Déclaration de l’ODJ sur la situation a Kounkoufouanou

dimanche 21 juin 2015 à 02h18min

Depuis le début de l’année 2015, les populations de Kounkoufouanou et environnants vivent le martyr, l’angoisse permanente et la crainte du lendemain. Et, pour cause, l’évolution récente du différend foncier qui les oppose depuis 2004 avec les autorités de notre pays.

Déclaration de l’ODJ sur la situation a Kounkoufouanou

En rappel, Kounkoufouanou est un hameau de culture situé à 70 kilomètres de Fada sur la route de Pama entre les villages de Kaboanga et de Natiaboani. Il est peuplé aujourd’hui d’environ sept mille (7000) âmes et a été créé en 1983, avec l’accord de sa Majesté, Roi du Gulmu et de celui de Natiaboani. Et depuis cette date, ils ont connu une vie paisible, sans incident notable, jusqu’en 2004 où les habitants constatent l’érection de bornes de délimitation au sud de leur localité. En 2005, ils ont été informés par le Haut-Commissaire de la Kompienga que les bornes délimitaient une zone pastorale. A la même occasion et toujours par le Haut-Commissaire, ils ont été informés qu’il est formellement interdit de construire ou faire des champs de culture à moins de cinq cent mettre des bornes. En revanche, il est autorisé de construire des habitats et faire des champs de culture à un kilomètre des bornes. A cinq cents mètres des bornes, l’on peut seulement construire des maisons d’habitation. Pour se conformer à l’autorité, tous les habitants qui étaient dans la zone pastorale sont sortis rejoindre ceux installés à plus d’un kilomètre des bornes. Le Haut-Commissaire a rassuré à l’époque que Kounkoufouanou n’est pas dans la zone pastorale et que les populations n’avaient plus à s’inquiéter.

Subitement, le 18 février 2015, le gouvernement en Conseil de ministres adopte « un rapport portant réaffirmation de la vocation de la zone pastorale de Kaboanga par le déguerpissement des exploitants illégaux. [… ] L’adoption de ce rapport selon le gouvernement permet la mise en place d’une stratégie d’information et de sensibilisation en vue du déguerpissement des acteurs anarchiquement installés avant la saison hivernale. ». En apprenant les délibérations de ce conseil de ministres, les villageois sont surpris : la zone pastorale a-t-elle été élargie ? Ou alors que se passe-t-il ? Le Comité ODJ du village ainsi que la section font une mission de terrain et constatent que les distances par rapport aux bornes délimitant la zone pastorale sont bien respectées. Plusieurs démarches sont alors entreprises par les villageois et l’ODJ pour essayer de comprendre cette nouvelle disposition. Tour à tour le Haut-Commissaire et le Gouverneur de la région seront approchés pour comprendre la situation. Les échanges ont ressemblé à un dialogue de sourds, les autorités refusant de discuter sur le respect ou non des délimitations de la zone pastorale par les villageois. Elles disent avoir reçu instruction de faire respecter les dispositions de la décision du conseil de ministres. Un point c’est tout. Aussi, c’est en vain que les villageois les ont invités à venir sur le terrain constater par elles-mêmes. Peine perdue : désormais, il faut déguerpir.

Ainsi, le 22 avril 2015, une mission avec une forte délégation composée d’autorités locales, de forces de défense et de sécurité et d’un émissaire venu de Ouagadougou est allée apporter un seul message aux populations : « déguerpir dans d’un délai de huit (8) jours de la zone ». Aux nombreuses questions des populations de savoir : Où aller ? Où fréquenteront nos enfants ? Que faire de nos biens ? Que compte faire le gouvernement pour les accompagner ? Etc. La mission rétorque en substance : nous n’avons aucune réponse pour vous si ce n’est vous dire de quitter dans les 8 jours sous peine de représailles.

