Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

mardi 28 février 2012 à 02h52min

Deux jours, c’est le temps que se donne la Commission mixte paritaire de négociations salariales du secteur privé (CMPNSSP), pour fixer ou ajuster les rémunérations des travailleurs. L’ouverture des travaux de la deuxième session présidée par le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, Soungalo Appolinaire Ouattara, a eu lieu le lundi 27 février 2012 à Ouagadougou.

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La Commission a été créée en 2008 par la volonté des partenaires sociaux de disposer d’une structure chargée d’ajuster périodiquement les salaires minima du secteur privé et d’aider les branches d’activités à élaborer ou à réviser leur convention collective sectorielle.

En rappel, la première session de la Commission bipartite (patronat/syndicats), dirigée par le Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) et forte de 42 membres, avait eu lieu en août 2008.

C’était dans un contexte alors marqué par une inflation jamais égalée durant la décennie, soit 7,6% dans l’espace UEMOA et 10,8% spécifiquement au Burkina Faso, en raison de l’augmentation des prix des produits de première nécessité qui sont pour la plupart importés. Dans le même temps, a souligné le président du CNPB, Birahima Nacoulma, la croissance économique du secteur privé était au plus bas niveau, soit 1,5% avec des ratios masse salariale-valeur ajoutée de 42,3%. Les négociations avaient abouti à des augmentations aux taux de 4 à 8,6% en fonction des catégories professionnelles.

La présente séance se tient également dans un contexte difficile pour les entreprises burkinabè, qui subissent encore les conséquences de la crise sociale de 2011 et qui redoutent une rechute de l’économie mondiale dans la récession. Deux jours durant (les 27 et 28 février 2012), les participants à la session vont se pencher sur le fonctionnement de la structure et explorer les voies et moyens d’ajuster les salaires minima, suivant les impératifs du secteur privé. Monsieur Nacoulma les a exhortés à des échanges francs et fructueux susceptibles de parvenir à des propositions objectives pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, et partant de la productivité de l’entreprise.

Une volonté de réussir ensemble

La question de la vie chère demeure une préoccupation pour les travailleurs de tous bords. Les centrales syndicales, a indiqué le président du mois, Blaise Augustin Hien, attendent fortement des négociations un aboutissement à des résultats qui permettent aux travailleurs du privé de sortir la tête de l’eau, dans une situation économique particulièrement difficile, des règlements conséquents des salaires et des dispositions pour l’application des mesures par les employeurs du privé.

En somme, des perspectives nouvelles pour mettre du beurre dans les épinards des travailleurs. Au-delà de ces attentes, il interpelle le patronat sur une juste considération du partenariat employeurs-travailleurs. Pour les centrales syndicales, les relations de respect mutuel, de prise en compte des préoccupations des employés ne peuvent que favoriser un bon climat de travail, donc, un bon rendement.

La tenue de la deuxième session de la Commission, selon Soungalo Ouattara, est la preuve éloquente du dynamisme et de la vitalité du dialogue social au Pays des hommes intègres.

Le gouvernement salue et félicite les partenaires sociaux pour leur volonté commune et irréversible de réaliser des négociations collectives dans le domaine des salaires. Les services de son département, a-t-il dit, se tiennent à la disposition de la Commission mixte paritaire pour toute requête.

D. Evariste Ouédraogo

L’Observateur Paalga

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Vos commentaires

  • Le 28 février 2012 à 03:08, par lamda
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    les gars, parlez vite et bien. les travailleurs ont chaud. Pour vous aider je propose : 5 ; 10 et 15%.
    Un travailleur très endetté !

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    • Le 28 février 2012 à 09:49, par employé pas cher
      En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

      Voilà un patron qui se fait passer pour un employé !A supposer que tu sois vraiment un employé, penses-tu qu’une augmentation de 15% sera significative ? Il ose même parler de 5%.
      Si tu es vraiment lamda c’est que ton salaire actuel tourne autour de 100 000. 15% de 100 000 donne 15 000 donc tu veux te retrouver dans le meilleur des cas avec 115000/mois alors même que le prix du sac de riz a presque doublé en 3 ans.
      Moi je suis un employé pur teint et c’est pour ça que je demande une augmentation de 40%.
      pardonnez les modérateurs ! laissez passer mon mail afin que les patrons sachent que c’est vraiment chaud

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    • Le 28 février 2012 à 10:21, par LE GUID
      En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

      5 10 et 15% sur la base de quoi, si c’est une contribution je pense qu’il serait judicieux de le faire avec précision car c’est un sujet très important et très écouté. Donc qu’ils nous évite des augmentations avec des calcules à noyer le poisson, on veut une augmentation sur le salaire net, c’est simple et facile a calculer pour tout le monde. Comme proposition :

      - salaire net compris entre 0 et 150.000f cfa une augmentation de 20% sur le net
      - salaire net compris entre 150 000,0001 et 250.000 cfa une augmentation de 15% sur le net
      - salaire net compris entre 250 000,0001 et plus cfa une augmentation de 5% sur le net

      Dans l’objectif de ne pas traire la vache à mort les directeurs ne doivent pas être concernés par cette mesure pour effectivement éviter de porter un coup sérieux a la santé financière des entreprises (imaginez quelqu’un qui a 8.000.000 par mois) néanmoins un montant forfaitaire leurs seront octroyer : 50.000f/mois et par directeur !
      Cette proposition est raisonnable, réaliste et réalisable !!!

