Crise au Nord du Mali : Bobo-Dioulasso accueille ses premiers réfugiés maliens

mercredi 8 février 2012 à 01h42min

La crise au Nord du Mali fait de nombreux réfugiés dans les pays voisins. Depuis la semaine dernière, le Burkina Faso a également commencé à les recevoir. 500 personnes ont été déja enregistrées Koloko, département situé 15 km de la frontire dans la région des Hauts-Bassins.

Un effectif non négligeable se trouve aussi dans la ville de Bobo-Dioulasso et est accueilli au stade Wobi. C’est le constat qu’a fait une équipe de Sidwaya, ce lundi 6 février 2012.Assis sous une tente devant un fourneau de thé, Mohamed Ag Sidi Med écoute la radio. Avec lui, son épouse et ses quatre enfants de bas âge. Dans sa tente, l’essentiel de son matériel qu’il a pu emporter avec lui quand il quittait Koutiala dans le véhicule d’un transporteur, pour arriver Bobo-Dioulasso dans l’après-midi du samedi 4 février 2012. Agent de la garde nationale du Mali, il explique que bien qu’il n’y ait pas de crise dans sa ville, la situation y était inquiétante.

« J’ai fait 48 heures sans sortir de ma maison parce que les civils insultent les gens, et il m’était difficile de pouvoir nourrir ma famille si cela continuait », a-t-il déclaré. Comme lui, plusieurs dizaines, voire des centaines d’hommes, de femmes et surtout d’enfants, mais aussi des hauts-gradés des forces de l’ordre et de sécurité maliennes ainsi que des hommes d’affaires ont pris la clé des champs pour se réfugier Bobo-Dioulasso. Mme si nous ne disposons pas pour l’instant de chiffres officiels, tout porte croire qu’il y a un nombre non négligeable de Maliens sous nos cieux. Selon les autorités du département de Koloko une quinzaine de kilomtres de la frontire malienne), le 2 février 2012, ce sont 127 personnes dont 23 femmes, 34 hommes et 70 enfants qui ont été enregistrés.

A la date du 6 février, au total 500 personnes ont été reçues dont 199 hommes, 103 femmes et 198 enfants destination de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. La majorité des réfugiés a-t-on appris, est logée en ville, qui chez des parents, qui dans des maisons qu’ils ont louées. Néanmoins, depuis le vendredi 3 février dernier, un comité d’urgence présidé par le haut-commissaire de la province du Houet et composé de la gendarmerie, la police et l’action sociale, a été mis en place. Le comité qui officie ds lors au stade Wobi de Bobo-Dioulasso accueille les réfugiés et les enregistre pour une éventuelle prise en charge. Sur place, six tentes ont été dressées et sont occupées pour l’instant par deux familles. Les autorités, selon toute vraisemblance, s’affairent les mettre dans de bonnes conditions en se préparant, toute éventualité, faire face un effectif plus élevé.

Déjà, la SONABEL a déposé sur les lieux des poteaux électriques. Elle a mme creusé les trous pour les planter. Pour l’instant, Mohamed Ag Sidi Med salue la légendaire hospitalité du Burkinab, au regard des conditions d’accueil. « Depuis que je suis là, il y a une femme qui prend soin de nous. Même le responsable des lieux nous a bien accueillis. Chaque matin et chaque soir, nous avons de la visite. Des agents de santé sont venus pour savoir si nous avons des problèmes de santé », a-t-il ajouté. Seulement, il s’inquite pour la scolarité de ses enfants qui ont d interrompre leur scolarité pour sauver leur peau. Il soutient également que lorsqu’il quittait Koutiala, il n’a pas constaté un mouvement de population, mais il se dit sr que beaucoup de gens vont les rejoindre. Déj, on constate fréquemment des véhicules avec l’immatriculation malienne dans la ville de Sya.

Jean-Marie TOE

Sidwaya

Messages

  • slt,Fais attention à tes fautes d’orthographe ! ce site est lu partout dans le monde.

  • Il faudrait que les journaliste fassent le lien entre ce qui se passe actuellement au Mali et la guerre en Libye.
    Beaucoup de Touaregs travaillaient en Libye sur les chantiers de Kadhafi. Avec la guerre, ils sont tous rentré chez eux et se retrouvent sans travail, et ont récupéré beaucoup d’armes.
    La situation actuelle est la conséquence de cette guerre.

  • JE COMPREND PAS C’est quoi le problème au mali, on c’est même pas ce qui se passe.

  • Un proverbe mossi dit que lorsque la case de ton voisin brûle vole a son secours car la tienne risque aussi de prendre feu si les vents sont forts. Le pays des Hommes intègres doit pour cela accueillir leurs frères maliens réfugiés et rester sur le qui-vive quand a d’éventuels trouble dans notre pays.

  • Monsieur le journaliste faites l’effort de relire ce que vous écrivez avant de les mettre en ligne.SVP.

  • vraiment c’est triste de voir ca au mali,le pay qui donne l’example de la democrtie...variment prions allah que s’arrete vite possible.
    a toi mr le journaliste il faut bien lire ton article avant la publication...si non ton sujet est cool(par prisi)

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