ABATTAGES CLANDESTINS DANS LA COMMUNE DE OUAGADOUGOU : La sensibilisation pour ramener les bouchers à l’abattoir frigorifique

mercredi 27 juin 2012 à 23h36min

Dans le souci d’améliorer l’environnement institutionnel et commercial de l’Abattoir frigorifique de Ouagadougou (AFO), les acteurs de la lutte contre les abattages clandestins organisent les 27 et 28 juin 2012 à Ouagadougou, en partenariat avec le Projet d’appui aux filières agrosylvopastorales (PAFASP, un atelier de sensibilisation des professionnels de la filière bétail-viande sur les méfaits de l’abattage clandestin. C’est l’édile de la capitale, Simon Compaoré, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de la rencontre, dans la matinée du mercredi 27 juin.

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De nombreux bouchers fuient présentement, l’Abattoir frigorifique de Ouagadougou pour exercer leur travail d’abattage dans des endroits pas propices. Suite à ces départs constatés, les acteurs de la lutte contre les abattages clandestins se sont engagés à reprendre leur bâton de pèlerin, mais ont préféré commencer par la sensibilisation des acteurs. A cet effet, cet atelier auquel participent plusieurs composantes de la société civile, des structures étatiques et des organisations professionnelles de la filière bétail-viande, vise à assainir d’une part, l’environnement institutionnel de l’Abattoir frigorifique de Ouagadougou et d’autre part, mettre à la disposition des consommateurs une viande saine et de bonne qualité.

A l’ouverture du séminaire, le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré, a annoncé que c’est de façon solidaire, que la bataille doit être menée. A son avis, toute viande non contrôlée par les services vétérinaires est dangereuse et nuisible aux consommateurs. Pour le maire de la capitale, il faut nécessairement œuvrer à résoudre véritablement les multiples problèmes qui assaillent l’Abattoir frigorifique de Ouagadougou, en impliquant fortement tous les citoyens. « Nous sommes là pour conjuguer nos efforts, afin de faire en sorte que la vie des Ouagalais et des visiteurs de la ville soit sauve », a-t-il soutenu. Réhabilité à coup de millions de F CFA, l’abattoir frigorifique, se vide progressivement de ses occupants pour diverses raisons. Ouagadougou doit donner le bon exemple, a indiqué Simon Compaoré.

C’est pourquoi il a demandé aux participants à fédérer les énergies, de sorte à trouver des solutions idoines aux préoccupations des acteurs de la filière bétail-viande. Des sanctions sont prévues pour les contrevenants certes, mais à entendre le maire, elles ne sont applicables qu’en dernier recours. Par conséquent, les bouchers ont toujours évoqué le problème de la distance pour justifier leur refus de se rendre à l’Abattoir frigorifique, construit dans un quartier périphérique de la ville. En revanche, l’idée de déplacer celui-ci au centre ville ou ériger d’autres abattoirs similaires dans certains endroits de la capitale burkinabè n’a jamais effleuré l’esprit du directeur général de l’Abattoir frigorifique de Ouagadougou, Jean Claude Bicaba.

Pour lui, les lieux d’abattage sont source de nuisances et au-delà de cette vérité, le Burkina Faso gagnerait à emboîter le pas de certaines capitales africaines comme Abidjan, Accra et Dakar où le ravitaillement de la ville en viande se fait à partir d’un seul abattoir. M. Bicaba a souhaité que les participants puissent identifier les goulots d’étranglement et faire des suggestions, à l’issue de leurs travaux, de nature à pouvoir lutter convenablement contre cette pratique dans la commune de Ouagadougou.

Ceci contribuera sans doute, a-t-il relevé, à préserver la santé des consommateurs de viande. Quant au représentant du ministre en charge du Commerce, Somanogdo Yerbanga, le Burkina Faso, pays d’élevage, ne devait plus exporter massivement d’animaux sur pied, moins rentables, au détriment de la viande. Selon lui, il faut travailler à renverser cette tendance, de sorte à accroître le volume d’exportation de la viande qui ne représente que 7% seulement de la filière bétail-viande actuellement.

Ouamtinga Michel ILBOUDO (Omichel20@gmail.com)

Sidwaya

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