Eh oui ! La barbarie annoncée n’a pas tardé à s’abattre sur les populations et ce, malgré d’une part la campagne de dénonciation organisée aux plans local et national par les organisations de jeunes et des droits humains (marche-meeting, conférences de presse, déclaration, rencontres, etc.) contre l’injustice et d’autre part le soutien des notables coutumiers de la région à la cause des populations. C’est ainsi que les 28 et 29 mai 2015 des éléments des forces de défense et de sécurité venus du centre-est ont fait irruption dans la partie ouest de Kounkoufouanou précisément à Watinoma et ont fait preuve d’une barbarie et d’une cruauté dignes d’un autre siècle en saccageant et brûlant biens et maisons des populations. C’était un spectacle désolant pour les populations tandis que leurs bourreaux accomplissaient leurs actes ignobles en chantant fièrement en Mooré « Tond na tumatuuma » le refrain d’un morceau en vogue du groupe de musiciens burkinabè appelé ‘Floby-bande’. Ce refrain signifie en français « Nous allons commettre des bêtises »

Le samedi 13 juin 2015, un contingent de même nature, cette fois venu de Fada sous l’ordre du Gouverneur de la région de l’Est, est allé dit-il lancer un dernier ultimatum à Kounkoufouanou pour quitter les lieux dans un délai de trois jours sous peine de subir le même châtiment que ceux de Watinoma, il y a quelques jours de cela. En effet, les 16 et le 17 juin 2015, la punition promise tombe sur les villageois à mains nues. Le bilan partiel est sans appel : tout le village incendié, saccagé, pillé, trois enfants portés disparus, de nombreux blessés dont 3 blessés graves, 36 arrêtés et détenus à la maison d’arrêt et de correction de Fada accusés de rébellion.Quant aux élèves de Kounkoufouanou, ceux des classes de CM1, CE2 et CP1 n’ont pas composé cette année.

Comment peut-on expliquer cette situation, puisque les villageois ont respecté les délimitations de la zone pastorale ? Comment expliquer cette volonté des autorités à déguerpir coûte que coûte le village de Kounkoufouanou ? Voici la grande question qui reste posée.

Coïncidence ou non, l’ODJ constate que l’affaire Kounkoufouanou resurgit en 2006 sous la forme de rumeurs juste après la découverte de l’existence d’un gisement d’or dans le sous-sol de Kounkoufouanou et environnants par les populations. L’or en est-il alors la raison officieuse qui a remis en scène à nouveau l’attention des autorités sur Kounkoufouanou et environnants ? Nous avons de bonnes raisons d’y croire. En effet :
 En novembre 2006, un certain ZOMBRE Francis s’installe dans le village et dit avoir l’aval pour exploiter l’or.
 En février 2014, une société minière dénommée « COURAGE MINING » demandait aussi le déguerpissement d’une partie de la population de Kounkoufoanou au motif dit-elle, qu’elle est sur sa zone d’exploitation.

Cette situation est purement et simplement révoltante parce qu’injuste et injustifiée. Comment peut-on comprendre que nos autorités et les forces de défense et de sécurité censées être les garants de la paix, de la sécurité et de la quiétude des populations se mettent à commettre une si vaste opération d’incendie d’habitats et de biens des populations burkinabè sur le sol burkinabé. Surtout en ce moment où le Chef de l’Etat a lui-même déclaré que « Plus rien ne sera comme avant ». En effet, nous avions rêvé mieux avec la transition survenue suite aux événements des 30 et 31 octobre 2014 et qui ont coûté la vie à 34 personnes, essentiellement des jeunes. Mais hélas, la célèbre phrase du Chef de l’Etat ne se conjugue pas à Kounkoufouanou et environnants. Pour eux « Tout sera pire qu’avant ».

Fort de cette situation de remise en cause du droit de vie à environ 7000 âmes, nous, organisation démocratique de la jeunesse du Burkina Faso, section du Gourma ;
Dénonçons :
-  L’attitude irresponsable du gouvernement, des autorités locales et des forces de défense et de sécurité de la région ;
-  Les atteintes aux droits fondamentaux des populations de Kounkoufouanou et environnants ;
-  L’usage démesuré de la force face à une population aux mains nues et qui ne demande que le respect de ces droits ;
-  La collision entre les autorités et les exploitants miniers au détriment des populations.
Exigeons :
-  La libération sans condition de nos camarades détenus ;
-  Le dédommagement des populations victimes et la restauration du village ;
-  L’arrêt immédiat des actes de barbarie orchestrés par les éléments de sécurité et de défense et leur retrait immédiat du village
Félicitons et encourageons :
-  La vaillante population de la localité qui se bat aux côtés de l’ODJ avec bravoure pour la prise en compte de ses aspirations ;
-  Les démocrates, la presse régionale et nationale, les notables et religieux de la région qui ont soutenu et contribué à populariser les justes positions des populations de Kounkoufouanou ;
Réitérons :
-  Un appel à toute la population du Gourma à se mobiliser pour faire échec à cette forfaiture du gouvernement de la transition et des autorités locales ;
-  Un appel à toutes les organisations combatives de la région de s’unir et défendre avec les populations de Kounkoufouanou la juste cause.

