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Situation nationale : L’association TOUBA invite les Burkinabè à savoir garder raison

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par OL • vendredi 18 janvier 2019 à 00h52min
Situation nationale : L’association TOUBA invite les Burkinabè à savoir garder raison

Deux semaines après les évènements malheureux de Yirgou dans la commune de Barsalgho (région du Centre-Nord), l’association « Tous unis pour un Burkina apaisé » (TOUBA) s’est prononcée sur la situation à travers une conférence de presse animée dans la soirée de ce jeudi, 17 janvier 2019 à Ouagadougou. D’autres sujets relatifs à l’actualité nationale ont également fait l’objet d’une analyse par les responsables de cette organisation de la société civile.

« A l’heure actuelle, des milliers de réfugiés mossi sont parqués à Foubé. Ces mercenaires semant la mort de villes en villages visent, à notre sens, à nous faire regretter l’insurrection et l’alternance voulue par notre peuple. La résultante de ces assassinats lâches et barbares est cette volonté de provoquer des conflits ethniques et déboucher sur une guerre civile dans notre cher Faso. Nous appelons la communauté internationale à ouvrir l’œil sur ces évènements récents à Gasséliki », ont introduit les animateurs de la conférence, à travers leur déclaration liminaire.

Tout en apportant leur encouragement au président du Faso, Richard Silga, coordonnateur général de l’organisation, et ses camarades l’ont appelé à « user d’une extrême fermeté ». Ils estiment que c’est la politique qui a « colporté » sa violence dans les villes et villages (parlant des attaques terroristes).

Richard Silga

« Pour le TOUBA, la sérénité dans l’unité, la discrétion dans la collaboration avec les FDS, et la fertilité d’esprit sont la panacée pour arriver à bout de nos ennemis », préconisent les responsables de l’association, rassurant que le Burkina restera débout et indivisible, quelles que soient les épreuves.

« De la Haute-Volta au Burkina Faso, toutes les épreuves que notre peuple a connues ont toujours été des défis relevés. Soyons sereins, restons courageux, intègres et restons mobilisés », galvanisent les dirigeants du TOUBA.

Face à la situation, l’association apporte ses propositions aux efforts de recherches de solutions. Ainsi demande-t-elle à toute communauté victime d’attaques de ces forces du mal de ne pas faire d’amalgame entre ces terroristes enturbannés en tenue sahélienne et d’autres communautés. Les dirigeants de TOUBA recommandent également aux « intellectuels » d’observer la prudence dans leurs interventions publiques.

Le coordonnateur général de TOUBA (gauche), Richard Silga, en compagnie du secrétaire général de l’association, Ollo Basile Dah.

« Nous sollicitions le concours des chefs traditionnels ainsi que nos dignitaires religieux épris de paix et de cohésion à rentrer dans les concertations pour apaiser les cœurs », plaident-ils. Dans le même chapitre de propositions, il est demandé aux populations, aux initiatives locales de sécurité (Dozos et Koglwéogos…) de collaborer avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) et d’éviter de se faire justice.

C’est dans cet esprit aussi que les responsables de l’association ont condamné le lynchage des deux officiers de police à Nafona, dans la région des Cascades (http://lefaso.net/spip.php?article87474). Tout en appelant à la manifestation de la justice, ils encouragent les populations à plutôt chérir les FDS dans ce contexte difficile.

Le procès du putsch a aussi fait l’objet d’un point au cours de cette sortie, et sur ce sujet, les responsables de TOUBA se sont dit « sidérés, offusqués et consternés par l’indépendance morale de certains prévenus, qui en viennent à dire que c’était mieux de surseoir au procès qui va rétablir la vérité sur les faits, et plutôt de distribuer l’argent aux victimes ». D’où leur interrogation : « Où en est-on avec l’immanence et la transcendance de la justice ? ».

OL
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