CASEM du ministère de la Défense : Le budget programme au menu

mardi 18 juin 2013 à 21h42min

C’est autour du thème « le Budget Programme du MDNAC : appropriation par les acteurs », le personnel du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants réfléchira durant 72 heures, dans le cadre de son premier Conseil d’administration 2013 dont la cérémonie d’ouverture est intervenue ce 18 juin 2013 à Ouagadougou, sous la présidence du chef d’état-major général des Armées, Nabéré Honoré Traoré.

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         CASEM du ministère de la Défense : Le budget programme au menu

A l’issue de la décision intervenue en 1999 relativement à la réforme de la gestion des finances publiques désormais orientée vers une logique de résultats, le ministère de la Défense nationale et des anciens combattants (MDNAC) a été retenu pour faire partie des six ministères pilotes chargés d’expérimenter l’élaboration de budgets programmes ministériels.

A cet effet, le MDNAC a créé en 2011 sa cellule technique de budget programme qui a commencé l’expérimentation de l’élaboration dudit budget en 2011 et en 2012. Dans cette dynamique, une session de formation sur la Gestion axé sur les résultats (GAR) et le budget programme s’est tenue en mai 2013 au profit des agents du ministère. Par ailleurs, un séminaire de planification stratégique s’est déroulé du 10 au 13 juin 2013 à Ouagadougou.

De ces démarches, est ressortie la nécessité d’élaborer de manière rigoureuse les programmes et les actions du MDNAC, en déterminant des normes précises pour l’armée et en établissant des statistiques fiables qui seront utilisées comme éléments d’appréciation.

En clair, « il nous faut définir, pour notre environnement géostratégique actuel, un format adéquat pour nos forces armées et déterminer des normes de performance propres à l’outil de défense », a lancé le général de brigade Nabéré Traoré, représentant du ministre de la Défense et des anciens combattants.

Mais de quoi sera-t-il question exactement au cours de ce CASEM ?

Les ambitions qui sont celles de nos forces armées nationales en termes d’organisation, d’équipement, de formation et de professionnalisation, ne peuvent, foi du général Traoré, être atteintes si la grande muette ne dispose pas de ressources financières suffisantes pour leur concrétisation.

C’est pourquoi, il leur revient de s’approprier l’élaboration du budget programme. En effet, cet outil, en tant que nouvelle approche qui prend en compte les insuffisances du budget-objet, offre le moyen de mieux définir les programmes et actions avec plus de gages d’atteintes des objectifs fixés. Pour ce faire, ces 72 heures seront mises à profit pour :
-  Apprécier le découpage de la mission du MDNAC en programmes assortis pour chacun, d’un objectif stratégique et d’indicateurs d’impact ;
-  Apprécier la décomposition des différents programmes en actions assorties pour chacune, d’un objectif opérationnel et d’indicateurs d’effet ;
-  Décliner la dotation Défense en actions ;
-  Veiller particulièrement à la cohérence et à la pertinence de l’architecture « mission- programmes- actions- indicateurs de performance » ;
-  Faire des observations et amendements sur la présentation du contenu des programmes et actions ;
-  Examiner et valider, le cas échéant, les valeurs cibles des années 2013, 2014 et 2015 ;
-  Apprécier et compléter éventuellement le remplissage de la matrice intégrale du cadre logique des programmes de 2013 ;
-  Vérifier et compléter éventuellement le remplissage du tableau de mode de calcul des indicateurs ;
-  Mener la réflexion et faire des propositions pour la désignation des responsables de programmes et des responsables d’actions.
- 
Malgré tout, relève le chef d’état-major des armées, « ce CASEM n’a pas la prétention d’achever en une seule session le processus d’élaboration ainsi que l’appropriation du budget programme de la défense par tous les acteurs ». D’autres rencontres devront se tenir à cet effet.

Le recours aux capacités d’anticipation, enseignement tiré de la crise malienne

La crise politico-militaire au Mali est pleine d’enseignements au-delà des frontières de ce pays voisin en quête de sa stabilité. En tout cas, le contexte sécuritaire sous-régional, même régional, s’en trouve mis à mal.

Et pour les forces armées du Burkina, les enseignements à tirer de cette crise se rapportent entre autres à l’opérationnalité des capacités d’anticipation. En effet, « elle nous enseigne que nous devons recourir davantage à nos capacités d’anticipation dans l’exécution de nos missions », a relevé à l’attention de ses collaborateurs, le général Traoré. Mais, « les contraintes budgétaires constituent une réalité dans un environnement national où se disputent les priorités en matière de développement socio-économique ».

Fulbert Paré

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