Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

vendredi 22 novembre 2013 à 18h03min

Aux âmes bien nées... Cette assertion colle bien à l’invité de notre rubrique « Vie de commune… » Gilbert Noël Ouédraogo. Figure de proue des quadras de notre pays, il présente un cursus politique bien étoffé. Ministre, député, puis depuis les dernières consultations, député-maire de la ville de Ouahigouya. Une ville pour laquelle M. Ouédraogo, président de l’ADF/RDA, Vice-Président du Réseau Libéral Africain, 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, nourrit de nobles ambitions. Dans cet entretien ouvert, l’édylle de Ouahigouya nous parle de la ville et de ses ambitions pour celle-ci, la « cité de Naaba Kango ».

Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya :    Le début ne fut pas facile...

Le Progrès (L.P) : Jeune et ministre à plusieurs reprises, élu député depuis 2002, candidat à une élection nationale pour la première fois en 1992, aujourd’hui, vous ajoutez à votre parcours politique le titre de maire. Quelle appréciation faites-vous de ces différents postes ?

Gilbert Noël Ouédraogo (G.N.O) : Je voudrais, avant tout, vous remercier et vous féliciter pour cette rubrique mensuelle, « Vie de commune…, ndlr », qui accorde une place de choix au développement de nos communes et à la décentralisation dans son ensemble. Pour les acteurs communaux que nous sommes, c’est un cadre important d’expression par excellence. C’est également l’occasion pour moi de dire un grand merci aux femmes et aux hommes courageux de toutes les communes du Burkina et de celle de Ouahigouya en particulier, qui ont bien voulu nous accorder leurs suffrages pour accéder à la mairie et relever le challenge du développement de notre belle cité. Mes remerciements vont également à l’endroit du Conseil municipal qui, au-delà des sensibilités politiques diverses, a su mettre de côté les divergences pour privilégier l’intérêt supérieur de la commune. Pour notre part, l’engagement de faire de Ouahigouya une ville à la hauteur des ambitions de ses filles et fils reste intact et toujours renouvelé. C’est en cela que je considère mon élection à la tête de la Mairie de Ouahigouya comme un gage de confiance des femmes, des hommes, des jeunes et des anciens de la belle Cité de Naaba Kango et des villages qui y sont rattachés. Je ferai en sorte de toujours être à la hauteur de cette confiance.

Pour ce qui est du modeste parcours professionnel qui est le mien, peu importe la place qu’on occupe dans la société, le plus important est de servir et bien servir son pays. La somme des expériences acquises doit juste être considérée comme une plus-value qui nous permet de nous améliorer au fil du temps et de nos responsabilités.

L.P : Quelle apréciation globale faites-vous du comportement du Conseil municipal, six mois après votre installation officielle ?

G.N.O : Au sein du conseil, franchement, il n’y a rien à redire jusque-là. L’ambiance est bonne, nous travaillons en bonne intelligence avec tout le monde. Néanmoins, je dois reconnaître que le début ne fut pas facile, surtout lors de la mise en place du bureau et par la suite des commissions. Le parti arrivé deuxième n’a pas accepté d’occuper à nos côtés des responsabilités au sein du bureau du conseil municipal. Mais par la suite, nous avons poursuivi les discussions et les négociations pour faire en sorte que nous mettions en avant l’intérêt de la commune au-delà de celui de nos formations politiques. Car, nous ne sommes pas là, ni pour régler des comptes ni pour une chasse aux sorcières. Nous sommes venus juste pour apporter notre pierre à l’édification de la maison commune qu’est la commune de Ouahigouya. Au fur et à mesure que nous avancions, le climat s’est apaisé et aujourd’hui, je peux dire que l’euphorie des élections est passée. Tous les conseillers se tiennent la main pour travailler dans le seul but de répondre aux attentes de ceux et celles qui les ont mandatés.

L.P : Quelle a été votre première priorité au lendemain de votre élection à la tête de cette commune, et pourquoi ?

G.N.O : Nous avons trouvé à notre arrivée des impayés de plus de 156 millions de francs cfa à la mairie de Ouahigouya. La première chose à faire était de résoudre ce problème avant d‘engager toute autre action. Nous sommes donc allés à la rencontre des partenaires concernés et des concertations nous ont permis de signer des moratoires qui vont nous permettre d’échelonner le paiement de ces factures tout au long de notre mandat. Ensuite, nous avons rendu des visites de courtoisie à tous les services déconcentrés et aux institutions publiques et privées de la commune pour non seulement présenter la nouvelle équipe municipale, mais aussi présenter les priorités de notre mandat à la mairie et recueillir également leurs avis et suggestions.

