Palais de justice : 18 mois de prison ferme pour vol de numéraire

samedi 3 mai 2014 à 06h53min

Idrissa se dit cultivateur de profession. Agé de 27 ans et domicilié à Bobo-Dioulasso, il a comparu devant les juges du tribunal de grande instance pour répondre des faits de tentative de vol de numéraire qu’il a commis le 2 avril 2014.

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Père de deux enfants, il a expliqué aux juges qu’il vit dans la misère. C’est donc ce qui l’a amené à commettre un tel « péché ». En effet, le 2 avril, aux environs de 1heure du matin, il s’est introduit dans la chambre de sa victime pour tenter de soustraire son argent. Et pour mieux fouiller, il prendra la torche de la victime pour éclairer afin de trouver rapidement ce qu’il cherche. Pris ainsi en flagrant délit, Idrissa est molesté par la population. Conduit à l’hôpital, après l’intervention de la Brigade anti-criminalité (BAC) pour des soins qu’il indique n’en avoir pas eu, il a tenté de retourner sur les lieux pour chercher son engin. Il fera croire aux forces de sécurité que c’est plutôt lui qui a été agressé par des délinquants qui voulaient s’emparer de son engin. Ses arguments qualifiés de fallacieux, par le président du tribunal qui va demander au prévenu s’il est conscient de la gravité de son acte. Idrissa le confirme mais le justifie par la pauvreté. « Je vis dans la misère », dit-il aux juges. Ses explications ne convainquent point le tribunal. Pour le parquet, les faits de vol sont suffisamment constitués. Bien qu’étant un délinquant primaire, la gravité de son acte ne lui permet de bénéficier de circonstances atténuantes. D’où le réquisitoire de 12 mois d’emprisonnement ferme. Le tribunal lui a plutôt infligé la peine de 18 mois de prison ferme.

6 mois fermes pour vol d’engin

Sayouba est orpailleur de profession. 26 ans, il était devant les juges du TGI pour répondre des faits d’abus de confiance. Le 31 mars dernier, il sollicitait la moto de Lamine sur le site d’orpaillage pour aller chercher ses clés dans une autre localité. Pour un temps qui ne devrait pas en principe dépasser quelques heures, Sayouba va garder la moto par devers lui pendant trois jours, sans pour autant faire signe de vie. Interpelé pour ces faits, le prévenu ne réfute pas son acte, mais soutient qu’il a profité de l’occasion pour aller rendre visite à sa femme à Bobo-Dioulasso. Et, lorsque son frère lui demandait à qui appartenait l’engin, il lui dira qu’il venait de l’acheter. A la barre, le prévenu peinait à rester constant sur ces déclarations. Le parquet, pour sa part est resté convaincu que c’est en toute connaissance de cause que Sayouba a agi. Pour une réquisition de 12 mois de prison ferme, le tribunal a réduit la peine à 6 mois. Depuis lundi dernier, Sayouba séjournent à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso.

Rassemblés par Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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