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Changement climatique : Le Burkina lance la campagne d’information sur le Fonds vert

Accueil > Actualités > Environnement • • jeudi 27 septembre 2018 à 12h30min
Changement climatique : Le Burkina lance la campagne d’information sur le Fonds vert

Engagé dans la protection des ressources naturelles face au changement climatique, le Burkina Faso, à travers, l’autorité nationale désignée du Fonds vert climat et ses partenaires, a initié un séminaire national d’information, ce mercredi 26 septembre 2018, pour exposer les offres de financement de projets par le Fonds vert climat. Ce séminaire, placé sous le thème « L’opportunité d’affaires pour contribuer à l’atténuation du réchauffement climatique », vise à outiller et mobiliser l’ensemble des acteurs afin de formuler des projets innovants pour avoir accès aux financements.

« Qui veut aller loin ménage sa monture », et le Burkina Faso s’investit dans ce cadre, vu la dégradation des ressources naturelles due au changement climatique. Pour ce faire, un séminaire national d’information sur le Fonds vert a été initié afin de permettre à tous les acteurs intervenant dans le domaine de la protection de l’environnement d’accéder aux opportunités de financement offertes par le fonds.

Au cours de ce séminaire, il va s’agir d’informer les acteurs nationaux sur ce qu’est le Fonds vert pour le climat (FVC) et ses opportunités, fournir aux acteurs les outils nécessaires pouvant faciliter la formulation des projets puis procéder au lancement du programme préparatoire et envisager un processus pour institutionnaliser les concertations avec les acteurs.

L’accès au financement des projets des acteurs nationaux pour lutter contre le changement climatique repose sur deux principes à savoir la compétition dans la soumission des meilleurs projets et programmes d’adaptation ou d’atténuation et le principe de « premier venu, premier servi », indiquent les organisateurs.

SG du premier ministre Bamory Ouattara

Certaines structures étatiques et privées et des organisations ont déjà entamé des démarches pour bénéficier des financements du Fonds vert. Avec l’appui des partenaires accrédités, le Burkina Faso compte donner plus des motifs de satisfaction dans la soumission des projets. Pour le secrétaire général du Premier ministère, Bamory Ouattara, « ce séminaire s’inscrit véritablement dans l’action gouvernementale pour contribuer, aux côtés de la communauté internationale, à réduire la pauvreté et à contenir l’élévation des températures moyennes mondiales en deçà de 1,5% degré Celsius ».

Engagé depuis la 21e conférence des parties à la convention-cadres des Nations unies sur le changement climatique tenue en décembre 2015 en France, et suite à la ratification de l’accord de Paris dès 2016, le Burkina Faso a créé un secrétariat exécutif du Fonds vert pour le climat.

Et pour mieux intensifier la lutte, l’autorité nationale désignée du Fonds vert climat, avec l’accompagnement de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), outille et mobilise tous les acteurs nationaux sur les offres de l’entité chargée du mécanisme financier de la Convention climat pour les pays en développement. Aliou Faye, directeur régional de l’UICN programme Afrique centrale et occidentale, trouve en cette collaboration « une opportunité de faire en sorte que le Burkina Faso soit l’exemple d’un développement économique et social basé sur la nature, et l’UICN mettra toutes ses compétences et son réseau d’experts à la disposition du Burkina Faso pour renforcer son engagement ».

Photo de famille

Cette rencontre va permettre de renforcer les capacités des participants sur les différents mécanismes de financement et les opportunités et de mieux les préparer pour les projets/programmes répondant aux critères du Fonds vert climat.

Certes, des performances sont présentées par le Burkina dans les soumissions des projets mais des efforts sont à redoubler dans la mobilisation des investissements directs étrangers afin d’accroître la résilience des populations vulnérables aux effets néfastes du changement climatique, rappelle-t-il.

La création de ce cadre de concertation vise à établir, avec tous les différents groupes d’acteurs, un dispositif viable de dialogue national pour renforcer les capacités des acteurs sur le Fonds vert pour le climat en vue de tirer le meilleur profit des financements disponibles.

Issoufou Ouédraogo (stagiaire)
Lefaso.net

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