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Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

Accueil > Actualités > Economie • • jeudi 20 décembre 2018 à 00h34min
Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

Le groupe parlementaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a voté contre la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2019.
Voici l’explication de vote que le groupe parlementaire a lue à l’Assemblée nationale avant le vote.

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale ;

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement ;

Chers collègues députés ;

Le budget de l’Etat est la traduction chiffrée d’une politique. En effet, la loi de finances qui permet d’élaborer le budget de l’Etat est un ensemble d’autorisations permettant de lever des recettes et d’exécuter des dépenses pour permettre la mise en œuvre de politiques publiques.

Vue sous cet angle, la discussion et le vote de la loi de finances est un acte hautement politique et cet exercice donne l’occasion à toutes les sensibilités politiques qui traversent l’Assemblée nationale de donner leur lecture du projet de loi qui est sous examen.

Le Groupe parlementaire du Congrès pour la démocratie et le progrès, dont je suis le porte-parole, ne va pas y déroger.

D’emblée, nous voudrons souligner que ce gouvernement, celui du Premier ministre Paul Kaba THIEBA, nous a habitué à des effets d’annonce, en nous balançant des chiffres qui ne sont fondés sur aucune réalité économique. Vous voulez des exemples ? Voilà quelques-uns :

-  A la Conférence de Paris, lorsqu’il s’est agi de rechercher des financements pour la mise en œuvre du fameux Plan de développement économique et social (PNDES), le nouveau référentiel de développement, on nous a annoncé « une pluie de dollars » sur l’économie burkinabé. 18 000 milliards de FCFA mobilisés, au-delà des 15 000 milliards dont le PNDES avait besoin. Succès diplomatique sans précédent. Voici en résumé, les messages qui nous parvenaient de Paris sur nos smartphones par e-mail ou par whatsapp, alors que ces chiffres n’étaient que de simples annonces d’intentions de financements et non des engagements fermes des partenaires techniques et financiers.
- 

Monsieur le Président, votre prédécesseur sur ce perchoir, par ailleurs Président du MPP, apercevant les dangers d’une telle éphorie qui risquait fort bien de se transformer en chimère, ne s’était pas trompé, lorsqu’il appelait son propre gouvernement à la modestie et à la prudence et en demandant au Chef du gouvernement de se préparer à venir expliquer au peuple, à travers sa représentation nationale, où sont rentrés les 18 000 milliards, faute de quoi, « cet hémicycle allait s’avérer étroit pour lui ». A ce sujet, je n’ai pas d’autre commentaire.

-  Vous voulez un autre exemple ? Le voilà : lors de l’examen et du vote de la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2018, c’est-à-dire l’exercice en cours, les recettes ont été arrêtées 2 018 154 960 000 FCFA et les dépenses à 2 441 317 986 000 FCFA ; dont 1 086 317 145 000 FCFA pour les investissements. Du jamais vu au Burkina Faso, une enveloppe aussi importante consacrée aux investissements. A cette occasion, notre groupe avec d’autres groupes de l’Opposition parlementaire, avaient appelé à la prudence et avions douté de la sincérité des prévisions budgétaires, dans notre déclaration de l’année dernière.
- 

A la décharge du gouvernement et de sa majorité, le contexte sécuritaire et le climat social dans lesquels s’exécute cette loi de finances ne leur ont peut-être pas permis d’atteindre les objectifs qu’ils s’étaient fixés. Ah, ne vous réjouissez pas chers collègues de la majorité, car justement notre analyse tenait compte de ces facteurs qui nous avaient amené à vous inviter à revoir vos prévisions.

Nous n’avons pas été écoutés, encore moins suivis. Aujourd’hui, la loi de finances rectificative à la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2018, votée par notre Assemblée le 13 novembre dernier, confirme nos analyses, puisque le gouvernement lui-même tire argument de nos critiques et observations pour motiver l’introduction de ce dossier à l’Assemblée nationale.

