Vrai ou faux : L’Assemblée nationale veut s’ouvrir

vendredi 1er février 2013 à 00h57min

Visiblement, les nouveaux députés, avec à leur tête le président Soungalo Ouattara veulent écrire une autre page de l’histoire du parlement burkinabé. En termes claires, il semble que le parlement doit s’ouvrir davantage aux citoyens qui, jusque-là, ne comprennent pas suffisamment le rôle du député, et partant de l’Assemblée nationale. Si bien que certains pensent que les députés exigent plus d’avantages qu’ils ne sont rentables au peuple. Ainsi, il ne sera pas exclu que dans les jours à venir, on communique plus du côté de Koulouba pour être effectivement en phase avec le peuple. C’est cela la nouvelle vision qu’il faut donner à la gouvernance.

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Les ministres et leur Premier

Pratiquement tous les ministres du gouvernement Luc Tiao étaient présents à l’Assemblée nationale à l’occasion de sa déclaration de politique générale. De bout en bout, ils ont suivi, assisté et applaudi le Premier des leurs sans rien dire. Jusqu’à 23 h40, à la fin de la séance, ils étaient là. Après le vote qui a investi Luc Tiao, ils l’ont tous attendu dans le hall pour le féliciter avant naturellement que le président Ouattara le raccompagne à sa voiture. Comme quoi, l’exercice n’a pas été facile mais, il a marqué de son sceau l’encrage démocratique dans notre pays.


Les débordements d’Ablassé Ouédraogo

Si Ablassé Ouédraogo veut le Faso autrement, il doit également se comporter autrement. Car, au cours de la séance des questions, non seulement il a débordé sur le temps qui lui était imparti, mais il a surtout débordé dans le langage. Allant jusqu’à qualifier « de délinquant » un citoyen burkinabé sur les ondes de la télévision et de la radio nationale qui retransmettait l’événement en direct. Si, sans doute par courtoisie le président de l’Assemblée ne l’a pas rappelé à l’ordre, le Premier ministre lui a tout simplement dit que l’Assemblée nationale était un lieu hautement respectable et honorable si bien que chacun devrait contrôler son langage. A bon entendeur, salut !


« Je ne suis pas un Zorro »

Le Premier ministre qui s’est voulu humble et courtois au cours de sa déclaration de politique générale, semble avoir été poussé à bout par certains députés qui, visiblement cherchaient à se faire remarquer. Aussi, à Hama Arba Diallo dont il a ironisé le sens de l’humour, il a tout simplement fait savoir qu’il n’est pas un Zorro et qu’il sait très bien ce qu’il fait et où il veut bien aller. Pas plus. Une sorte de rappel à l’ordre qui sous-entend qu’on doit se respecter et que « chacun à sa personnalité et ses visions ».


Ils veulent une chose et son contraire

Sincèrement, le débat à l’Assemblée nationale après la déclaration de politique générale du Premier ministre n’a pas été à la hauteur des attentes. Des députés ont tout simplement manqué le coach, confondant discours de politique générale, discours sur l’état de la nation et discours d’orientation politique. Il en a été de même quand des députés qui doivent travailler à la séparation des pouvoirs entre l’Exécutif, le Judiciaire et le Législatif demandent au Premier ministre, chef de l’Exécutif d’aller fouiner dans les affaires du Judiciaire pour leur dire ce qu’il en est de l’affaire Guiro Sayouba et d’autres affaires de corruption déjà transmises à la justice. C’est tout bonnement que le Premier ministre leur a répondu qu’il n’est pas de son rôle d’aller s’immiscer dans les affaires de la justice, tout comme il ne le peut dans les affaires Législatives.


« Le fétichisme des délais »

Des députés voulaient que le Premier ministre leur donne des délais d’exécution de sa politique générale. Réponse de Luc Tiao : « dans tous les cas, la grande partie des actions de mon gouvernement s’inscrivent dans le programme quinquennal du président Blaise Compaoré », qui, en principe prend fin en 2015. N’est-ce pas un délai ? En outre, le Premier ministre a fait savoir que des plans d’action et leurs coûts existent dans chaque département sectoriel. Aux députés d’aller les chercher s’ils veulent en savoir plus. C’est aussi cela contrôler l’action du gouvernement. On ne s’assoit pas pour attendre qu’on vous donne tout afin de vous permettre de faire votre travail.


Tous les 127 députés ont eu la place

On avait fait croire que l’hémicycle ne pouvait pas contenir l’ensemble des 127 députés nouvellement élus. Effectivement le 28 décembre, date d’élection du président Soungalo Ouattara, certains députés étaient obligés de s’asseoir sur les fauteuils réservés aux membres du gouvernement. Après son élection, le président Ouattara a pris cette préoccupation en main en faisait confectionner des fauteuils identiques à ceux qui étaient déjà dans l’hémicycle et à les y placer. Ce qui a permis à l’ensemble des 127 députés d’être dans l’hémicycle en même temps que le gouvernement au grand complet à l’occasion de la DPG du Premier ministre.

L’Express du Faso

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