Assassinat sans mobile apparent d’un citoyen au-dessus de tout soupçon (2/3)

vendredi 13 juin 2014 à 23h03min

Un époux, un père de famille, un homme discret même si son goût pour le retenue et son peu de fascination pour la médiation ne l’avaient pas empêchés d’être un acteur de la « Révolution » puis de la « Rectification », enfin, de la démocratisation. Il était magistrat ; il avait été ambassadeur à Cuba loin de chez lui (plus encore quand on est un Africain francophone et il m’avait fait part de ce que cette expatriation, parfois, pouvait lui peser sans pour autant jamais perdre de vue qu’il était en mission à La Havane). Il était membre du Conseil constitutionnel. Un citoyen au-dessus de tout soupçon !

Assassinat sans mobile apparent d’un citoyen au-dessus de tout soupçon (2/3)

Le samedi 24 mai 2014, en début de soirée, entre 19 h et 20 h, il a été assassiné sur la bretelle qui relie Saponé-Marché à Kalkuidiguin, sur la route de Léo. En moins d’une heure, il avait quitté ses amis réunis pour un anniversaire à la cité Tam Moaga, non loin de Ouaga 2000 ; aurait sans doute reçu un appel téléphonique qui l’avait obligé à stopper pour y répondre, à environ 400 m de là, avant de redémarrer ; avait parcouru 30 km à l’opposé de son domicile où il était sensé se rendre ; était ou avait été sorti de sa voiture, dont la vitre côté conducteur était « légèrement » baissée tout comme une des vitres arrières, ce qui laisse penser qu’il n’y était pas seul.

Son 4 x 4 - qu’il conduisait lui-même, ce qui n’était pas son habitude la nuit et encore moins pour des parcours hors ville - a été retrouvé garé sur le bas-côté droit de la chaussée après avoir tenté, en vain semble-t-il, de la quitter. Son corps a été retrouvé à 200 m de là, couché sur le dos, les yeux tuméfiés, le crâne fracassé, une blessure béante à la nuque, des blessures sur l’avant-bras droit et au flanc gauche (un geste de défense naturelle, pour un droitier, quand on vous frappe). Ses lunettes, manifestement, avaient « valdingué » : monture tordue, verre « déchaussé » ; tout comme son bracelet en argent.

Sur la base de ces premiers éléments, qui sont établis par la presse et les premiers témoins sur les lieux, le juge Salifou Nébié n’a pas été victime d’un accident de voiture. Ni d’une agression crapuleuse qui aurait viré au meurtre (sa voiture et son argent n’ont pas été volés ; par contre personne ne nous dit ce qu’il est advenu de son cellulaire). C’est un assassinat ; autrement dit un meurtre prémédité. Son ami, Germain Nama, directeur de publication de L’Evénement, avec qui il a passé l’après-midi du samedi fatal, pratiquement de 13 h à 19 h, évoque* un « assassinat pur et simple », une « liquidation » à la suite d’un « kidnapping » et une mise en scène « grossière » « dans l’espoir qu’un camion allait l’écraser afin de simuler un accident ». Il dira encore : « Il est d’une très haute importance de bien examiner les appels parce qu’il a reçu beaucoup de coups de fil ce jour-là ».

Dès le mercredi 28 mai 2014, à la demande du parquet général, une rencontre a été organisée avec la famille du juge Salifou Nébié. Il y avait là Wenceslas H. Ilboudo, procureur général près la Cour d’appel, Désiré Pinguédewindé Sawadogo, procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, le professeur Ousmane Nébié et Abdoul Manane Nébié, ses frères, Abdoulaye Nébié et Moussa Nébié, ses oncles. Toutes les hypothèses ont été présentées à la famille pour tenter d’expliquer le drame. Il a été décidé, également, à cette occasion de faire appel à un médecin légiste français (en l’occurrence le docteur Stéphane Chochois, médecin légiste près la Cour d’appel de Douai, arrivé à Ouaga le mardi 3 juin 2014).

