Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

lundi 7 septembre 2015 à 22h18min

C’était une grande joie de pouvoir enfin disposer d’un « chez soi » pour les bénéficiaires des logements sociaux et économiques de Bassinko. Mais voilà. Les logements, surtout ceux construits par les promoteurs immobiliers privés, attentent désespérément les propriétaires qui ne se bousculent pas pour les occuper. Les quelques « guerriers » qui ont aménagé, sont vite passés du rêve à la réalité. Ils sont assoiffés (manque d’eau), vivent dans les ténèbres (pas d’électrification), enclavés (pas de voies d’accès). Constat fait le 2 septembre 2015 par la presse, à l’invitation des rares bénéficiaires qui ont déménagé.

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Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires  passent du rêve à la dure réalité

Ils ne sont pas au bout de leurs peines. Les veinards qui ont été tiré au sort pour bénéficier des logements sociaux et économiques de Bassinko sont aujourd’hui désemparés. La remise officielle des clés des villas a eu lieu il y a près de deux ans. Mais jusqu’à présent, c’est un site fantôme. Seuls quelques bénéficiaires, surtout les propriétaires des logements construits par les promoteurs immobiliers privés, ont aménagé dans leurs nouvelles demeures et vivent pratiquement un « calvaire ».

Manque d’eau courante sur les sites des promoteurs immobiliers privés (EAA, CGE, SIIWP, GITP), manque d’électricité, voirie inexistante, manque de canalisation, manque de services sociaux de base. En cette saison pluvieuse, les habitants de la cité sont pratiquement sur une ile dont l’accessibilité relève d’un parcours de combattant. « Les contrats proposés à ceux qui étaient intéressés par lesdits logements indiquaient que ceux-ci seraient viabilisés. Si l’initiative de l’Etat est louable, force est de reconnaitre que les résidents rencontrent depuis une année d’énormes difficultés », explique Mamadou Coulibaly le représentant des quelques résident des logements construits par les promoteurs immobiliers privés, objets de tous les ennuis. La cité viabilisée avec toutes les commodités promises, n’était qu’un leurre. La réalité et toute autre. Du coup, sur les milliers de bénéficiaires, seulement une trentaine a effectivement déménagé à Bassinko. Les maisons inoccupées reçoivent les visites des voleurs qui dérobent ce qui peut l’être.

Coulibaly Mamadou et d’autres bénéficiaires qui y résident donnent alors de la voix. Ils ont déménagé pour éviter une double dépense. « Si nous restons en ville, nous devons payer le loyer, pendant ce temps, la banque continue de couper nos salaires parce qu’on a officiellement reçu les clés de nos maisons » se désole un habitant de la cité, désemparé.

« J’achète la barrique d’eau à 500 f CFA, presque chaque deux jours » nous confie Félicité Ouédraogo qui a déménagé sur le site en Juin 2015. A la veille de la rentrée scolaire, elle se demande bien dans quel lycée inscrire son enfant. Avant, avec 3000 f CFA de carburant, je passais toute la semaine. Maintenant, à ce prix, je ne fais que deux jours, ajoute la dame qui finit par conclure que même avec le loyer qu’elle payait en ville, elle dépensait moins. La seule satisfaction, dit-elle, c’est de se sentir chez soi.

A qui a la faute ?

Les logements sociaux et économiques de Bassinko ont été un projet mirobolant présenté à des gens qui n’attendaient que cela. Le problème de logement dans la capitale se pose avec acuité. Etait-ce juste pour appâter les clients ? Il était prévu dispensaires, terrains de jeu, écoles, toutes les infrastructures d’une cité urbaine. Qui n’a pas joué sa partition ? L’Etat ou les promoteurs immobiliers privés ? « Nous avons cru à la bonne foi des autorités. Quand on approche les promoteurs privés, ils disent que leusr préoccupations, c’est construire des logements, c’est tout », explique Mamadou Coulibaly.
En chœur, les habitants estiment que si l’Etat avait respecté ses engagements, ils ne seraient pas dans cette situation.

Les entreprises privées qui ont construit les différents logements sociaux ne sont pas non plus exempts des reproches des bénéficiaires. Manque de services après-vente, des toitures qui suintent, absence de remblayage des cours ce qui entraine la stagnation des eaux des pluies, d’où le remplissage précoce des fosses et puits perdus, le retard dans l’exécution des travaux, initialement prévu pour 6 mois, qui sont allés à plus d’une année. Ce sont autant de griefs égrainés contre les quatre promoteurs immobiliers privés.

