CRISE SCOLAIRE A BOBO : Des établissements saccagés

jeudi 3 novembre 2011 à 01h02min

La grève des mouvements syndicaux SNESS et F-SYNTER connaît une ampleur sans précédent à Bobo-Dioulasso. Entrés dans la danse, les élèves ont saccagé le lundi 31 octobre 2011, deux établissements de la ville, malgré l’appel pressant du gouverneur des Hauts-Bassins à la retenue. Un point de presse a été animé par le gouverneur et le Directeur régional des Enseignements secondaire et supérieur sur le sujet.

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A peine deux semaines de la reprise des classes, les établissements secondaires rencontrent d’énormes difficultés à Bobo. Des professeurs vacataires qui boycottent des cours par des marches, des "marches pacifiques". Ainsi, la crise a dépassé les dimensions des réclamations des vacataires dans les privés. Et c’est l’ensemble des établissements secondaires (du privé comme du public) qui sont dans les rues, avec pour chefs d’orchestre les professeurs vacataires. Les échauffourées ont pris une allure inquiétante avec le saccage du Groupe d’accueil scolaire moderne (GASMO) et des menaces de saccage au collège privé Cheik Anta Diop.

Au GASMO, les bureaux du secrétariat et de la caisse ont été vandalisés, mettant des fournitures et matériel de bureau par terre, ordinateurs et autres appareils hors d’usage. Les autres établissements, pour échapper à cette furie, ont purement et simplement fermé les portes. Le gouverneur des Hauts-Bassins, Siaka Prospère Troaré, et le Directeur régional des Enseignements secondaire, Mamoudou Michel Ouédraogo, ont animé un point de presse pour situer le contexte dans lequel la crise a évolué et les mesures d’atténuation prises. D’après eux, l’histoire remonte au 17 octobre 2011, suite à un mot d’ordre de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER) et le Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) de boycotter les heures de vacation, demandant aux fondateurs des établissements privés d’augmenter le taux horaire de vacation à 3 500 francs CFA.

À partir du jeudi 20 octobre, la situation se serait dégradée malgré la mise en place d’un comité de médiation pour trouver une issue à la crise par la voie du dialogue. Selon les animateurs du point de presse, des professeurs outrepassent la liberté syndicale et les dispositions légales qui régissent les heures de vacation, pour blesser des élèves et autres professeurs qui s’abstiennent de manifester. Ainsi, le gouverneur a interdit tout acte de violence tendant à la destruction des biens publics et privés. Il a vigoureusement lancé l’appel aux différentes parties à la table de dialogue et à la cessation des hostilités afin qu’une solution soit trouvée. « J’invite les élèves, les parents d’élèves, les enseignants, les promoteurs d’établissements privés, les chefs d’établissements publics comme privés à conjuguer leurs efforts pour une reprise normale des cours dans tous les établissements d’enseignement sur l’ensemble de la commune de Bobo », a lancé le gouverneur.

Les journalistes ont posé des préoccupations relatives à la gestion des établissements privés, l’ouverture pléthorique d’établissements qui ne remplissent parfois pas le cahier des charges et la nécessité d’agir promptement pour éviter la dégénération de la situation. A toutes ces préoccupations, le gouverneur a rassuré que des mesures sont prises pour contenter les manifestants.

Josias Zounzaola DABIRE

Le Pays

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Vos commentaires

  • Le 3 novembre 2011 à 08:41, par Conscience du Faso
    En réponse à : CRISE SCOLAIRE A BOBO : Des établissements saccagés

    La patience des élèves de Bobo-dioulasso a des limites. Les fondateurs gourmands ont eu pour leur compte. La revendication des professeurs est logique. La réaction des élèves est logique également. Je crois que les autres fondateurs ont interêt à être plus souples sinon leurs établissements seront saccagés. Les élèves sont depassés voilà pourquoi ils pratiquent la loi du tout ou rien en saccageant leurs propres établissments. Trop, c’est trop ! Je dirai même qu’ils ont été assez patients. Si c’était à Koudougou ou à Ouagadougou, cela aurait eu lieu depuis longtemps.

