Trafic des filles vers le Liban : Ils vont payer pour ce qu’ils ont fait !

jeudi 7 juin 2012 à 01h47min

Si au plan moral cela est inadmissible, au plan pénal, vendre un être humain est un crime grave puni par la loi. Ainsi, Issa, Jules, Nadi, et Claudine impliqués dans cette affaire de trafic de filles burkinabè vers le Liban, seront punis par la loi qu’ils sont sensés ne pas ignorer selon le bon mot du législateur.

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Au Burkina Faso, la loi n° 029-2008/AN régit la lutte contre la traite des personnes et toutes les pratiques assimilées. Votée en 2008, elle donne force aux agents de sécurité de traquer tous les contrevenants. L’article 1 de cette loi définit la traite des personnes ainsi qu’il suit : « Au sens de la présente loi, la traite des personnes désigne le recrutement, le transport, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par le recours à la menace ou le recours à la force ou à d’autres formes de contraintes, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation ».

En son article 2, elle dispose que l’exploitation comprend : « notamment, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitations sexuelles, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes ».

Dans notre enquête, nous avons prouvé que les sieurs Issa et Jules n’étaient que les maillons d’une chaîne. Eux, étaient chargés du recrutement des filles et préparaient les différents documents qui allaient leur permettre d’atterrir au Liban sans difficulté. C’est donc dire que leur agissement est une infraction et comme le stipule la loi : « Est constitutif de l’infraction de la traite des personnes : le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil d’une personne aux fins d’exploitation, même si aucun des moyens énumérés à l’article 1 n’est utilisé ».

Les choses sont on ne peut plus claires. L’infraction des quatre compères suscités est constituée et ils devront en répondre devant les juridictions qui statueront sur leur degré de participation individuelle et en conséquence fixeront les sanctions auxquelles ils seront soumis. Ce qui est chose faite pour Issa et Jules qui en réalité ne sont que des complices. Si leur sort a été scellé, un goût d’inachevé demeure car, ceux-ci ne sont que de petits poissons, de simples comparses que la bande de malfrats peut facilement et très vite remplacer afin de continuer son ignoble trafic. Les bras de la justice devraient s’étendre plus loin. Les vrais cerveaux, écrivions-nous, sont en Côte d’Ivoire et au Liban.

Pendant que Issa et Jules trinquent à la MACO (Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou), les deux cerveaux bien identifiés se la coulent douce dans leur pays. Sont-elles inquiétées ? Ce n’est pas si sûr. Pourtant elles devraient l’être parce que, la loi prévoit une possibilité d’extradition. Comme le dit l’Article 15 : « Tout étranger qui, hors du territoire du Burkina Faso, s’est rendu coupable soit comme auteur soit comme complice des infractions visées par la présente loi peut être poursuivi et jugé d’après les dispositions des lois burkinabé, lorsque la victime de ces infractions est de nationalité burkinabé et si le coupable est arrêté au Burkina Faso ou si le gouvernement obtient son extradition ». La justice burkinabè peut-elle obtenir l’extradition des deux femmes impliquées dans la traite des filles burkinabè ? Oui si des accords en la matière existent.

Dans le rapport annuel 2009 du Département d’Etat américain sur le trafic d’êtres humains et dont l’enquête a été menée d’avril 2008 à mars 2009 dans 173 pays, il ressort que le phénomène est en hausse. Selon le rapport, il y a eu 52 pays en 2009 contre 40 en 2008, qui ne font aucun effort pour lutter contre ce trafic. Parmi les pays dénoncés dans ce rapport, figurent une dizaine de pays africains. Par ailleurs, d’après l’UNODC, organisme de l’ONU, 79% des victimes du trafic sont destinées à l’exploitation sexuelle, tandis que 20 millions de personnes sont aujourd’hui touchées par la prostitution dans le monde. Une chose est sûre, si les deux cerveaux (Nadi et Claudine) de cette affaire s’en sortent sans poursuite, la justice n’aura pas été rendue. Et pour cause, elles sont celles qui ont le plus profité des « bénéfices » de ce trafic. Mais que voulez-vous c’est presque toujours comme ça dans la plupart des crimes. Les cerveaux échappent généralement à la justice pour quelques raisons que ce soit, et c’est toujours les menus fretins qui trinquent.

Frédéric ILBOUDO


Ce qu’ils encourent

Ce sont les articles 4, 5 et 6 qui prévoient les sanctions applicables à toute personne reconnue coupable de trafic d’êtres humains. Que tu sois complice ou principal auteur, si tu es appréhendé comme c’est le cas de Issa et de Jules, voilà ce que prévoit la loi.