Du coup, les familles qui ont décidé d’habiter dans leurs nouveaux logements ont dû investir « beaucoup d’argent », pour rendre leur nouveau cadre de vie habitable.

Aussi, une bonne parti de la cité semble être logés dans un baffons, d’où les misères des locataires en cette saison de pluie.

Un des promoteurs immobiliers privés s’est invité à la visite guidée. Il s’agit du premier responsable de l’entreprise wend Panga international. Pour Julien Sawadogo, la qualité du site qui doit accueillir les logements ne leur incombe pas. C’est l’Etat qui a choisi. Même, « si l’Etat nous donne un terrain sur une montagne, nous allons monter construire, nous n’avons pas le choix », indique Julien Sawadogo.

Sur les différentes récriminations des habitants de la cité, notamment en termes de viabilisation, Julien Sawadogo leur donne raison. « Nous demandons à l’Etat d’accélérer le processus de viabilisation. Je crois que c’est à cause de la situation actuelle du pays que les choses tardent. Sinon dans les prévisions, en fin 2012, il était prévu l’eau et l’électricité ».

De bonnes intentions réaffirmées

Face à un cadre de vie non confortable qui empêche les propriétaires des logements de venir habiter à Bassinko, les rares résidents ont entamé des démarches auprès des autorités. Le 14 aout dernier, ils ont été reçus par le secrétaire général du ministère de l’habitat et l’urbanisme. Ce dernier était assisté des responsables l’ONEA et de la SONABEL. Une fois de plus, des promesses de viabilisation ont été faites.
-  Implantation de quatre bornes fontaines, début des travaux le 21 aout 2015 pour un délai d’exécution d’un mois ;
-  L’adduction d’eau potable pour les ménages, débit des travaux en novembre 2015 pour un délai d’exécution de cinq mois ;
-  L’électrification de la cité, début des travaux en novembre 2015.

En conviant la presse pour constater leurs conditions de vie, Mamadou Coulibaly et les autres habitants tenaient aussi à prendre l’opinion à témoin quant aux promesses qui ont été tenues par les autorités. Un chat échaudé craint l’eau froide, dit-on.

Tiga Cheick Sawadogo
tigacheick@hotmail.fr
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 7 septembre 2015 à 22:07, par Kouda
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Je comprends la dureté de la situation, l’injustice et la tromperie que vous vivez. Mais ! Qu’attendez vous pour porter plainte contre qui de droit (l’Etat, les promoteurs privés) devant la justice ? Contactez des avocats qui vous accompagneront mais je vous préviens : signez un contrat clair avec ces avocats stipulant clairement leur rémunération au cas où vous auriez gain de cause en justice.
    Vous avez des voies légales pour régler votre problème et vous passez votre temps à pleurnicher. Allez avec des copies des contrats que vous avez signés et portez plainte auprès de la justice contre ceux qui constituent l’autre partie au contrat.
    Il faut que nous apprenions à utiliser toutes les voies légales disponibles au Burkina. Quand vous passez votre temps à en appeler au bon sens ou au sens de responsabilité de l’Etat et des promoteurs privés, c’est comme si vous leur demandiez des faveurs au mieux ou l’aumone au pire. Vous remplissez vos devoirs alors reclamez vos droits. Si vous obtenez gain de cause vous serez remboursés pour tous les travaux complémentaires que vous avez effectués par vous même. Pour cela, faite expertiser vos habitations pour évaluer les travaux que vous avez réalisés à vos frais et demandez remboursement.
    Si vous ne saisissez pas la justice alors il faut arrêter de nous casser les oreilles.
    Bon courage et bonne chance à vous.

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  • Le 8 septembre 2015 à 07:35
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Vivement que la situation soit résolue !