Notre première priorité est l’assainissement de la ville. Nous nous sommes tout de suite engagés à diminuer considérablement l’insalubrité de la ville. Une si belle et charmante ville envahie par des déchets de tous ordres ne fait pas honneur à ses habitants. Nous avons bâti une solide stratégie d’assainissement, les moyens financiers nous font défaut certes, mais la détermination de nos services techniques et des citoyens à tous les niveaux, nous encourage à persévérer. Des journées de salubrité sont organisées par mois dans les secteurs de la ville. Actuellement nous sommes passés à une cadence de deux journées de salubrité par mois et le plus encourageant est que cela s’est fait suite à la demande des secteurs eux-mêmes.

L.P : Quels sont les grands axes pour ce mandat et quels sont les moyens que vous comptez mobiliser pour atteindre les objectifs définis ?

G.N.O : Dès notre prise de fonction, nous nous sommes fixé pour objectif d’impulser pour la commune un développement socio-économique durable visant l’essor de la ville et l’épanouissement des citoyens. Pour ce faire, le conseil municipal compte élaborer un ambitieux programme de développement axé principalement sur la promotion d’un processus de transformation de la ville, l’amélioration de l’espace, du cadre et des conditions de vie des citoyens, le renforcement des dynamismes sociopolitiques, l’amélioration du système de gouvernance communale et la valorisation des ressources humaines. Pour atteindre cet objectif, nous comptons sur la mobilisation de tous les citoyens à tous les niveaux. Seule la participation citoyenne, conjuguée aux efforts de nos partenaires et de l’Etat, pourrait nous aider à réussir notre action.

L.P : A l’occasion de la cérémonie officielle d’installation le 20 avril, vous disiez ceci : « Après la formation du nouveau bureau du conseil municipal, je place mon mandat sous le quadruple signe de l’humilité, de la cohésion sociale, du rassemblement et de la paix ». Qu’est-ce qui justifie un tel choix qualifié par certains observateurs de "choix très profond " ?

G.N.O : Mon avis est que pendant longtemps, les filles et fils de Ouahigouya ont vécu des tensions intestines inutiles qui ont mis à mal son développement. Aujourd’hui, chacun a une responsabilité dans cette dissension et doit l’assumer entièrement et en toute humilité pour permettre à notre commune de sortir définitivement de l’ornière. C’est pourquoi dès les premiers moments de notre mandat, nous avons privilégié la cohésion sociale qui ne se fera que par un rassemblement et une acceptation de la paix comme un des piliers importants du développement. C’est seulement à travers cette nécessaire cohésion entre toutes les couches sociopolitiques et professionnelles que nous trouverons les réponses adéquates aux questions de développement qui se posent à nous. Dans ce sens, nous avons effectué des tournées auprès de toutes les forces vives de la commune, des milieux socioprofessionnels, des chefs coutumiers, des anciens maires, des femmes et des jeunes, pour leur expliquer que le bilan de ce quinquennat sera celui de chaque fille et chaque fils de Ouahigouya. Personne ne doit donc se dérober du devoir qui est le sien et cela passe nécessairement par un vrai renforcement du tissu social. Bien entendu, il y aura des insuffisances, l’œuvre humaine étant imparfaite, mais nous espérons en toute humilité arriver à mettre en œuvre, avec l’appui de toutes et tous, les objectifs que nous nous sommes fixés.

L.P : L’un des grands projets qu’on retient, c’est la réalisation de " Ouahigouya 2025". Que faut-il attendre de ce projet et comment jugez-vous l’accueil de l’idée par les filles et fils de la commune ?

G.N.O : Un de mes grands rêves serait de réaliser Ouahigouya 2025, comme je l’ai dit lors de mon discours d’installation en avril dernier. C’est un projet global d’édification d’une cité moderne, accueillante où les résidents, les non-résidents et la diaspora viendront construire des habitations et des infrastructures dignes de notre vision futuriste pour notre ville. Quand bien même nous n’avons pas encore fini de traduire l’idée en projet, nous recevons de toutes parts des demandes de renseignements y relatifs. Lors de mon séjour en Europe en juin dernier, le sujet est revenu plusieurs fois pendant les rencontres que j’ai eues avec nos concitoyens. Mes ami(e)s facebook et twitter en font de même. A Ouahigouya, il me revient plusieurs fois que bon nombre d’habitants piaffent d’impatience de voir le projet prendre forme. C’est dire que les populations sont enthousiastes et l’accueillent favorablement. Ce qui n’exclut pas le fait que des concertations auront lieu avant, pendant et après la mise en route du projet.

