Lettre ouverte : « Restituez-nous notre argent et récupérez vos bouteilles de gaz »

jeudi 14 novembre 2013 à 01h22min

La pénurie de gaz butane, très récurrente depuis maintenant plusieurs mois, a fini par irriter ce consommateur qui s’adresse à travers ces lignes au Directeur général de PETROFA. Où il est abonné et doit s’approvisionner en gaz. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas du tout tendre. Et cela se comprend. Lisez plutôt !

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Lettre ouverte : « Restituez-nous notre argent et récupérez vos bouteilles de gaz »

Monsieur le Directeur général de PETROFA

C’est tout consterné que je viens vous apporter ce que vivent et pensent bon nombre d’utilisateurs de vos produits, en l’occurrence le gaz butane. En effet, Mr le Directeur, le manque criard des bouteilles de recharge de 12 kg et 6 kg n’est plus un secret pour personne ici à Bobo-Dioulasso, et même pour vos agents. Depuis plus d’un mois que le problème se pose avec beaucoup d’acuité, au sein des ménages utilisant vos produits, tous raisonnent de la même manière. « A quoi sert-il d’avoir des bouteilles si la recharge est quasi inexistante ? » Obligeant certains même à retourner à la consommation du bois de chauffe, de charbon, etc.

Alors, nous pensons que, mettre des bouteilles de gaz en vente équivaut à une disponibilité permanente des recharges. J’ai essayé de m’approcher de vos agents pour de plus amples informations, mais partout la rhétorique est la même : « Tout dépend de la direction ! »

Mr le Directeur général, une simple note de service suffirait à éclairer les lanternes. Les chefs coutumiers, religieux et autres autorités de notre pays prêchent inlassablement pour une paix et une cohésion sociale parfaites et même préconisent le dialogue à tous les niveaux des couches sociales. Donc, il y a lieu, à priori, que l’on se comprenne et que cessent les petites visions des intérêts calculés, juste au fond d’un bureau.

Le butane est considéré comme un produit de base à caractère social. Sa pénurie a un impact très important, jouant considérablement sur l’économie de chaque famille. Si l’on considère que le Burkina Faso est un pays sahélien et que la coupe abusive du bois est un fléau qui menace notre nation, d’autres alternatives ont été trouvées. Ne les bafouons pas !

Vous êtes mieux outillés pour savoir que le Burkina Faso, pays des hommes intègres, est un pays pauvre et que chaque centime qu’on dépense est durement gagné. La confiance placée en vos services commence à irriter au quotidien. S’il n’y a point d’alternative, alors restituez-nous notre argent et récupérez vos bouteilles qui commencent à devenir encombrantes.

Tout en espérant que cela retiendra votre attention et que très prochainement les bouteilles n’auront plus cette position (renversées dans leur cage habituelle) et cela pour le bonheur de notre population que nous affectionnons tous, et pour l’honneur d’une prestation efficace des services PETROFA, recevez l’expression de nos attentes cordiales.

NDLR : Le chapô et le titre sont de la rédaction

T. Sylvain NANA

L’Express du Faso

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