A ce propos, Feu le Président Salifou DIALLO, paix à son âme, avait été visionnaire, lorsqu’il conseillait au Premier ministre de ne pas balayer du revers de la main, les critiques de l’Opposition. Il percevait dans les prises de position de l’Opposition parlementaire, non des critiques politiciennes, mais des critiques qui pouvaient faire avancer les choses. Hélas, l’histoire et les évènements lui donnent raison.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale ;

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement ;

Chers collègues députés ;

Il ressort du projet de loi portant loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2019, les caractéristiques principales suivantes :

En recettes :

-  les recettes ordinaires : 1 697 000 000 000 après arbitrage de la Commission des finances et du budget (COMFIB) contre 1 934 800 000 000 initialement prévues par le Gouvernement ;
-  les recettes extraordinaires : 257 564 429 000 après l’arbitrage de la Commission, contre 252 616 545 000 initialement prévues par le Gouvernement ;
-  le total des recettes : 1 954 564 429 000 après arbitrage de la Commission, contre 2 187 416 545 000 inscrites par le gouvernement.

En dépenses :

-  les dépenses courantes : 1 580 175 908 000 après arbitrage de la Commission, contre 1 504 792 447 000 initialement prévues par le Gouvernement ;
-  les dépenses en capital : 633 114 423 000 contre des inscriptions initiales de 948 793 039 000 par le Gouvernement ;
-  le total des dépenses : 2 213 290 331 000 après l’arbitrage de la Commission, contre des inscriptions initiales du Gouvernement de 2 453 585 486 000 ;
-  le solde budgétaire global est négatif et s’élève à : 258 725 902 000 après arbitrage de la Commission, contre des prévisions initiales du Gouvernement de 266 168 941 000 ;
-  l’épargne budgétaire elle, se chiffre à 116 824 092 000 après l’arbitrage de la Commission, contre des prévisions initiales du Gouvernement de 430 007 553 000.
- 

L’analyse des chiffres caractéristiques du projet de loi portant loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2019, fait ressortir donc un besoin de financement du budget à hauteur de : 258 725 902 000.

Une fois encore, notre groupe parlementaire reste dubitatif sur les inscriptions budgétaires, notamment sur les prévisions de recettes. En effet, le gouvernement demande au parlement des autorisations pour la mise en recouvrement de la somme de 1954 564 429 000 toutes recettes confondues, après arbitrage de la commission.

En raison et au vu des performances réalisées par les régies de recettes à la date du 30 juin 2018, tenant compte du contexte sécuritaire qui plombe notre économie et des tensions persistantes sur le front social, tenant compte également des engagements réels de nos partenaires techniques et financiers, en baisse de 13,57%, est-il réaliste d’inscrire de tels montants dans le budget de l’exercice 2019 ? Nous appelons encore à la prudence, mais surtout au respect d’un des grands principes budgétaires : le principe de la sincérité budgétaire.

En ce qui concerne les dépenses, nous observons ceci :

-  les dépenses de personnel augmentent de 19,41% par rapport à la loi de finances rectificative de 2018, pour culminer à 41,6% des recettes propres.

-  quant aux investissements, porteurs de croissance et qui permettent l’amélioration des conditions de vie des populations, ils accusent un recul pour ne représenter que 28,38% de l’ensemble du budget contre 44,44% dans la loi de finances rectificative de 2018.
Quel est alors le projet du gouvernement pour faire face aux besoins fondamentaux des burkinabé ?

Monsieur le Président ;

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement ;

Chers collègues députés ;

Le projet de loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2019 contient des mesures de matraquage fiscal sans précédent qui risquent d’entamer durablement le pouvoir d’achat des populations. C’est un véritable festival, que dis-je, une pluie d’impôts et de taxes qui s’abat sur la tête du contribuable burkinabé. Il en est ainsi de :

-  la restauration de la taxe sur les véhicules à moteur, supprimée en 1999 à la suite de revendications sociales liées à la question de la vie chère ;
-  hausses sur les taux de nombreuses taxes, dont entre autres, la taxe sur le thé et le café, la taxe sur les boissons non alcoolisées.

Ce matraquage fiscal n’est pas de nature à calmer le front social, condition nécessaire pour l’exécution sereine du budget 2019.

Notre groupe pense que la fiscalité en vigueur est en mesure de procurer les ressources nécessaires pour l’exécution du budget, exercice 2019.

Il suffit pour cela et c’est notre proposition, de lancer des signaux forts pour restaurer la confiance avec les partenaires sociaux et les partenaires techniques et financiers. C’est une simple question de volonté politique qui ne coûtera rien au contribuable burkinabè.

Monsieur le Président ;

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement ;

Chers collègues députés ;

Le tâtonnement du Gouvernement dans la recherche de solutions idoines à la récurrente question des fonds de motivation, qui a entrainé plusieurs reports de la présente séance plénière, illustre une fois de plus sa réticence à engager un vrai dialogue avec les partenaires sociaux.