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  • Le 8 septembre 2015 à 07:36, par raogo
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Je leur soutien car personnellement j’ai eu une villa mais les conditions étaient telle que je ne pouvais occuper la maison pour plusieurs raisons :
    - J’estime que c’est du vol d’avoir attribuer des maisons inachevées (les prises et les interrupteurs ne sont pas fixées)
    - la peinture non achevée (Première couche )
    - Les murs mitoyens non achevés, les fausses septique mal construit et non fermer
    - la peinture des portes est non achevée (seulement de la peinture anti rouille)
    - Pas de raccordement des sanitaires (wc et toilette)
    - Pas de maisonnette pour recevoir les compteurs d’électricité.
    L’évaluation de tous ces travaux remonte à plus d’un million pour cela que j’ai estimé que c’est du vol et on nous a arnaquer pour acquérir des maisons a des couts de millions et nous devrons encore engager des frais pour les achever. Si rien ne fait dans les délais j’attaque le contrat auprès de qui de droit. Pour cause si ces travaux ne sont pas exécuter je pense que le prix auquel j’ai payé la villa n’est pas conforme et la banque de l’Habitat doit répondre.
    *Nous ne voulons pas de maison au rabais l’entreprise doit comprendre que si les travaux ne sont pas exécutées dans les normes et dans les délais nous allons nous mobilisé pour qu’il soit plus attributaire d’un chantier de construction

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  • Le 8 septembre 2015 à 07:41, par raogo
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Je leur soutien car personnellement j’ai eu une villa mais les conditions étaient telle que je ne pouvais occuper la maison pour plusieurs raisons :
    - J’estime que c’est du vol d’avoir attribuer des maisons inachevées (les prises et les interrupteurs ne sont pas fixées)
    - la peinture non achevée (Première couche )
    - Les murs mitoyens non achevés, les fausses septique mal construit et non fermer
    - la peinture des portes est non achevée (seulement de la peinture anti rouille)
    - Pas de raccordement des sanitaires (wc et toilette)
    - Pas de maisonnette pour recevoir les compteurs d’électricité.
    L’évaluation de tous ces travaux remonte à plus d’un million pour cela que j’ai estimé que c’est du vol et on nous a arnaquer pour acquérir des maisons a des couts de millions et nous devrons encore engager des frais pour les achever. Si rien ne fait dans les délais j’attaque le contrat auprès de qui de droit. Pour cause si ces travaux ne sont pas exécuter je pense que le prix auquel j’ai payé la villa n’est pas conforme et la banque de l’Habitat doit répondre.
    *Nous ne voulons pas de maison au rabais l’entreprise doit comprendre que si les travaux ne sont pas exécutées dans les normes et dans les délais nous allons nous mobilisé pour qu’il soit plus attributaire d’un chantier de construction

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  • Le 8 septembre 2015 à 07:51
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Les habitants ont raison et les responsabilités sont à plusieurs niveaux. Je suis attributaire des logements et mon compte bancaire logé à la BOA, l’entreprise SOPIM SA étant chargée de construire les villas. Cette dernière dit que la BOA doit lui verser l’argent pour qu’elle entame les travaux et la BOA dit que SOPIM doit construire et récupérer l’argent ensuite. Certes, la BOA n’a pas encore commencé à couper le prêt mais cette situation ne méarrange pas. Je me retrouve sans possibilité d’investir ailleurs aussi. Finalement, nous sommes entrain de nous consulter pour monter à la BOA et faire arrêter le contrat

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  • Le 8 septembre 2015 à 08:01
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    SOPIM a construit une villa témoin qui n’a jamais été sélectionné car de mauvaise qualité. C’est pourquoi la BOA prend ses précautions

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  • Le 8 septembre 2015 à 08:22, par kobnaba
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Ce projet de logements sociaux et économiques me semble être une arnaque des temps modernes. J’avais ,par exemple,été retenu pour un logement économique qui se trouve être l’une des "villas" F3 CNSS de Bobo 2010. La villa revenait à plus de 20 millions. Ces mêmes villas sont aujourd’hui occupées par des SDF qui ont d’ailleurs fait l’objet d’un reportage de la RTB.

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  • Le 8 septembre 2015 à 08:22, par Lemco
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Vraiment dure pour avoir un toit a Ouagadougou, je pense que pour pareille situation , il va falloir situé les responsabilités , car les fonds alloués pour la finalisation de ces logements pourraient se retrouvé dans la finalisations de chantiers privé ; Donc que la gendarmerie se jetent dans les enquêtes

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  • Le 8 septembre 2015 à 08:27, par Raogo
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Vous avez vu la photo, le reste du mur là qui va le construire ??????????

