméogo : Croyez-moi, elle rentrerait, si elle en avait les moyens et la possibilité. Elle ne peut pas, parce qu’elle n’a pas de quoi se déplacer, se loger, etc. Pour avoir été aux côtés du père de l’Indépendance, c’est une situation pernicieuse.

Lefaso.net : Le pays n’a rien fait pour elle ?

Evêque MC Claver Yaméogo : Le pays, le pays …, quelle histoire ? Pendant que Blaise Compaoré était au pouvoir, on a tout fait pour régler la question de la pension de la mère. A l’époque, nous avions adressé des lettres de demande de pardon, ma mère et moi-même, mais c’est resté vain. C’est à la faveur de l’arrivée du premier ministre, Tertius Zongo, que les droits de la veuve Yaméogo ont été reconnus.
Un courrier a été donc adressé au président du Faso pour demander le recours en grâce sur la condamnation de feu mon père, afin que la veuve puisse toucher sa pension (la condamnation bloquait le droit à la pension) ; ce qu’il a accordé, quelques mois après. Mais, à notre grand étonnement, le Trésor public a reversé la pension que devait toucher la veuve à une tierce personne de la famille (qui n’avait aucune procuration). Sous la Transition, j’ai engagé un recours pour poursuivre le Trésor public pour faute. Mais, la Transition n’a pas pu régler le problème avant son départ. Cependant, j’ai été entendu par la gendarmerie sur cette affaire. Ma mère et moi comptons poursuivre le dossier pour qu’elle entre dans ses droits.

Lefaso.net : Avez-vous échangé sur la question avec les nouvelles autorités ?

Evêque MC Claver Yaméogo : Nous les laissons d’abord bien s’installer. Aussi, comme l’action est déjà arrivée à la gendarmerie, certainement que les autorités seront informées du niveau d’avancement de la procédure.

Lefaso.net : On vous a aperçu à l’investiture du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré ; votre présence avait-elle un message particulier ?

MC Claver Yaméogo : Vous savez, après tant d’années…, un civil prend véritablement le pouvoir. Depuis mon père, Maurice Yaméogo, jusqu’à Michel Kafando, ce n’étaient que des militaires qui étaient au pouvoir ; la Transition n’étant pas démocratiquement élue, le véritable passage d’un civil démocratiquement élu, depuis Maurice yameogo, c’est Son Excellence Roch Marc Christian Kaboré. Donc, c’était un événement que je voulais vivre, pour moi, c’était quelque chose d’historique. Et de plus encore, le père de Son Excellence Roch Marc Christian Kaboré, a été ministre de mon père. Mon père a eu confiance en cet homme parce que c’était un homme qui avait le sens de l’intérêt du pays et mon père parlait beaucoup du bien de ce ministre. Aujourd’hui, son fils est aux destinées de ce pays ; mon devoir est de le soutenir dans la prière. C’était pour moi un devoir d’y être. Je veux vous faire une confidence, mon père a été injustement condamné et il ne faisait sans cesse de maudire le pays en disant qu’il ne faut que des militaires pour gouverner ce peuple. Quand l’Esprit de Dieu à révélé cela à ma mère elle ma demandé de voir comment briser cette malédiction et Dieu va faire qu’a une réunion de prière a la maison du peuple on me prenne comme point de contact pour briser cette malédiction. C’était en janvier 2014 et Dieu a brisé la malédiction le résultat est là et je rends gloire à Dieu

Lefaso.net : Quel est votre regard sur l’avenir du Burkina ?