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    • Le 28 février 2012 à 10:43, par balby
      En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

      hourra monsieur et que Dieu vous bénisse. nous dans le coma.

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    • Le 28 février 2012 à 11:51
      En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

      L’Etat Burkinabé encourage la création des écoles profestionnelles (Bien)
      L’Etat encourage la création d’entreprises privées (Bien)
      Mais certaines sociétes privées privent les travailleurs de leurs droits.Ils sont embauchés sans contrat écrit,ils ne sont déclarés à la CNSS,ni à l’administration fiscale,malgré le bon nombre d’années passées ds la société,la fidélité à l’entreprise,et la vie chère.L’augmentation des salaires par decret gouvernemental serait la bien venue.Courage aux braves syndicats qui vivent réellement ds ce pays.

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    • Le 28 février 2012 à 13:40, par le magnifik
      En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

      Vivement que ces négociations aboutissent et que les travailleurs du privé puissent enfin respirer. S’il y ‘a une chose à déplorer dans le patronat du secteur privé c’est le zèle de certains patrons.
      Imaginer un patron multi millionnaire ou milliardaire, possédant des immeubles, des champs, ect... qui n’est même pas capable de soutenir les travailleurs, ailleurs dans d’autres cieux l’entreprise devient une histoire de famille entre le patron et les employés au point que ces derniers se donnent a font pour la réussite mais ici le boss est assis sur l’argent, vie dans un bunker, possède dix véhicules, voyage comme il veut et le pauvre travailleur ne peut même pas s’acheter une moto, ni manger correctement je félicite ses patrons qui payent la scolarité des enfants des travailleurs, d’autres organisent des mariages, d’autres donnent des vivres tant que le patron pensera qu’il est le plus intelligent et que les autres ne connaissent rien je pense que le travailleur du privé au Burkina souffrira.

      Répondre à ce message

  • Le 28 février 2012 à 07:42, par Somlare
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    Mon frère, j’ai peur que tu sois très déçu à la conclusion des travaux.
    Je commence par t’informer qu’un décret ministériel sera bientôt signé et prévoit un minimum de 173 heures de travail dans le mois avant qu’on ne parle d’heure supplémentaire. Implication : ton amployeur pourra te faire travailleur 18heure par jour s’il veut à concurrence de 173 heures sans que tu aie un seul copec de plus.
    Pour ma part je pense qu’il devrait raisonné en nombre d’heure maxi par jour et augenter le taux horraire par jour pour dissuader les employeurs qui veulent éreinter leur employés.
    Je propose : 8h/jour et 180% pour chaque heure au dessus, 200% pour chaque heure les samedi et dimanche.
    Des primes de production doivent être prévus pour les employés.
    Il faut travailler en sorte que les richesses nationales servent un tant soit peu au pays.
    "Un travailleur bien rémunérer nourrit 10 personnes" et 1/3 devient employeur au bout de 10 ans.

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  • Le 28 février 2012 à 11:11, par Bouwodana
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    En tout cas je dis Félicitation au Patronat qui ne cesse de lutter pour les travailleurs du Privé .

    Et Dire qu’il ya des employeurs qui n’ont toujours pas appliqué l’augmentation de 2008. Nous les travailleurs concernés nous nous battront toujours contre ses patrons véreux et véreuses qui ne pensent qu’à leur panse.
    Même si cela reviendrais un jour à nos arrières petits enfants, nous nous battrons. J’invite le patronat à faire un contrôle dans le privé pour voir l’effectivité de la prise en compte des augmentations. Il y a des patrons qui sont au dessus de la loi ici au burkina, qui ignorent qu’ils ont signé une convention avec l’Etat Burkina.

    Bouwodana
    une travailleuse indignée

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  • Le 28 février 2012 à 12:05, par SAWADOGO
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    Bien dit mon frère suis dans la meme situation que toi
    Faitent vite et n’oubliez soutout pas le rappel pour compter de janvier

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  • Le 28 février 2012 à 12:09, par le magnifik
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    Vivement que ces négociations aboutissent et que les travailleurs du privé puissent enfin respirer. S’il y ‘a une chose à déplorer dans le patronat du secteur privé c’est le zèle de certains patrons.
    Imaginer un patron multi millionnaire ou milliardaire, possédant des immeubles, des champs, ect... qui n’est même pas capable de soutenir les travailleurs, ailleurs dans d’autres cieux l’entreprise devient une histoire de famille entre le patron et les employés au point que ces derniers se donnent a font pour la réussite mais ici le boss est assis sur l’argent, vie dans un bunker, possède dix véhicules, voyage comme il veut et le pauvre travailleur ne peut même pas s’acheter une moto, ni manger correctement je félicite ses patrons qui payent la scolarité des enfants des travailleurs, d’autres organisent des mariages, d’autres donnent des vivres tant que le patron pensera qu’il est le plus intelligent et que les autres ne connaissent rien je pense que le travailleur du privé au Burkina souffrira.

