Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

lundi 12 janvier 2015 à 01h14min

A l’occasion d’une conférence de presse animée le samedi 10 janvier 2015 à Ouagadougou, la Coalition de la société civile pour la contribution et le suivi de la transition a fait état de son analyse relativement à la conduite de la transition. Il en ressort qu’il y a bien de motifs de satisfaction, mais également que les attentes des populations sont encore très fortes. D’où l’énumération de questions sur lesquelles la Coalition interpelle les autorités de la transition.

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Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

Faisant suite à une rencontre d’évaluation et de propositions constructives, la conférence de presse de ce 10 janvier 2015 a passé en revue l’exécution des chantiers politiques, économiques et sociaux à la charge des autorités de la transition. Il s’agit entre autres, de la question du quota genre, du vote des Burkinabè de l’étranger, de l’organisation des toutes prochaines élections, de la rémunération des membres du Conseil national de la transition (CNT), des préoccupations spécifiques du monde universitaire, de la diminution des prix des hydrocarbures, de la gestion du foncier. A l’issue d’un tour d’horizon sur ces chantiers, si les membres de la Coalition notent des motifs de satisfaction tenant notamment au fait la vie normale continue son cours après la chute (prédite calamiteuse par certains) du président Blaise Compaoré, ils disent relever également que ce sont là, autant de chantiers à exécuter nécessairement, en procédant à des réformes multisectorielles ; et ce, dans un contexte où les attentes socio-économiques sont très fortes.

Pour réussir le pari, la Coalition préconise la tenue d’une « Conférence Sociale et Politique de la dimension d’une conférence nationale souveraine ». Une Conférence qui permettra à tout le moins, foi de Daniel Da Hien, de faciliter l’apaisement des cœurs et d’unir davantage les fils et filles de notre pays.
Mais d’ores et déjà, la Coalition suggère « L’amélioration de la communication gouvernementale » ; « L’instauration d’un rapport mensuel de progrès du gouvernement pour faire le bilan de la mise en œuvre de l’agenda de la transition » ; « La création d’un Conseil National d’Ethique pour superviser l’action des responsables politiques et administratifs ».

Il faut une CENI professionnelle

Dans le même élan de suggestion, la Coalition préconise instamment, le « renouvellement de la CENI » conformément au contexte politique actuel marqué par l’ « absence de majorité et d’opposition politique ». En clair, la Coalition suggère le remplacement de l’actuelle « CENI politique », par une « une CENI professionnelle » dont les membres, précise Siaka Coulibaly, « seront recrutés par voie de concours au regard de leurs compétences professionnelles ». A cette CENI professionnelle devra, selon la Coalition, être soumise la réflexion relative à la faisabilité de la participation « incontournable » des Burkinabè de l’étranger aux consultations électorales « dès les élections de 2015 ».

Relativement au scénario combinatoire de la tenue des élections, la Coalition tranche en faveur du « triplage » des élections présidentielle, législatives et municipales « en novembre 2015 ». Toute chose qui permettra, foi de Bibata Compaoré, d’éviter une perte de temps et d’argent.

Fulbert Paré
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 11 janvier 2015 à 23:25, par vigile du pays
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    En espérant que vous sachiez de quoi vous parlez chère société civile il vaut mieux aller mollo mollo et prudemment. Des élections triplees et des votes de la diaspora relèvent du rêve.

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  • Le 12 janvier 2015 à 06:13, par Jeanine Debo
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    Posez aussi le problème religieux ! Les protestants ont ils pris le pouvoir ?
    Et aussi ethnique les non-Mossi commencent à douter !

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  • Le 12 janvier 2015 à 06:23, par Soleil de demain
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    Une bonne société civile interpelle toujours pour la bonne marche de la société. En cela vous faites oeuvre utile et vous méritez toute la reconnaissance du peuple. Il faudra certainement prendre en compte la question importante du découpage territorial pour la naissance de nouvelles provinces afin d’instaurer davantage de justice et de sérénité dans notre pays. A cela s’ajoute la question non moins importante de l’élection des conseillers régionaux qui pour plus de démocratie devront être élus au suffrage universel direct au lieu du suffrage indirect.