L.P : Mises à part les difficultés financières, y a-t-il des difficultés auxquelles votre Conseil municipal fait face dans la conduite de ses missions ?

G.N.O : La commune de Ouahigouya est confrontée en ce moment à un sérieux problème de mobilisation de ressources. L’incivisme fiscal est l’un de nos obstacles majeurs. La commune en dépit de ses potentialités ne mobilise sur fonds propres que quelque 300 millions. C’est dire que quelque part, il y a du travail à faire. Eveiller davantage la conscience citoyenne, revoir l’assiette fiscale qui date d’il y a longtemps malgré les avancées économiques, mettre plus de rigueur dans le recouvrement, etc., sont des réformes qui s’imposent à nous et nous en sommes conscients. Nous travaillons en ce moment sur le budget primitif de 2014 qui est d’ailleurs notre premier budget. Des dispositions seront prises pour revoir cette situation qui plombe notre élan. Mais il faut reconnaitre que depuis notre arrivée, nous sentons un net frémissement dans le sens de l’amélioration du recouvrement des recettes. Il y a aussi le transfert de compétences aux communes. Pour le moment, seuls les domaines de l’éducation, de la santé et de l’eau sont effectifs avec ce qu’ils comportent comme insuffisances. Nous souhaitons que l’Etat fasse plus.

L.P : Quels sont vos partenaires (nationaux et internationaux) ?

G.N.O : L’Etat est notre premier partenaire au développement. A côté, il y a la Coopération suisse qui a énormément investi dans les infrastructures marchandes et l’accompagnement institutionnel de la mairie et de beaucoup d’associations dans la commune. Je n’oublie pas le Laboratoire Citoyenneté qui est à nos côtés également depuis longtemps. Nous entretenons des relations de coopération décentralisée avec la ville de Chambéry en France et la région Piémont en Italie par le biais de la Coordination des communes pour la paix (COCOPA). Au niveau du jumelage, nous entretenons des liens d’amitié à travers un jumelage triangulaire depuis 1978 avec les villes de Vence en France et de Lanhstein en Allemagne. Mopti au Mali et Wâ au Ghana, Pouytenga et Banfora sont également des villes amies du jumelage. En ce moment, nous travaillons à ouvrir davantage notre commune au monde à travers de nouveaux partenariats.

L.P : Quelle est la part des différentes forces vives (religieux, coutumiers, jeunesse, société civile) dans l’élan de développement de la commune et comment la Mairie compte-t-elle tirer profit de celles-ci ?

G.N.O : Les forces vives de la commune de Ouahigouya ne se mettent pas en marge du développement. Si les uns font preuve d’une solidarité agissante avec les personnes démunies lors des périodes de soudures par l’apport de vivres, d’autres offrent des structures socio-éducatives et sanitaires aux populations. Lors de la célébration de la fête du 11-Décembre 2009 chez nous, elles se sont mobilisées pour ériger des villas à la cité qui porte d’ailleurs leur nom, la Cité des forces vives. A la mairie, certains font des dons en nature comme en espèces, toutes choses qui allègent davantage les défis de la commune. Je salue au passage ces citoyens et les exhorte à persévérer ainsi pour le mieux-être des populations. En outre, ils contribuent énormément à l’instauration et à la consolidation de la paix dans notre cité et nous n’aurons de cesse de les en remercier.

L.P : Le Conseil municipal est-il satisfait de l’engagement des populations dans ses actions de développement ?

G.N.O : C’est vrai que nous sommes en début de mandat mais l’attitude des uns et des autres montre qu’il y a de réels motifs de satisfaction. Les populations répondent oui, chaque fois que de besoin et nous n’en demandons pas mieux. Le développement de la commune de Ouahigouya est l’affaire de tous et je sens que les populations ont commencé à le comprendre.

L.P : Qu’auriez-vous changé dans la commune, à coup de baguette magique, si la possibilité vous était donnée ?

G.N.O : Sans hésiter, je dirais l’état de salubrité de l’agglomération urbaine. J’aurais bien aimé me lever un jour et constater que la ville est propre, débarrassée de ses déchets et autres germes qui mettent à mal la santé de nos concitoyens.

L.P : Quel appel avez-vous à lancer à tous les acteurs (populations, gouvernement, partenaires, etc.) ?

G.N.O : L’appel que j’ai à lancer est que tous nous arrivions à surpasser nos considérations politiques et à œuvrer dans la recherche et la consolidation de la paix, gage d’un développement humain durable.

