Commémoration du 15 octobre : L’ADR réaffirme son engagement à poursuivre l’œuvre de Thomas Sankara

dimanche 13 octobre 2013 à 17h16min

A l’occasion de la commémoration cette année du 15 octobre 1987, l’Alliance des démocrates révolutionnaires (ADR) revient dans l’écrit ci-après sur les acquis des années de la Révolution burkinabè et se dit toujours engagée à poursuivre dans le sillon tracé par Thomas Sankara, président du Comité national de la révolution (CNR).

ALLIANCE DES DEMOCRATES REVOLUTIONNAIRES

HOMMAGE AU CAMARADE PRESIDENT THOMAS SANKARA

Peuple du Burkina

Militantes et militants de l’Alliance des démocrates révolutionnaires (ADR)

Comme pour la première fois en 1988 et le 15 octobre de chaque année, la majorité de notre peuple se souvient de celui qui a porté haut le nom de notre chère patrie à travers le monde tout en forçant le respect et l’admiration de tous, y compris de ceux qui ne partageaient pas sa vision à condition d’être honnêtes. Aujourd’hui plus que jamais, son combat est d’actualité et pour le Burkina, et pour les pays qui peinent à offrir le minimum vital quotidien à leurs peuples. C’est pourquoi, plus qu’un passage éphémère à la tête de notre Etat, le président Thomas SANKARA s’est à jamais créé une place de choix et laissé une trace indélébile dans l’esprit des hommes et des femmes de notre pays, de l’Afrique et des peuples opprimés en général.

Chers Camarades, chers compatriotes

Loin de nous l’idée de déifier un homme, l’ADR après évaluation du parcours de ce révolutionnaire parmi les révolutionnaires note avec beaucoup de bonheur que l’expérience menée avec dextérité par le Burkina de 1983 à 1987 sous sa direction éclairée peut servir d’école à tous ceux qui luttent avec foi pour se sortir du sous-développement. En effet, la conviction qu’avait l’homme que nous pouvons compter sur nous-mêmes pour nous développer l’a conduit à insuffler un dynamisme certain à notre peuple, à lui inculquer l’esprit de travail et à susciter en lui la volonté de s’auto-suffire, bref de prendre lui-même son destin en main. Son combat pour l’intégrité morale et pour la transparence dans la gestion de la chose publique, son esprit de justice et d’équité, sa sobriété exemplaire et sa perspicacité furent des vertus propres à lui et qui, si elles existaient chez la plupart des dirigeants actuels du monde, permettraient d’épargner à l’humanité les violences ouvertes qu’on appelle terrorisme et celles sournoises qu’est l’exclusion sociale.

Peuple du Burkina, chers camarades

Dans la première décade du mois d’octobre 1987, alors qu’il animait une causerie entrant dans le cadre de la commémoration de l’assassinat d’un devancier de la même carrure que lui en l’occurrence Che GUEVARA, le président Thomas SANKARA invitait les révolutionnaires à cesser de pleurer les héros et à leur emboîter le pas car pour lui, c’était la seule façon de leur rendre hommage et de les immortaliser. Ayant compris ce message et appris cette leçon qu’il nous a donnée, nous ses héritiers (car nous étions pour la plupart des pionniers et quelques-uns des sofa) avons opté pour la continuation de sa lutte en essayant de l’imiter par nos actes et nos comportements au-delà des discours. Et nous nous réjouissons de ce que les plus jeunes que nous aient les yeux ouverts aujourd’hui à la voie tracée par ce grand homme.

Peuple du Burkina, chers camarades

Malgré le montage grossier fait au lendemain de son assassinat sur la fameuse male pleine du « Conseil » où il résidait pour ternir l’image de l’homme, notre peuple est resté convaincu de l’intégrité du président Thomas SANKARA qui, même mort fera toujours peur à ses assassins et restera à jamais populaire, comme le monde entier l’a constaté lors de la commémoration des 20 ans de sa mort ourdie par l’impérialisme et ses valets locaux. En ce XXVIè anniversaire d’hommage à lui rendu, la jeunesse a pris les devants en travaillant déjà à faire une certaine décantation salutaire ; chose qui montre qu’elle est entrain de passer du statut de « classe en soi » à celui de « classe pour soi » et augure des lendemains d’espoir pour notre peuple. Pour terminer, nous invitons tous ceux qui n’ont pas connu le héros national à écouter l’émission « Archives d’Afrique » d’Alain Foka sur Radio France internationale (RFI) qui lui est consacrée et qui résume un peu son parcours les samedis de 8h10 à 9h et rediffusée de 22h10 à 23h.