MC Claver Yaméogo : Dieu permet que le Burkina écrive un nouveau chapitre de son histoire. Et s’il a permis les événements des 30 et 31 octobre (2014), c’est parce qu’il voulait véritablement passer à autre chose. La Bible dit que c’est lui qui enlève les rois, c’est lui qui institue les rois ; c’est lui Dieu qui fait ces deux choses. C’est lui Dieu qui crée la prospérité et qui crée aussi l’adversité. Donc, une nation doit toujours reposer sur celui qui l’a faite, c’est-à-dire Dieu. Car, Dieu a créé le monde, il a créé l’Univers et tout. Maintenant, quand il donne les moyens d’entrer dans la prospérité, si nous échouons, ce n’est pas Dieu, c’est nous les hommes. Comme disent les ivoiriens : si tu as mis du sable dans ton attiéké, ce n’est pas la faute de Dieu. Si tu mets du feu dans ton champ où tu es prêt à moissonner, ce n’est pas la faute de Dieu. Il est temps pour le Burkina Faso de passer à autre chose. Et ça, on a les moyens et on a l’opportunité de le faire. Il y a beaucoup de pays qui, il y a 40 ans, étaient des déserts mais sont devenus aujourd’hui des pays hyper modernes. Je suis sûr qu’à l’image de la Corée du Sud, des Emirats Arabes-Unis, du Burkina Faso, ce pays de savane, peut sortir des merveilles. Nous avons des ressources, nous avons des hommes. Rien ne peut empêcher ou entraver notre progrès. Rien. Absolument rien et nous avons les hommes pour y arriver. Que le peuple fasse confiance aux dirigeants que Dieu a installés là, qu’ils fassent confiance aux hommes de Dieu qui se battent pour le développement de la nation et je pense que dans les cinq ans à venir, quand on fera le bilan, on verra véritablement que Dieu était au commencement de ce projet. Et c’est pourquoi, il a permis que cela arrive.

Lefaso.net : Votre message au peuple burkinabè ?

MC Claver Yaméogo : Mon conseil est que nous puissions travailler dans l’intégrité. Notre pays porte le nom de « Pays des Hommes intègres », c’est déjà prophétique. C’est bien qu’on dise le « Pays des Hommes intègres ». Mais, le gouvernement doit comprendre qu’il doit marcher dans l’intégrité, que la corruption doit disparaître, les dessous de table, tout ce qui n’est pas à la gloire de Dieu doit disparaître de notre milieu. Nous devons travailler avec non seulement ceux qui peuvent faire avancer le pays, mais avec ceux aussi qui sont loyaux, fidèles, bosseurs. Ce n’est qu’en cela qu’on sortira le pays du marasme économique dans lequel il a été plongé depuis plusieurs années.

Lefaso.net : … à la jeunesse du Burkina en particulier ?

MC Claver Yaméogo : Jeunesse, mets-toi au travail ; l’heure n’est plus aux grands discours, l’heure n’est plus au jeu de dame et à boire le thé devant les cours. L’heure est à se lever. Ta connaissance que tu as, le petit talent que tu as, mets-le au service de quelqu’un. Travaille. Cherche. Dieu va rendre notre nation prospère. Mettons-nous au travail et nous y arriverons.

Oumar L. OUEDRAOGO (oumarpro226@gmail.com)
Lefaso.net

Imprimer l'article

Vos commentaires

  • Le 19 février 2016 à 20:38, par Ah bon ?
    En réponse à : Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

    Lefaso.net : On sait que votre père est décédé, quelles sont les nouvelles de votre mère ?

    Evêque MC Claver Yaméogo : Oui, ma mère est toujours en vie ; elle a 73 ans et vit à Paris. Depuis la mort du papa, elle se débrouille dans des conditions peu confortables, avec beaucoup de difficultés.

    Lefaso.net : …alors, pourquoi ne pas rentrer au Burkina ?

    Evêque MC Claver Yaméogo : Croyez-moi, elle rentrerait, si elle en avait les moyens et la possibilité. Elle ne peut pas, parce qu’elle n’a pas de quoi se déplacer, se loger, etc. Pour avoir été aux côtés du père de l’Indépendance, c’est une situation pernicieuse.

    Affaire !!!!!! Est il possible que Chantal Compaore n’ait rien à Ouagadougou pour se déplacer ou se loger ?

    Répondre à ce message

  • Le 20 février 2016 à 06:39, par Moussa
    En réponse à : Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

    C’est dans quelle ecole biblique ce Monsieur a t-il appris a devenir un religieux ? Son ’eglise’ est de quelle denomination ? N’est pas evangelique tout individu qui se proclame tel.

    Répondre à ce message

  • Le 20 février 2016 à 10:32, par horizon
    En réponse à : Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

    Révérend, Bonjour ! Dans le cadre de la responsabilisation des jeunes dans la gestion des affaires de l’Église, serez vous favorable pour un mandat quelconque, renouvelable, et combien de fois avec l’éventuelle possibilité de revenir aux commandes ? Merci encore pour votre simplicité.

    Répondre à ce message

  • Le 20 février 2016 à 13:57, par remalia
    En réponse à : Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

    Cet homme de Dieu fait un bon boulot pour le Burkina. Oter la malediction sur un pays n’est pas une mince affaire. On doit le decorer.