L.P : Combien de communes, sur l’ensemble du territoire, sont sous la gestion de votre parti et quelle analyse en faites-vous par rapport aux élections municipales de 2006 ?

G.N.O : Après les résultats des élections municipales de 2012, l’ADF-RDA contrôle 17 mairies au Burkina Faso dont deux sont des chefs-lieux de province à savoir Pô et Ouahigouya. Le constat immédiat que nous faisons est qu’au lendemain de ces élections, l’ADF-RDA est le seul parti politique, ayant déjà pris part à des élections, qui a progressé aussi bien en termes de nombre de suffrages exprimés qu’en nombre d’élus. Notre parti a pratiquement triplé le nombre des communes qu’elle contrôle et, fait notable, il s’est positionné deuxième aux élections locales. Ce qui traduit sa grande proximité avec les populations. En effet, de 06 mairies en 2006, nous sommes passés à 17 mairies en 2012. De même, le nombre de nos conseillers municipaux a augmenté sur toute l’étendue du territoire national.

L.P : Quels autres aspects souhaiteriez-vous ajouter ?

G.N.O : Je voudrais une fois de plus inviter l’ensemble des populations de la commune de Ouahigouya à continuer de nous soutenir et à s’investir davantage dans le développement de notre bien commun. Nous devons avoir en mémoire que tous les actes que nous posons aujourd’hui doivent nous acquitter un jour devant le tribunal de l’Histoire. Les générations présentes nous observent, celles futures nous jugeront sur ce que nous aurons fait pour notre commune et pour notre pays. Je souhaite cette même paix et cette même harmonie pour le Burkina tout entier.

Entretien réalisé par :
Kader PALENFO (palenfokader@yahoo.fr)

Le Progrès, Bimensuel d’informations générales

Vos commentaires

  • Le 22 novembre 2013 à 21:54, par Minimzanga En réponse à : Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

    Mr le maire déchargez vous de vos fonctions de député pour vous consacrer à celles de maire. Vous vous rendrez compte en ce moment que 2025 est loin et que vous n’êtes élu que pour 5 ans. Faites un plan quinquennal pour ne pas avoir à nous demander d’autres mandats pour terminer vos projets. Déroulez tout de suite votre projet de développement sur la base duquel vous avez été élu. Si vous aviez prévenu que c’est pour 2025 je ne pense pas que vous auriez passé.

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    • Le 24 novembre 2013 à 12:57, par Ousmane SAWADOGO En réponse à : Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

      A Minimzanga,

      Sur le cumul, cela peut se discuter, mais je n’entrerai pas là-dedans car je n’ai pas d’éléments suffisants pour me prononcer. En revanche, en ce qui concerne le projet "Ouahigouya 2025" que veut porter Son Excellence GNO, je pense que c’est une très bonne idée à concrétiser. Il faut toujours un cap, une vision à plus ou moins long terme pour donner du sens à l’action politique. Ce projet, Son Excellence entend l’élaborer avec la participation de tous les citoyens (dont évidemment les organisations de la société civile et les partis politiques) et la diaspora de la commune urbaine de Ouahigouya, en vue de rechercher un large consensus pour son adoption. C’est la bonne méthode. Si la démarche aboutit, ça ne sera pas LE plan de Son Excellence GNO. Cela sera le Cap 2025 de la Commune urbaine de Ouahigouya. Et peu importe celui ou celle qui viendra à la tête de la Commune à un moment ou à un autre, l’essentiel est de coller à ce cap 2025 que la Commune se serait donné dans un esprit de large consensus communal. Les majorités pourront alors changer, des adaptations pourront intervenir, mais ce cap collectivement élaborer fera office de boussole et les uns et les autres pourront toujours juger sur pièces l’action politique au regard de ce cap. 2025 c’est aujourd’hui. Ce n’est pas demain, car demain c’est trop tard. Voilà pourquoi, Minimzanga, je pense que vous avez tort de penser qu’il y a là une manoeuvre politicienne.

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  • Le 22 novembre 2013 à 22:22, par Ousmane SAWADOGO En réponse à : Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

    Son excellence et cher ami,

    Que dire, si ce n’est vous souhaiter plein succès dans tout ce que vous entreprenez pour notre cher Ouahigouya, la Commune de ma "petite maman". Les choux sur la photo me font terriblement saliver depuis Paris. Il faut que je vous dise une chose : ces choux-là sont particulièrement bons. Rien que pour cela je collais systématiquement aux basques de "petite maman" dès que le moindre saut sur Ouahigouya était en vue. Ne pas en être était source d’amertume. C’est vous dire...