Article 4 : Est coupable de traite des personnes et puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans quiconque commet l’un des actes prévus aux articles 1, 2, et 3 de la présente loi.

Article 5 : La réclusion criminelle de dix à vingt ans est encourue lorsque l’infraction a été commise dans l’une des circonstances suivantes :
- si la victime est un mineur d’au plus quinze ans ;
- si la personne est particulièrement vulnérable en raison d’une déficience physique ou psychique due à son état de grossesse, de son âge avancé ou de son état de santé ;
- si l’acte a été commis par fraude ou violence, par usage de fausse qualité, faux titre ou des documents falsifiés ou altérés ou de fausse autorisation ;
- si l’auteur fait usage de stupéfiants ou de toute autre substance de nature à altérer la volonté de la victime ;
- si l’auteur est porteur d’une arme apparente ou cachée ;
- si l’auteur est un ascendant ou une personne ayant autorité sur la victime ;
- si la victime a été séquestrée, privée d’aliments ou exposée dans un endroit public ou privé de recrutement ;
- si la victime est exposée à des travaux dangereux, pénibles ou aux pires formes du travail des enfants ;
- si l’auteur a commis des abus sexuels sur la victime.

Article 6 : La peine est l’emprisonnement à vie lorsque :
- la victime est décédée ;
- il en est résulté une mutilation ou une infirmité permanente ;
- la traite a eu pour but le prélèvement d’organe.


Simplice Honoré GUIBILA, Ambassadeur, Directeur général des affaires juridiques et consulaires : « Personne n’a saisi le Ministère de ce phénomène… »

Notre enquête, publiée sous le titre : « Trafic des filles burkinabè vers le Liban : le drame juteux », a suscité de nombreuses réactions et interrogations. Toutes choses qui nous ont conduits à entreprendre un certain nombre de démarches pour compléter notre travail. Ce complément s’est intéressé au sort de nos compatriotes vivant dans ce pays surtout que, une semaine avant la parution de l’enquête, le Conseil des ministres du mercredi 17 avril annonçait la démission du consul honoraire du Burkina au Liban Mme FADOUL. Ceci explique-t-il donc cela ? On est en droit de se le demander et c’est justement pour avoir de plus amples informations que nous avons pris contact avec la Direction générale des affaires juridiques et consulaires du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération régionale. Lisez plutôt !

Combien sont-ils nos compatriotes qui vivent au Liban ?

Avant tout propos, je tiens à remercier le journal « L’Opinion » pour sa démarche de se rapprocher du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale pour s’informer sur la situation de nos compatriotes vivant au Liban. J’essayerai, autant que possible, de donner le maximum d’informations sur le sujet afin d’éclairer de façon objective les lecteurs du journal. Pour revenir à votre question, disons que de manière générale, il faut retenir que nos compatriotes n’ont pas souvent le réflexe ou la volonté de se faire immatriculer spontanément dans les Missions diplomatiques et consulaires quand ils sont à l’étranger, surtout lorsqu’ils sont en situation irrégulière vis-à-vis de la législation sur l’immigration du pays. Cela rend difficile la maîtrise par nos Ambassades et Consulats du nombre de nos ressortissants vivant dans leur juridiction. Pour le cas du Liban, le nombre des Burkinabè immatriculés est estimé à quatre vingt deux (82). Mais dans les faits, leur nombre est bien supérieur.

Quelles sont les conditions de vie de ces Burkinabè vivant au Liban ?

Avant de répondre à cette question, je dois vous dire que le Burkina Faso n’a pas de représentation diplomatique résidente au Liban. Il y a un Consul Honoraire, tandis que la couverture diplomatique du Burkina sur ce pays est exercée par notre Ambassade au Caire. A notre connaissance, les conditions de vie des Burkinabè vivant au Liban ne sont pas différentes de celles que vivent les autres immigrés. Il ne nous a pas été signalé, ni par notre Consul Honoraire, ni par quelqu’un d’autre, que leurs conditions de vie étaient singulières ou différentes de celles des autres immigrés.

Les médias font état d’exploitation des employés de maison. Qu’en est-il du cas spécifique des Burkinabè ?

Voyez-vous, ni notre Consul Honoraire au Liban, ni notre Ambassadeur au Caire ne peuvent connaître que des cas dont ils sont saisis. Or, il est des situations qui ne sont pas signalées à ces autorités. Je dois dire que c’est un peu la même chose dans tous les pays où le Burkina a des Missions diplomatiques ou consulaires. Nos compatriotes n’ont pas toujours ce réflexe de saisir leur Ambassade ou leur Consulat devant certaines situations, préférant les gérer eux-mêmes jusqu’au jour où ils n’en peuvent plus.