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  • Le 12 janvier 2015 à 06:33, par yeriyoublo
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    Le vote des burkinabé de l’étranger revêt du rêve vu que nous ne maîtrisons meme pas le vote des burkinabés résidents à plus forte ceux de ’étranger. Depuis combien d’années nous votons sans nos compatriotes de l’étranger ?
    Les OSC devraient travailler à se rendre crédibles et non occuper des postes de responsabilité politiques ou étatiques tel qu’on le constate. Mais il me semble que chacun parle pour se faire une place. Comment comprendre que des profs aillent conseiller un président ? En cas d’insatisfaction, le conseiller est condamnable plus que celui qui a reçu les conseils. chacun veut bouffer mais ne sait pas par quel moyen passer à la table, on crie hoba hoba et pour les faire taire on les convie au mangeoire et ces gens font pire que qu’ils croquaient. Il y aurait fallait une insurrection complète qui balayerait toute cette vielle classe. Mais hélas les OSC n’ont pas pu jouer leur rôle. La vraie révolution est derrière avec des conséquences graves si la transition et la classe politique gèrent mal les elections a venir car le partage du gâteau entre jeunes et vieux ne sera pas facile si les vieux édentés tiennent toujours à leur part de gâteau.
    Que Dieu nous quide.

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  • Le 12 janvier 2015 à 09:57, par moaga-mossi
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    comment comprendre qu’un citoyen vivant à étranger doit participer au vote ? cependant il me semble qu’il existe une loi qui fixe les conditions pour être candidat d’abord. Ex : n’avoir jamais quitter le pays les 5 ou 10 dernières années. cet exilé ne fait que ralentir le processus. Oublier les pour l’instant et travaillons à maitriser ce qu’on voit en face. Ensuite nous verrons comment fixer les conditions pour être électeur de dedans et de dehors.

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  • Le 12 janvier 2015 à 10:24, par Max68
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    Encore des manœuvres pour ne pas organiser les élections à bonne date !! Pour éviter le désordre il est souhaitable de ne pas suivre ces OSC !!!! (Voir ce qui se passe au CNT, mise en place de la coordinations des OSC, Ligue des Consommateurs...). Dommage que nos OSC se laissent toujours manipuler par les Politiques. Je préfère mille fois mieux cette CENI à une CENI dirigé par des gens facilement corruptibles !!!

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  • Le 12 janvier 2015 à 11:07, par or
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    Cette CENI doit rester et poursuivre son travail. OSC restées a vos places et laisser la politique aux politiques.

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  • Le 12 janvier 2015 à 11:32, par Vigile du pays
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    Je suis d’accord avec toi Max68. Les OSC gagneraient à être plus pragmatiques dans leur propositions. J’avoue qu’au départ j’ai souhaité comme bien d’autre que nous restions dans la légalité en organisant les élections dans les délais prévues par la Constitution en cas de vacance de pouvoir. On nous a traité de tous les noms d’oiseaux et c’est finalement les grandes gueules qui ont eu raison comme d’habitude d’ailleurs. La suite, on la connait puisqu’on la vie : rien que des amalgames et des tâtonnements. Si c’est pas le PM qu’on accuse de ségrégationnisme religieux, ce sont les ethnicistes qui accusent les mossi de tuk guili. Ensuite, c’est tout le CNT qui se fait prendre la main dans le sac pour les mêmes délits qui ont justifiés les événements des 30 et 31 octobre.
    Si on avait respecté les 90 jours, même avec le 5è vice président de l’AN comme prési de l’AN après la fuite de OUATTARA, on serait entrain d’organiser les élections dans un mois nous serions retournés dans la légalité. Mais comme les gens préfèrent écouter ce qui les arrange, voilà où nous en sommes. Vivement que ces OSC se concentrent davantage pour produire des propositions plus sérieuses et nous éviter des situations plus complexes. Il faut vite quitter de là car toutes actions posées actuellement sont susceptibles d’être remise en cause lorsque la légalité reviendra et les juristes savent bien de quoi nous parlons.Nous n’avons pas le temps de démarrer la machine électorale d’ici 3 mois avec la diaspora. De grâce soyons réalistes et évitons les polémiques inutiles. Réussissons le couplage en novembre et donnons le temps à l’équipe de bien préparer les choses pour 2020.