    A bientôt, s’il plaît au Bon Dieu.

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    • Le 23 novembre 2013 à 19:21 En réponse à : Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

      En espérant que tes choux ne soient pas aspergés de produits chimiques dangereux pour la santé des consommateurs ; ce qui n’est pas évident avec les très mauvaises pratiques des maraîchers un peu partout.

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      • Le 24 novembre 2013 à 12:13, par Ousmane SAWADOGO En réponse à : Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

        Comme consommateurs, vous pouvez inciter les maraîchers à produire bio en vous organisant par exemple en ADMB (Associations pour le Développement du Maraîchage Biologique). C’est une idée que je balance. A travers de telles associations, vous pourrez mettre en place des réseaux de production et de distribution de paniers-bio, bref un système gagnant-gagnant avec des mécanismes de garanties et de confiance mutuelle. Il ne s’agirait pas dans ce cas là "d’agir contre", mais "d’agir pour" une vision des choses, un mode de vie plus sain où chacun puisse trouver son compte. C’est une nuance importante. Et pour revenir aux maraîchers de Ouahigouya, je pense qu’ils n’y trouveraient rien à redire. Alors, agissez et vous verrez que rien n’est perdu tant qu’il y a de l’intelligence collective au service d’une volonté.

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        • Le 25 novembre 2013 à 09:56 En réponse à : Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

          Il existe depuis 2 ans, le CNABIO (Conseil National de l’Agriculture Biologique au BF) qui vise à développer et promouvoir les cultures biologiques dont le maraîchage. Elle a plus de 40 membres actifs dans ce domaine (ONG, OP, ligue des consommateurs, etc.). Elle vient d’élaborer la norme burkinabè en agriculture biologique et un guide de certification selon le système de garanti participatif. Le système du panier existe déjà à Ouaga avec AMPO par exemple. Le Cnabio devrait pouvoir arriver à certifier les produits bios en impliquant les différents acteurs (producteurs, transformateurs, intermédiaires, consommateurs) pour une relation gagnant-gagnant.

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  • Le 23 novembre 2013 à 19:01, par Djodra En réponse à : Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

    Quoi de plus normal pour un jeune maire. La valeur n’attend point le nombre d’années. GNO tu as notre soutien pour tes multiples projets.

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  • Le 23 novembre 2013 à 23:31, par Bam’s En réponse à : Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

    MR LE MAIRE, PAR RAPPORT AU COUP DE BAGUETTE MAGIQUE JAURAIS PREFERE QUE VOUS PARLIEZ DE LEMPLOYABILITE DES JEUNES. CAR PLUS LES GENS ONT DU BOULOT QUILS SE PREOCCUPENT DE LEUR CADRE DE VIE. FAITES VOUS MEME LE CONSTAT ET VOUS MEN DIREZ DES NOUVELLES

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  • Le 3 décembre 2013 à 10:45, par rocky En réponse à : Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

    si plus de six mois après les élections, l’ambitieux programme n’est toujours pas élaboré je me demande ce que ce putain de député-maire pourra faire pour cette commune !! A mon avis ce programme devrait être en exécution à l’heure actuelle !! Malheureusement il n’est pas encore élaboré !! Mais bon, puis que nous partisans du mieux vaut tard que jamais je ne saurai quoi dire.

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  • Le 3 décembre 2013 à 10:55, par rocky En réponse à : Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

    si plus de six mois après les élections, l’ambitieux programme n’est toujours pas élaboré je me demande ce que ce putain de député-maire pourra faire pour cette commune !! A mon avis ce programme devrait être en exécution à l’heure actuelle !! Malheureusement il n’est pas encore élaboré !! Mais bon, puis que nous partisans du mieux vaut tard que jamais je ne saurai quoi dire.

    Répondre à ce message

    • Le 4 décembre 2013 à 23:44, par sawdis En réponse à : Gilbert Noël Ouédraogo, maire de la commune urbaine de Ouahigouya : Le début ne fut pas facile...

      mon cher, pour un projet d’une vision à moyen terme à mon humble avis, mérite un temps pour son élaboration afin de ne pas être folklorique. en effet, son élaboration doit impliquer plusieurs acteurs et surtout de compétences. on gagnerait tous en s’associant pour cela. Monsieur le maire je suis de cœur avec vous et vous félicite déjà pour cette audace et ce grand engagement pour l’essor socio-économique de notre chère cité Ouahigouya.

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