RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

vendredi 26 août 2011 à 02h13min

Vous avez déjà vu un étudiant en fureur ? Moi, oui. Il n’y a pas longtemps. Il était comme en transe et, semblable à un taureau de corrida, il soufflait des naseaux pendant que son pied frappait le sol. "Ce pays est pourri ! Ce campus est maudit !". Tels étaient les jurons qu’il entonnait. Mais, pourquoi était-il dans cet état, me demanderiez-vous sans doute ? Cette fois, ce n’était pas un long rang qui l’exaspérait, ni la cause d’une grève qui l’inspirait. Non, c’était plutôt un diplôme. Oui, le pauvre, après avoir poli les barreaux des geôles du chômage cinq ans après sa maîtrise, a eu la chance de pouvoir enfin postuler et avoir un boulot bien juteux. Il remplissait tous les critères.

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Il avait rassemblé tous les éléments du dossier de candidature. Il lui manquait seulement son diplôme de maîtrise. Mais il ne l’avait pas. Il s’est donc rendu au campus pour le retirer. C’est là qu’on lui a dit d’attendre qu’on programme une session de retraits. Mais en attendant, on lui a demandé de commencer à réunir les pièces de sa demande de retrait, notamment des papiers qui indiquent qu’il ne doit plus rien à la scolarité en termes de frais, ni à la bibliothèque en termes de livres et bien d’autres trucs. L’étudiant était ahuri. Mais ce qui l’a bouleversé, c’est quand on lui a demandé de verser 2 000 F CFA pour pouvoir avoir son diplôme.

Après avoir galéré quatre ans dans des amphis exigus et dans des R.U saturés pour avoir ce parchemin, voilà qu’on lui demande maintenant de payer pour le retirer. Mais convaincu que tout semble fait pour que les étudiants souffrent au campus, notre étudiant a pris son mal en patience. Il a attendu la session de programmation. Il a déposé sa demande, croyant pouvoir retirer son diplôme au maximum une semaine après. Cependant, il a dû déchanter : il a attendu pendant trois mois. Mais à cette échéance, on lui a dit de revenir plus tard car les diplômes n’étaient pas encore prêts. Voilà donc la goutte qui a fait déborder le vase. Le boulot auquel il voulait postuler lui a échappé car le délai de dépôt des candidatures était forclos.

Il en a parlé dans un "grin de thé" avec des amis, qui se sont mis à dire des choses pas très flatteuses (vous me comprenez) sur le campus et le "système". J’étais non loin de là et j’ai tout entendu. Moi, je ne me suis pas mis en colère. Mais une fièvre d’interrogations m’a soudain assailli la tête. Comment au 21e siècle, à l’ère où on a tendance à reléguer tableaux et craie dans la catégorie des antiquités, est-on toujours à l’âge du paléolithique au "temple du savoir" ? Mais qu’attend-on donc pour informatiser de fond en comble l’Université de Ouagadougou (UO) ? En principe, aujourd’hui, au lieu d’aller fouiller des archives poussiéreuses, en un clic, on devrait savoir si un étudiant est quitte de ses frais de scolarité ou pas. J’imagine que c’est pour financer ces fouilles archéologiques qu’on plume les étudiants en leur demandant de payer 1 000 ou 2 000 F CFA pour retirer leurs diplômes.

Et puis, tout compte fait, ce n’est pas une excuse. Je pense qu’il se pose surtout et avant tout un problème de gouvernance et d’organisation. Je vous donne un exemple : un étudiant ne peut pas rationnellement suivre les cours, participer aux examens et retirer son attestation de succès sans qu’on ne sache s’il s’est acquitté de ses frais de scolarité puisqu’à chacune de ces étapes, on lui réclame la preuve de ses acquittements. Alors, pourquoi au moment où il doit retirer ses diplômes, on lui demande encore de justifier qu’il n’est pas débiteur envers l’UO ? Il y a bien d’autres questions du même genre que je peux poser et qui font aboutir à ce constat : le "temple du savoir" est en retard par rapport aux universités du monde. Ailleurs, c’est comme lors d’une finale de Coupe du monde : dès que tu finis de soutenir ton mémoire, on te tend ton diplôme.