Ainsi, le projet de loi de finances que nous examinons, fait toujours débat devant la Commission des Finances et du Budget (COMFIB) qui n’a pas conclu sur certaines de ses dispositions.
Il semble qu’une solution a été trouvée in extrémis avant que nous ne pénétrons dans cet hémicycle.

C’est une première depuis 1993, date du premier vote du budget de l’Etat devant une assemblée élue, après plusieurs années de régime d’exception. A la limite, des discussions à certain niveaux de l’appareil d’Etat, sont en train de détourner les prérogatives de l’Assemblée nationale en matière législative et fiscale et cela n’est pas acceptable dans un Etat de droit.

Monsieur le Président ;

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement ;

Chers collègues députés ;

En considération des inscriptions de recettes qui, à notre sens sont trop optimistes et ne respectent pas le principe de sincérité budgétaire ;

Préoccupé par le matraquage fiscal en projet dans ce projet de loi de finances exercice 2019, et tenant compte du fait que les débats n’ont été épuisés sur le projet de loi de finances, exercice 2019, en certaines de ses dispositions que ce matin même, juste avant cette séance plénière, situation jamais vue dans cette assemblée depuis 1993 ;

Notre groupe parlementaire estime que l’adoption de cette loi de finances n’aura pour effet que la dégradation continue des conditions de vie de nos concitoyens.

Par conséquent, le groupe parlementaire du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) vote CONTRE la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2019.


Démocratie – Progrès – Justice !

Je vous remercie

Vos commentaires

  • Le 20 décembre 2018 à 00:23, par LAGUI ADAMA En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

    Au nom de son Excellence Blaise Compaoré qu’Allah le bénisse et le protège l’avenir de ce pays appartient au CDP D’ici là le PEUPLE vous bénit et compte sur vous Vive la démocratie Vive le PEUPLE Vive le CDP Qu’Allah bénisse et protège son Excellence Blaise Compaoré et sa noble famille

    Répondre à ce message

    • Le 20 décembre 2018 à 13:34, par CHERIF SY En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

      Bonjour à toutes et à tous. En toute FRANCHISE lagui adama commence à me faire peur, surtout à cause du contexte sécuritaire dans lequel nous sommes actuellement. Est-ce qu’il n’est pas au sérieux avec son histoire de retour de BC avec la bénédiction de ALLAH ? Il y a comme de l’extrémisme dans ses posts.

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  • Le 20 décembre 2018 à 09:20, par KLADJOU En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

    Pour une fois je suis d’accord avec l’analyse de nos amis du CDP. Je vais cependant faire remarqué que à leur temps, le pays avait aussi fonctionné de la sorte comme ils dénoncent aujourd’hui sauf que eux ne s’embarrassaient pas de dire que le chien à aboie et la caravane passe.
    Honorables, ce que vous devez surtout intégrer dans votre analyse parce que vous le dénoncez à longueur de journée, c’est que pays est en quasi état de guerre et l’armée est sous équipée par rapport à la guerre asymétrique qu’elle livre aux djihadistes . Les dépenses miliaires en pareil circonstances flambent et nécessairement et vont plomber la part du budget consacrée à l’investissement que vous dénoncez.
    Et puis il faut le dire , le Burkina ne peut pas se développer sans être ambitieux et sans mettre à contribution toutes les filles et tous les fils de ce pays à travers des contributions fiscales. Je vie dans un pays où la pression fiscale tourne autour de 46% de ce que l’on gagne. En retour l’école est presque gratuit, les soins de santé sont presque gratuits. Mais il faut commencer par construire d’abord une économie forte et ambitieuse avec l’instauration d’une gouvernance vertueuse. L’exemple que je donne toujours est celui des parcelles vides et de maisons d’habitations détenus surtout par les barrons et autres privilégiés du CDP qui n’apporte rien à l’Etat. Pourquoi ne pas les taxer très fortement ? . Combien de gars vivent et réclames tout et ne paient pas de taxes de résidences au Burkina ? Honorables pendant vos 27 ans de règne, qu’elle a été votre stratégie de développement. Faite l’exercice de faire le bilan de votre fameux programme "Développement solidaire pour une société d’espérance" ? Ou était par rapport aux indicateurs macro économiques en octobre 2014 ainsi que par rapport à l’IDH du PNUD ?