NOS HOMMAGES AU GRAND HOMME QU’IL FUT !

Ouagadougou, 10 octobre 2013

Nous vaincrons ou nous mourrons, c’est pour la Patrie !

INTEGRITE-DETERMINATION-VICTOIRE

Pour le Présidium suprême de la révolution,
Le deuxième membre

Bruno NABALOUM

Messages

  • Ce message réume effectivement de façon claire la vision de Thomas SANKARA que le monde entier regrette aujourd’hui. Mais ce n’est pas perdu car comme le message le dit si bien, la jeunesse a déjà le flambeau en main. Courage et bon vent à votre parti.

  • Conseil National de la Revolution et non Comite National de la Revolution

  • C’est quelle partie de l’oeuvre que vous voulez poursuivre ? Les assassinats politiques, l’envoie des intellectuels en exile, le refus de la liberte d’expression, le communisme albanais/cubain ou la dictature militaro civile ?
    On ne veut ni de Sankara, ni de Blaise. Nos malheurs on commence avec l’un et continue de nos jours avec l’autre. Seule difference : l’un etait brute et l’autre avance masque.

  • Je voudrais avant tout, dire l’admiration que j’ai pour le pere de la revolution Burkinabe et le respect que j’ai pour sa veuve et toute sa famille. Cependant une incomprehension m’habite depuis des annees... Sachant que l’assassinat de Thomas SANKARA a ete ourdi par la france, pourquoi Mariam a t-elle choisit de s’y refugiee apres les evenements ? On se serait peut-etre attendu a ce qu’elle descende en URSS ou a Cuba.
    Je precise que je ne suis point en train de juger, c’est juste pour comprendre.

  • Oser lutter savoir vaincre, vivre en révolutionnaire, mourir en révolutionnaire les armes à la main, la patrie ou la mort nous vaincrons ! Tel était le slogan des pionniers sous la révolution du 4août 1983 au 15 octobre 1987.

  • bonjour chers Camarades. es ce que vous avez besoin de nom "gonflant" pour perpétuer la mémoire de Thomas SANKARA ! soyez modeste. cela n’enlève en rien la justesse de votre lutte. Guide suprême ou Praesidium suprême ou Guide éclairé ou...je ne pense pas que votre combat doit être à ce niveau. vous ne faites que poursuivre l’œuvre de quelqu’un ! la lutte continue !

  • Le CDP croit que le pays leur appartient et même qu’il décide de ce qu’il faut diffuser dans les médias.

    Le CDP à travers le Ministère de la Communication refuse de faire passer le images sur la commémoration de l’anniversaire de THOMAS SANKARA, NOTRE ERRO NATIONAL.
    Sachez que le peuple vous regard et vous suit.
    VOUS CEDIPISTES, Vous serez jugés par le peuple Intègre du Burkina.
    NA LARA EN SARA

    • Toutes les immixtions du CDP , du ministre de la communication, pes petits directeurs et leurs complices c’est à dire les petits rédacteurs en chefs de la télévision nationale, de radio Burkina et de radio Gaoua dans le traitement de l’information dans les médias publics doivent cesser pour leur bonheur car ses médias ne vous appartiennent pas mais au peuple qui paie pour avoir une bonne et juste information.La population doit soutenir le combat que mène les travailleurs du ministère de la communication pour l’information juste et équitable depuis le mardi 16 juillet 2013. C’est ça aussi le prix de la vraie démocratie. En bon entendeur salut !

  • Message clair, certe... et le contexte actuel ?
    Il aurait également fallu toucher la situation nationale actuelle et prendre postion !

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