Projet de révision de la Constitution : Des habitants de Banfora apprécient

dimanche 26 octobre 2014 à 14h47min

A l’issue de la conférence de presse des jeunes pour appeler les députés à ne pas adopter la loi visant à appeler au referendum, nous avons tendu notre micro à quelques citoyens de la ville afin de recueillir leur avis sur ce que vit le Burkina Faso aujourd’hui.

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Projet de révision de la Constitution : Des habitants de Banfora apprécient

Hema Adama, Professeur au Lycée « Lompolo KONE » : Jusque-là je faisais partie de ceux-là qui croyaient en la bonne foi du Président Compaoré. Je suis de ceux-là qui pensaient que le Président Compaoré était un démocrate. Je disais toujours à mes élèves que jusque-là au Burkina Faso, il y a la démocratie, mais qu’il fallait patienter jusqu’en 2015 pour voir s’il y a la démocratie ou pas. Malheureusement on vient de nous prouver par cet acte-là qu’il n’y a pas de démocratie, conformément à ce que les enfants eux-mêmes soupçonnaient. Puisqu’ils m’ont toujours dit qu’il n’y a pas de démocratie dans notre pays. Par cette attitude donc, le régime Compaoré vient de montrer que ce que les enfants avaient comme soupçon était vrai. Je me pose alors la question sur l’opportunité de cette loi qu’on voudrait adopter. Pourquoi un homme qui a fait 27 ans au pouvoir doit continuer à vouloir régner. J’ai l’impression que nous vivons dans un régime militaire. Parce que si vous avez écouté le compte rendu du dernier conseil des ministres, il vient d’être accordé un nouveau statut aux militaires pendant que nous les civiles nous nous battons depuis des années pour l’adoption d’un statut particulier. Les militaires se lèvent un jour, alors on leur accorde sur un plateau d’or un statut particulier. Je profite de votre micro pour lancer un appel à l’ensemble des citoyens et citoyennes de ce pays pour qu’on fasse bloc derrière le CFOP et toutes les organisations de la société civile afin de faire barrage à la modification de l’article 37 et à faire en sorte qu’un civile au sens vrai du terme accède au pouvoir en 2015. Nous ne voulons plus de militaire converti, nous en avons assez.

Sanogo Mamadou Osmo, militant UPC : Franchement, le Président Blaise Compaoré n’aime pas le Burkina. Voilà quelqu’un qui a été médiateur dans plusieurs pays pour amener les gouvernants à favoriser l’alternance. Et chez lui-même, il refuse l’alternance. Nous ne disons pas que Blaise est mauvais. Nous lui disons simplement qu’après tant de temps au pouvoir, qu’il veuille bien respecter la Constitution. C’est tout ce que nous lui demandons. Maintenant son parti, le CDP se dit incapable de trouver un candidat autre que Blaise Compaoré ; ça veut dire qu’eux-mêmes ils ne sont pas clairs. Nous voulons seulement l’alternance en 2015.

Soma Omar, CGTB : La position de la Confédération Générale des Travailleurs du Burkina a toujours été claire et elle n’a pas varié. Il faut que la Constitution que les Burkinabè eux-mêmes se sont donné, soit respectée. Il n’est pas acceptable que la loi fondamentale soit chaque foi charcutée au gré de la volonté d’un individu. Nul ne peut être au-dessus de la Constitution et nos efforts doivent nous permettre d’imposer une alternance politique dans notre pays pour le bien de tous les Burkinabè et là-dessus, la CGTB est intransigeante.

Golleau Isidore TRAORE
Lefaso.net

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