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  • Le 20 décembre 2018 à 09:53, par Lamberto En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

    Note 1 : « En raison et au vu des performances réalisées par les régies de recettes à la date du 30 juin 2018, tenant compte du contexte sécuritaire qui plombe notre économie et des tensions persistantes sur le front social tenant compte également des engagements réels de nos partenaires techniques et financiers, en baisse de 13,57%, est-il réaliste d’inscrire de tels montants dans le budget de l’exercice 2019 ... »

    Note 2 : « Notre » groupe pense que la fiscalité en vigueur est en mesure de procurer les ressources nécessaires pour l’exécution du budget, exercice 2019. Il suffit pour cela et c’est notre proposition, de lancer des signaux forts pour restaurer la confiance avec les partenaires sociaux et les partenaires techniques et financiers.
    C’est une simple question de volonté politique qui ne coûtera rien au contribuable burkinabè. »

    Messieurs du CDP, vous avez dit ceci pour dire qu’il que le budget proposé est irréaliste : « tenant » compte du contexte sécuritaire qui plombe notre économie et des tensions persistantes sur le front « social » Pour après dire que ce budget est réalisable car « Il suffit pour cela et c’est notre proposition, de lancer des signaux forts pour restaurer la confiance avec les partenaires sociaux et les partenaires techniques et financiers. »

    Ce coup-ci vous-vous limiez à proposer de restaurer la confiance avec les partenaires sociaux, techniques et financiers en omettant les effets négatifs du contexte sécuritaire qui est de loin la cause la plus néfaste contre le déploiement du PNDES et de l’économie.

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  • Le 20 décembre 2018 à 10:20, par MS En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

    Je trouve la position du groupe parlementaire CDP sur la loi de finances budget 2019 plus sincère et mieux motivée que d’habitude. Il n’y a pas de populisme ou de la démagogie opportuniste qu’use souvent le CFOP -UPC- (même si par moment, ils y ont cédé lorsqu’ils parlent de matraquage fiscal). Le groupe CDP aurait dû proposé une contre-proposition, sinon c’est facile de rejeter et de critiquer..

    Répondre à ce message

  • Le 20 décembre 2018 à 12:07, par Adoloo En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

    Ils se sont mis à l’école de la France ; rappelez vous qu’a la sortie de la rencontre des ministres des finances zone francophone récemment à Paris il leur avait été recommandé d’augmenter les taxes. Les troubles actuels du gouvernement français ne leur donne aucun présage... Ils verront bien

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  • Le 20 décembre 2018 à 12:54, par Le sage En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

    La position du groupe parlementaire CDP sur la loi de finances du budget exercice 2019 est pertinente et sincère.
    C’est un gouvernement de tâtonnement en matière de réponse à la grogne sociale.

    On vient de voter le budget 2019 en démotivant les acteurs qui sont chargés de mobiliser les ressources pour ce budget 2019.
    Avec cela on s’attend à des résultats ?
    Il faut que ce gouvernement sache à l’avance que cette démotivation des financiers va se répercuter sur la mobilisation des recettes en 2019.
    Les financiers n’auront pas leurs têtes dans le travail car ils seront obligés de se débrouiller pour survivre.
    On ne prend pas de telles décisions dans la hâte. Il faut tenir compte des leurs répercutions. Mettez vous un peu à la place des financiers........

    Répondre à ce message

  • Le 20 décembre 2018 à 13:39, par Le sage En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

    La position du groupe parlementaire CDP sur la loi de finances du budget exercice 2019 est pertinente et sincère.
    C’est un gouvernement de tâtonnement en matière de réponse à la grogne sociale.

    On vient de voter le budget 2019 en démotivant les acteurs qui sont chargés de mobiliser les ressources pour ce budget 2019.
    Avec cela on s’attend à des résultats ?
    Il faut que ce gouvernement sache à l’avance que cette démotivation des financiers va se répercuter sur la mobilisation des recettes en 2019.
    Les financiers n’auront pas leurs têtes dans le travail car ils seront obligés de se débrouiller pour survivre.
    On ne prend pas de telles décisions dans la hâte. Il faut tenir compte des leurs répercutions. Mettez vous un peu à la place des financiers........

    Répondre à ce message

  • Le 20 décembre 2018 à 16:21, par apolitique En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

    SVP, qui peut m’aider avec les nouveaux taux des taxes sur le thé et le café, et celui de sur les boissons non alcoolisées ?