Si tu ne prends pas le parchemin ce jour-là, tu peux revenir un autre jour avec une simple et seule pièce d’identité pour le retirer et "sur place". Informatisez pour être à la page, s’il vous plaît ! Il est temps que le "temple du savoir" devienne le "temple de l’innovation et de l’évolution".

Le Fou

Le Pays

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Vos commentaires

  • Le 26 août 2011 à 05:44, par Inoussa verité
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    En tant qu’ancien etudiant, je ne suis nullement etonne de cette situation : nous, on a vu pire, pire.....Ce que le Systeme Compaore a fait de l’UO, c’est Dieu qui essuyera les larmes du pauvre etudiant ; je n’ai rien à ajouter mais tout a une fin, et parfois la fin peut etre douloureuse...

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    • Le 28 août 2011 à 21:35, par Boulougou Compaoré
      En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

      Salut inoussa

      Tu vois ! le mur du rectorat a couté des centaines de millions de CFA. De mémoire, c’était à des couts de millards. Pour informatiser le système de l’éducation, je suis sure que ça ne coutera pas autant.

      Moi aussi j’ai fait l’UO et je me suis toujours dit que si avec Blaise Compaoré, c’est pas possible d’informatiser les universités au burkina, ça sera possible avec une autre personne.

      De tout façon, 2015 paraît loin pour certains, mais il est proche pour d’autres !

      Boulougou Compaoré

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  • Le 26 août 2011 à 08:12, par kondire
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    vraiment vous ecrivez comme si vous etiez un etranger au faso.avec quoi voullez vous que les gens se fassent un peu d´argent ? au lieu de pleurer il aurait du se trouver plusieurs billets de mille pour aller voir .ce serais sur place.......et encore en plus une rencontre au coin habituel. cise oblige...

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  • Le 26 août 2011 à 09:30, par Bineere
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    C’est vraiment honteux de la part des autorités de l’UO. Moi personnellement, je suis dans cette situation, j’ai déposé les dossiers depuis début juillet et j’attends toujours qu’on fixe le RDV pour prendre les attestations définitives.

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  • Le 26 août 2011 à 09:43
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    c’est un euphémisme que de le dire. J’ai voulu retirer en son temps mon diplôme et ça été tellement compliqué que j’ai laissé tomber. Heureusement que mon futur employeur de l’époque c’est contenté de mon attestation de succès, donc je dois dire que j’ai eu plus de chance que cet autre maitrisard. Je me suis inscrit à l’UO en 2 ème année et à l’inscription on m’a réclamé l’original de mon DEUG1 que j’ai obtenu au Bénin avant de valider mon inscription. Et quand j’ai voulu recupérer les DEUG2 ,LICENCE et MAITRISE on me réclame encore l’original du DEUG1 que j’avais remis des années auparavant. La copie légalisée que j’avais faite au préalable a été jugée irrecevable. Je suis donc bloqué là avec avec seulement mes attestations il m’est impossible d’entrer en possession de mes diplômes ; pour le moment ça va(j’ai un emploi) mais le jour où on va me réclamer mes diplômes ça sera foutu parce que j’ai tenté en vain. Toutes les démarches que j’ai effectuées à la scolarité pour tenter de recupérer mon original déposé en 2001 sont restées vaines. "Lourdeur" est un bien petit mot.