Sinon, toutes les fois que le Ministère des Affaires Etrangères, le Consulat Honoraire au Liban ou l’ Ambassade au Caire ont été saisis de difficultés que rencontre un compatriote au Liban, des contacts ont été pris et des efforts faits pour trouver une solution. C’est ainsi que notre Ambassadeur au Caire et notre Consul Honoraire au Liban, en 2010 et 2011, ont pu aider trois (03) Burkinabè en difficulté au Liban, et qui le souhaitaient, à regagner le Burkina Faso. Le Ministère des Affaires étrangères prend au sérieux la protection des Burkinabè de l’étranger, où qu’ils se trouvent. Mais aussi faut-il qu’il soit au courant des difficultés de ces Burkinabè pour pouvoir les défendre.

Vous dites qu’en 2010-2011 trois Burkinabè avaient des difficultés. Ces difficultés étaient de quel ordre pour nécessiter un rapatriement ?

Ces difficultés étaient liées aux conditions de travail et à la liberté de mouvement. En clair, ces Burkinabè qui travaillaient comme filles de ménage auprès de familles au Liban, se plaignaient soit de travailler sans repos, d’être mal rémunérées, soit d’être moralement violentées (propos blessants), de voir leurs documents de voyage confisqués par leur employeur ou encore de voir leur liberté de mouvement régentée par l’employeur. Dans l’un ou l’autre cas de figure, vous pouvez imaginer que ce genre de situation soit difficile à vivre pour des jeunes femmes qui s’étaient fait une toute autre idée de leur aventure à l’étranger.

Le trafic des filles burkinabè est devenu monnaie courante vers ce pays. Le Ministère est-il au courant ?

C’est par vous que j’apprends qu’il y a un trafic de jeunes filles burkinabè au Liban car personne, à ma connaissance, n’a saisi le Ministère de ce phénomène.

Le Consul du Burkina au Liban a démissionné. Quelles sont les raisons de cette démission ?

Officiellement, le Consul Honoraire a démissionné pour des raisons de convenance personnelle. C’est ce qu’elle a écrit dans sa lettre de démission, en soulignant sa disponibilité à toujours servir les intérêts de notre pays.

N’y a-t-il pas un lien entre cette démission et le trafic des filles burkinabè au Liban ?

Je vous ai donné la raison officielle de la démission du Consul et je m’en tiens là.

Selon la presse, les ressortissants burkinabè ne seraient pas parmi ceux qui bénéficieraient de protection. Une réaction ?

Je suis surpris par cette question ! Je vous ai dit tantôt que les actions consulaires et diplomatiques, pour des cas dont nos structures ont été saisies, ont permis de rapatrier trois Burkinabè en difficulté qui souhaitaient revenir au Burkina. Sinon, de quelle protection voulez-vous parler ? Pour que la protection consulaire ou diplomatique soit effective ou efficace, il faut d’abord que les structures diplomatiques ou consulaires soient saisies et que le droit soit du côté de nos compatriotes ! On peut difficilement défendre le cas d’un compatriote qui se trouve illégalement dans un pays, en violation flagrante des lois de l’immigration de ce pays ou qui, bien que s’y trouvant de façon régulière, viole d’autres aspects de la loi de ce pays. C’est peut-être, entre autres, pour ces raisons que nos Missions diplomatiques ou consulaires ignorent ou sont les derniers à apprendre les cas que vous déplorez. Sinon, il n’y a pas de raison que nos compatriotes au Liban ne bénéficient pas de protection.

Et puis, n’oubliez pas que le Burkina Faso n’a pas d’Ambassade résidente au Liban. C’est notre Ambassade au Caire qui couvre, sur le plan diplomatique, le Liban. Nous y avons certes un Consul Honoraire. Mais son pouvoir est limité du fait de la nature de ses fonctions et de sa nationalité aussi, car ce Consul est libanais de nationalité.
Je profite de la tribune que vous m’offrez pour adresser, au nom du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, mes sincères remerciements à Madame FADOUL, Consul Honoraire sortant, pour son dévouement dans l’exercice de ses fonctions au profit des ressortissants burkinabè vivant au Liban. Voyez-vous, la fonction de Consul Honoraire est bénévole, honorifique. Celui qui en assume la charge ne perçoit pas de salaire de la part du pays dont il sert les intérêts. Il doit, par ailleurs, savoir gérer son temps entre l’exercice de ses fonctions officielles et celui de ses activités privées ou personnelles. C’est dans ces conditions que Madame FADOUL a servi de manière remarquable les intérêts de notre pays au Liban pendant cinq (5) ans, c’est-à-dire de 2006 à 2011. Elle mérite notre reconnaissance pour ces années de service faites d’engagement et de don de soi. Enfin, je ne saurais terminer sans renouveler mes remerciements au journal « L’Opinion » pour l’intérêt qu’il porte à notre département, en espérant que mes réponses vont mieux contribuer à éclairer les lecteurs...

