Déclaration sur la situation à la SN-SOSUCO, après le protocole d’accord du 22 juin 2011

mardi 26 juillet 2011 à 03h16min

Face à la grave crise que connaissait la SN-SOSUCO depuis janvier 2010, les autorités nationales avec la participation des centrales syndicales, du CNPB, des autorités administratives, coutumières et religieuses de Banfora se sont engagées pour la recherche de solutions idoines permettant d’assainir le climat en vue d’une reprise sereine des activités. Malgré les graves accusations portées sans aucune preuve par la direction de la SN-SOSUCO contre certains responsables syndicaux, les échanges ont abouti à la signature d’un protocole d’accord qui a permis la reprise des activités. Comment se présente aujourd’hui la situation ?

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A peine sortie des négociations des 20, 21 et 22 juin 2011, la direction s’est engagée dans une remise en cause des engagements qu’elle a pris devant les autorités nationales et locales, les syndicats.

Ainsi :

Par note d’information en date du 1er juillet 2011, la direction informait les travailleurs que seules les journées effectivement travaillées seraient payées. Et parmi les journées non travaillées, elle compte celles qui sont dues aux travailleurs mais aussi les jours de fermeture de l’entreprise décidés par la direction.

Par correspondance datée du même jour, adressée au ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA), elle a estimé que le retour au statut du personnel, convenu dans le protocole d’accord du 22 juin qu’elle-même a ratifié, est une remise en cause totale des réformes entreprises à la SN-SOSUCO.Par conséquent, la direction de la SN-SOSUCO a, de façon unilatérale, décidé d’un certain nombre de mesures, tel que le retour à la Convention collective interprofessionnelle de 1974 pour le calcul des primes d’ancienneté, toutes choses contraires à l’esprit et à la lettre de l’accord signé le 22 juin.

Des sanctions sont prises contre des responsables et militants syndicaux, sur la base d’accusations sans fondement tels que la suspension de notre camarade Diarra Lassina et l’annulation du tutorat de Sanou Jérôme.

Par ces différents actes, la direction prouve une fois de plus qu’elle n’a pas de parole, mieux qu’elle tient à traiter les travailleurs comme elle le veut, en faisant fi de la législation du travail, des engagements qu’elle a cosignés avec le gouvernement et les centrales syndicales, des avis et recommandations formulés par les autorités.

En tout état de cause, nous sommes dans la logique du protocole d’accord signé entre les parties, en même temps que nous nous battrons par tous les moyens pour sauvegarder notre dignité et le sens de responsabilités de nos camarades.

C’est l’occasion pour nous d’interpeller encore une fois les autorités locales et nationales afin qu’elles assument pleinement leurs responsabilités en veillant au respect des textes et des accords signés, en prenant toutes les mesures nécessaires à la sauvegarde et à la bonne marche de la SN-SOSUCO.

Pour leur part, les travailleurs s’en tiennent aux textes et aux accords qui les lient à la direction de la SN-SOSUCO et au gouvernement, guidés qu’ils restent, par le souci de la bonne marche de la SN-SOSUCO. Cependant, ils restent aussi déterminés à défendre leurs droits et à lutter contre l’arbitraire et l’injustice.

Non aux calomnies !

Non aux règlements de compte !

Oui pour une recherche concertée de solutions aux problèmes que connaît la SN-SOSUCO.

Banfora, le 24 juillet 2011

Ont signé :

CGT-B
CSB/FESBACI

Abdoulaye TIALA

Michel SAWADOGO

Secrétaire général

ONSL/SNTCS

Basile SANOU

USTB/SYNTCAS

Rémy SOULAMA

Secrétaire général

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 26 juillet 2011 à 10:37, par Tiam’S
    En réponse à : Déclaration sur la situation à la SN-SOSUCO, après le protocole d’accord du 22 juin 2011

    Il est temps pour le gouvernement de mettre fin aux foutaises de la direction de la SN-SOSUCO. Le DG et son équipe se foute éperdument de tous les Burkinabé. Depuis le début de cette crise, à chaque qu’on tente de parvenir à des meilleures solutions, le DG amène les uns et les autres promenés. Le gouvernement ne saurait permettre à un DG, blanc soit-il de mettre en danger toute une région , voire même un pays. J’en appelle au Premier Ministre de trouver une solution définitive à cette crise qui n’a que trop duré. A cette allure, et ça commencé ,( puisque le sucre est de plus en plus importé), la SN -SOSUCO risque de subir le même sort que les GMB.Pitié pour la région des Cascades.

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