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  • Le 26 août 2011 à 11:42, par Dénonciation
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Vous savez, malheureusement c’est partout. A l’ISIG International, il faut payer 5 000F CFA, cette année pour retirer ton dipôme après avoir débourser 750 000F pour la seule année de Licence, 980 000F pour le Master 1 et 1 725 000F pour le Master 2 sans compter les frais soutenance et autres.Pire, pendant qu’il utilise l’homologation CAMES comme un avantage concurrentiel pour vendre chers leurs diplômes, il exige en même temps pour établire une attestation d’homologation CAMES un montant de 25 000 F pour la Licence, 50 000F pour le Master2.Il délivre un diplôme brut et si l’étudiant ne paye pas le montant cité, son diplône n’est point reconnu par le CAMES. Là encore, il faut attendre pendant plus 3 mois pour avoir ton attestation CAMES.Voilà encore une autre forme de dépouiller les étudiants et de les pénaliser.

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  • Le 26 août 2011 à 11:46, par Dénonciation
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Vous savez, malheureusement c’est partout. A l’ISIG International, il faut payer 5 000F CFA, cette année pour retirer ton dipôme après avoir débourser 750 000F pour la seule année de Licence, 980 000F pour le Master 1 et 1 725 000F pour le Master 2 sans compter les frais soutenance et autres.Pire, pendant qu’il utilise l’homologation CAMES comme un avantage concurrentiel pour vendre chers leurs diplômes, il exige en même temps pour établire une attestation d’homologation CAMES un montant de 25 000 F pour la Licence, 50 000F pour le Master2.Il délivre un diplôme brut et si l’étudiant ne paye pas le montant cité, son diplône n’est point reconnu par le CAMES. Là encore, il faut attendre pendant plus 3 mois pour avoir ton attestation CAMES.Voilà encore une autre forme de dépouiller les étudiants et de les pénaliser.

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  • Le 26 août 2011 à 12:41, par Elco
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Analyse pertinente ;Notre système est impitoyable et innefficace ;à ces multiples formalités tu dois aussi supporter le tempérament de certains agents de l’UO ;Il est urgent que le personnel ressource soit formé en management des ressources humaines car servir l’administration requiert une bonne dose de courtoisie et surtout une culture du sacrifice !Un agent ne peut pas en principe bien que disponible te dire que pour une prestation x, le travail s’arrête à 11h30.Toutes ces contraintes sont cumulatives et handicapent lourdement notre developpement ;pesez la perte d’un candidat admissible à un poste international et qui ne peut participer parce qu’il n’arrive pas à retirer son parchemin ;Il faudra que le ministre de crise songe à balayer ses tares avant que n’eclate une autre crise estudiantine !bon courage au personnel vaillant et consciencieux de l’UO ;et courage à nous étudiants et soyons aussi respectueux de nos valeurs.

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  • Le 26 août 2011 à 12:42
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    je pense que l’université doit mieux s’organiser en ce qui concerne le retrait des diplômes.j’ai poursuivi mon attestation pendant 4 mois et à la fin on me dit de recomposer mon dossier car on ne le retrouve pas.dommage pour lui.mais courage mon frère !

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  • Le 26 août 2011 à 12:48
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Franchement c’est vraiment une galère que de retirer son diplome à l’UO. J’en ai été moi même victime.Je comprends mal qu’il y ait des sessions pour le retrait de diplomes. Les premiers responsables de l’UO doivent oeuvrer à faciliter leurs retraits.

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  • Le 26 août 2011 à 12:53, par anonyme
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    C’est vraiment ecoeurant. J’ai eu le même problème et jusque là j’ai pas encore mon diplôme. J’ai un ami qui a dû laisser tomber lorsque l’attestation provisoire est arrivé à expiration. Vivant actuellement en France et n’etant pas de nationalité burkinabè, les rares fois qu’il arrive à revenir pour retirer ce ne serait que l’attestion definitive c’est peine perdue. Même les universités dans l’antiquité etaient mieux que ça.
    Il faudrait que les anciens diplômés de l’UO arrivent à se mobiliser pour régler ce problème. Car au Faso, c’est la seule méthode qui paye.

