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Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • vendredi 15 février 2019 à 19h30min
Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

La crise qui couvait depuis février 2018, et au sujet de laquelle de nombreuses alertes avaient été lancées afin d’éviter un bain de sang, a finalement basculé vers le pire le 25 janvier 2019 avec quatre morts et de nombreux blessés.

Signalons qu’il s’agit, à l’origine, d’une affaire de chefferie qui oppose deux camps dans cette commune située à la frontière avec le Ghana.

Malheureusement, et à en croire les nombreux témoignages et alertes ces temps-ci, le plus difficile est encore devant, si rien n’est fait d’urgence et de façon sérieuse pour résoudre cette crise qui, selon certaines sources, a pris des connotations politiques.

Le triste épisode du 25 janvier dernier semble laisser une atmosphère encore plus délétère, selon ces nombreux témoignages recueillis. « Il faut éviter que les gens s’arment. Nos autorités sont en train de permettre à des gens de se préparer pour massacrer », déplore une source locale, qui dénonce des exactions constatées également ces dernières heures.

Selon cette dernière, une liste de personnes à éliminer a même été établie par certains protagonistes ; ce qui risquerait d’envenimer et de précipiter les choses dans le chaos.

« Nous n’avons aucun espoir encore, les autorités ont carrément démissionné de cette crise, elles attendent qu’un camp s’arme contre un autre et c’est ce qui est en train de se préparer. Nous sommes vraiment très préoccupés par ce qui se passe », s’attriste un ressortissant de la localité qui ajoute : « Tout ce qu’on souhaite aujourd’hui, c’est que toutes les bonnes volontés prennent réellement l’urgence de la situation. Depuis l’an passé, nous avons tiré la sonnette d’alarme, les autorités ont ignoré jusqu’à ce qu’on arrive à cette situation de morts. Cette fois-ci, la situation est encore plus grave et l’autorité ne fait rien pour prévenir ce qui se prépare. Que toutes les bonnes volontés viennent nous aider, sinon ce qui est en train de se préparer fait réellement peur. Nous demandons aux bonnes volontés d’intervenir à temps ».

Il y a donc urgence à agir pour éviter tout basculement ; ce serait de trop dans le contexte actuel du Burkina et au moment où les images de Yirgou sont toujours vivaces.

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 15 février à 14:02, par Le fils du pauvre En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    Grand merci au faso.net pour ce travail d’information et d’alerte. Comme quoi, chacun doit faire son travail et assumer ses responsabilités le moment des comptes. Seulement, pour ces genres de situations, il urge pour nos autorités d’éviter à constituer encore un jour une délégation pour aller présenter des "condo" à des familles éplorées, car on est vraiment fatigué de cette politique du "médecin après la mort" qui s’est érigée en règle d’or pour ce régime "mouta-mouta". A bon entendeur, … !

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  • Le 15 février à 14:06, par Ka En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    Oui je suis totalement d’accords qu’on revoit le problème des chefs coutumiers après la chute de Blaise Compaoré : Avec Blaise Compaoré qui a su avec son ethnie dompter tous les chefs coutumiers pour une base solide de son règne, et ces chefs coutumiers de base ont à leurs tours dompté en satellite les autres chefs coutumiers d’autres ethnies de notre pays qui, avec des miettes obéissent a la base, les ont dits deviennent une antenne efficace pour arrêter toutes dérives comme ça se passe aujourd’hui. Quand les chefs coutumiers de notre pays a une base solide soutenus par l’état, les politiciens aux petits pieds ne peuvent pas avoir les pouvoirs régionaux pour les manipulés a leur guise afin de commettre des actes comme poussé les Kolgweogo à la tuerie a moindre conflit. Aujourd’hui le pouvoir régionaux sont dans les mains de politiciens dans les Bureaux climatisé à Ouagadougou et qui contrôlent a distance avec des petites miettes les chefs coutumiers illettrés qui se soumettent a tout sans aucune directive de base.
    Roch Kaboré en voulant créer une base avec des intellectuels de toutes les ethnies autour de lui, oublie une chose, ces intellectuels venus des planètes des ovnis ne savent pas que le pouvoir régionaux est plus puissant que celui de Kossyam : des pouvoir régionaux tenus par des politiciens aux petits pieds et futés après le départ de Blaise Compaoré qui tenait à bras de fer sa base de chefs coutumier et leurs pouvoir régionaux.

    Aujourd’hui le système coutumier est devenu la jungle de Bogota au Burkina. Qui dit jungle parle de désordre qui est la racine de l’injustice. Alors il est vraiment temps que le gouvernement de Roch Kaboré trouve un moyen rapidement et à long terme de récupérer les pouvoirs régionaux dans les mains des politiciens aux petits pieds et mafieux, afin de mettre de l’ordre pour éviter les drames comme celui de Yirgou.