    Répondre à ce message

  • Le 21 décembre 2018 à 10:47, par Le sympa En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

    Bonjour à tous,
    Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi les boissons alcoolisées ne seront pas taxées ??? juste pour ma propre compréhension !! Merci d’avance.

    Répondre à ce message

  • Le 25 décembre 2018 à 00:06, par jeunedame seret En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

    Hummm… ! Belle leçon de mangeurs d’âmes historiques, dans nos cours de sécurité, économie et d’éducation sociale. Ils ne vont pas nous faire croire qu’ils faisaient exprès ou sans inquiétude en mauvaise gouvernance. Si vraiment ils avaient cette intelligence de gestion et l’appliquaient bien, en 27 ans de règne, le Faso serait mieux qu’un pays émergent. CDP, changez de sigle et de programmes pour plus de considération.

    Répondre à ce message

  • Le 2 janvier à 11:42, par KONE En réponse à : Loi de finances 2019 : L’explication de vote du CDP

    Le secteur public au sens large (administration, collectivités locales entreprise publiques, hôpitaux , université etc.) est un marché très important pour les cabinets conseils en management . il assure trente pour cent des activités de ces cabinets au Royaume unie de 30 a 40 pour cent sur le canada 40 pour cent au pays bas et 70 pour cent en Turquie. Ces chiffres peuvent paraître surprenants. Pourtant tout porte a croire qu’ils se maintiendront voire ce qu’ils augmenteront dans beaucoup de pays compte tenu des changements actuels et de ceux auxquels on peut s’attendre
    A l’origine, la plupart des missions des consultants en management dans le secteur public avaient un caractère général. les choses ont changé ces dernières années à causes de plusieurs facteurs. Tout d’abord, les programmes qui sont lancés dans ce secteur sont de plus en plus complexes. Ensuite il, il faut améliorer la productivité des services publics qui sont de plus en plus sollicités mais dont le budget se réduit .Enfin les Pr ogres de la technologie de l’information permettant de modifier plus facilement la conception des programmes et leur Gestion. Sous l’effet de ces différents facteurs , les services que le secteur public attend des consultants en management sont de plus en plus specialisés et de plus en plus en complexes .
    Grosso modo ces services peuvent être classés en cinq grandes catégories
    -  Avis sur les stratégies et politiques
    -  - assistance pour la conception, le développement et la gestion de programmes ou pour l’amélioration de leur efficacité –
    -  - aide pour la conception et la mise en place de structures et système
    -  - formation perfectionnement et conseil individuel,
    -  - enquêtes d’opinion.
    -  Les services de la première catégorie ( avis sur les stratégies et politiques ) sont générales par de haut de haut responsables du secteur public ou du monde politique qui face a un problème de société ou a un problème administratif , souhaitent qu’on les aide à clarifier les opinions et a choisir une voie optimale dans un environnement très complexes. Ce marché est limité et n’est en général ouvert qu’aux consultants possédant une vaste expérience de ces questions. il est beaucoup plus fréquent que les consultants en management soient appelés à l’aide pour la conception, la mise au point de gestion programmes ou d’activités. Ces demandes font parfois suite à une évaluation ou a un audit ou résultent des efforts de marketing du cabinet conseil
    -  Les dirigeants du secteur public doivent revoir périodiquement la structure de leurs organisations , leurs procédures et systèmes utilisés dans le domaines des finances , des marchés de la gestion des ressources humaines etc. .La nécessité d’améliorer la productivité et la volonté d’exploiter au mieux la technologie de l’information poussent de plus en plus à ce genre de restructuration.
    -  Les consultants en management peuvent jouer un rôle utile dans ce domaine . En aidant à la la mise place de système de formation permanent, de qualité totale et de gestion des performances. ils peuvent contribuer à créer un cadre favorable aux changements.
    -  Leurs effectifs diminuant, les organisations du secteur public demandent de plus en plus à des consultants de conseiller leur personnel et d’assurer sa formation. Les activités de formation portent notamment sur les compétences qu’il faut posséder en matière de gestion de communication pour maitriser les nouveaux processus organisationnels , ainsi que sur les problèmes classiques qui se posent dans le domaine de la gestion ou technique Enfin un recours de plus en plus à des enquêtes d’opinions pour juger des reactions aux initiatives que les pouvoirs publics envisagent de prendre
    - 
    -  Evolution et problèmes d’actualité