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  • Le 8 septembre 2015 à 08:30, par Voir en face
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Je suis un proprio d’une des maisons de CGE. Nous ne sommes pas du tout contents des finitions des travaux des maisons. Ils nous ont promis la levée des réserves faites lors de la réception des clés. Jusque-là rien. La question des dalles pour couvrir ces grands caniveaux ouverts devant l’entrée des cours. Cette question est restée mythique. Comment une entreprise peut avoir le marché de faire les caniveaux et une autre doit venir les couvrir ? Quand on aborde la question, CGE nous dit d’aller prendre les dalles et venir les mettre nous-mêmes à nos frais. Ces grands caniveau à ciel ouvert sont une source d’insécurité pour nous et nos enfants.
    Le responsable de Wend-Panga n’a pas tort : no pity in business. Que DIEU nous aide. Si l’Etat veut tuer sa population, le businessman n’a pas ce temps. Il peut juste l’aider à l’achever. Le ministère de l’habitat et de l’urbanisme est interpellé.
    Une fois de plus, je me dis si malgré la distance, l’insécurité, l’accessibilité précaire de cette zone, nous avons souscrit à ces logement c’est une question de bourses.
    L’Etat est interpellé pour ces grands caniveau qui nous empêchent d’accéder à notre cours, l’eau, électricité, la sécurité et l’accessibilité du site.

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  • Le 8 septembre 2015 à 08:39, par Encore, encore
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Consequences de 27 ans de mal gouvernance. Vivement qu’ un changement veritable arrive a l’issue des élections et redonner espoir et du souffle a un peuple etouffe par la gestion d’un groupuscule qui n’ a servi que ses interets propres. Vigilance au peuple pour les elections a venir.il y a certainement des deals dans cette operation.

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  • Le 8 septembre 2015 à 10:02, par LE VISIONNAIRE
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    La solution à tous ses problèmes est de mettre à la disposition des populations des terrains viabilisés à coût raisonnable, avec clause de non vente enfin d’empêcher certains de spéculer.

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  • Le 8 septembre 2015 à 10:09, par Digbeu
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    La question des cités à Bassinko est un échec sur toute la ligne.
    En plus du non respect des engagements évoqués dans cet article, il faut noter que le projet d’ensemble des cités (logement sociaux, cité relais) est un échec sur toute la ligne dans la zone de Bassinko.
    En effet toute la zone n’est pas viable, elle est bâtie sur un espace de bas-fond. Pour le cas de la cité relais est ecoeurant. Au depart il était une cité relais viabilisée c’est-à-dire avec de l’eau, l’électricité, une voirie, un système de canalisation des eaux (canniveaux), etc. Mais allez-y constater dans cette zone : aucune voie praticable, aucun canniveau de drainage des eaux.
    C’est une vraie déception

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  • Le 8 septembre 2015 à 10:20, par résident
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Je pense que le dicton (qui ne dit rien consent) s’applique ici la conférence de presse a été faite aussi dans les médias audiovisuels et ni le gouvernement, ni les autres promoteurs n’ont bronché. ce qui veut que nous serons laisser à notre sort jusqu’à nouvel ordre.
    Tenons bon Dieu est au contrôle

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  • Le 8 septembre 2015 à 10:59, par ass
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    vivement qu’on trouve une solution pour se mobiliser et voir qu’est ce qu’on peut entreprendre pour defendre nos intérêts car apparemment on est nombreux mais le blème c’est qu’on ne se connais pas pour s’unir et entreprendre koi k ce soit ; ce qui profite aux responsable de cette mascarade ; moi on a commencé a me retenir il ya près d’un an à la banque pourtant officiellement je connais même pas ma maison car après plusieurs demarches c’est un agent terrain de l’entreprise moyennant son carburant ki est allé me montrer une maison ki n’est meme pas encore numeroté dont il reste au minimum 30% de travaux a réaliser ( pas de peinture, aucun puit perdu, cuisine etc) pourtant je suis affecté hors de Ouagadougou et tout notre lot est dans le meme niveau d’execution ; c’est le lot des B50 je ne sais koi faire ; aidez moi

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  • Le 8 septembre 2015 à 11:01, par JAMES KENNY
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Franchement il y a une habitude déplorable en terme de logement au BURKINA. Il s’agit du non aménagement du terrain avant construction. Je parle des caniveaux, de l’électrification, et des fosses septiques. Ailleurs tout commence par la. Chez bous ici on trace les parcelles on implante les bornes et c’est fini. Franchement la responsabilité des sociétés privés est engagée : en tant que supposé professionnel, cela doit automatiquement faire partir de leur plan. N’accusez pas l’État seul.