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  • Le 15 février à 14:22, par sidbala En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    Depuis que le MPP et ses allies ont contribué a mettre le pays a feu et a sang pour juste conquérir le pouvoir, et aussi les Saran Sereme et autres ont commis le sacrilège, le démon a pris le pas au Burkina, le djiadisme frappe près que tous les pays sahéliens, à la différence avec notre pays il y’a ces conflits sociaux qui s’ajoute avec son cortège de malheur et le président acceptait remettre les choses a leur place ? On pourrait éviter le pire.

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  • Le 15 février à 14:57, par Nobga En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    Ce qui s’est passé à Guénon en 2012 c’est aussi la faute de Rock ? Même le tout puissant Blaise n’a pas pu résoudre ce problème qui demeure jusque-là. Ce problème de chefferie coutumière n’est pas du fait des politiciens même s’ils en profitent. Depuis que la chefferie existe, ce fait têtu existe également. Dans le temps, ceux qui échouaient dans la conquête du trône et qui ne demordaient pas devaient prendre la fuite avec toute leur famille. C’est un problème qui dépasse donc le pouvoir du blanc (même les gouverneurs de l’époque en ont souffert dans leurs tentatives de les raisonner).

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  • Le 15 février à 14:59, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    ’’.....selon certaines sources, a pris des connotations politiques’’.

    ’’....Nos autorités sont en train de permettre à des gens de se préparer pour massacrer’’.

    - Les autorités ne feront rien ! Je vous le dis elles ne feront rien du tout. Elles vont laisser la situation dégénérer pour venir discuter médiation car c’est delà qu’elles tirent les glorioles.

    - Population de ZOAGA, moi le Kôrô Yamyélé je vous intepelle ! Ressaisissez-vous ! Si jamais il y a affrontement entre vous et qu’une autorité se présente là-bas pour faire la médiation, que cette cette autorité soit administrative ou coutumière, entendez-vous et cohalissez-vous pour les bastonner copieusement et déchirez leurs vêtements et chassez-les nus de votre village ! Ce sera une belle correction. L’autorité n’existe plus ou quoi dans ce pays ? Ou bien le pouvoir de RMCK = Pouvoir traditionnel moaga = ’’Mouta-mouta’’ = ’’Yada-yada’’ = Laissez les mourrir tous ??!!!

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 15 février à 15:04, par WEND LA NABA En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    C,est parce qu’il y a chefferie qu’il y a palabre. Le Gouvernement prend une décision ferme pour supprimer simplement et purement cette chefferie à Zoaga et on en parle plus.

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  • Le 15 février à 15:05, par caca En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    J’avoue que j’ai lu l’article sans cerner le problème dans cet appel aux autorités. Une affaire de chefferie dans une localité frontalière avec le Ghana risque des affrontements si le pouvoir n’agit pas vite. La chefferie dans la gouvernance actuelle devient le centrifuge des retraités ratés de la fonction publique et cherchent de nouveaux repères et le gagne pain. Avec la pension de la retraite ils divisent les pauvres villageois et sont prompts à utiliser l’épée contre les vrais héritiers du trône. Ce centrifuge des retraités malheureux qui pensent trouver un souffle nouveau est un gangrène, c’est pourquoi le régime déchu avait un projet centripète d’institutionnaliser la chefferie avec le SENAT. L’échec de la réforme avec l’insurrection populaire montre à quel point la chefferie traditionnelle à besoin d’une réforme en profondeur. La chefferie dans son centrifuge se croit un contre pouvoir des institutions du Faso. Car pourquoi, les conflits sont permanents et font autant des dégâts. Les pays voisins comme le Ghana, la Cote d’Ivoire, le Niger ont bien institutionnalisés la chefferie et l’État peut contrôler à tout moment et demander des comptes. Car ces chefs traditionnels de la république reçoive quelque l’argent du pouvoir central. Chez nous les chefs traditionnels sont livrés à eux-mêmes et n’ont aucun compte à rendre à personne si ce n’est les politiciens qui les utilisent pour des raisons électorales. Aujourd’hui, il faudrait que l’Assemblée Nationale auto-saisi la chefferie, et afin de faire un outil démocratique pour la pacification des villages et campagne.

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    • Le 15 février à 18:21, par Nobga En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

      Les réalités au Burkina ne sont pas les mêmes qu’en RCI ou au Ghana. Pour le cas spécifique de la chefferie traditionnelle du Burkina, qui s’y frotte s’y pique. Thomas Sankara en a vécu les conséquences sous la RDP.
      Quant à parler de retraités, de grâce il y a des chefs bébés qui gouvernent. C’est une question de traditions et on ne peut pas régler la question sans les coutumiers. Réfléchissez-y.

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      • Le 16 février à 00:34, par caca En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

        Nobga vous avez le cœur arrogant, en quoi la chefferie du Burkina serait différente de la RCI et du Ghana, ou le Niger ? Il s’agit le même peuple avec les mêmes réalités. Quand on vous fait une remarque, on aime toujours jouer un certain intellectualisme afin de contourner la réalité. Je pense qu’il est sage de lire mes posts et de garder votre distance, je n’a écrit pour toi et tu n’es pas mieux informé que moi. Aujourd’hui la chefferie paie son homme au Faso que les petits fonctionnaires n’hésitent plus à cumuler le pouvoir traditionnel et leur vie professionnelle. Ils retournent dans les villages pour séduire avec les petites coupures de banque, et en même temps ils défient le pouvoir d’État. C’est pour éviter cette confusion que les autres pays ont pris le dessus en institutionnalisant la chefferie. Notre pays peut aussi suivre l’exemple. Dans ce sens, l’Assemblée Nationale peut accompagner les chefs traditionnels. Puisqu’ils sont impliqués dans les médiations, ils dont indispensables à notre démocratie. Les chefs traditionnels ressemblent bien à l’histoire des koglweogo dans notre pays ou ce gouvernement reconnait pour avoir facilité leur création en faveur de la sécurité. D’ailleurs, les koglweogo ont une histoire commune avec la chefferie traditionnelle. Le même budget de l’Assemblée Nationale suffit à doter la cheffrie.

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  • Le 15 février à 16:22, par LOUN En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    Urgence ! Que les autorités prennent cela au sérieux et fassent quelque chose le plus rapidement possible pour éviter tout drame.

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  • Le 15 février à 16:26, par Le réaliste En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    Ce sont justement les politiciens d’antan don le Président actuel et bien d’autres personnalités toujours aux affaires de nos jours qui ont rendu notre chefferie traditionnelle dans sa situation actuelle de désastre tout comme beaucoup d’autres milieux sociaux. Tout cela en utilisant l’argent pour installer leur monarchie par l’anarchie, l’arrogance, le vol, la délinquance, etc... Dans beaucoup de localités de notre pays, le vrai chef est là et celui imposé par le CDP d’alors pour l’intérêt politique, souvent gonflé et ignorant tout de la coutume, est également là. Du cout, l’administration coutumière de la localité devient compliquée, chacun programmant ses rites, parfois le même jour avec des invitations aux autorités administratives locales qui ne savent que faire. C’est vraiment dommage.

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  • Le 15 février à 16:38, par Amadoum En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    La chefferie traditionnelle doit etre deconnectee de l’administration, purement et simplement. Elle a sa place et son role, mais je sais que ce n’est pas a cote de ou jumelee a l’administration.
    Qu’est ce qui cause tout cet engouement vers les "postes" de chef ? Si il y a des sous des contribuables que les chefs recoivent, qu’on y mette fin, meme s’il faut revoir la constitution pour le faire. Je pense que ca vaut vraiment la peine, car si nous pensons que Yigri, et potentiellement Zoaga, etait mal, nous n ;avons rien vu.

    Ca n’arrive pas seulement qu’aux autres !

    Portez-vous bien et passez une excellente fin de semaine ! .

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  • Le 15 février à 23:19, par Le conseiller En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    ,chefferie à part.yirgou à partArreter de raconter n’importe quoi

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  • Le 16 février à 00:44, par kamso En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    Tout ça pour une histoire de chefferie ??? C est pathétique. L état c est qui ?? Vous tous. C est facile de dire que c est la faute des autres. Vous ressortissants, vous faites quoi ? Appelez au moins vos parents a plaisanterie pour faire la médiation. C est ainsi que les problèmes de clivage se résolvent au Burkina. Si l état comme vous dites est impliqué, il faudra qu il dise qui a raison, qui a tord. L état connait il vos US et coutumes plus que vous ?? Dans cette histoire, il y a un clan qui ment et qui le sait pertinemment. Ayez juste le courage de le lui dire et d assumer.

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  • Le 16 février à 04:25, par Vérité En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    Si le pouvoir est parti féliciter et réconforter les assassins connus de yirgou sans mettre la justice au devant c’est que de par son incompétence il nargue et continuera de se foutre de ce peuple

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  • Le 16 février à 12:22, par Je vois mais je sais rien En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    C’est facile de raconté ce qu’on veut du moment qu’on n’est loin de ce qui se passe. Allez-y faire un tour à Zoaga d’abord !!

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  • Le 16 février à 20:02, par WT En réponse à : Crise à Zoaga : Il faut agir vite pour éviter un autre Yirgou

    Que les Burkinabè se ressaisissent un jour. Personne ne peut venir d’ailleurs vous créer des problèmes sans s’appuyer sur les populations locales. Le problème se trouve entre vous. Activez tous les ressorts traditionnels et coutumiers et vous trouverez certainement la solution.

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