    Multiples sont les rôles de l’Etat dans la société moderne . il fournit directement toute une gamme de service de services et fixe les règles du jeu par voie réglementaire ou législative
    Dans la plupart des pays l’Etat assure tout ou partie des services suivants : santé , services sociaux ( sécurité sociale notamment ) éducation sécurité (police et défense ) protection de l’environnement , postes et télécommunication , aide à l’agriculture ; recouvrement des impôts , développement international ; dépenses d’équipements ; promotion du tourisme ; services statistiques , bibliothèques et archives , affaires étrangères , immigration ;services de placement et de formation ;service bancaires etc .A cela s’ajoutent beaucoup de services internes ( comptabilité administration du personnel formation vérification des comptes inspections etc )
    Les dépenses publiques représentent 30 à 50 pour cent du produit intérieur brut (PIB)
    Dans la plupart des pays industriels et parfois plus encore dans les pays en développement l’état est aussi une source d’emploi relativement important
    Les services offerts par les consultants doivent évidemment être adaptés aux problèmes du secteur public. ces problèmes résultent du contexte social et économique national et aussi dans une large mesure de la politique suivie par le gouvernement
    Si l’Etat fait appel a des consultants, c’est parce que les problèmes auxquels il doit faire face sont nouveaux et complexes et qu’il est difficile de leur trouver une bonne solution. En outre l’Etat est constamment en butte a des critiques justifiées ou non, et il cherche s’inspirer de l’expérience du secteur privé pour rendre plus efficace et plus rentable le secteur public
    Multiples sont les problèmes auxquels doit faire face le secteur public dans la plupart des pays .l encadré 20 donne une idée de la grande diversité des questions économiques, sociales et administratives pour lesquelles l’Etat peut avoir besoins de consultant en management. Ci-après nous examinerons quatre points qui ont eu beaucoup d’impact sur les activités de conseil l’augmentation des déficits publics, les Progres des technologies de l’information t de la communication, le problème du chômage , la démocratisation de la vie sociale .
    Déficits budgétaires
    Dans la plupart des pays occidentaux , les dépenses de l’Etat sont supérieures à ses recettes , d’où un déficit qui a pour effet d’alourdir la dette publique , interne et externe , et les intérêts a payer sur cette dette .cette situation inquiète les économistes , les politiciens et le monde des affaires
    Pour résorber le déficit budgétaire, il faut réduire les dépenses ou accroître les recettes. un peu partout dans le monde , les gouvernements cherchent a identifier des services et activités que l’on peut amputer sans compromettre la sécurité du pays et sans provoquer de trop lourdes critiques de la part de l’opposition politique et de l’opinion publique mais trop souvent leur démarches s’apparentent a celle de la personne qui , voulant perdre du poids , se coupe doigt et oreille au lieu de suivre un régime amaigrissant . L’état ne doit pas se contenter de réduire ses dépenses mais aussi chercher les moyens de rendre plus productif et plus efficace le service public, ce qui peut exiger une restructuration en profondeur. Pour des raisons a la fois économiques et sociales, il peut difficilement recourir a l’impôt pour accroitre ses recettes. il doit donc se procurer de nouvelles recettes grâce a des services plus rentables.
    Problème du secteur public
    Le secteur public peut faire appel a des consultants pour de multiples raisons
    En voici quelques exemples.
    Augmentation du déficit budgétaire et de la dette intérieure et extérieure
    Montée en flèche du cout des services de santé
    Services sociaux inadaptés
    Problèmes de logement et de sans abri
    Montée de la pauvreté
    Aggravation du chômage (de longue durée )
    Dégradation de la qualité de l’enseignement
    Vieillissement de l’infrastructure
    Congestions des réseaux de transport
    Dégradation de l’environnement et pollution
    Épuisement des ressources naturelles (déboisement par exemple )
    Déchets toxiques et nucléaire
    Explosion démographique
    Protection insuffisante des consommateurs
    Criminalité (y compris grand banditisme )
    Problème de drogue
    Exodes des cerveaux
    Inefficacité des services publics
    Paperasserie
    Bas salaire et manque de motivation
    Corruption
    Nécessité de reformer ou de moderniser la fonction publique
    Problèmes des réfugies et immigrés
    Réfugies politiques ou économique
    Montée du nationalisme
    Nécessité de décentraliser
    Nécessité d’un meilleur équilibre entre régions
    Amélioration de la législation internationale

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