    Répondre à ce message

  • Le 20 février 2016 à 20:25, par Direct
    En réponse à : Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

    Salut,mon vieux pere quand j’entend ton nom je me rappel toujours du bon vieux temp. Heeeeee...... Dieu comme le temp passe trop vite. Je me rappel toujours des bons moment qu’on avait a Koumassi quartier inn challah (Abidjan) que c’etait doux a l’epoque. En tout cas on a fait le show a l’epoque. Bon vent dans ta nouvelle mission que Dieu te protege et te guide de Sagesse. Que Dieu benisse le Faso.

    Répondre à ce message

  • Le 20 février 2016 à 20:53, par Yako
    En réponse à : Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

    Remarques excellence révérend Yameogo:1-Une insurrection contre le pouvoir temporel quand il n’est pas tyrannique est contraire a la volonté du seigneur (Relisez M.Luther lorsque le peuple travailleur desobeissait aux princes Allemands XVI e siècle)car Dieu est tjrs l’ordre.2-c’est médiéval quand vous affirmez que la légitimité des nouveaux dirigeants vient de Dieu,ils n’ont pas été élus pour servir la Bible mais le peuple du Burkina.Cependant,ils peuvent demander à Dieu de les guider pour le bon accomplissement de leur ministère.3-En fin,les hommes de Dieu n’ont pas été investis d’une quelconque mission de développement materiel d’un pays.Denoncez la corruption n’est pas un programme du developpement ça releve des bonnes moeurs et donc de la bonne gouvernance"Vivat Rex in aeternam"

    Répondre à ce message

  • Le 20 février 2016 à 21:19, par Le patriote
    En réponse à : Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

    Que Dieu bénisse son serviteur !
    Quand j´était enfant, j´avais le privilège de voir son Papa Maurice Yaméogo venir avec votre Mère dans la boutique de mon papa à Koudougou. Sur le net, et même très loin du Faso, j´ai pu suivre cette prière de 2014 à la maison du Peuple ou le Papa Dr. Karambiri à demandé de prier pour que les liens de la malédiction soit brisés. Ceux qui sont encore incrédules ont toujours les yeux fermés. Mais ce n´est pas leur faute. Un jour, bien de gens comprendront ces parole prophétiques. Ceux qui juraient par Blaise Compaoré doivent s´être rendu compte que ce n´est pas BC qui protégeait le Burkina, mais Dieu ! Ne placez jamais votre confiance sur des hommes mortèls. Repentez vous et ayez la crainte de Dieu et vous allez voir que les choses changeront pour notre beau pays béni de toutes ces richesses que bien de burkinabe refusent de voir. Webmaster : Merci de laisser passer

    Répondre à ce message

  • Le 21 février 2016 à 03:50, par Depuis Berlin
    En réponse à : Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

    A vous écouter, vous êtes un "grand" ! Davantage de Bénédictions sur vous ! Amen

    Répondre à ce message

  • Le 21 février 2016 à 04:36, par Mechtilde Guirma
    En réponse à : Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

    Maurice Yaméogo en bon moagha tel que je le connais tant spirituellement que traditionnellement, sait que « Bayir pa lobgd kugri yé, lobgda né tan dagr bala ». Pourquoi tandagré (une motte de boue séchée) et non kougri (une pierre qu’on dit aussi tambrsiongo parce que très dur comme le granite par exemple). Parce que le tandagré se disloque en poussière quand il atteins son objetif et ne cause aucun dommage. Tout au plus salit un peu qu’un coup de brosse fait vite de réparer. Tandis que le kougri peut faire saigner et même tuer (c’est ainsi que David a tué Goliath).

    En effet, très bon catholique Maurice Yaméogo sait (et c’est écrit dans la Bible, aussi bien dans le Nouveau Testament que dans l’Ancien Testament) que même pour ses ennemis, Dieu ne permet pas de maudire, car le Burkina-Faso en tant que pays est une représentation en miniature de la terre. Or la terre est sacrée et personne n’ose prendre le risque la maudire en maudissant qui que ce soit à plus forte raison son pays. Qui maudit la création ou les créature de Dieu, c’est atteindre Dieu Lui-même. Or peut-on maudire Dieu sans se maudire soi-même et aussi sa progéniture toute entière ? Même dans une pensée païenne la chose est-elle envisageable ? Rien n’est moins sûr. Ça c’est l’aspect religieux de la question. Ce sont les créatures qui se maudissent eux-mêmes et les uns les autres, en refusant l’amour et la fidélité en Dieu.