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  • Le 26 août 2011 à 12:56
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Encore une fois, BRAVO !!
    Bravo de mettre le doigt sur une des plaies de notre soit-disant système d’enseignement. Voilà 11 ans que j’ai soutenu à l’Université de Bobo (à l’époque UPB). Les aléas du destin m’ont amené a poser mon baluchon au Canada depuis 8 ans. Entre temps, à chaque séjour au Faso, je tente d’avoir des nouvelles de nos diplômes, mais sans succès. Quelle honte ! Imaginez mon embarras à chaque fois que je dois produire une preuve de diplomation du Burkina Faso ; lorsque j’exhibe une simple attestation sur format A4 sur laquelle il est mentionné : « Valide jusqu’au 31 décembre de l’année de son établissement ». Théoriquement, depuis le 31 décembre 2000.
    Entre temps, depuis mon arrivée au Canada, j’ai eu le temps de compléter deux Masters, et je reçois mes parchemins par la poste. Il y’a une fièrté et une réputation en jeux.
    Pensez-y !!

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  • Le 26 août 2011 à 13:09
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Le retrait des diplomes à l’UO est bien plus difficile que vous avez constaté. Il faut vraiment que ça change.

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  • Le 26 août 2011 à 13:14, par Prince
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Je suis entièrement d’accord avec votre analyse. Franchement c’est bien dommage de voir qu’ à ce niveau les choses traînent. Personnellement j’ai dû attendre plus de trois mois pour obtenir mon diplôme. Non seulement vous payer les 2000f cfa et vous devez attendre entre 1 à 3 mois pour avoir votre parchemin. Avec à la clé, les rendez-vous non respectés avec des excuses qui ne vous apaisent guère. Honnêtement pour l’honneur de notre chère université et surtout pour aider les étudiants, il est grand temps d’améliorer voir changer de manière. Car le défi du développement nous attend et à tous les niveaux.

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  • Le 26 août 2011 à 13:38, par rené
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    merci Le Fou d’avoir soulevé un problème serieux a l’université !depuis 8 mois (janvier) que nous avons deposé nos demandes pour retirer nos diplômes (des gens sont venus à 4h pour cela ce jour-là puisque tout le monde attendait cette session de dépot)on nous fait venir tous les mardis pour s’entendre dire que le diplôme n’est pas prêt,sans donner de delai en plus. ce qui est encore scandaleux c’est que l’attestation provisoire qui est délivrée à l’issue des examens n’est valable que pour une année.la mienne est périmée depuis le 12 janvier et à defaut d’avoir l’attestation définitive à la DAOI quand on demande le prolongement de la provisoire à la scolarité de l’UFR elle repond avec desarroi que depuis 2009 une note de la présidence de l’université les interdit dorénavant de faire de tels prolongements sous prétexte que les étudiants ne viennent plus chercher la définitive après. résultat : j’ai un diplôme que je ne peux utiliser car périmée (ma connaissance est-elle périmée !) et on ne me délivre pas une attestation définitive malgré une demande déposée depuis 8 mois ! nous en avons marre de cete situation ! c’est scandaleux qu’après avoir souffert tant d’années pour obtenir ce papier on doit raler encore sans fin pour le récupérer ! rien n’est fait à l’université pour résoudre ce problème !j’espère être démenti mais de la bonne façon à savoir qu’on nous délivre notre papier au plus vite.

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  • Le 26 août 2011 à 13:39
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Eh !! Oui c’est la dure réalité de l’Université de Ouagadougou, il faut raser les murs pour achever son cycle et encore raser les murs pour retirer ses diplômes. Je pense que passer l’information tôt aux étudiants leurs permettront de s’y prendre à temps. A défaut de ne pouvoir changer immédiatement le système, il faut adapter et changer les comportements en demandant très tôt les diplômes, dès l’année de licence, il faut commencer à se renseigner pour le retrait des diplômes, puis dès l’obtention de la maîtrise. Je suis au USA en ce moment pour poursuivre des études mais je n’ai pas du tout l’impression que les choses soient mieux ici. Il ya beaucoup de formulaires à remplir, il faut beaucoup se déplacer à l’Université pour avoir l’information juste, etc. En fait la règle est partout la même, se renseigner très tôt pour être à l’abri des désagréments. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas dénoncer les lenteurs administratives pour la délivrances des diplômes à l’Université de Ouagadougou.

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  • Le 26 août 2011 à 13:44, par rené
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    merci Le Fou d’avoir soulevé un problème serieux a l’université !depuis 8 mois (janvier) que nous avons deposé nos demandes pour retirer nos diplômes (des gens sont venus à 4h pour cela ce jour-là puisque tout le monde attendait cette session de dépot)on nous fait venir tous les mardis pour s’entendre dire que le diplôme n’est pas prêt,sans donner de delai en plus. ce qui est encore scandaleux c’est que l’attestation provisoire qui est délivrée à l’issue des examens n’est valable que pour une année.la mienne est périmée depuis le 12 janvier et à defaut d’avoir l’attestation définitive à la DAOI quand on demande le prolongement de la provisoire à la scolarité de l’UFR elle repond avec desarroi que depuis 2009 une note de la présidence de l’université les interdit dorénavant de faire de tels prolongements sous prétexte que les étudiants ne viennent plus chercher la définitive après. résultat : j’ai un diplôme que je ne peux utiliser car périmée (ma connaissance est-elle périmée !) et on ne me délivre pas une attestation définitive malgré une demande déposée depuis 8 mois ! nous en avons marre de cete situation ! c’est scandaleux qu’après avoir souffert tant d’années pour obtenir ce papier on doit raler encore sans fin pour le récupérer ! rien n’est fait à l’université pour résoudre ce problème !j’espère être démenti mais de la bonne façon à savoir qu’on nous délivre notre papier au plus vite.

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  • Le 26 août 2011 à 13:50, par vinsoun
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Bien dit "LE FOU" !
    Vraiment rien à ajouter !!!

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  • Le 26 août 2011 à 14:04
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    d’accord avec toi ! il faut se bouger

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  • Le 26 août 2011 à 14:09
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Bien parlé le "fou" ! On ne peut pas trimer pour boucler son cursus et galérer encore pour pouvoir retirer ses diplômes. Il faut que les autorités universitaires prennent ce problème au sérieux avant que ça ne leur pète à la figure !!

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  • Le 26 août 2011 à 14:24, par boulai
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    L’Université de Ouagadougou est la honte du Burkina Faso. Et cette honte a atteint les frontières extérieures du Burkina. Pire elle a entamé et continue d’entamer la crédibilité de nos diplômes à l’extérieur. Voici maintenant plus de 8 mois qu’on demande à l’Université de Ouagadougou d’authentifier un diplôme par une simple attestation envoyée sous pli fermé à l’Université X .... à L’étranger.
    Rien n’est fait
    Pauvre du Burkina

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  • Le 26 août 2011 à 15:17, par viny
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    belle analyse du journaliste, moi j’ai poursuivi mon diplôme obtenu en 2003 en vain, apres plusieurs va et viens j’ai finalement laisser tombé, vu que j’ai été recruté avec un bac+5.
    c’est vraiment la pagaille au niveau de la remise des diplôme, tu trimes 4 ans au campus et même quand tu finis tu trimes encore pour avoir ton parchemin

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  • Le 26 août 2011 à 16:06, par Toilet-Man
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Je peux comprende qu’il faut payer pour recuperer son diplome, mais ce qui me depasse, c’est qu’il faut attendre une periode de 3 mois avant d’avoir son diplome. Cela est du soit a la mauvaise volonte ou a la non organisation de l’administration. Encore faut il croire que les diplomes sont jetter dans une salle comme des pieces de monnaie dans un canari.

    Meme si le systeme n’est pas informatiser, les diplomes doivent etre classe en ordre alphabetique. Cela au moins permettra de trouver un diplome en un maximum d’une semaine.

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  • Le 26 août 2011 à 17:05, par le statisticien
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Bien vu Mr "le journaliste" car c’est ça l’information. Vous voyez vous même maintenant le degré d’irresponsabilité de nos dirigeants ! A l’heure ou les autres pays travaillent à lutter contre le chaumage nos soit disant dirigeants se permettent de priver les jeunes diplômés de ce qui leur permettent de chercher de l’emploi. Vraiment c’est la honte pour des soit voulant faire du Burkina un pays émergeant . Mais comment alors ?

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  • Le 26 août 2011 à 18:19
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    C’est tout simplement honteux pour une université. Raconter ma propre expérience, ce serait long.

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  • Le 26 août 2011 à 19:05, par luffy
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Et moi qui m ’apprêtais a aller déposer mon dossier pour récupérer mon attestation définitive ! Je suis d’avis avec ceux qui dise que l’UO est une honte nationale. Les premiers responsables de ce bordel envoient leurs enfants se former hors du pays, souvent avec des bourses obtenues par la longueur de leurs bras. il faudrait que l’autorité de contrôle de l’état fasse une inspection du système d’octroi des bourses étrangères. ça sera une bombe.

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    • Le 27 août 2011 à 19:44, par Alternance
      En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

      On ne cessera de le repeter : nos universités, nos hôpitaux ne sont une honte nationale :
      - pas de site web ou s’il yen a il nest pas a jour. on est a l’étranger et tous les jour on nous rappelle cette honte !!
      - Pas de procedures operatoires ckairement definiesn diffusées et suvies avec rigueur et sanction des contrevenants pour faciliter la tache a l’usager ;
      - les individus sont plus forts que les institutions ( regarder certains professeurs a l’université comme à l’hôpital, certains administrateurs d’hôpitaux certains conseillers d’adm ? scolaire et universitaires qui sont sortis du pays et qui comprennent tout ce qui est moderne....mais ils regnent sur une mediocrité entretenue a souhait ou par complaisance ou simple fatalisme ;
      - on y melange le social le commercial le politique et les deal ( adieux la technicité, adieux la recherche appliquée dans le sens de changer les choses positivement)
      - comment comprendre que quelqu’un qui a eu le bac soit obligé de venir a ouaga pour s’informer a l’université sur les tableausx d’affichages ???? c’est depassé ça.. mettre tout en ligne et faciliter la tache au peuple...est ce que c’est difficile ???? Non. les prochains mouvenments sociaux ne seront pas seulement contre la vie cher mais contre les manières dont on nous rend la vie cher.....Envoyez sougalo ouattara a l’université puis a yalgado et vous verez ( apparemment lui au moins il se preoccupe de l’usager anonyme du service public.....)

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  • Le 26 août 2011 à 21:58, par Sam
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Merci pour cet article, j’en felicite enormement son auteur pour avoir mis a nue l’une des plaies de notre temple du savoir. De nombreuses choses sont a amelierer a l’Universite. Je voudrais juste preciser que dans certaines filieres il n’existe meme pas de diplomes, ce sont uniquement des attestations "dites definitives"....et dire qu’il y a toute une direction qui s’occupe de l’inscription et de la delivrance des diplomes.

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  • Le 26 août 2011 à 22:09
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Et dire que c’est cette même université qui forment les informaticiens à Bobo ?

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  • Le 27 août 2011 à 07:21, par amadou
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Que veut dire Populi Sapienta Populi ?L’explication et la solution y resident

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  • Le 27 août 2011 à 08:14, par wisdom
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    L`autre chose aussi est que il nya pas un programme pour le depot des dossiers de retrait c`est souvent un ou deux jours de delai de depot, ce qui veut dire que si tu n`es plus sur le campus et que tu n`as pas un proche qui verra l`info et te la faire parvenir, tu passera des annees sans etre au parfum d`une seul programmation. N`est-ce pas marrant ca ?

