ORAGE À MANGA : Un décès et d’énormes dégâts matériels enregistrés

mardi 16 avril 2013 à 01h14min

Un orage survenu dans l’après-midi du dimanche 14 avril 2013, à Manga, a ravagé tout sur son passage, causant une perte de vie humaine et de nombreux dégâts matériels.

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ORAGE À MANGA : Un décès et d’énormes dégâts matériels enregistrés

Par cette malheureuse occasion, Inès Pegwendé Ouédraogo, âgée de 5 ans et habitant le village de Séna, situé à 5 km de Manga, a été prématurément arrachée à l’affection de ses géniteurs. Débuté autour de 16 heures, l’orage s’est très vite transformé en un vent violent qui a été ressenti par les Mangalais. Après avoir sévi une demi-heure seulement, il a laissé les citadins de Manga dans la désolation. A notre arrivée au stade municipal, notre 1er point de chute pour les constatations, nous avons trouvé sur place, le Secrétaire général (SG) de la région, Issa Compaoré, le haut-commissaire de la province, Mahamad Michara et le commandant de la brigade de gendarmerie de Manga, Djakalidja Dembélé.

En effet, l’infrastructure sportive est méconnaissable. Le toit du podium est entièrement arraché et projeté à l’arrière. « C’est un grand retard que cela occasionne pour la mise en marche du stade », a lancé un badaud. Pour le magasinier du stade, Achile Zongo, témoin des faits, il doit sa vie sauve à sa vigilance. « J’étais au podium et j’ai vu le toit se soulever une première fois, puis une deuxième fois. Là, je suis sorti sous la pluie et c’est du dehors que j’ai vu le toit emporté vers l’arrière ». Tout au long de l’artère principale et dans les allées du marché, des dizaines de boutiques ont été décoiffées et/ou effondrées.
« Comme vous le constatez vous-mêmes, les dégâts sont énormes. Je rendrai compte à qui de droit afin que les dispositions qui s’imposent puisent être prises », a confié le SG Issa Compaoré.

Des débits de boissons, des cabarets et des kiosques également, n’ont pas été épargnés. L’autre catégorie des dégâts se situe au niveau des concessions. Dans la famille de Léopold Bouda, toutes les cases ont été décoiffées. Un spectacle non moins désolant s’offre également à Séna. Là, presque toutes les maisons, en paille comme en tôles, ont été décoiffées. Le comble, c’est que la famille Ouédraogo, en plus d’avoir toutes les maisons effondrées, a perdu sa fillette de 5 ans. Selon la mère de la défunte, Josiane Kabré, la rapidité avec laquelle le phénomène s’est produit, n’a pas permis de sauver la petite. De l’avis d’un ancien, Léopold Bouda, né en 1930, un tel phénomène ne s’est pas produit à Manga, depuis 1955.

Zackaria BAKOUAN
Soumaïla BONKOUNGOU

SIDWAYA

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