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  • Le 8 septembre 2015 à 12:27, par Voir en face
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Je me rappelle lorsque nous souscrivons en 2013, les commerciaux de ces entreprises (CGE parce que c’est là-bas j’ai souscrit) nous donnaient même des délais pour l’eau et l’électricité. Toujours pour les caniveaux, pourquoi par endroit ils ont fermé là où il y a les carrés de circulation de leurs véhicules des travaux mais pas devant les cours des maisons ? C’est de la méchanceté pure.
    Moi, je demande finalement, quand on parle de zone viabilisée quelles sont les dispositions essentielles ou services essentiels qu’on doit y retrouver ? Que les responsables de ces sociétés privées et le ministère de l’habitat & de l’urbanisme (MHU) nous le disent clairement. Ce sont nos millions qui sont en "brousse" là-bas et on a de la peine à aller y bénéficier.
    Ailleurs ici même à Ouaga, pour commencer les travaux de construction dans des zones viabilisées, il y a déjà les canalisations d’eau, poteaux pour l’électricité et les caniveaux déjà fermés.
    Nous avons eu confiance en souscrivant à ces logements, merci aux différents intervenants d’accomplir leurs tâches de responsabilité et dans le délai. Nous n’avons plus besoin de promesses démagogiques. Comme disait un internaute, on est nombreux et de différents services et domaines divers, si on arrive à se mobiliser, ça va faire tâche d’huile chaude auprès de ces promoteurs privés et du MHU.

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  • Le 8 septembre 2015 à 13:44, par Bodo
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    1. Le site de Bassinko a été retenu après un concours d’architecture. Les architectes, talentueux y ont prévu tout ce qu’il faut pour pour une ville moderne. Dans l’idée, c’était donc mieux même que Ouaga 2000.

    2. La réalité, sur le terrain est maintenant toute autre. Pourquoi ? Parce que, et c’est triste, ce sont des pauvres qui y vivent. Sinon, comment comprendre qu’il y ait encore de nos jours, des emménagements à Ouaga 2000 (surtout route de Koubri), alors que là il n’y a même pas de voix tracées. Quand les Evêques du Burkina parlent de la charité dans l’engagement en politique, c’est bien cela : il faut que les hommes politiques ne pensent pas qu’à eux seuls : j’habite dans un quartier, donc j’arrange la voix qui mène chez moi et c’est tout. Chacun pour soi et Dieu pour... soi aussi.

    Pourquoi bitume-t-on la voie de Komsilga ? Parce que simplement c’est la voie qui mène chez Michel Kafando. Pourquoi a-t-on réalisé le 1er échangeur à Ouaga 2000 ? Parce que c’est proche de Kossyam. Au centre ville ou encore à Tampouy, c’est plus urgent... Pourquoi a-t-on fait l’échangeur de l’Est ? parce que ça part vers Ziniaré ? Pourquoi a-t-on installé le barrage de Ziga là où il est ? Parce que c’est à côté de chez Blaise. Sinon ce barrage devait être vers Pô, et il allait mieux servir le Burkina. Idem pour l’aéroport de Donssin... Et il est où ce Blaise là ? Pourquoi a-t-on bitumé la voie de Dassagho qui mène chez Michle Kafando, alors qu’il a des 4x4 pour rouler dans les petits trous ?

    Voilà à quoi rime la politique de nos jours. Si un ressortissant de Bassinko arrive au pouvoir, vous verrez comment ce quartier va changer. Mais en attendant, personne ne pense vraiment à l’avenir du pays.

    Imaginez un peu tous ces citoyens à qui on coupe de l’argent en banque pour son logement social, mais qui ne peuvent pas déménager et qui restent en location = double peine. Et l’aigreur en plus. Ayez un peu pitié. Alors qu’il aurait suffit de 5 milliards ou même moins, juste pour faire 4 ou 5 voies en terre, en attendant.