La mort d’un juge, sous toutes les latitudes (et y compris sous les régimes autoritaires), suscite toujours une forte émotion. L’Observateur Paalga, dans son édition du mardi 27 mai 2014, a rappelé le contexte dans lequel cet assassinat a été conduit : « La disparition de ce juge constitutionnel intervient en effet à un moment où la lutte politique glisse inexorablement vers un bras de fer, pour ne pas dire pire, entre partisans et adversaires du référendum sur l’article 37. Dans ces conditions la « mort suspecte » d’une personnalité de haut rang décisionnaire ne peut que nourrir, à tort ou à raison, l’hypothèse du meurtre politique ». Le Pays (mercredi 28 mai 2014), l’autre grand quotidien privé burkinabè, ne dira pas autre chose, réclamant que ce crime soit « élucidé au plus vite pour ne pas renforcer le climat de suspicion qui a cours aujourd’hui au pays des hommes intègres ».

On le disait l’ami de personnalités de l’opposition. Comment pouvait-il en être autrement dès lors que les leaders de l’opposition sont issus du même milieu politique que Nébié. Simon Compaoré, deuxième vice-président du Mouvement pour le progrès (MPP), rappellera qu’ils ont « beaucoup travaillé ensemble sous la Révolution et même après » et que c’est la même chose pour les deux autres têtes d’affiche du MPP, Roch Marc Christian Kaboré (qui s’est d’ailleurs rendu à Cuba, quand Nébié y était ambassadeur, en tant que patron du CDP, le parti présidentiel) et Salif Diallo.

On rapportera également qu’il « pensait qu’il n’est pas opportun ni d’organiser un référendum ni de modifier l’article 37 » (Germain Nama dans L’Observateur Paalga du mercredi 28 mai 2014 ; qui soulignera cependant que c’était là « son avis personnel »). Mais cela ne saurait présager qu’il jugeait anticonstitutionnel le référendum de révision de la Constitution ; un pas trop vite franchi par Etienne Traoré, professeur à l’université de Ouagadougou, qui affirme, sur cette base, qu’il « contestait la révision de l’article 37 ». On peut être prof et à côté de la plaque dès lors qu’on se veut, aussi, « homme politique ».

On notera d’ailleurs que les partis politiques burkinabè sont plutôt dans la retenue sur cette dramatique affaire. Le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) a, tout naturellement, enfourché le cheval d’une « justice aux ordres ». Les syndicats de magistrats ont, quant à eux, sauté sur l’occasion pour réclamer une indépendance plus totale de la justice et la mise à disposition des juridictions des « moyens financiers, humains et matériels » (Syndicat burkinabè des magistrats/SBM).

Le Syndicat autonome des magistrats burkinabè (Samab)** sera plus virulent. Il rappellera que Salifou Nébié était « un militant très engagé du Samab », dénoncera une enquête « laborieuse » marquée par « les balbutiements et les hésitations dans sa conduite » et fustigera le comportement du gouvernement qui n’a pas communiqué sur ce drame. « Chaque magistrat doit dès à présent, écrira Moussa Stéphane Sory pour le compte du Comité exécutif, se considérer comme une victime potentielle tant que les circonstances de cette mort ne seront pas élucidées et les responsables arrêtés et punis ». Il dressera une liste des magistrats burkinabè qui ont eu, au titre de leurs fonctions, à subir des violences. C’est d’ailleurs, selon la Samab, en tant que magistrat que Salifou Nebié a été exécuté : « Quel est le message que les auteurs et commanditaires veulent-ils adresser à la famille judiciaire ? ».

A Léo (Salifou Nebié était originaire de la province de la Sissili et son village se situait à 6 km de Léo), la population a manifesté, obligeant les autorités à fermer le marché, s’étonnant du temps qu’il faut pour résoudre cette affaire.