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  • Le 3 novembre 2011 à 08:53, par Leyod
    En réponse à : CRISE SCOLAIRE A BOBO : Des établissements saccagés

    C’est encore les enseignants et leurs élèves. C’est ça le milieu de l’éducation au Faso. HUM !!!!!!!!

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  • Le 3 novembre 2011 à 10:00
    En réponse à : CRISE SCOLAIRE A BOBO : Des établissements saccagés

    Voilà à peine que les cours ont repris qu’une crise s’installe. La question que je me pose est pourquoi c’est seulement à Bobo que les enseignants vacataires observent cette grève. Aussi je ne comprends pas les autorités. Parceque je me dit qu’il doit y avoir une grille de renumeration des enseignants vacataires puisqu’il existe un cahier de charge pour l’ouverture d’un etablissement privé. Je ne doute pas de la bonne foie des autorités locales pour trouver une solition mais il faut etre réaliste ils ne possèdent aucun pouvoir reél car la decentralisation n’est que sur papier. Alors je souhaiterai que l’Etat central à savoir le ministre se deplace en personne pour rencontrer les acteurs. Son excellence monsieur le premier ministe a souhaité que les revendications soient faites de façon pacifiques mais il faut que les autorités réagissent aussi vite quand c’est fait de façon facifique et non de laisser jusqu’à ce que le situation degenere avant d’agir.

    merci de trouver une solition dans les meilleurs delais pour une année scolaire sereine

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  • Le 3 novembre 2011 à 10:26, par MISTYK MAN
    En réponse à : CRISE SCOLAIRE A BOBO : Des établissements saccagés

    JE SUIS CONTRE LA VINDICTE POPULAIRE, MAIS LES EVENEMENTS DE BOBO DOIVENT ATTIRER L’ATTENTION DU MINISTRE EN CHARGE DE L’EDUCATION AU NIVEAU DU SECONDAIRE ET DU SUPERIEUR SUR LE MANQUE DE SERIEUX DE CERTAINS PROMOTEURS D’ETABLISSEMENTS PRIVES DE LA PLACE. LES SERVICES COMPETENTS DUDIT MINISTERE, NE DOIVENT PAS ETRE INDIFFRENTS A CES VAMPIRES D’UN AUTRE AGE ET NE PEUVENT PAS CONTINUER A DELIVRER DES AUTORISATIONS D’OUVERTURE D’ETABLISSEMENTS, A CES PROMOTEURS VEREUX QUI HYPOTHEQUENT NON SEULEMENT L’AVENIR DES ETUDIANTS MAIS QUI MENACENT LA SURVIE DES FAMILLES DES ENSEIGNANTS ; CES ETABLISSEMENTS SONT LEGIONS A OUAGA, DU COTE DE ....(Suivez mon regard)... EN SOUHAITANT DU COURAGE A CES ENSEIGNANTS DE BOBO, J’ENCOURAGE CEUX DE OUAGA A RESTER VIGILANTS ET DE DENONCER CES VAMPIRES QUI NE CESSENT DE SUCCER LE SANG ET L’AVENIR DE NOTRE NATION.

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  • Le 3 novembre 2011 à 14:58, par L’éducateur
    En réponse à : CRISE SCOLAIRE A BOBO : Des établissements saccagés

    Moi, je dis que face à l’effondrement du système éducatif burkinabé, il y a un seul responsable : l’Etat ou plutôt le CDP. Y en a marre des propos du genre ‘‘c’est la faute à tous’’ (curieusement, c’est dans les pays pauvres qu’on entend ça ; alors que dans les démocraties, le gouvernement est comptable de l’état de la Nation durant tout le temps qu’il était au pouvoir). Malgré les critiques, rien ne change et ce ne sont pas les grèves ou les revendications de subsistance qui vont apporter le changement. Il faut que les élèves, les parents d’élèves et les encadreurs s’unissent pour faire changer et le remède dans ce cas est une grève générale illimitée et soutenue, jusqu’à la prise de mesures idoines. L’histoire a montré qu’au Burkina, il n’y a que les gestes forts faisant peur qui sont entendus. Si nous refusons de le faire, nous paierons le prix le plus fort : LE SOUS-DEVELOPPEMENT CONTINU dans le concert des nations. Aux grands maux, les grands remèdes.
    Alors !!!!!!!!!!!!!!!