En tout état de cause, nous appelons les autorités gouvernementales et régionales à revenir à de meilleurs sentiments en utilisant des moyens pacifiques, légaux et consensuels pour la résolution adéquate de la question. A défaut, elles seront tenues pour responsables si leur entêtement venait à aggraver la dégradation du climat social dans la localité de Kounkoufouanou et dans la région.

Le Bureau de la Section ODJ du Gourma

Messages

  • Il y a bien longtemps que l’ODJ devrait se mettre aux côtés des populations pour lutter !
    Courage, seule la lutte paie !

  • L’ODJ ferait mieux de sensibiliser cette population de Kounkoufouanou pour qu’elle se trouve un point de relocalisation. Vous dites bien en début de votre texte que Kounkoufouanou est un hameau de culture. Culture faite en zone pastorale. Ce hameau ne saurait avoir une légalité de reconnaissance. Vous dites que la zone a été élargie, au contraire renseignez vous bien sur 200 000 ha, la zone se retrouve à 51 000 ha aujourd’hui. De plus le gouvernement veut résoudre définitivement les conflits sanglants et meurtriers récurrentes chaque année entre agriculteurs illégalement installés et éleveurs à qui la zone est dédiée. Aussi faut-il faire comprendre à la population de Koukounfouanou qu’elle peut revenir dans la zone mais pour l’activité d’élevage uniquement. De plus les faire comprendre qu’un producteur ne vit pas uniquement d’agriculture.

  • Je ne comprends pas la partie "exigeons La libération sans condition de nos camarades détenus". Les détenus sont-ils des membres de l’ODJ ou des habitants des hameaux concernés par le problème ?
    Je ne connais pas les dessous de ce problème mais de février à maintenant pour un déguerpissement de 7000 "occupants illégaux" d’espace pastoral, c’est trop court pour la gestion sociale. Mais encore une fois il y a peut-être des non-dits

  • Je ne comprend pas ODJ. Dans tout pays qui se respecte et aspire à un développement durable et équitable, il faut un plan d’aménagement. Des lois existent pour la mise en place des zones pastorales nécessaires pour l’économie nationale, régionale (région de l’Est) et même familiale. L’exploitation anarchique de nos ressources naturelles nous conduit à la catastrophe. ODJ devrait comprendre cela. Et il n’y a rien d’illégale dans ça. La zone pastorale ne date pas de maintenant et les gens qui s’y opposent vont à l’encontre de la loi. Si un pays n’est pas capable de vivre selon ses propres loi y a probleme. La région de l’Est est peuplées d’agropasteurs (Gourmantché, Peuls et Mossi) qui ont besoin d’espace pour mener leurs activités et vivre dignement, et cela n’est pas possible sans zone pastorale. Même à Ouaga il y a ça : ZAD, ZACA, cités diverses, etc. L’anarchie n’amène nulle part Mr ODJ. L’impunité doit finir...

  • Bonjour !

    J’ai un seul conseil à donner à ces populations (ODJ et ceux à qui elle lutte). On ne lutte pas avec l’autorité sur des questions de terre. La terre appartient à l’Etat. Si on vous dit de déguerpir, alors bougez. Demandez à être relocalisés et si possible avec indemnisation d’accompagnement. Sinon, demandez au Bon Dieu de vous soutenir. Il saura essuyer vos larmes.

    Merci !!!!!!

  • ce n’est pas pour une zone de paturage que nos vont oser montrer autant de muscle, il ne faut pas s’en prendre inutilement aux pauvres élèveurs qui sont pris entre deux feux.

  • pour ceux qui se rapelle,un film documentaire de cette zone pastorale a ete diffusé a la RTB en juillet 2014.ce documentaire mettait en exergue l’implantation illegale des agricultaire avec leurs champ a perte de vue ainsi que des orpailleurs artisanaux utilisant des produits toxiques tel que la cyanure et empoisonnant toute la zone reservee au pastoralisme.Des demarche ont été engager en vu de relocaliser ces ocupants anarchique en vain.personne ne veut comprendre et chacun se dit qu’il a la force et que l’etat ne peut rien...on savais que celui qui heriterais le burkina faso apres blaise aura fort a faire ya eu trop de laisser faire,l’etat n’a plus d’autorité quand il (l’etat) dit une chose c’est comme on aime le dire "le chien aboie la caravane passe.