    Que les hommes politiques et les dirigeants en général comprennent : ce qui nous rend important, c’est qu’on fait pour l’autre, pas pour nous mêmes. Si on paye un simple vélo pour une pauvre dame, si on paye la scolarité d’un pauvre, on est mieux entré dans l’histoire que si on se paye une ville de 500 millions de FCFA à Ouaga 2000. Le président qui s’est le plus offert des choses à lui-même et à sa proche famille, c’est Blaise. Que pense-t-on de lui aujourd’hui ? Celui qui a fait pour les autres, c’est Sankara. A bon entendeur, salut !

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  • Le 8 septembre 2015 à 13:51, par Bodo
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Bel article vraiment...

    Merci

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  • Le 8 septembre 2015 à 13:54, par Bodo
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Ayez un peu de pitié pour les pauvres.

    Vous les autorités, vous ne serez pas enterrées dans les luxueuses maisons : ce que vous faites pour les pauvres, c’est ça qui vous suivra dans la tombe !

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  • Le 8 septembre 2015 à 14:30, par OUEDER
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Il faut savoir que sans lutte on ne peut rien obtenir au Burkina. Comme la si bien dit un prédécesseur il faut d’abord trouver un moyen de se réunir afin de discuter des mesures à entreprendre pour rentrer dans nos droits.Seul la lutte libère.

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  • Le 8 septembre 2015 à 16:34
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Je conseil ceux les attributaires qui sont gérés par la BOA et l’entreprise SOPIM d’arrêter leur contrats et allé voir ailleurs. Pourquoi bloquer l’argent d’un fonctionnaire et refuser de construire sa maison ?

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  • Le 8 septembre 2015 à 17:16, par wawéi
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Vous savez mes chers amis, "on n’est jamais mieux que chez soi" dit le dicton ; un conseil de quelqu’un qui connait la vie dans une nouvelle cité : soyez patients et emménagez rapidement avec courage et foi en l’avenir dans vos maisons. Vous ne le regretterez pas. Seuls regretterons ceux qui auront passer leur temps à critiquer l’Etat, la SONABEL, la pluie ou qui sais-je encore ? Demandez à ceux qui sont aux 1200logements depuis 1988 ou à la Cité SOCOGIB Ouaga 2000 vers Kourit-tenga, ils vous diront ; des gens toujours prêts à"jeter tous les péchés d’Israël sur le gouvernement ont abandonné bêtement leur villas qui ont été réattribuées à d’autres personnes par la suite ; aujourd’hui, ils regrettent amèrement, mais c’est trop tard ! je sais de quoi je parle. Cessez de vous plaindre ; prenez courage et allez y planter des arbres en profitant de la saison hivernale ; l’eau inonde vos cours ,dîtes-vous ? mais profitez-en en plantant des arbres fruitiers dans vos concessions ! vous en jouirez dans quatre-trois ans pour les moins rapides. Voyez dans chaque difficulté une opportunité ! Vous savez, les débuts ne sont jamais faciles,même pour l’état, ce n’est jamais facile. Aidez l’Etat qui a au moins eu l’initiative d’ériger cette cité. Et s’il ne l’avait fait, auriez-vous eu l’occasion de lui jeter l’anathème ? NON ! vous seriez encore à payer avec aigreur des centaines de mille par mois à Ladji ou à ces maires voleurs avec la complicité de leurs conseillers municipaux-anciens-mécaniciens-au-bord-de-la-route- devenus- propriétaires- de- Duplex- roulant- carrosse, qui ont spolié des pauvres citadins par le retrait très abusif de leurs parcelles sur lesquels ils vivaient depuis 10, 15, voire 20 ans ou plus pour y construire des célibatoriums qu’ils vous louent. Je conseille vivement ceux qui hésitent encore sous prétexte du manque d’infrastructures, de dispensaires et autre écoles à se dépêcher d’y emménager ; c’est vous qui allez y apporter le développement en ouvrant des boutiques, des petits boulots, etc... et la SONABEL et l’ONEA vont arriver ; ne vous en faites pas, elles sont comme ça ; elles vont même vous surprendre ces sociétés-là ; il en est de même pour le goudron ! Heii ! mes cher(es) ami(es), allez avant qu’il ne soit trop tard. Conseil de quelqu’un qui connaît bien la vie en cité.

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  • Le 8 septembre 2015 à 21:18, par Leontine Ouedraogo
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Franchement ce n’est pas facile des on nous dit que zone viabilisee mais c’est de l’topique car depuis 2005 a la cite relai de Rinkieta nous n’avions d’electricite ou bien nous ne meritons pas hein. Bonne chance a vous’

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  • Le 9 septembre 2015 à 07:51, par ass
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Internaute 23, vous ki connaissez bien la vie en cité ; et pour ceux dont la banque retient depuis 1 an pourtant les travaux sont realisés à moins de 70 pourcent ; donc non habitable et meme sans numero, eux ils doivent faire comment. amicalement.