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  • Le 12 janvier 2015 à 12:34, par Sans rancune
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    Merci pour vos propositions. Mais sachez que vous constituez une infime partie de ceux qui contribué à la chute du Président Blaise Compaoré. Cessez de gesticuler comme des collégiens. On ne peut pas refaire le Burkina en moins d’un an. On a un CNT qui est là. Vous contribuez certes mais de façon négative parfois. Si ce sont des postes que vous voulez, il y les concours de la fonction publique et les offres dans les journaux. On vraiment envie que les organes de la transition avancent. Vous êtes un boulet à leurs pieds.

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  • Le 12 janvier 2015 à 12:35, par Traoré Ousmane
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    La fameuse Jeannine Debo, tu es où ? A Yamoussoukro ? Continue à vouloir diviser la société avec ta catégorisation. Le moment venu, on saura qui se cache derrière ce pseudo.

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  • Le 12 janvier 2015 à 14:43, par HECHEM
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    OH, Siaka Coulibaly tu veut être membre de la CENI ? patiente toi ça viendra, comment veux tu qu’à ce jour on organ,ise un concours pour recruter des membres de la CENI qui vont aller se former quand ? je vous en pris messieur les membres des OSC bizarres, laisser la transition poursuivre son oeuvre. notre CENI EST PROFESSIONNELLE ET INDEPENDANTE ; LES POLITIQUES NE S’EN PLAINGNENT PAS OU EST VOTRE PROBLEME ?

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  • Le 12 janvier 2015 à 21:11, par Benbadi
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    Je suis désolé que vous traitiez de la sorte la diaspora burkinabé qui se bat avec dignité pour le pays.
    Qui n’a jamais fait appel à un parent de l’extérieur pour être aidé. Chaque jour la diaspora se bat pour transférer de l’argent au pays pour les parents restés au pays et se battent pour créer des emplois au pays ou des projets en vu d’aider les plus vulnérables.
    Même si on vit à l’extérieur on vit au rythme du pays et souffrons avec vous.
    Ce sera une grosse erreur de ne pas pas prendre en compte la diaspora dans les prochains scrutins.
    Dans toutes les ambassades, on avait déjà installé des CNI locales, pourquoi revenir en arrière.
    Le Niger l’a fait, pourquoi pas le Burkina.

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  • Le 13 janvier 2015 à 15:14, par Le Vigilent
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    Celle (ou celui) qui signe Jeanine Debo est une personne très dangereuse pour la paix et la cohésion sociale dans notre pays. Il s’agit certainement d’un de ces éléments inconscients et cupides instrumentalisés par les pires ennemis de l’insurrection populaire d’octobre 2014 pour nuire a la transition devant conduire aux élections du dernier trimètre 2015.
    Qu’elle (il) retienne définitivement que l’insurrection populaire a été menée par l’écrasante majorité du peuple burkinabè sans aucune distinction et que toutes les manœuvres visant a opposer les différents acteurs sur la base de leur appartenance ethnique ou religieuse sont vouées a l’échec.
    Si vous n’avez pas réussi a convaincre les gens sur l’opportunité d’une modification de l’article 37, sachez que vous ne pourrez jamais engager notre peuple épris de paix et de justice dans des conflits inter ethniques et inter religieux que vous voulez créer artificiellement pour empêcher l’aboutissement heureux et paisible de la transition.
    HONTE A VOUS ET A VOS COMMANDITAIRES TAPIS DANS L’OMBRE !!!

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  • Le 13 janvier 2015 à 16:11, par JOHNESS
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    Je comprends le souhait de désirer le vote des burkinabé de l’étranger, mais comprenons que le contexte actuel n’y est pas trop favorable : le cas de la Côte d’Ivoire demande des moyens aussi colossaux que le burkina, compte tenu que les burkinabé sont assez disséminé sur le territoire ivoirien. Et puis, le processus d’enrôlement biométrique de la carte consulaire piétine. A ce rythme, on ne pourra pas passer au vote en fin 2015 et bonjour l’impasse et le désordre.

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  • Le 14 janvier 2015 à 00:47, par Manglé
    En réponse à : Maux de la transition : La société civile pose le diagnostic

    Chers amis Siaka et Daniel HIEN. Faites attention car vous allez vous griller. Siaka peut être encore sauvé parce qu’il a de bonnes idées. Mais quant à toi DA, tu feras mieux de suivre tes gens (François, Assimi). De toutes les façons la coalition n’est qu’un machin préparé pour dépenser de l’argent de PTF non réfléchis. Je vous encourage à regagner vos structures respectives qui font déjà du bon travail sur le terrain que de créer ce machin pour distraire les gens.

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