Frédéric ILBOUDO

L’Opinion

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Vos commentaires

  • Le 7 juin 2012 à 08:43, par Ernaz
    En réponse à : Trafic des filles vers le Liban : Ils vont payer pour ce qu’ils ont fait !

    Ce Monsieur se fout du monde ; je suis burkinabè vivant à l’extérieur et je dois dire à ce monsieur qui semble ignorer royalement la mission de protection des ressortissants burkinabè dans les autres pays par le Ministère des Affaires Étrangères, que le trafic des jeunes filles vers le Liban est connu de tout le monde. Rien que sur la base d’un seul cas de maltraitance, le Ministère devrait prendre des dispositions pour diligenter une enquête et stopper le phénomène. Vous attendez qui pour saisir le Ministère alors que les victimes sont en général pauvres, ignorantes voir analphabètes. Quand vous portez des titres ronflants, je suppose que vous avez étudié, que vous savez ce qu’on appelle anticiper, prendre des initiatives, innover, etc. Qu’est-ce qui vous coûte de mettre en place un système de traçabilité de ces jeunes filles qui sont "exportées" au Liban à partir de Ouagadougou ? Vous pourriez faire cela en partenariat avec la police de l’aéroport. Une fois au Liban, chaque fille devrait être identifiée par le Consulat et des contacts individuels avec les employeurs devraient être pris pour que ces derniers comprennent que les filles sont protégées. Ensuite, donner un numéro de téléphone à chacune d’elles qui va appeler en cas de besoin ; enfin faire un suivi périodique des filles, surtout celles qui restent silencieuses car souvent ce sont elles qui souffrent plus.J’imagine que si vous connaissez Internet, vous avez dû voir cette jeune fille éthiopienne rouée de coups, traînée à terre avant d’être jetée dans le coffre d’une voiture comme un chien par ses employeurs au Liban ; connaissez-vous la suite ? elle s’est suicidée après. Avez-vous des filles Monsieur, si non pensez aux filles de vos frères ou soeurs restés au village qui se retrouveraient au Liban.De grâce, ces filles ne doivent plus être victimes de leurs bourreaux passeurs, de leurs bourreaux employeurs et encore du Ministère des Affaires Étrangères avec un tel directeur qui manque d’initiatives.

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    • Le 7 juin 2012 à 14:42
      En réponse à : Trafic des filles vers le Liban : Ils vont payer pour ce qu’ils ont fait !

      Mon cher ami, nos représentations ne sont faites pour les burkinabè mais pour servir les intérêts du président et son entourage. Moi, il y a un ambassadeur qui m’a dit de ne pas compter sur l’ambassade en cas de problèmes. et moi je lui ait répondu que c’est arrivé dans le pays que j’ai su que Blaise avait un représentant sinon suis sorti de mon pays avec mes moyens.

      Répondre à ce message

  • Le 7 juin 2012 à 12:41, par GO
    En réponse à : Trafic des filles vers le Liban : Ils vont payer pour ce qu’ils ont fait !

    M. Ernaz, vous êtes intègre. Vous avez tout dit.
    Il manque des hommes comme vous à notre pays.
    Je souhaite que le ministère prenne vite votre réaction en compte pour sauver nos sœurs qui par le travail chercher une vie meilleur.
    Vous aviez donner la voie à suivre pour facilité le séjour de ces filles au Liban. Nos dirigeants vont semblant de tout ignorer.
    Encore bravo M. Ernaz

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  • Le 8 juin 2012 à 13:05
    En réponse à : Trafic des filles vers le Liban : Ils vont payer pour ce qu’ils ont fait !

    Est -ce que ces filles prennent contact avec le ministère des affaires étrangères avant de partir au Liban,
    pourquoi à chaque fois que vous prennez des risques vous vous en prennez à l’Etat.Es-ce l’Etat qui les a envoyé la-bas ?
    un peu de serieux les gars. Quand on sème des épines, on marche avec des sabots n’est-ce pas !
    Si vous voulez quitter votre pays pour l’aventure, prenez toutes vos précautions !

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