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  • Le 9 septembre 2015 à 08:44
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Internaute 23 ; merci pour ces précieux conseils de sagesse

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  • Le 9 septembre 2015 à 09:36, par Sami
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Je vous conseille de faire recours à la justice. Cest de l ecroquerie pure et simple. Comment la banque peut continuer de vous couper alors que les conditions dans les clauses du contrat n’ont pas été respectées. Sans eau ni électricité. Pas de route. Et en plus il vous faudra attendre 20ans d’echeances auprès de la banque avant d’être propriétaire definitif. Pendant ce temps il faut mettre encore de l’argent dans la maison. Cest pas possible. La banque doit suspendre de vous couper jusqu’à ce que vous soyez satisfait des travaux inachevés. Cest triste. Rappelez vous de la pauvre dame qui se faisait couper son argent par la banque de l’habitat alors qu’elle n’avait eu les clés de sa villa. Le ministère de l habitat, la CGE et Banque de l habitat sont responsable de se desordre.

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  • Le 9 septembre 2015 à 10:36, par Anita
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Cest écœurant d’entrendre un entrepreneur dir de graves propos et en plus en publique que si l etat lui di de construire sur des montagne il va le faire en sachant bien qu’il va pas mettre tout ce qu’il faut mettre en oeuvre pour construire sur une montagne au prix que l Etat leur propose. On est où là. C est se foutre de nous. Il faut poser plainte contre lui pour ces propos. La sécurité du citoyen cest pas leurs priorités. C est l’argent en 1er.Il ne devrait pas accepter de construire sur un terrain inhabitable. Cest normal puisque cest des gens qui habite dans des villa R+++ dans des zones chic où le terrain est adapté.

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  • Le 9 septembre 2015 à 10:50, par le fils du pays
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    Une très bonne analyse pour l’internaute N°23 il parle avec une grande sagesse que dieu le benisse pour son encouragement

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  • Le 9 septembre 2015 à 14:54, par koroya
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    On me coupe 95000 pour un salaire de 160000 tout sa a cause de Bassinko

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  • Le 11 septembre 2015 à 16:56
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    De l’illusion à la désillusion totale !!! J’ai pris un prêt bancaire avec dépassement de quotité cessible pour un logement avec la CGE. J’ai effectué la totalité des versements (9 millions six cent mille) le 20 septembre 2014. Le date promise pour la remise des clés de ma maison était pour fin juin 2015. Aujourd’hui, je suis déçu par ce que sur le terrain rien n’ a été entrepris comme travail. Je me suis rendu sur le site puis dans leur locaux, la semaine passée. Comme d’habitude, on me chante toujours que les travaux ont été arrêtés à cause de l’insurrection, patati patata. Et de surcroît ils sont incapables de me dire à quelle date les travaux de ma maison vont démarrer et quand est ce que je pourrais avoir mes clés. Cela ressemble à de l’arnaque, je ne sais même plus à quel saint me voué. Je sais beaucoup d’autres comme moi, ont fait leurs calculs en fonction du contrat avec la CGE, surtout par rapport à la rentrée scolaire 2015. Hummmmm... (les douleurs les plus atroces sont muettes)
    Alors, je demande à tous ceux qui sont dans la même situation que moi de se manifester afin qu’ensemble nous puissions voir dans quelle mesure nous pourrions être dédommagés, car CGE n’a pas respecté ses engagements. Nous pourrions demander à la CGE de nous rembourser les frais de loyer que nous supportons jusqu’à la date qu’elle va nous remettre nos clés, ainsi que pour le préjudices moral. Un contrat est un contrat. Nous avons payé dans les délais, il n’y a pas de raisons que nous payons les pots cassé ! Nan Lara An Sara !

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  • Le 29 août 2016 à 21:00, par toe ghislain
    En réponse à : Logements sociaux de Bassinko : Les propriétaires passent du rêve à la dure réalité

    j’aimerais savoir combien coûte un logement de 2 chambres salon. douche. cuisine ? et combien on doit me coupé par moi svp ?

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