Examen du Baccalauréat session 2011 : 46 991 candidats à la conquête du premier diplôme universitaire

mardi 12 juillet 2011 à 03h19min

Conformément à l’arrêté ministériel n°2011-062/MASS/MENA du 24 mars 2011 portant réaménagement du calendrier des examens et concours, session 2011, le début des épreuves écrites du Baccalauréat est désormais fixé au mardi 12 juillet 2011 et la fin officielle au jeudi 28 juillet 2011.

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La session 2011 du Baccalauréat enregistre un total de 46 991 candidats, ce qui représente une progression de 9,84 de l’effectif de 2010. Ces candidats sont repartis à travers 202 jurys logés dans 95 centres sur toute l’étendue du territoire. La présente session, marquée par le report, se tiendra à partir du mardi 12 juillet 2011 et verra l’ouverture de jurys complets de composition et correction dans les centres de Zorgho (Plateau central), Djiba (Sahel), Diapaga et Bogandé (Est) et Saponé (Centre-Sud). En termes d’innovation, il est à noter le renforcement des centres de déroulement des épreuves pratiques du Baccalauréat technique E, F1, F2, F3, MVA et électrotechnique au lycée professionnel du Kadiogo et au lycée professionnel Bruno Buchweiser.

Aussi, l’expérimentation de l’informatisation des notes pour cette session se poursuit pour faciliter à terme les tris et extractions indexés sur les performances des candidats. En ce qui concerne le Baccalauréat professionnel, option Maintenance en Audiovisuel électronique (MAVELEC), une absence est constatée. En rappel, la période transitoire d’éligibilité des langues vivantes non maîtrisées sur le plan didactique par l’Education nationale que sont le latin, l’arabe, le russe, l’espagnol et l’italien est arrivée à terme en 2009. Par ailleurs, la dérogation spéciale accordée en 2010 par le ministre des Enseignements supérieur et secondaire au profit des candidats redoublants des établissements publics et privés est également expirée.

La gestion des dérogations pour l’inscription, l’insuffisance du personnel et l’absence d’un secrétaire permanent à l’Office du Baccalauréat, sont les principaux facteurs alourdissant l’organisation de l’examen. De toutes ces phases, le tirage des sujets et la confection des jurys de correction ont constitué les étapes essentiels et sensibles du dispositif. Les acteurs directement impliqués dans l’organisation du Baccalauréat session 2011 sont estimés à environ 20772 personnes. L’organisation de cet examen qui a nécessité la somme de plus d’un milliard de francs CFA ne s’est pas faite sans difficultés. En effet, l’exiguïté des locaux a été le principal facteur ralentissant pour la préparation de cette session. De ce fait, les commissions de choix de sujets se sont tenues dans les salles de classe des étudiants, ce qui n’offre pas toutes les garanties de confidentialité. Comme autre difficulté, il y a l’insuffisance de correcteurs dans certaines matières. Ainsi, des jurys seront dépourvus de correcteurs dans des épreuves, comme le droit pour les séries techniques. Comme mesure, les correcteurs devraient achever leurs copies dans leur centre avant de venir en appui aux jurys déficitaires.

Assétou BADOH & Laure KANTIONO


Effectifs des candidats par rubrique

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Historique du Baccalauréat

C’est Napoléon 1er qui crée par décret, le 17 mars 1808, le Baccalauréat qu’il définit non comme un diplôme sanctionnant les études secondaires, mais comme le premier grade universitaire. La première promotion, celle de 1809, a compté 31 bacheliers. Les premières épreuves étaient uniquement orales, sous forme de discussion à bâtons rompus avec des professeurs d’Université. C’est seulement en 1840 qu’un examen écrit est imposé sous la forme d’une version latine ; et l’on ne passait l’oral que si on avait réussi l’écrit. Ce premier diplôme qui a la particularité de sanctionner la fin des études secondaires et d’ouvrir l’accès à l’enseignement supérieur va se démocratiser au fil du temps. En 1874, le Baccalauréat est scindé en deux séries d’épreuves à passer à une année d’intervalle.

En 1880, la composition latine est supprimée et remplacée par une composition française. La défaite contre la Prusse en 1871 est à l’origine de ce sursaut patriotique : les professeurs souhaitent désormais mettre en avant le patrimoine littéraire français. En 1902, une filière de Baccalauréat sans latin sera créée, mais le latin ne deviendra une simple option pour l’ensemble des filières qu’en 1965.

Source Internet


Baccalauréat 2011 : Le directeur de l’Office du Bac rassure

Le Bac, session 2011 débute ce matin. A 24 heures du lancement des épreuves, Sidwaya a rencontré le directeur de l’Office du Baccalauréat, Constant Sawadogo. Il rassure quant à la tenue effective de l’examen.

"Nous sommes à jour et même légèrement en avance dans l’organisation du Bac", a rassuré le directeur de l’Office du Bac, Constant Sawadogo. Avec le report, le Bac se tient pendant la saison hivernale, c’est en prévision des désagréments que l’Office du Bac a préféré anticiper.

"A ce jour, tous les acteurs ont reçu leur notification de participation, le matériel et les cantines, sujets sont en place ; nous n’attendons que les candidats", a-t-il indiqué . M. Sawadogo a expliqué que le report de l’examen n’a pas changé grand-chose dans l’organisation pratique. " Nous avons juste arrêté les calendriers en fonction de la nouvelle échéance", a-t-il précisé. Il reste donc à réagir à chaud, face aux éventuels imprévus. L’innovation majeure de cette session, selon M. Sawadogo, est l’introduction d’un outil de gestion informatique des jurys, pour éviter le traitement manuel, parfois sujet à des erreurs. Pour les cas de fraude, le directeur de l’Office du Bac, a soutenu que les encadreurs pédagogiques sont désormais impliqués jusqu’au niveau de la délibération, ce qui n’était pas le cas de par le passé. "Ils nous aident dans la surveillance de toutes les opportunités de fraude".

Quant aux allégations selon lesquelles le nombre d’admis serait prédéfini, Constant Sawadogo les récuse énergiquement. "Ce sont des bruits de la rue". Se fondant sur la souveraineté des jurys et la responsabilité des présidents, il affirme qu’il est impossible de fixer un plafond par avance. En ce qui concerne le coût de l’examen, deux étapes sont à considérer : le budget initial était de 1 590 000 000 de FCFA. Mais ce budget a été revu à la hausse, du fait des accords signés entre le ministère des Enseignements secondaire et supérieur et les syndicats, à l’issue des négociations.

Cet accord fixe des dispositions d’amélioration des conditions de participation des différents acteurs. Il a évidemment entraîné une incidence financière additionnelle de l’ordre de 67 000 000 FCFA. 60% du budget initial, sont consacrés aux indemnités diverses servies aux acteurs participants, 18% à l’achat du matériel et des équipement pour les épreuves pratiques des séries techniques , 16% pour les fiches d’inscription et les feuilles de composition, 5% pour l’hébergement, le carburant, l’encre et les feuilles de tirage et 1% pour les dépenses diverses.

Assétou BADOH & Laure KANTIONO

Sidwaya

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