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  • Le 28 février 2012 à 12:49
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    Tant qu’il n’ya pas de suivi, je pense que ces augmentations ne servent à rien. pour preuve en octobre 2008 il ya eu augmention. combien sont les employeurs qui ont appliqué cette augmentation. a mon sens il faut renforcer le contrôle de l’application des salaires conventinels deja disponible

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  • Le 28 février 2012 à 14:49, par abdoul kaadré
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    Eh les gars quand on parle d’augmentation, y’a en qui comprennent dans le sens inverse on dirait.
    tenez vous bien. je suis embaucher par une société dont les patrons sont en Europe et sont représentés par un avocat et un directeur d’exploitation résidant ici au BF. nous avons demandé un meilleur traitement de nos salaire et au finisse ont se retrouve avec une diminution de 2,631% sur le salaire net. nous n’avons plus de prime de fonction. la prime de logement est passé à 5000f, indemnité de logement 5000f.
    les heures supplémentaire ne sont pas pointé normalement. comme c’est le privé, on nous dit tout simplement que celui qui n’est pas satisfait peut démissionner. le comble de tout, les dirigeant ne sont pas prêt à nous aider vu qu’ils ont eux de bon salaire. au lieu de ramener les patrons sur le bon chemin, nos dirigeant ici présent les soutiennent énormement puisque ce sont eux qui leurs ont proposé un barème très dépasser. pour le moment ont a pas le choix.
    comme le dit un dicton mossi^ *toum ka basdé, laf boo toum yé* on laisse pas travail pour chercher travail.

    Mais c’est DIEU qui va les payer.

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  • Le 28 février 2012 à 16:48, par LE GUID
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    Au cas ou on aura une augmentation sensiblement satisfaisante, que les bailleur ne viennent pas augmenter le loyer n’importe comment et sans sommation qu’ils sachent qu’ils ne sont pas concernés par les augmentations ; (le mien m’avait flanqué une augmentation de 50% au dernier deal, j’ai ramassé mes bagages poser sur ma tête et j’ai détalé à vive allure)
    L’état ne cherche pas de l’argent c’est pas vrai ; si non ,pourquoi ne pas mettre une loi en vigueur qui normaliserait le prix des loyers en fonction du standing et de la localité et également obliger chaque locataire à se signaler dans sa commune avec le montant qu’il paie par mois pour qu’un recouvrement de 10% soit perçu sur le dos des bailleurs ; plus de la moitié des burkinabés fonctionnaires sont en location, et ce argent on le réinvesti ds des cités mais pas du genre l’arnaque des maisons sociaux passé, mais format cité cnss, si c’est facile et pourtant difficile à appliquer c’est que ceux la même qui doivent signer ce genre de loi la sont les bailleurs, mais franchement il faut que ça se normalise ce secteur. (Je ne fais pas du hors sujet, c’est de cause à effet, je prépare le terrain)

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  • Le 28 février 2012 à 17:42, par le gerant
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    Est ce que cette négociation concerne aussi les fonds de l’etat qui st gérés par le MJFPE ? Des fonds tels que le FAPE et le Fasi n’ont aucune indemités.Pensez à eux

    Répondre à ce message

  • Le 28 février 2012 à 19:36, par Ki Kar
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    Laissez moi vous faire la part des choses. s’il est difficile d’avoir beaucoup en augmentation, il faut en même temps négocier quees mes cousins commerçant, après avoir enttendu cela n’augmente beaucoup sur les produites de première necessité. l’état peut aussi negocier cette stabilité pour nous non ?

    un analiste qui aide

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  • Le 28 février 2012 à 21:32
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    Bonsoir,

    Imaginez donc un directeur qui a un bac+5 touche 1 600 000 et celui qui a un bts 200 000 , on est ou la

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  • Le 29 février 2012 à 12:19
    En réponse à : Négociations salariales du secteur privé : Mettre du beurre dans les épinards des travailleurs

    Augmentation des salaires ou pas, moi je dis contrôle et harmonisation des prix ! Que fait l’État pour harmoniser et contrôler les prix des denrées de consommations, le prix des loyers, des frais de santé, d’éducation, transport,... j’en passe. Chacun fixe son prix comme il veut et décide des augmentations sur des bases absurdes ! ce n’est pas normal.

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