  • Le Burkina appartient à tout le monde,éleveurs comme agriculteurs. Seulement,ces deux entités ont besoins d’être encadrés pour la coexistence pacifique dans leurs zones d’évolution. Mes parents peulhs et les agriculteurs en général ont trop souffert du non respect des zones de pâturages. Il faut que les autorités se donnent les moyens de faire respecter et prévenir ces conflits à n’en pas finir. Et puis si c’est de l’or qui est le non dit du déguerpissement ;l’État est dans son droit,la terre lui appartient non ?Si tout un Etat parle d’installation illégal c’est qu’il doit avoir raison sinon pourquoi peut-on s’en-prendre à ses propres populations sans raison. Il faut éviter l’opposition par principe à tout ce qui vient du gouvernement au non de je ne sais quelle idéologie morbide. la responsabilité de l’Etat est plus grande que les jérémiades de gens qui parlent à longueur de journées de luttes de classes mal assimilées. On vous attends si c’est ici que vous allez venir appliquer votre dictature de prolétariat à des paysans propriétaires de rien.

  • Comme je l’ai deja exprime dans un commentaire, j’ai toujours souhaite que les mouvements de defense des droits humains ajoutent d’autre dimensions a leurs approches : sensibilisation / conscientisation et formation. Si cela etait fait depuis des annees qui nous suivons tous l’evolutions des dossiers impliquant des communautes agricoles et pastorales, on n’en serait pas arrive a ce deguerpissements manu-militari. C’est mouvements doivent apprendre etre proactifs, a agir par anticipation pour prevenir des situations de ce genre.
    Nous sommes les memes qui accusons et acculopns l’Etat de ne pas agir par anticipation, et quand pour eviter le pire l’Etat prend ces responsabilites, nous sommes encore les premiers denoncer les methodes usitees par le gouvernement, a aller compter le nombre de maisons incendiees, de personnes interepellees, si ce n’est le nombre de deces.
    Aidons l’Etat a nous aider, a remplir avec efficacite ses missions. Cela suppose qu’en plus de sensibiliser les citoyens sur leurs droits, il faut les interpeller egalement et constamment par rapport a leurs devoirs, et le respect de l’autorite et de la loi font partie de ces devoirs.
    Que faites-vous quand de fraudeurs s’arrogent le droit de defier l’autorite des forces de l’ordre, de retirer de force le fruits de la fraude que des agents de douane avaient pu intercepter, et meme de menacer l’integrite physique de ces agents ? IL N Y A PAS MEILLEURE POSTURE QUE CEUX QUI CRITIQUENT, CHARGENT, SANS TOUTEFOIS SE SENTIR LE DEVOIR D’AGIR PAR ANTICIPATION POUR SENSIBILISER. On ne construit pas un Etat de droits en n’accordant pas la meme importance aux Devoirs du Citoyen.

  • L’ODJ a des militants dans toues les couches sociales de notre pays (paysans, commerçants, etc.). Si un jeune paysan de Kounkoufouanou milite dans l’ODJ, il est un camarade comme tout autre militant.

  • je crois que lodj fairait mieux de conseiller les recalcitrant a quitter les lieu.tous les membre du gouvernent d trans ne peuvent se tromper.un village est different d.un hameau de culture.svp ne trompe la population et les conduire a l,abattoir.a bon entendeur salut.

  • Il y a de l’exagération de la part de l’ODJ. Comprenez que l’on ne peut pas faire des omelettes sans casser des oeufs. Combien de victimes le conflit dit Agriculteurs/Eleveurs a fait ? Combien de milliards a-t-il fait perdre au pays ? Les populations dudit village sont elles interdites de se reconvertir conformément a la nouvelle destination ? Il faut cesser de monter les uns contre les autres !ODJ cd n’est pas ton rôle !

  • Les eleves avaient ils leurs classes dans la zone pastorale ?

  • A l’intervenant n°10 Ndali : vous ne m’apprenez rien en disant que l’ODJ a des militants dans toutes les couches sociales. Il me semble que c’est la moindre des choses. Ce que je veux savoir ou faire corriger : y a t-il eu des arrestations sélectives des militants de l’ODJ, ou bien ces arrestations concernent d’autres personnes non militantes de l’ODJ ? Dans ce dernier cas, l’exigence doit porter sur la libération de tous les détenus et non seulement des "camarades" de l’ODJ. J’attends votre éclairage si vous en savez quelque chose !