Dix jours après l’assassinat du juge Salifou Nébié, les questions essentielles restent posées : Pourquoi Salifou Nébié s’est-il retrouvé du côté de Saponé sans son chauffeur et son habituel garde du corps ? Pourquoi a-t-il été ainsi massacré alors qu’il aurait pu, tout simplement si j’ose dire, être exécuté ? Pourquoi fallait-il qu’il meurt ? Etc.

* Entretien avec Adama Ouédraogo Damiss et Joseph Bambara, L’Observateur Paalga du mercredi 28 mai 2014.

** Sidwaya du vendredi 30 mai 2014.

Jean-Pierre BEJOT
La Dépêche Diplomatique

Messages

  • " On peut être prof et à côté de la plaque dès lors qu’on se veut, aussi, « homme politique ». Surtout, on peut etre journaliste et meme hors sujet d’ autant plus qu’ on emarge a la presidence de la republiue et donc au vu des conflits d’ interets, on nuit a la profession noble de journaliste. Bejot, rendez service a votre profession car vous etes devnue un vulgaire chasseur de primes. Ce n’est pas a l’ honneur de la profession. J sais que vous ne vous souciez pas de votre honneur a vous.

  • M Bejot dites-nous pourquoi Étienne Traoré serait plus à côté de la plaque que vous-même, puisque personne n’en sait rien dans cette affaire, pas même vous, ou alors dites le aux enquêteurs, si vous connaissez avec certitude les raisons et causes de ce meurtre. La précaution voudrait que chacun en reste à des hypothèses, et c’est ce que fait Étienne Traoré dont l’hypothèse peut, comme toute autre, ne pas être plausible, mais sans être pour l’instant à côté de la plaque.Et qui vous apprend que Mr Traoré ne parle pas en tant que prof mais en tant que homme politique de l’opposition ?!. Au moins est-il aussi homme politique, on le sait, contrairement à vous Bejot qui n’êtes que journaliste mais usurpez le rôle de juge !

  • Le médecin législte a conclu sur une mort par accident de la circulation. Information officielle sur le site de jeune Afrique.

    Stéphane CHOCHOIS a apporté plus de problèmes que de solutions pour la suite du dossier Salifou NEBIE.

  • Extraits du rapport du médecin légiste

    Les lésions que présente le corps de M. Salifou NEBIE sont, par contre compatibles avec un accident routier (piéton renversé) par un engin de forte inertie (type camion ou gros véhicule)

    Le magistrat est décédé ’’des suites d’un accident de la circulation, avec percusion violente par un engin indeterminé’’

    En clair la piste de l’homicide volontaire commence a être écartée. Petit à petit on va vers un dossier de type Norbert ZONGO.

  • Qu’est ce que je vous disais car leur fameux escroc payé 70 millions qui se prend pour un médecin légiste vient de dire que la mort du juge Nébié trouve sa cause dans un banal accident de la circulation.A mourir de rire si cet nième assassinat crapuleux commandité par qui vous savez tous,n’arrivait pas au moment où nous nous chamaillons sur l’article 37,cet assassin notoire voulant se rassurer d’avoir des juges notoirement acquis à sa cause.

  • 13 Jun
    19:09Affaire Salifou Nebié : Le rapport d’autopsie du Dr Chochois selon "Jeune Afrique" qui a obtenu une copie du rapport d’autopsie, conclut à une mort accidentelle. Le rapport du médecin-légiste français qui date du 12 juin, exclut la thèse d’un homicide volontaire et conclut que le juge constitutionnel est decédé "des suites d’un accident de la circulation, avec percussion violente par un engin indeterminé".
    COMMENTAIRES : Pour ce médecin, un accident de la circulation ne peut pas être un meurtre prémédité ? Comment peut-t’il expliquer que les yeux sont crever ? et, pas de blessures sur le reste du corps, mais, alors, si vous voulez mettre le pays à feu et à sang, continuez car après la mort de Sankara de mort naturelle....J’attends de voir la suite des infos sur le sujet car cela pue l’arnaque à plein nez de la france à fric pour la francafricaine. Bref, nos dirigeants actuels spécialistes en entourloupe en tout genre, risquez de croiser le peuple pour vous tandjainer comme en 2011 au Niger