    Maintenant venons-en à la tradition. Comment Maurice Yaméogo peut-il maudire la terre de ses ancêtres où lui-même savait qu’il allait y reposer un jour avec eux dans leur félicité auprès de Dieu ? Maurice savait parler à son peuple à travers leur culture pour les conscientiser de ce qui les attendait des lendemains amers. Maurice regrettait une chose. Il savait que le peuple ne comprenait pas tout et ne pouvait pas tout comprendre, à telle enseigne que parfois il fallait même le (le peuple) rouler comme une natte et poser un temps avant de le dérouler de nouveau, donc il fallait marcher étape par étape. Parfois obtempéré, le temps d’une écoute.

    En effet très catholique, Maurice Yaméogo a tourné le monde occidental et oriental contre lui Tenez voilà les personnes sur qui il vitupérait : La chine de Pikin, le néo-colonialisme français dont il a chassé l’armée. La Franc-maçonnerie. Le communisme, l’impérialisme américain. Aussi certain dérapage des coutumiers. (Surtout le Moro-naba Kougri avec son coup d’État « foireux », c’est comme les RSP aujourd’hui). Et pourtant les coutumiers avaient avancé des raisons valables, malheureusement mal exprimées. C’est ainsi que petit à petit, Maurice fut isolé de son peuple qui finit par « le chasser du pouvoir ? ». Donc voyez, visionnaire Maurice était en avance de plus 50 ans, c’est à dire notre époque aujourd’hui. Mais à son époque personne ne pouvait encore comprendre ni saisir l’ampleur de ce qui pouvait se tramer pour fixer le destin d’un peuple et l’avenir de son pays. Aussi que de coups n’a-t-il pas reçu même du côté des religieux dont il défendait pourtant les valeurs. Acceptons d’admettre qu’à ce stade, il fallait quand même qu’il se trouvât un protecteur. C’est pourquoi il ne pouvait trouver mieux qu’Houphouët Boigny, et ce dignitaire qu’on appelait à l’époque « le sage » n’était pas l’effet du hasard dans la vie du Président Yaméogo, C’est une histoire de longue date, dès les origines même de la colonisation.

    Aujourd’hui, au Burkina-Faso nous sommes revenus à la case départ. Avec les mêmes problèmes, les même divisions, dans les familles, dans les Nations, actualisés mais de manière plus acerbe avec même beaucoup plus d’acuité. Cependant nos pères fondateurs, malgré leur divisions et diversions ont laissé une mine d’informations, aussi des secrets qu’il nous faudrait apprendre à découvrir. en effet, leurs pensées à les écouter au dernier moment de leur vie, se recoupaient. Et pour cause, ils ont vécu dans les mêmes geôles. Ils ont laissé des signes, des paroles et des demi-mots, des symboles à décoder. Et c’est ce dont nous attelons tous de nos jours, également avec nos hauts et nos bas. Viendront en effet les jours, mon Révérend, où la vérité inondera le monde et ses ruines. Où les familles se retrouveront pour délibérer pour le bonheur non pas seulement pour le cercle fermé, mais pour le peuple tout entier.

    Pour cela laissons la Sainte Année de la miséricorde faire son Œuvre par l’action de l’Esprit Saint, et bénissons le Saint Père François qui nous l’offre gracieusement.

    Répondre à ce message

  • Le 21 février 2016 à 16:20
    En réponse à : Evêque MC Claver Yaméogo : « Dieu n’a pas maudit le hip-hop, il a tout simplement pris un de ses éléments phares qu’il utilise pour sa gloire »

    bonjour vous savez , faites très très attention à ces individus. qui se rappelle du frère BOLGO ? les soient disant pasteurs ont mis la cote d’ivoire a feu et à sang. et comme laba l’environnement n’est pas favorable à leur faux ministère quoi de plus normal que MC Claver revienne au pays pour tenter de duper le peuple du Faso. attention attention. attendons la suite et vous verrez les fausses prédications sur nos dirigeants. si le bon DIEU pouvait nous faire voir comme un film la vie de ces faux Pasteurs ??? tous le fidèles de ses faux pasteurs allaient fuir. Seigneur nous te rendons grâce. permet nous de toujours distinguer le faux et le vrai pasteur . amen

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés