Palais de justice : Il s’évade de la prison pour rentrer paisiblement chez lui

jeudi 8 novembre 2012 à 23h56min

Il se dit artiste peintre. Il a séjourné pendant 6 mois à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (MACB) en 2006 pour des faits de vol et de recel. Il y est retourné en 2007 pour les mêmes infractions, pour 5 ans. Sorti en 2012, il vient d’écoper encore d’une peine de 5 ans de prison ferme pour vol et évasion. Ferdinand Sanou est, selon le parquet, un prévenu particulier. L’air serein et rassurant, il répondait à toutes les questions des juges relatives aux délits qu’il a commis pendant son audition le mardi 6 novembre 2012. C’est ainsi qu’il raconte être entré dans une cour et avoir vu un vélomoteur qui n’était pas fermé. Il l’a donc dérobé. Interpellé et mis sous garde-à-vue, il se plaint de ce que les menottes lui faisaient mal. Il a donc pu selon lui s’en débarrasser et prendre le chemin de la maison.

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Tout simplement ! Version tout à fait contraire de ce qu’il a dit à la gendarmerie. Là-bas, il confie que les menottes étaient vétustes. Il a pu s’en défaire et rentrer chez lui. Ferdinand ne sait pas pourquoi il aime s’adonner à ces genres d’actes. Pour mieux convaincre, il pointe du doigt un de ses amis du nom de Moumouni qui l’induit à tout moment en erreur. Ces arguments ne convaincront point le parquet qui estime que Ferdinand semble avoir fait un choix : celui de faire sa vie derrière les barreaux. Les réquisitions du parquet ont révélé la culpabilité du prévenu.

Une application de la peine à la hauteur du forfait a été requise par le substitut du procureur. Le conseil du prévenu, Maître Yéré, dans sa plaidoirie, a fait savoir au tribunal que son client doit avoir des troubles psychiques, mais aucun examen n’a pu être fait à cet effet. « Nous plaidons coupable. Mais nous demandons la clémence de la juridiction tout en nous soumettant à votre décision », a-t-il dit aux juges. Le tribunal l’a condamné à cinq ans de prison ferme.


« Il y a des accidents qui peuvent être évités »

Pendant qu’il était à l’hôpital pour les soins de son enfant à Bobo-Dioulasso, il apprend que le frère du malade vient d’être percuté par le chauffeur d’un véhicule de transport en commun. Il avait juste 7 ans et prenait du plaisir avec ses camarades près de la chaussée dans le village de Darsalamy. Siaka qui était le chauffeur du car, a répondu à l’appel de la justice pour trancher cet excès de vitesse, défaut de maitrise et homicide involontaire, le mardi dernier. Il s’est expliqué et avoue ne pas s’en remettre depuis ce moment. Il est chauffeur depuis 30 ans et c’est la première fois qu’il fait un tel accident. « Je roulais à 40 km/h et je n’ai pas pu klaxonner à temps pour que les enfants libèrent la voie », dit-il. Certes ! Pour le parquet, il y a des accidents qui peuvent être évités : comme de ceux-là. Quand on traverse une localité, il faut faire prévaloir la prudence. C’est pourquoi, le président du tribunal a indiqué qu’un accident est très souvent le cumul de plusieurs erreurs. Ce qui est inadmissible, surtout qu’il y a eu des morts l’acte doit être condamné. D’où la peine de 6 mois de prison ferme requis par le parquet contre le prévenu avec mandat de dépôt. Il a aussi été condamné à une amende de 150 000 FCFA.


Coopérative africaine à la barre

La Coopérative africaine était poursuivie pour abus de confiance portant sur la somme de 439 400 FCFA. Structure d’épargne, la coopérative apparaît comme une banque informelle. Elle collecte des fonds et les octroie à des membres afin que ces derniers puissent mener une activité rentable. Malheureusement, les « deals » ont mal tourné. Beaucoup n’ont jusqu’à présent pas pu honorer leur engagement pour le remboursement. Y compris le sieur Ouédraogo ; ce qui conduit l’affaire devant les juges. Représentant le président du conseil d’administration, Constant a expliqué les moments que traverse la coopérative. « Elle ne refuse de payer la somme à M. Ouédraogo. Elle fait face à une conjoncture économique très délicate », a-t-il dit. Le parquet, sans revenir sur les faits a tout simplement requis une application de la loi. Le tribunal a relaxé la Coopérative africaine pour infraction non-constituée. Les dépens sont mis à la charge du trésor public.

Rassemblées par Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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