  • Ce crime profite t-il au pouvoir ?En 1998 la disparition de Norbert Zongo avait fait trembler le régime de Blaise Compaoré.Et de justesse Blaise a pu conserver son pouvoir.Aujourd’hui dans un contexte socio-politique particulièrement tendu je ne vois pas en quoi ce crime pourrait être prémédité par les responsables du pays.En revanche,crime ou accident ?Je ne saurai le dire.

    • T’as raison mon très cher Burkinbila.Moi non plus je crois pas que les Blaise puissent oser faire ça dans un tel contexte.Je n’accuse pas l’opposition ni personne d’autre d’avoir assassiné Salifou Nebié.Je ne suis pas non plus d’accord avec le rapport du médecin qui parle d’accident de circulation.

  • A qui profite le crime ?Vu le climat de tension qui prévaut au Burkina je crois ce crime puisse être imputé aux gars du pouvoir.Ce crime pourrait faire chuter Blaise Compaoré et tout le monde le sait.C’est ce qui m’amène a croire que des gens qui sont hostiles au président pourraient être commanditaires de ce crime.

  • Les gens s’imaginent du n’importe quoi.Est ce que les éléments du pouvoir sont fous pour commettre un crime aujourd’hui.Le fauteuil du président est menacé est ce qu’il est malade faire ça.L’hypothèse de l’accident aussi me parait bizarre.De toutes les façons il est mieux de chercher les coupables de ce crime odieux ailleurs.

  • Moi je crois pas un seul instant que le CDP puisse être derrière tout ça.Eux mêmes ils se cherchent actuellement.C’est pas croyable qu’ils osent se chercher d’autres problèmes encore.L’opposition ne pourrait elle pas être derrière ça espérant qu’on l’impute au CDP ???Moi j’en sais rien.En tout cas ce crime pourrait les arranger.

    • Amelie on voit bien que tu es une vraie militante du CDP ; mais cela ne t’empêche pas de montrer que tu es intelligente et que tu peux analyser une situation. qui essaye de dissimuler la vérité ? Les partis d’opposition ont présenté leur condoléances à la famille Nébié. Ni le CDP , ni le gouvernement n’ont piper mot. On évite les medecins burkinabè pour amener un patin qui raconte un scénario hollywoodien et tu trouves à accuser les autres. Quand il s’est agi de juger les étudiants, a -t on mis combien de temps. Ma soeur défend ton poste et tes intérêts et arrête de te ridiculiser.

    • les grands criminels sont de fins psychologues. la question "a qui profite ce meurtre ?" est l’un des subterfuses pour brouiller les enquetes et semer la confusion au niveau de la population. Avec cette question l’elan revendicateur de certains se vera ralenti. Pour ma part, le pouvoir a ou avait tous les moyens d’elucider ce crim. S’il(le pouvoir) ne le fait pa, alors qu’il a tous les moyens pour ca, il renforce le sentima qu’il est le suspect numero un meme si la question a qui profite c crim index l’opp

  • Dire que c’est un accident c’est se foutre du monde.Comment ça un accident et le véhicule n’a pas été endommagé.Ils n’ont qu’a nous prendre au sérieux.Il y’a personne qui puisse croire a ça.Le pouvoir non plus n’oserait pas cet acte dans un tel climat socio-politique.

  • Bejot va devoir revoir son style pour mieux se faire comprendre par certains esprits tordus. Voici un Monsieur qui fait du propre mais que les gens jugent sans prendre la peine de connaître la conclusion à la quelle il doit parvenir.