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  • Le 27 août 2011 à 12:33, par un frère
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Pauvre Burkina !!!!
    Il y a des problèmes dans tous les secteurs et avec ça il y a des gens qui ont le courage de soutenir le régime actuel.
    Le Burkina a mal à ses hommes politiques !!
    Pour ma part j’ai quitté l’université après mon DEA mais jusqu’a alors je n’ai encore aucun de mes diplômes et ce n’est faute d’avoir cherché. J’aurai pu avoir mon diplôme contre paiement d’un certain montant à un chef de la scolarité que j’ai bien refusé.
    Le problème c’est que la lenteur dans un contexte de manque d’emploi ajouté à l’extrême compétition que créée une offre d’emploi, des possibilités d’enrichissement par voie de corruption s’ouvre pour les agents qui on a cœur de respecter la devise du régime actuel.
    La devise du système est : IMPUNITE-ENRICHISSEMENT –TANT QUE BLAISE COMPAORE EST AU POUVOIR
    De l’organisation des examens, des conférences, des surveillances des exams à l’acquisition des diplômes une machine bien rodée a été mise en place pour enrichir jusqu’au président de l’université et je parle d’un sujet que je connais très bien.

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  • Le 27 août 2011 à 13:18, par la morale
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Bonjour à tous.
    Je vous assure que s’il y a quelqu’un qui est silencieusement et coleureusement d’accord avec vous(encore faut-il que ces tremes existent),c’est bien moi.
    Voila depuis 2004 que j’ai eu ma licence et pour obtenir les diplome c’est un calvaire.Pourtant ,j’ai aussi payé toutes ces conneries de dépenses pour recherches ou pour confection de diplmoe mais jusque là rien.Six longues années pour obtenir un diplome qu’on a trimé dur pour valider.
    Franchement,les autorités universitaires doivent voir à ce niveau et svp épouser éfficacement les TIC.Nous sommes à une ère ou memes ceux qui ont fait des études à distance optiennent plus simplement leur diplome avec 1/100 ème de notre souffrance.A la limite ,je me demande si ces gens la nous prennent au sérieux ou ils ne veulent pas que le pays avance.
    Pour un diplome pour lequel vous avez des traces qui prouvent bel et bien que j’ai bossé au campus de ouagadougou je dois encore amenr ceci ,cela par ci par la,avant que vous ne le delivrer.
    Regardez-vous un peu dans une glace nous reculons pendant que les universités qui trainaient la queue nous depassent avec une simplicité pas possible.

    Franchement je ne peux dire tout mon mecontentement et mon ras le bol dans un écrit.

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  • Le 28 août 2011 à 22:25, par Diogène
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    C’est juste une épreuve que ce n’est pas un nouveau gouvernement qui peut changer un système, le "système" est plus profond que de changer des ministres folkloriques qui ne savent que parler, qui suis surpris d’être ministre, étonnés d’être ministre, qui ne connaissent rien de l’administration. Il faut beaucoup de temps pour changer un système sur le plan démocratique alors qu’une révolution est difficilement acceptable de nos jours !!! l’université n’est que le reflet de notre société. Il faut que nous tous nous changions de comportement, être plus consciencieux et être plus rigoureux à tous les niveaux.

    Répondre à ce message

  • Le 6 septembre 2011 à 19:32, par Vase d’honnuer
    En réponse à : RETRAIT DE DIPLOMES A L’UO : Ces lourdeurs dignes du paléolithique

    Bonsoir je sais ca parait bizare mais c’est le systeme meme qui est comme ca. Moi j’ai du deposer un caillou sur mon dossier avant de l’avoir mais comme on le dit souvent sans se rendre compte tout se paye sur terre surtout au BURKINA FASO. Je demande seulement a mon frere de ne point s’inquiter car Dieu ouvrira une autre porte voir meilleure pour lui.
    Dieu te benisse

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