    L’éducateur

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  • Le 3 novembre 2011 à 15:45, par rapengba
    En réponse à : CRISE SCOLAIRE A BOBO : Des établissements saccagés

    il faut que les journalistes donnent la bonne information car cela y va de leur créddit. les enseignants vacataires n’ont jamais pris la rue depuis le debut de la crise. il faut donc rectifier l’information. Aussi, il creuser suffisammanent pour avoir la bonne information sur la situation. les élèves ont manifestent parce qu’ils sont lasses d’attendre. la première semaine de la grève, ils ont tou simplement été embastillé dans les salles de classe et intoxiquer par les fondateurs qui ont dits dans les classes du tout sur les enseignants. ils ontmême poussé l’ignominie en disant aux élèves que leurs enseignants étaient misérables et qu’après deux jours ils reviendraient même si un iota n’était pas ajouté au taux horaire. Après une semaine de grève, les fondateurs ont promis aux élèves de remplasser tout les enseignants grévistes, certains prométtant d’aller en chercher au Mali. A la 3è semaine sans évolution avec des promesses n’ont ténus aux élèves que restait-il à faire pour les élèves ? ce n’est tout de même pas des moutons même si c’est ainsi que les fondateurs ont tenté de les traiter. soyons fièrts de nos enfants et de nos petits frères car nous parents ne jouons pas notre rôle. tous nous payons les frais APE dans les privé alors que dans la très grande majorité de ces établissements les association sont d’existence fictive et les fondateurs qui encaissent en plus ces sous se comportent en véritables escrots. nous parents le savons mais continuons a payé en toute connaissance de cause. La contribution des APE va au délà de la simple cotisation même l’association existait effectivement dans les établissements privés. c’est pourquoi leurs création est liée à un arrêté qui dit notament en son article 7 que l’association doit contribuer à créer des conditions de vie et de travail favorables à l’épanouissement des élèves. si les APE existaient vraiment elles auraient pu intervenir et oeuvrer à ce que la situation ne dégénère pas. Avis donc à tous les parents d’élèves.
    Il faut ausi noté que les fondateurs ne sont pas sincères. regardons l’article 2 de l’arrêté qui fixe les taux horaires minimaux. Il est bien dit que le taux effectif est discuté par établissement. pourquoi veulent-ils donc gérer le problème en groupe. ça ressemble à une mafias car les plus forts qui peuvent payés la vacation à un niveau plus élévé vont s’imposés et s’aligner sur une moyenne qui les arrange. les établissement n’ont pas la même réalité et éffectivement les discussions devraient se faire par éta blissement. dans tout ça l’Etat qui prend les textes doit veiller à leurs applications être juste avec tout le monde. les enseignants ont raison de penser que les fondateurs ont un traitement de faveur ceux foulent aux pieds les textes et il n’y a rien.

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  • Le 3 novembre 2011 à 16:26, par 007
    En réponse à : CRISE SCOLAIRE A BOBO : Des établissements saccagés

    On dirait que les gens de Bobo ont oublies comment nous avons mate les mutineries.
    Une piqure de rappel s impose, laissez le rsp gerer ca.

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    • Le 3 novembre 2011 à 22:00
      En réponse à : CRISE SCOLAIRE A BOBO : Des établissements saccagés

      007 tu rigoles. Le RSP n’a rien à voir dans cette affaire. S’il veulent embraser tout le pays, qu’ils interviennent.
      En rappel, ce sont des commerçant qui ont décidé de marcher sur l’armée à Ouaga comme à Bobo. Les temps ont changé. La peur a foutu le camp.

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