  • Je n’ai pas la version de l’autre partie (les autorités) mais si ce qui est décrit est réel, cela est dangereux car relevant de l’animosité. C’est trop barbare, franchement. Et d’ailleurs : pourquoi des éléments de force de l’ordre du Centre-Est au Gourma ? J’ai toujours maugréé quand les populations narguent nos forces de l’ordre et de sécurité mais sur cette question je ne les cautionne guère. Les textes doivent être appliqués de façon sociale et humaine. je suis révolté...

  • Mon cher internaute N°5 "Yempabou" va encore la loi sur le foncier, car ta phrase n’est plus d’actualité. La loi a été révisée en 2009 et selon celle-ci la loi n’appartient plus qu’a l’État, le propriétaire terrain est le premier concerné, c’est à dire que l’État n’a plus de droit de regard sur la terre. Merci

  • bravo ODJ pour l’accompagnement que vous faites aux populations de KOUNJOUFOUANOU qui souffrent dans ce temps pourtant béni de ramadan.
    Seulement il faut se demander est-ce que d’autres zones du pays n’ont pas connu un déguerpissement.si c’est le cas il faut accepter que la loi s’applique partout sur le territoire burkinabé.
    au cas ou c’est seulement au Gourma que cela se passe il faut alors redoubler d’ardeur..mais il me parait que une zone du CENTRE EST a déjà connu un déguerpissement.
    Je conseille à ODJ de voir quel peut être le moindre mal...on ne devrait pas encourager des populations à l’incivisme..
    cependant nous devons tous jouer à la médiation pour que l’état accompagne ces populations à se réinstaller dignement..
    Courage ODJ courage chers autorités locales et nationales
    collaborez pour le bonheur des populations de KONKOUFOUANOU

  • Bonjour à tous. L’Etat dispose de quel titre d’occupation et de jouissance dudit terrain ?
    Si oui comment il l’a obtenu ? A ce que nous sachions la terre n’appartient plus à l’Etat !
    Et il faut l’accord des superficies (propriétaires terriens). J’attire l’attention de l’Etat à respecter ses propres textes en matière d’occupation et de jouissance de la terre ! Nous sommes dans un Etat de droit.

  • Juste pour à l’ODJ que la terre appartient à l’ETAT et il y a des règles dans à respectées si nous voulons un Burkina de paix et de prospérité. La zone a été réservée pour les activités pastorales afin d’éviter les nombreux conflits meurtriers que nous assistons chaque année. S’ils deviennent éleveurs ils peuvent y restés dans le cas contraire ils déguerpissent car le Burkina a aussi besoin de l’élévage pour booster son économie et faire vivre des milliers de personnes. ODJ quitte dans cette manipulation des populations car elles ne sont pas au dessus de la loi. Il y a eu ZACA, ZAD dans Ouagadougou et dans certaines localités.
    ODJ basta Gorko de Garghin

  • Juste pour à l’ODJ que la terre appartient à l’ETAT et il y a des règles dans à respectées si nous voulons un Burkina de paix et de prospérité. La zone a été réservée pour les activités pastorales afin d’éviter les nombreux conflits meurtriers que nous assistons chaque année. S’ils deviennent éleveurs ils peuvent y restés dans le cas contraire ils déguerpissent car le Burkina a aussi besoin de l’élévage pour booster son économie et faire vivre des milliers de personnes. ODJ quitte dans cette manipulation des populations car elles ne sont pas au dessus de la loi. Il y a eu ZACA, ZAD dans Ouagadougou et dans certaines localités.
    ODJ basta Gorko de Garghin

  • Juste pr dire à ODJ que,si j n m trompe,le rôle d,un parti politique qui se v responsable,c,est d,éduqué la population qu,il aspire gouverner.Autant ns devons ns lutter pr préserver ls droits de nos parents paysans,autant ns devons ls éduquer que leurs droits s,arrêtent là où commencent ceux des autres.les éléveurs st des nôtres aussi.Il n,y a pas d,agriculteurs qi n,elévent pas et vis versa.évitont de jéter l,huile sur le feu car l,incendie q ça provequera ns emportera également !

  • L’ODJ est un parti politique ou une organisation de la société civile ?

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