    • Pres de 70 millions pour aboutir a un accident de circulation ; je veux bien vous croire mon cher medecin mais ma seule raison m’empeche.Que cherchait il a pres de deux cent metres de son vehicule a pieds ?Pourquoi il n’a pas ete ecrase ? Que dites vous de la blessure beante a la nuque ?Vraiment du gros engin auquel vous soupconnez ? Enfin question de profane un accident provoque est il homnicide volontaire ?

  • Pour la mort de Salifou,je crois qu’il vaudrait mieux refaire très rapidement une autre autopsie pour ne pas replonger le pays dans une crise comme celle de 1998 lors de la mort de Henri Sebgo.En effet les gens au grand jamais ne vont accepter un accident de circulation.C’est trop facile ça.

    • Je pense que le médecin légiste est allé trop vite en besogne en écartant d’emblée la thèse de l’homicide volontaire. Comme l’a si bien dit quelqu’un avant moi, un homicide volontaire peut bien se réaliser par un accident routier planifié et exécuté. On a en mémoire les nombreuses victimes d’homicide volontaire "kafcidentées". Peut-être que le médecin légiste a été un témoin oculaire ou de l’accident qui a causé la mort du juge ou a pu visionner le film dudit accident qu’un éventuel témoin aurait pu réaliser ou encore eu a sa disposition l’enregistrement d’une camera de surveillance. Le porte parole du gouvernement ayant déclaré sans sourciller qu’il n’existe pas au Burkina des personnes en mesure de réaliser une autopsie, même si le matériel nécessaire était disponible, le Dr Chochoix était a l’aise pour écrire tout ce qu’il veut sur les circonstances de la mort du juge Nébié, convaincu qu’il était qu’il n’y aurait personne au Burkina pour le contredire avec des arguments médicolégaux.

  • Que Salifou repose en paix.Mais il faudra revoir l’autopsie.Elle n’est pas claire.

  • DAVID OUEDRAOGO, NORBERT ZONGO, BLACK SO MAN, la liste continue... et maintenant SALIFOU NEBIE, toutes ces meutres sont camouflées derrière des accidents. bref chaque Burkinabé qu’il ait une opinion politique ou non est une cible possible. Même un Juge Constitutionnel n’a pas pu être protégé ! L’heure est plus grave ! Nos yeux sont rivés sur la JUSTICE Burkinabé. Nous scrutons sur ses compétences, sa capacité à rendre justice même quant il s’agit d’un JUGE de Haut Rang.

  • Tout ce que moi je sais c’es qu’il faut faire la lumière dans cette affaire.Nous,nous ne voulons pas les problèmes ici

    • Quand le ministre de la justice prennait des engagements a la tele que la lumiere sera faite sur cette affaire je disait qu il etait trop petit et que s il ne voulait finir comme ce juge s etait mieut qu il copere avec les auteurs je ne vous cache pas ce crime profite bien a ceux qui sont pour la modification de l articles 37 auquel le juge Nebie etait farouchement oppose

    • Tout BURKINABE qui ne se pressera pas de mourir verra sa mort programmée et justifiée par les commanditaires et justifié par des experts qui viendront toujours du pays de l’oncle Same avec leurs grandes hypothèses qu’on nous impose à croire et pire payé à un prix qui n’est pas à la porté de Pays.

  • Mort bizzare !Le medecin légiste français est venu mettre l’huile sur du feu.Il va falloir que l’Etat prenne cette affaire au sérieux pour ne pas que ça chauffe encore.Même s’il faut exhumer le corps et refaire une autre autopsie

  • Prions le Dieu pour que ce crime n’entraine pas le pays dans une crise.Mais il faut trouver et punir les coupables.

  • trouvez nous ces assassins, criminels. seul Dieu le MISERICORDE SAIT OU IL SE TROUVE. que l ame de ce Grand homme repose en paix et que Dieu accorde bc de Courage a cette famille.

  • Notre, cher juge, regretté a été tout simplement accidenté ! à la lumière des travaux du légiste !!!

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